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Bienvenue ! Notre section DVD vous recommande : Blanche Fesse et les Sept Mains, L'Arrière-Train Sifflera Trois Fois, L'Armée des 12 Seins

Jeux vidéo

14 décembre 2006

Petit(s) rappel(s)

Comme on est en pleine semaine Quartier Libre, l'annonce avec le login (ainsi que l'article sur le quoi et le comment) est sortie de la page de garde, d'où ce petit message pour ceux qui débarquent ; jusqu'à dimanche soir, vous pouvez écrire et publier vos propres articles. Plus d'infos sur les liens au-dessus ; en version courte, tapez lectorat en nom d'utilisateur et multiprise dans le mot de passe, puis cliquez sur "Ajouter un billet" et vous y êtes. Voilà voilà.

L'autre rappel, c'est que la version Cube de Twilight Princess sort demain, soit une semaine après la version Wii.



Si j'en parle, c'est parce qu'il y a quelques trucs différents que tout le monde n'a pas l'air de savoir. Déjà, cette version n'est disponible au Japon que par VPC, sortira aux USA courant janvier, et n'existera qu'à un tirage unique de 40 000 exemplaires pour la France. Et comme ils tiennent à ce qu'on fasse la Wiise à jour, il n'y a aucune réédition ou second pressage d'envisagé. A partir de là, deux possibilités : soit le produit devient un objet de collection (quoiqu'on est encore loin de certains jeux - n'est-ce pas, Steel Battalion à 650 exemplaires pour la France ?), soit le disque pseudo-collector moisira rapidement sur les étagères d'occasion, comme ce fut le cas de la version spéciale de Wind Waker.
L'autre truc un peu curieux, c'est que la Wii est un miroir de la version Cube. Je vous préviens, c'est tordu. Vous savez que Link est gaucher, n'est-ce pas ? Même que sur NES, son sprite "tourné vers la gauche de l'écran" était inversé pour faire le "Link tourné vers la droite" afin d'économiser de la mémoire, mais où il tenait alors son épée de la main droite [geek] les Nintendorks feront remarquer que la notice du jeu avait cependant une explication pour faire tenir cette bizarrerie dans le canon, arguant que Link tenait toujours son bouclier tourné vers la Montagne de la Mort, par superstition[/geek]. Mais sur Wii, on tient la télécommande pour donner les coups d'épée de la main droite, car statistiquement, il y a plus de droitiers que de gauchers sur cette planète. Alors Nintendo a inversé tout l'affichage du jeu pour que Link soit droitier, afin de coller au joueur moyen [geek] mais les textes en caractères d'Hyrule, par exemple les pancartes, ont cependant été conservés dans le bon sens ; autrement dit, ce n'est pas une simple inversion bâclée et Nintendo a dû se casser le cul à faire ça[/geek]. Donc, là où un donjon sur Cube vous ferait tourner à droite, c'est un virage à gauche que vous devriez prendre sur Wii. Comme je l'avais fait remarquer il y a quelques temps, les difficultés de tout un chacun à se faire à ce genre d'inversions (par exemple sur les jeux de course) sera un argument suffisant pour que quelques fans [geek]secoués du bocal[/geek] l'achètent une seconde fois.
Enfin, le jeu est uniquement affiché en 4/3, le 16/9 étant réservé à la console blanche. Woaaah, quand je pense que des gens achèteront l'autre version rien que pour ça. Mais si vous n'allez pas avoir de Wii sous le sapin ou que vous tenez à posséder une énième curiosité vidéoludique, n'attendez pas trop. Le conseil vaut aussi si vous tenez à écrire dans le quartier libre, on ferme la boutique dans trois jours ; désolé de l'avoir squatté pour ce petit mot, je vous rends les clés jusqu'à dimanche.

10 décembre 2006

La météo s’est encore gourée.

