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Red Fromage nous lit tous les jours

Japanime

04 juillet 2019

Japan Expo 2019 - La carte revue et corrigée

Onzième année : la carte de Japan Expo modifiée, avec les stands à visiter (en vert) et ceux à éviter (en rouge). Les gens de bon goût, les produits officiels ; en face, les gens méchants et les contrefaçons. Téléchargez le fichier dans votre téléphone ou votre tablette et amusez-vous bien. On ne change pas une équipe qui paie son ticket en prévente : la liste est compilée par Nady, Keul aide toujours au code et les blagues foireuses sont faites maison.

https://www.raton-laveur.net/images/JE2019.jpg

Publication très tardive car la SEFA a elle-même publié la carte super tard (samedi après-midi !). En plus, la liste des exposants n'a pas arrêté de changer :

au secours

Notes de production

  • On passe en 500dpi ! La carte étant à présent publiée sur un fichier unique (au lieu de deux cartes séparées entre les Halls 4-5 et le Hall 6), il a fallu augmenter la résolution pour rester lisible. Du coup, le fichier tape à 30 Mo : dur pour votre carte SD de 512 Go. L'an prochain, vivement du 600dpi pour vos écrans 4K.
    • Mise à jour du jeudi soir : j'ai eu des témoignages de téléphones qui font un anévrisme avec un PNG de 30 Mo - je compresse agressivement en JPEG et on tombe à 16 Mo. Quelques artefacts de compression qui n'entachent pas la lisibilité et rappellent nos meilleures pages perso sous Multimania à l'époque où Japan Expo était encore à l'Epita.
  • La carte officielle utilise un code couleur pour trier les stands en catégories (jeux vidéo, manga, cosplay...), mais ils ont changé la couleur de la catégorie "manga", qui passe d'orange à rouge. Du coup, j'ai décalé le cadrage des stands rouges pour les rendre visibles malgré le fond rouge. Vais-je devoir passer à des pointillés l'an prochain ?
  • Comme à chaque fois, j'ai ajouté de nombreux logos sur des stands officiels pour s'y reconnaître plus rapidement. Certains stands hébergeant plusieurs marques (Taifu/Ototo/Ofelbe/NihoNiba en A172 ou Koch Media/Sega/Atlus/Nis America en F663), le résultat est parfois cocasse.
  • Pourquoi le stand de Funko Pop, qui utilise de vraies licences et est en vert sur la liste de Nady, est en rouge sur la carte ? ( ̄ヘ ̄)
  • La piqûre de rappel : pourquoi est-ce qu'il y a des amateurs en rouge ? Au cas où vous ne le sauriez pas déjà, les douanes ont changé de mode opératoire depuis l'an dernier. Peu importe que vous soyez un "petit professionnel", si vous êtes dans le Hall 5, ne touchez pas aux grosses licences. Et plus généralement : si vous êtes amateur, ne concurrencez pas les produits officiels en faisant des sacs mal floqués avec des logos officiels (stand U711).
  • Autant les amateurs peuvent agir par méconnaissance de la loi, autant il y a des professionnels qui agissent en Loyal Mauvais. Ainsi, Draw My Pad (E665) continue à vendre des contrefaçons trouvées sur AliExpress à prix d'or. Ils ont même tenté de me faire de me faire des câlins non consentants l'an dernier.
  • La Japan Expo ayant 20 ans, elle est en âge de regarder la télé tard le soir avec un oreiller posé sur l'entrejambe ; une sélection de produits pour adultes est mise en avant sur la carte. Tenga a carrément un stand (C148), et Taifu/NihoNiba (A172) nous sort un Takeda Hiromitsu pour l'occasion, c'est dire.
  • Si Nolife vous manque encore, allez chez Omake Books (A642) pour y retrouver les France Five.
  • La météo s'annonce bonne, entre 25° et 30° tous les jours. Ainsi, pas de recommandations particulières sur les parapluies ou la canicule.
  • Comme toujours, si vous avez des stands à recommander, faites-vous plaisir. Merci de votre fidélité et j'espère vous retrouver sur place !

24 juin 2019

Japan Expo 2018 : pourquoi les douanes sont passées sur les stands amateurs ?

Que s'est-il passé ?

Comme chaque année et pour mon plus grand plaisir, les douanes sont descendues à Japan Expo. C'est d'ailleurs l'occasion de découvrir la mine d'informations qu'est le Flickr des douanes françaises, contenant des photos de qualité des produits saisis - un trésor pour jouer aux sept différences avec les produits officiels.