Par Smog ShadowSeth

Le mot « innovation » est quelque chose qui tend à disparaître progressivement dans le milieu des jeux vidéo depuis quelques temps, surtout depuis que c’est devenue une industrie reconnue avec ses ténors de plus ou moins bonne volonté qui n’en discutent que par commerciaux interposés ; entendez par là en terme de ventes, de part de marché, de public ciblé et tout un tas d’autres termes réduisant le gamer moyen à une vache à lait comme une autre. De fait, on investit dans des valeurs sûres à grand coup de suites et de repompes, mais faut pas compter sur eux pour financer un éventuel R&D au niveau de leurs produits qui en aurai pourtant grandement besoin. Certains dirons que cela commence à arriver petit à petit avec l’intérêt grandissant des pontes du milieu pour les jeux indépendants, mais à mon humble avis on est encore loin du compte, les majors se contentant de faire la chasse aux perles rares en y injectant du pognon que lorsqu’ils trouvent un truc rentable, donc qui innove mais pas trop pour ne pas perdre le blaireau moyen qui veut son GTA 15, son Driver 24, son DOA 8, son C&C 32 et son FeuFeu 10^24x2. Bon, soyons honnêtes, certaines de ces suites ne sont pas pour nous déplaire, mais personnellement, je décroche plus rapidement d’un jeu dont je connais déjà le concept depuis son premier opus que sur quelque chose qui sort un peu des sentiers battus ou que je connais pas.

Tout ça pour quoi ? Vous vous souvenez il y’a deux ans, lorsque je vous parlais de Perimeter dans ces colonnes lors de la première session de quartier libre? Pour ceux qui n’étaient pas là, je résume : il s’agissait d’un RTS qui s’il ne bousculait pas le genre, avait le mérite de le dépoussiérer en y introduisant une dimension stratégique supplémentaire qui se trouvait être la gestion de la surface de sa base, celle-ci étant capitale pour la tenue de ses bâtiment et la production de ressources. Il fallait tout aplanir, s’étendre et faire en sorte de protéger notre sol tout en tentant de bousiller celui du voisin ; le moteur du jeu gérant la déformation en temps réel de celui-ci, que ce soit par l’action de vos unités de terrassement, des obus vous tombant sur la tronche en y creusant un joli cratère ou des unités souterraines qui prenaient un malin plaisir à saper les fondations de vos bâtiments. Et j’ai oublié de mentionner le « Perimeter » à qui le jeu doit son nom : un gigantesque bouclier de protection se déployant sur vos centrales offrant une protection absolue, disponible dès le début de la partie mais bouffant des quantités colossales de ressources, empêchant les rush d’unités de base et rendant les bases particulièrement difficiles à prendre. Les unités devaient être produite à partir de briques de bases et il fallait les combiner entre elles pour former l’unité de son choix, disponible en fonction des recherches effectuées. Et ce ne sont que les grandes lignes…
Seul gros défaut : le jeu était agrémenté d’un scénario un peu trop space qui en a rebuté plus d’un… Et comme s’ils n’avaient pas compris ce point là, les russes de KD Labs (actuellement KDVgames), les pères du jeu, nous on récemment annoncé la sortie prochaine d’un add-on pour Perimeter avec un début de scénar qui pousse à se demander s’il n’auraient pas quelques contacts colombiens dans l’agriculture parallèle.

Mais assez parlé de lui ; le cas de ce jeu ne concerne que de loin le sujet de cet article, portant sur un rejeton de Permieter : Maelstrom.
Résumer la chose est un jeu d’enfant : il s’agit d’un jeux reprenant la même base technique que le périmètre mais en « standardisant » une large partie des éléments.
Synopsis : nous sommes une fois plus dans le futur et c’est la grosse merde : la terre ayant été envahie par des aliens amphibiens qui ne rêvent que d’un nouveau monde 100% aquatique. Pour ce faire, ils ont donc fait fondre toutes les glaces du globe, rendant la planète encore plus digne de son surnom de bleue puisque la quasi-totalité des terres sont maintenant immergée. Et on se moque bien de savoir que le niveau des mers n’augmenterait que d’une dizaine de mètres tout au plus à supposer que ce soit le cas un jour. Du coup, on apprend que les surfaces les plus élevées ne sont pas l’Himalaya ou les Alpes mais les rocheuses américaines, les seules à faire surface dans tout ce bordel… Hum, attendez, y’a pas écrit « EA » sur le jeu pourtant non ? Juste « Codemasters » ?
Bon, passons. Dans cette zone aquatique s’affrontent trois camps : les aliens bien évidement, et aussi deux autres races humaines : des fâchaux archi-capitalistes et hyper technologistes et des coco branchés « système D », « Nucléaire » et « écologie »… Heu, ‘ttendez, y’a pas comme qui dirai une contradiction là ? Les gentils de l’histoire étant ce dernier camp face aux fachaux qui veulent profiter de ce bordel pour épurer la terre et aux aliens qui veulent installer des barres de deux pièces organiques façon Zerg sur toute la planète. Un scénar basique quoi.
Pour un gameplay tout aussi basique : on construit sa base en gérant ses ressources qui sont au nombre de trois : la biomasse, l’énergie et l’eau douce. A noter que les aliens n’ont pas d’énergie à gérer, étant entièrement organiques. Il y a quelques nuances comme un nombre limité de bâtiments pour les aliens et les fachaux, la possibilité aux fachaux de déplacer leurs bâtiments ou de les transformer en tout autre chose, les aliens ne disposant que d’un unique bâtiment servant à invoquer des œufs depuis l’espace (qui a dit « larves Zergs ? ») et se chargeant de tous les upgrades. Les derniers du lot on une gestion plus classique… Enfin pour ce que l’on entend par classique… Si vous touchez aux RTS depuis un certain temps, la majeure partie des éléments cités vous rappelleront pas mal de choses…

Le jeu est réalisé à l’aide du moteur de Perimeter, et gère aussi la terraformation, mais exit son utilisation dans le gameplay, réduite au minimum syndical. On a toujours la possibilité de transformer le terrain, mais l’outil est catastrophique comparé à celui de Perimeter, et on se retrouve à faire des creux et des bosses dans le terrain qui ne servent pas à grand-chose et bloquent la plupart du temps vos unités, incapables de se déplacer sur un terrain trop chaotique. De même, lorsqu’un tas de terre bloque un accès, on peut toujours essayer de le déblayer, mais les unités de terrassement on une portée tellement ridicule que ça prend des plombes, sans compter qu’il faut que le terrain soit parfaitement plat pour qu’elles puissent avancer et creuser d’avantage le tas.
Seule utilité : barrer le chemin à un adversaire, en creusant par exemple de gros cratères fumant à coup d’artillerie dans le sol, ralentissant considérablement les unités qui doivent les traverser, pour peu qu’elles puisse le faire et que le pathfinding foireux ne les envoie pas à l’autre bout du champ se faire aligner par les défenses ennemies…
L’environnement est entièrement destructible, mais à un point que ça en devient ridicule : envoyez un fantassin de base traverser un immeuble de 6 étages en ruine sur la map, lorsqu’il entrera en contact avec le mur, l’immeuble s’écroulera… sans même causer de dégâts au péon de base qui reçoit au bas mot une centaine de tonne de béton sur la tronche. Merde, mais même le père de ce jeu foireux gérait les dommages collatéraux ! Que s’est-il passé ?

Il s’est passé simplement que les éditeurs on décidé un beau jour que le périmètre était bien gentil, mais qu’il ne se vendait pas des masses malgré ses innovations, donc il fallait faire quelque chose de plus « standard » avec les bases qu’il avait introduites. Résultat : la modification en temps réel du terrain, fer de lance de Perimeter, est reléguée au rang d’accessoire cool, et le fiston se trouve en plus affublé d’un background tellement banal et pompé sur la concurrence que c’en est affligeant. Ce qui nous renvois au début de ces lignes.

Les éditeurs ont tenté de nous refourguer un truc déjà vu cent fois, bâclé par les développeurs qui c’étaient pourtant gavés sur Perimeter. Frustrés de devoir utiliser leur technologie pour un truc qui n’en a absolument pas besoin sans doute. Ils on poussé le vice jusqu'à reprendre le curseur de Perimeter pour Maelstrom, merde ! Qu’on se le dise, ce n’est pas parce que c’est le rejeton de Perimeter que je l’achèterais celui-là. Je n’ai touché qu’a une démo qu’il m’a fallu trois semaine à trouver au bas mot mais ça m’a suffit pour me forger mon opinion. Aussi je ne vous encourage pas à la télécharger, ni à investir un centime là dedans, même s’ils font mumuse à mettre des tanks pouvant se transformer en mecha.

Codemasters nous annonce une tempête à grand renfort de pubs s’inspirant de promotion cinématographique, et au final on a droit qu’a une traînée l’altocumulus toute pâle… Alors que les joueurs de RTS ont les yeux rivés sur le gros cumulonimbus d’en face marqué « Supreme Commander » dessus en attendant avec une impatience fébrile la véritable tempête.