Hey ! Sur les photos, on trouve des produits faits par des auteurs de fanzines !

Sur ce cliché, il y a des badges fabriqués par Frozen Garden (qui était dans le Hall 5, stand E216). Ou ici, des toiles de Manga Art (Hall 5, B214).

Pourquoi les douanes sont passées sur les stands amateurs ?

Tiens, c'est marrant, c'est le titre de cet article. Précision : les stands visités étaient chez les "jeunes créateurs", en bas à droite du Hall 5, à ne pas confondre avec l'espace amateurs du Hall 6 (allez voir sur la carte). Ces derniers n'ont pas été visités par les douanes, même si certains stands le méritaient grave (Hall 6, stand S710).

Okay, je reformule la question : pourquoi les douanes sont passées sur les stands de jeunes créateurs ?

J'avais qualifié la question de "sujet épineux" dans les annotations de la carte de cette année - du coup, on ne peut pas dire que les jeunes créateurs n'étaient pas prévenus. Des fanzineurs expérimentés ont profité de l'occasion pour le rappeler : l'exploitation marchande d'une licence qui ne vous appartient pas, c'est mal. Si vous n'êtes pas dans le cadre d'une parodie, la loi française ne vous protègera pas.

Certes, il en est de même pour les amateurs, mais les "jeunes créateurs" sont casés juste à côté des professionnels, et certains desdits jeunes créateurs font carrément leur propre maison d'édition. Enfin, notez l'emphase sur créateurs ; Japan Expo le rappelle dans le contrat, et il n'est pas très sain de s'autoproclamer créateur si le stand ne contient que des produits inspirés de licences existantes.

Une des grandes différences entre un stand "amateur" et "jeune créateur" est la limitation du prix de chaque article : les amateurs sont limités à 12€ maximum, là où les jeunes créateurs peuvent vendre plus cher. Ainsi, Tsundereko ou Kawa-Soft migrent annuellement entre les deux zones, selon que leurs produits de l'année soient suffisamment qualitatifs ou non pour être vendus au-delà de cette limite. Du coup, certains "amateurs" qui n'avaient que des produits de fanzinat qu'ils souhaitaient vendre plus cher ont simplement pris un stand coté "jeunes créateurs" et ont donc été considérés par les douanes au même titre que n'importe quel stand professionel.

Cette action n'était-elle pas un peu excessive ?

Voici une toile faite par Manga Art, et voici l'oeuvre originale, elle-même un fanart par ailleurs. Basiquement, quand Manga Art pond une toile, cette dernière imite le style de l'auteur original. Dragon Ball est dessiné à la Toriyama, Fairy Tail à la Mashima, etc. De même, les badges et accessoires Pokémon sont en concurrence directe avec l'offre légale proposée par la Pokémon Company. Vous comprenez où je veux en venir : ces produits sont effectivement bien trop proches de l'élément original pour prétendre à la moindre créativité propre ; qu'ils soient produits par de petits indépendants ne change rien au problème.

Quand j'explique plus haut que ces stands ont été considérés par les douanes au même titre que n'importe quel professionel, je ne plaisante pas ; les douaniers ont opéré comme avec les revendeurs de chinoiseries en procédant à la rédaction d'un procès-verbal, saisie des produits, fichage pendant cinq ans dans leurs dossiers, etc. Evidemment, la réaction n'est pas la même ; là où le revendeur professionel de contrefaçons va se contenter de dissoudre sa société et reconstituer son stand en passant commande d'un conteneur en provenance de Shenzen, l'amateur qui voit partir ses encrages de Pikachu va piquer une crise de nerfs.

Pourquoi les douaniers sont-ils allés chez les jeunes créateurs alors qu'il y a une tonne de contrefaçons chinoises vendues par les professionels ?

Avant de commencer, précisons que les stands chinois ont effectivement été visités.

C'est la grande différence entre cette Japan Expo 2018 et les passages des douanes les années précédentes. Là où avant, les douaniers venaient d'eux-mêmes car ils savaient qu'il y avait du procès-verbal à saisir en masse à Japan Expo, ils ont ici été missionnés par les ayants droit. Autrement dit, les éditeurs ont spécifiquement demandé à la douane de se pointer pour saisir des contrefaçons précises de leurs produits.