Comment j'ai appris à arrêter de m'inquiéter et a aimer les quizz-games

Une introspection dans la vie quotidienne signée Arez

J'ai toujours pensé, à tort ou à raison d'ailleurs, que les quizz-games n'etaient que des présentations Powerpoint déguisées développés par une tripottée de flemmards avides de drogues, d'alcool et de filles faciles sous des cocotiers des Bahamas et dont le seul travail consisterait à recopier les cartes du Trivial Pursuit (Edition Genius dans la plupart des cas) qu'on a offert à Mamie pour la Noël et qui prendra lamentablement la poussière jusqu'a la prise d'initiativesvenant d'un oncle malencontreux croyant qu'il suffirait de montrer sa pseudo supériorité intellectuelle pour pouvoir vous forcer à faire la vaisselle (Moment hélas autobiographique). Et c'est toujours LA MEME CHOSE. Toujours LES MEMES QUESTIONS sur des trucs aussi utiles que la productivité céréalière d'un quelconque pays paumé dans le trou du cul du monde et qui sont chiantes au possible. Tout le monde est passé par là. Cette quasi-humiliation qu'on a lorsqu'on se rend compte qu'on en sait plus sur les personnages d'une quelconque série télévisée que sur les grands hommes de notre Histoire.

Oui cette introduction à base d'instants de ma vraie vie était LONGUE et INUTILE. Mais elle représente bien la plupart des quizz-games. Une sensation permanente d'ennui que seul un esprit diabolique a pu inventer, tentant d'adapter la joie de l'humiliation dans le cadre familial à un média sur lequel nous sommes généralement solitaires, les seuls moment de jeu à plusieurs se faisant par le biais du Tout-Puissant Internet.

Jusqu'a ce jour de 1997, ou arriva en France le meilleur quizz-game de tous les temps. Et c'est même pas moi qui l'ai dit, c'est raton-sama. Un quizz-game survitaminé complètement barge, ou les questions portent aussi bien sur la mythologie que sur les fromages à pâte molle, le sujet de ce texte, et donc vous sauriez de quoi on parle si le nom du jeu était dans le titre comme n'importe quel professionel l'y aurait placé. Et pour ceux qui ne sont pas omniscients, je parle de You Don't Know Jack, qui est donc vous l'aurez compris si vous aviez lu le début de la phrase le meilleur quizz-game de tous les temps.

Voilà comment le jeu commence.

Le format imposé et la fainéantise de l'auteur (oui j'ai envie de parler subitement de moi à la troisièmme personne) vous empêchent de profiter du joyeux bordel sonore qui s'y trame. Une ambiance de coulisses de télévision, mais dans lesquelles l'ambiance est bien plus déjantée, et ou rien ne semble se passer comme prévu, pour notre plus grand bonheur. Ne pas vous en faire profiter me fait un peu culpabiliser. Ayé je culpabilise plus. Je vais donc pouvoir vous parler de la suite, puisque je vois que vous flapissez d'impatience. (Non je ne vous vois pas réellement, mais c'est une image). Entrons donc dans le vif du sujet, et parlons enfin du jeu en lui-même, puisque c'est ce que vous attendez.

Le jeu se présente comme un jeu télé. Il assume donc totalement son côté capitaliste et vous poussera à gagner (ou a perdre selon les joueurs) des Francs. Pour les gens qui liraient ce site du haut de leur quatre ans, au lieu de vous signaler que vous êtes certainement déja gravement traumatisés par la lecture des articles du raton sans même vous en être rendus compte, je vous dirais plutôt que le franc, noté F, était une chouette unité monétaire qui date des temps reculés d'une époque ou Future n'avait pas la mainmise sur la plupart de la presse vidéoludique, et ou on pouvait acheter de chouettes trucs pas chers pour 3 Francs par exemple. Bref, pendant 21 (Ou 7 questions pour les pressés), on gagne 1000, 2000 ou 3000 Francs (Puis le double passé la question 10) tout en répondants à des questions de ce style

Heureusement, ces questions ne forment pas le seul contenu du jeu puisque diverses épreuves, toutes plus crétines les unes que les autres, arrivaient de temps à autre, changeant la donne. De variations sur les questions originales, comme par exemple le cultissime Drelin-Drelin et ses invités idiots au possible (Monsieur Ragoult, taxidermiste à Nantes je t'aime) à de petits jeux crétins, comme la Qui Boit Trop Vomit Rimatologie, manche infernale ou il faut retrouver une phrase en partant d'une autre dont chaque syllabe a une sonorité identique, le Couci-Couça, ou l'on doit classer en deux catégories des réponses et le final du Jack Attack ou il faut associer un mot à un autre en tenant compte de la catégorie de la question.