En lisant entre les lignes, on peut faire un lien entre les différentes saisies : One Piece et Naruto étaient concernés le même jour par les mêmes saisies. Ils ne sont certes pas chez le même éditeur français (respectivement Glénat et Kana, représentés par Viz Media Europe) mais bien chez la même maison mère en son pays (Shueisha). Cette action à Japan Expo fut donc motivée par les japonais qui ont envoyé le même message à leurs différents représentants français en leur demandant de serrer la vis à ce moment précis.

L'autre grande différence : nous avons un nouvel acteur cette année, à savoir les sociétés de protection des droits d'auteur. Elles sont inconnues du grand public, alors accrochez-vous pour le prochain paragraphe.

Les ayants droit (les éditeurs français : Pika, Kana via Viz Media...) représentent les produits et intérêts des détenteurs japonais des licences (Shueisha, Kadokawa, Nintendo...), d'où "ayant droit". Quand un fansub ou un scantrad illégal pointe son nez pixellisé sur le territoire, il appartient donc aux ayants droit français d'agir afin de protéger leur propre intérêt et par extension, celui des détenteurs originaux. Sauf qu'envoyer les emails qui font peur, les mises en demeure, les avocats, les brigades de la mort qui défoncent la porte des scantradeurs à six heures du matin avec des grenades flash, ben les éditeurs, ils ont d'autres chats à fouetter. Alors ils font appel à ces sociétés de défense des droits d'auteur : des entreprises en charge de faire respecter le contrat signé ou négocier les apparitions sur les produits dérivés (Naruto sur les cahiers scolaires, les jouets dans les menus burgers et autres étrangetés).

L'action fut donc tripartite : les éditeurs français, une société de protection des droits d'auteur, et les douaniers. Les premiers ont appelé les seconds, qui ont missionné les troisièmes.

Corrolaire : pourquoi les sociétés de protection des droits d'auteur ont-elles demandé aux douanes de visiter les jeunes créateurs alors qu'il y a une tonne de contrefaçons chinoises vendues par les professionels ?

Parce qu'il est bien plus facile d'y repérer une contrefaçon. Vous n'êtes pas sans savoir que les contrefaçons chinoises sont difficiles à différencier des produits originaux. Par contre, en se pointant sur le stand d'un "jeune créateur" qui a dessiné Pikachu, on sait immédiatement 1) qu'il n'a aucune autorisation, et 2) que le produit n'est pas officiel. La société de protection des droits d'auteur a également tout intérêt à faire dresser un maximum de procès verbaux afin de satisfaire leur client ; il est donc logique d'aligner ces stands à la chaine plutôt que de passer une journée à vider un seul stand rempli de contrefaçons chinoises. L'espace "jeunes créateurs" était donc tout à fait indiqué.

Seconde hypothèse : parce qu'ils ne savaient eux-même pas qu'ils avaient affaire à des amateurs. J'ai contacté la société qui a agi sur Japan Expo 2018, mais ils sont finalement restés lettre morte. Pour leur défense, recevoir un mail signé d'un crétin avec une peluche de raton laveur ne doit pas vraiment ensoleiller votre journée. 

J'ai entendu dire que / Il paraît que / On m'a dit...

Les légendes urbaines ont proliféré sur cet espace de Japan Expo ; ça sentait la trouille, et les légendes urbaines ont fleuri. Non, les douanes ne déchirent pas - et ne font pas déchirer - des originaux, car ils en ont besoin pour établir les procès verbaux (d'où le compte Flickr pointé en début d'article). Les contrefaçons sont certes détruites, mais en toute fin de chaine et pas en pleine saisie pendant une convention ! Non, les douaniers ne passent pas en pleine nuit : vous pourriez avoir l'autorisation d'un ayant droit, et ils ont besoin de vous pour dresser le procès verbal. Et ainsi de suite... Hélas, quand j'ai tenté de corriger les fausses informations, j'ai eu droit à des perles telles que "l'important, c'est que ça fasse du bruit". Le gag étant que pendant que les jeunes créateurs se faisaient choper par les douanes, les vrais escrocs détenteurs de contrefaçons pur jus ont planqué leurs pires pièces sous la table.

Je suis amateur, que faire pour ne pas avoir de problèmes ?