Bon d'accord les graphismes ramènent aux présentations Powerpoints suscitées mais l'ambiance totalement décalée du jeu, entre des jingles débiles à souhait et une voix-off qui surjoue aux limites du possible lisant des questions toutes plus absurbes les unes que les autres, font de ce jeu une petite bombe dans l'univers chiant et guindé du quizz-game, auquel rejouer presque dix ans après avec quelques amis nerds blancs est une joie et un plaisir, même si on aura bouclé l'intégralité des questions en quelques après-midi.

Alors CERTES je pourrais vous dire d'acheter ce jeu, mais pour le coup, quand on voit qu'un jeu comme Total Anhilation sorti pourtant la même année est vendu 5 euros sur les bons sites de vente de jeux en ligne, le trouver légalement à 23 euros (Je parle de YDKJ là) est scandaleux.

Si je devais, sachant que je vous prendrais pour des abrutis incapables de se baser uniquement sur des arguments pour savoir si un jeu est bon, mettre une note à ce jeu sur 20, ce serait 16. parce que c'est quand même un peu du foutage de gueule au niveau graphismes et que y'a pas beaucoup de questions.

EDIT (Cresson hahaha):A la demande du raton, voici le lien ou l'on peut trouver cet excellent jeu en échange de 23 euros.

Non... arrêtez professeur... non... pas là... ça fait mal...Oh wiiii*

Article écrit par conjointement par neuro et ses dix petits nèg$!@# doigts boudinés.

Je considère généralement les gamers pour moitié comme des petits gros à moitié autistes, adolescents prépubères attardés en proie à de sérieux problèmes d'hygiène, et pour l'autre moitié comme des racailleux livrés en bundle avec visière jaune poussin à crocodile et survêtement blanc à 3 bandes n'ayant d'autre but dans la vie que d'expérimenter à l'extérieur la théorie apprise sur leurs consoles next gen – la génération actuelle ne leur suffit déjà plus – à grands renforts de Double Dragon, GTA et autre Need For Speed, ajoutez le numéro de version qui va bien et reprenez votre souffle point. Notez que j'éprouve un peu les mêmes sentiments envers les jeux eux-même, exception faite des premiers Roberta Williams, de quelques Sid Meier et des premiers Maxis, en tout cas rien de postérieur à 1993, exception faite des productions Key Visual Arts dont, fait rarissime, les transpositions en anime parviennent à égaler les originaux sans toutefois ressembler à de bêtes adaptations de jeu vidéo.

Cela ne m'empêche pas de lire passionnément le Raton Laveur, seule personne au monde apte à me passionner pour des jeux vidéo en dissertant sur la présence d'une forte inspiration graphique tirée d'After Burner premier du nom dans la première scène de viol de la troisième OAV de la première saison d'Ai Shimai, depuis que je lui ai fait subir les derniers outrages à l'époque où j'occupais la présidence d'une petite convention parisienne.

En ciblant le public des non gamers, la petite dernière du japonais Nintendo se lançait un défi particulièrement osé. Vues ma réaction "ouah putain c'est trop beau" devant Zelda, ou mes trépignement d'enfant de 3 ans en plein caprice chaque fois que j'envoyais la balle en dehors du cours, le contrat semble être rempli. La wii est LE nouveau truc pour égayer les soirées entre amis adeptes du credo "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Le ridicule ne tue pas, donc le ridicule nous rend plus fort".

Si les jeux livrés en bundle avec les consoles peuvent être aussi bien décevant – Alex Kid in Miracle World sur Master System – que géniaux – Super Breakout avec ses deux manettes circulaires sur mon Atari VCS 2600 – Wii Sports appartient définitivement à la seconde catégorie. Les petits gars de Nintendo ne se sont pas contentés de fournir une simple démonstration des possibilités de la Wiimote : Wii Sports est convi à souhait, drôle, et incroyablement prenant.

Impossible de parler de simulation sportive, cependant, et ce n'est clairement pas le but. Avec ses personnages rigolos et personnalisables à souhait et ses angles parfois approximatifs, Wii Sports est un jeu d'arcade à jouer le soir entre amis, une bouteille de vodka et deux canettes de Red Bull à portée de main afin de rallonger la durée de vie du jeu.