  • Revenir aux bases du fanzinat, autrement dit "fanzine" : si votre stand est rempli de porte-clés, sacs en tissu et autres goodies basés sur des licences existantes, vous produisez d'autant plus de produits concurrençant l'offre officielle. Restez dans la zone "amateurs" et n'allez pas chez les "jeunes créateurs" juste pour vendre des produits au delà de 12€ ! Par contre, si ces objets sont inspirés de vos propres histoires et personnages, tout baigne.
  • Peut-être lâcher les licences existantes pour créer vos univers à vous ? Un peu poussés par les circonstances, plusieurs artistes ont tenté cela avec succès pendant cette Japan Expo.
  • Ca va paraître un peu dingue, mais : contacter les ayants droit et demander la permission. Dans le milieu vidéoludique, de nombreux éditeurs et développeurs autorisent les YouTubeurs à monétiser les vidéos contenant leurs jeux. Par le passé, les fans français de la Mélancolie d'Haruhi Suzumiya ont travaillé main dans la main avec les différents ayants droit locaux pour aider à la promotion de l'anime, du manga et du roman. De même, l'activité du cercle amateur Monotype est connue de Type-Moon et ses ayants droit français. Gardez avec vous un papier justifiant de cette autorisation : les procès verbaux des douanes lors de Japan Expo citaient bien l'absence de justificatif comme motif de leur action. A l'inverse, si vous essuyez un refus à votre demande, dites-vous que vous venez d'éviter bien des problèmes sur votre prochain stand ! Par exemple, j'ai posé la question à Thomas Astruc (Miraculous, les aventures de Ladybug et Chat Noir) et il m'a répondu le plus clairement du monde
  • Eviter les plus grosses licences : dessiner un énième Evoli ou Naruto, c'est donner le bâton pour se faire battre. Les artistes américains ont carrément établi leur propre liste des licences à éviter. J'ai cité les cas Type-Moon ou Haruhi Suzumiya pour montrer que les produits de niche enchantent tout le monde : les quelques fans sont ravis car les produits dérivés officiels sont rares ou inexistants chez nous, les éditeurs sont aidés dans leur promo sur la portion moins connue de leur catalogue, et les amateurs trouvent leur public au lieu de se cannibaliser mutuellement autour des trois mêmes licences. Dans ta face, principe de Pareto ! Vous pouvez pousser cette logique encore plus loin en vous basant sur des licences qui n'ont pas d'éditeur français...

Je suis organisateur de convention, que faire pour ne pas avoir de problèmes ?

  • Relisez le contrat que vous faites signer aux exposants qui vous rendent visite. C'est bien beau d'invoquer une phrase type "si les douanes passent sur votre stand, c'est votre faute et pas la nôtre", mais en tant qu'organisateur, votre responsabilité peut être engagée. La loi protège le droit à la parodie ; rappelez-le afin d'avoir une définition communément acceptée de l'activité de fanzinat. Cela évitera les produits trop proches des originaux comme évoqués plus haut, et rappellera qu'un minimum de créativité est attendu de la part de vos exposants.
  • Faute de pouvoir accueillir tout le monde par manque de place, vous faites déjà un filtrage au moment où vous recevez les demandes d'exposants : si vous voyez un amateur qui n'a que des produits dérivés à proposer, réfléchissez-y à deux fois.
  • Méthode utilisée chez les américains et quelques conventions européennes : la liste noire. Vous tenez compte des interdictions des uns (le cas Miraculous déjà indiqué), des saisies des autres (les Naruto, One Piece, Pokémon pendant Japan Expo 2018) et vous demandez aux exposants dans votre contrat de n'apporter aucun produit inspiré par ces licences. Cela demande un travail de veille assez conséquent et imparfait : rien ne garantit qu'un ayant droit décide de changer d'avis ou d'ajouter de nouveaux titres dans ses intouchables. Si vous êtes un petit évènement, rien ne garantit que les éditeurs répondront à vos coups de fil. Bref, c'est difficile et imparfait, mais c'est un garde-fou non négligeable.

Je détiens une licence faisant l'objet de produits dérivés dans le milieu amateur, que faire pour ne pas avoir de problèmes ?