Mes favoris ? Le bowling d'abord, pour les effets hallucinants qu'on peut donner à la balle, et la possibilité de dégommer le public derrière soi à l'occasion d'un lancement vraiment foireux. Le tennis ensuite, incroyablement fun bien que je n'ai eu l'occasion de n'y jouer qu'à deux, les parties à 4 devant être un pur délire. Le base ball, enfin, bien que le rôle de lanceur soit plus que limité. La boxe pourrait être le meilleur jeu des cinq si seulement c'était moins crevant et si la console parvenait à suivre, trop de coups et de parades n'étant pas captés par la console.

wiibowling

Coté ergonomie du truc, j'ai connu franchement pire. Malheureusement, j'ai aussi connu franchement mieux – non ce n'est pas ce que vous croyez – et j'aimerais bien ne pas mettre la pause tous les 3 échanges pendant les parties de tennis simplement parce que j'ai appuyé sur le bouton "home" dans le feu de l'action. D'ailleurs j'aurais aussi bien pu appuyer sur le bouton "feme", ça n'aurait pas changé grand chose. En dehors de cela, rien à redire, pour l'instant au moins, même si j'ai songé un moment à tester la solidité de la dragonne dans le but de remplacer mon 19 pouces par le 24 ou le 30 de chez Apple.

Rete maintenant aux maisons d'édition à nous sortir des jeux dignes de ce nom, et pas de simples démonstrations des possibilités de la Wii sans graphisme ni scénario. D'ailleurs, si un éditeur me lit, j'ai tout un tas d'idée afin d'exploiter la Wiimote et du Nunchaku à plein rendement sur n'importe quel jeu Hentai passé, présent et à venir **. Quand à moi, je vais rajouter la console en tête de ma liste de Noël, et faire une première exception à mon credo "les consoles au feu, les gamers au milieu" ***.

* Traduction approximative de 50% des dialogues présents dans les hentai ne contenant pas de monstres à tentacules. Et encore, on a vu un prof pervers se révéler un horrible monstre à tentacules dans un hentai live action... Si si, ça existe, je vous jure.
** De la main gauche, utilisez le nunchaku afin de positionner votre main / tentacule / godemichet au bon endroit, tandis que de l'autre, vous... enfin pas besoin de faire un dessin hein !
*** Il se pourrait fort que je fasse une seconde exception en achetant une DS le jour de la sortie de Sim City.

02 décembre 2006

Christmas Shopping Guide 2006 : Jeux Vidéo

Xbox 360 ou Wii ? A part les fanboys d'une marque et ceux qui ont un pécé, les joueurs vont tous se poser la question en ce mois de décembre, comme à chaque guerre des consoles. La Wii dispose d'un launch lineup avec Zelda qui est aussi sur GameCube et, euh, c'est tout. Okay, j'avais acheté mon Cube spécialement pour Wind Waker et je vais peut-être faire la même chose, mais utilisons un peu notre cervelle. Là, tout de suite, pour Noël, il n'y a rien. Wii Sports fourni avec la console, Zelda, puis nib - et encore une fois, Zelda n'est même pas une killer app, puisqu'il existe aussi sur Cube. La console est plus puissante que son grand frère et dispose d'un hardware et d'un kit de développement identiques (c'est pas moi qui le dis, c'est Miyamoto), mais tous les jeux du lancement sont souvent graphiquement inférieurs à ce que la "génération précédente" a pu produire... Donc bon, c'est pas folichon. J'ai tripoté un peu de Wii Tennis et Wii Golf, et je me demande encore quel est le potentiel en-dehors du party game.
Côté Xbox 360, les consoles que je vois chez les potes ont toutes un point en commun : leur disque dur est blindé. 20 Go dont 8 utilisés pour l'émulation Xbox première génération, quelques démos de 1 Go, des sauvegardes ou du contenu téléchargé, et finito. Comparé à ma première Xbox qui contient les sauvegardes et contenus d'une centaine de jeux plus quelques bandes-sons à écouter en fond sonore de Forza Motorsport et qui est toujours loin d'être pleine, c'en est presque triste. Je n'arrive pas à retrouver l'interview où Jay Allard disait que la 360 était là parce que la première console - qui en a encore sous le capot - n'était pas assez "futureproof", mais la 360 a à peine un an et commence déjà à demander plusieurs disques pour un seul jeu, gaver son disque dur et ramer à l'écran dans quelques jeux. Acheter une 360 maintenant, c'est comme prendre une psp avec un Memory Stick de 32 Mo alors que le Giga Pack sort dans six mois ; malgré les démentis, il est évident que Microsoft va booster l'espace disque de sa console dans l'année qui vient.
Accessoirement - c'est le cas de le dire - la 360 n'est vraiment efficace qu'avec un affichage HDTV. Et franchement, combien d'entre vous en ont un dans le salon ? Et vous mettez souvent votre télé à jour, vous ? Et en-dehors des jeux, il servira pour quoi ? A payer 5 € de plus chez votre fournisseur satellite ou câble, à racheter vos DVD en HD-DVD (AH AH !)sans être sûr que le format ne perdra pas le marché face au Blu-Ray ? Ou alors, vous pourriez la brancher avec un câble VGA sur votre moniteur, mais cela supposerait d'ajouter un KVM ou de sacrifier l'accès immédiat à votre répertoire de hentai. Et contrairement à tous les vendeurs d'électroménager du monde, je ne cherche même pas à vous pousser à l'achat du HDTV : Gears of War est vraiment un jeu différent sur Haute Déf'. Ca tombe bien, ils font un pack 360 + GoW qui me fait sacrément de l'oeil.

Mais bon, on parle de gamers, qui se retrouveront donc tôt ou tard avec les deux machines sous la téloche. Là, c'est simple : si vous êtes en train de constituer votre liste de Noël, demandez une 360 et économisez pour la Wii que vous vous offrirez plus rapidement puisqu'elle est moins chère. Si vous cherchez une console à offrir, pensez à l'envers et offrez la Wii parce que vous êtes près de vos sous. Ajoutez ici un rire machiavélique pour obtenir l'effet désiré. Et à part ça ? Ben, si vous savez quelle console finira sous le sapin, offrez une manette. On est en train de renouveler le parc du matos, alors on a toujours besoin de pads. Wii Play est vendu avec une manette, d'ailleurs. Pour les jeux, pareil : les consoles étant récentes, il va être difficile d'acheter deux fois le même jeu. Du Zelda, du Gears of War, du Viva Piñata (à moins que votre cible ait déjà Animal Crossing, ça fait un peu double emploi)... Evitez à tout prix les Red Steel ou Sonic The Hedgehog ou le 25 décembre sera pourri.

Pour les consoles actuelles ? Pour ps2, prenez Okami. Quoi, il est pas sorti en France ? Je sais pas moi, Rule of Rose, un import US de Final Fantasy XII... Pour le Cube, Zelda. Pour la Xbox, n'importe quel titre sorti l'an dernier que vous trouverez pour une bouchée de pain - c'est ça qui est bien quand on doit nourrir une console tuée par son constructeur. Pour psp, alors là, je sèche ; prenez Gradius Collection ou Loco Roco, mais il y a de bonnes chances que le pauvre paumé qui aie cette console dispose déjà de ces jeux. Alors, prenez-lui un de ces capuchons qu'on met sur le stick pour le rendre moins désagréable ou une batterie supplémentaire... Pour la DS, vous n'avez pas vraiment besoin de mon aide, tant les bons jeux sont légion sur cette machine ! Pour le PC, il y a encore des gens qui n'ont pas Half-Life², alors réparez cet affront ; il semblerait d'ailleurs que le pack pour Noël soit le même en magasin (vu à 30 € à la Fnac) et sur Steam (50 $ HT). Ou offrez la dernière campagne de Guild Wars, le seul jeu absolument injouable si on n'en profite pas avec des amis - de plus, il est construit de façon à ce que les nouveaux puissent s'unir avec les vieux briscards sans être frustrés par une trop grosse différence de niveau. Je recommanderais bien Oblivion s'il acceptait de me ne plus me renvoyer vers Windows pour un oui ou pour un non. Pensez aussi aux accessoires ; par exemple, la manette Xbox 360 est un excellent pad pour l'ordi. Et pour Xbox/ps2/PC, offrez Psychonauts, obligatoire. J'ai été carrément évangéliste avec ce jeu, en l'offrant à des amis, en faisant le push pour lui coller quatre pages dans Game Fan, et merde quoi on le trouve à 15 € et il est même vendu sur Steam. Sérieusement, lorsque votre cible aura découvert la Conspiration du Laitier, elle vous sera éternellement reconnaissante pour ce cadeau magique.

Et en attendant Noël, n'oubliez pas votre calendrier de l'Avent. Avec des chocholats dedans, hein.

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