  • S'il s'agit de votre propre licence (par exemple, vous êtes créateur d'une bande dessinée française) et que vous vous éditez vous-même : communiquez clairement votre autorisation ou votre refus. Mettez l'information ou les conditions sur votre site ou dans votre oeuvre (dans la page des copyrights, manuel d'utilisation...).
  • S'il s'agit de votre propre licence et que vous avez un éditeur : communiquez clairement votre autorisation ou votre refus à votre éditeur, car c'est à ce dernier qu'il appartient de défendre votre bout de gras. Si vous êtes d'accord pour que les fans s'inspirent de votre oeuvre, cela évitera que votre éditeur menace inutilement ces derniers, au risque d'endommager votre réputation. Et si vous n'êtes pas d'accord, cela vous évitera d'avoir à gérer cela par vous-même. Il est également possible que votre éditeur ne soit pas de votre avis ; si vous êtes OK, il est susceptible de ne pas l'être, car il doit bien défendre son investissement dans votre travail...
  • Si vous êtes éditeur d'une oeuvre tierce : c'est le cas rencontré à Japan Expo, où les ayants droit français ont été conviés par les producteurs japonais à dégainer les avocats. Sauf que personne n'était au courant de cette action : ni les fans exposants qui se sont fait saisir leurs produits, ni les organisateurs qui n'ont pas pu prévenir lesdits fans de laisser leurs dessins de Pikachu à la maison, ni les visiteurs qui se sont retrouvés bien paumés.

L'article du Parisien indique que les saisies de contrefaçons à Japan Expo sont en baisse. Qu'en penses-tu ?

Le papier se termine avec un raisonnement par l'absurde : "parce que moins d'articles sont saisis, cela signifie qu'il y a moins de contrefaçons". Les années précédentes, les douanes passaient sur des stands professionnels qui disposaient donc d'un inventaire très important de produits mis en vente ; un seul stand pouvait taper à plusieurs milliers d'articles. Or, la politique de 2018 fut de cibler les jeunes amateurs, qui n'ont généralement pas plus d'une dizaine d'exemplaires d'un même produit - quand ce dernier n'est pas unique, comme le cas des encrages Manga Art précédemment cités. En ciblant donc des "artisans" plutôt que des "industriels" de la contrefaçon, forcément qu'il y aura un nombre moins élevé d'objets saisis ! Pour la curiosité, vous trouverez ici des statistiques plus précises sur les stands présents à Japan Expo 2017.

Et pour Japan Expo 2019, ça s'annonce comment ?

A l'heure où j'écris ces lignes (3h du matin), la SEFA ne fournit qu'un "plan global" fort succint, où l'on peut quand même voir que les "jeunes professionnels" sont parqués dans des "villages passion". Je doute que la nuance changera quoi que ce soit pour qui que ce soit ; les ayants droit y voient des zones qui font quand même partie d'un "village pro" - donc tenu aux mêmes règles du respect des droits d'auteur - et les passionnés y verront aussi un coté "fan" - car la passion fait vivre, c'est bien connu. M'est avis que les sociétés de protection des droits d'auteur devraient plutôt arpenter le Hall 6 pour éviter de nouveaux psychodrames, mais ils restent malgré tout dans leur bon droit.

30 avril 2011

Tonkam

Il y a un an pile, la boutique Tonkam fermait. Evènement typique de vieux con, à classer dans la case "The times, they are a-changin'". Personne n'en avait vraiment parlé sur le moment, hors des forums de vieux cons cités plus haut ; à peine une news sur Mangavore signée Sebkun, attaché de presse chez Tonkam, contenant une petite interview de Sébastien Moricard, directeur de la com' chez Tonkam. Les gens achètent leurs mangasses dans d'autres boutiques qui ont repris le moule de Tonkam ; ceux qui veulent des DVD/Blu-Ray attendent les réductions pendant les conventions ou passent sur Amazon ; ceux qui veulent des goodies non contrefaits les trouvent sur le Net, et ceux qui se font sucrer vont ailleurs. Les autres téléchargent et ne voient aucun mal à cela.

Ceci dit, ce n'est pas un manque de fréquentation qui est à l'origine de la fermeture - plutôt l'éternelle question des loyers parisiens. Pour autant, l'échoppe avait plus l'air d'un musée qu'autre chose, tant les produits exposés tenaient de la collection un peu rétro, avec beaucoup de productions extraites de l'âge d'or de la boutique dans les années 90. Le lieu avait un fort caractère historique (relaté ici), et les gens présents lors du dernier jour d'ouverture étaient plus là pour l'hommage que pour profiter des soldes de clôture. Les invendus réapparurent ensuite sur un stand discret Tonkam-Boutique à Japan Expo 2010, bien loin de celui de Tonkam-Editions.

En parlant des éditions Tonkam, j'avais abordé il y a quelques temps le revirement de ces derniers après avoir été échaudés par la censure. Au milieu des années 90, ils s'étaient retrouvés interdits d'exposition pour un manga ecchi d'U-Jin, et avaient tenté bec et ongles de défendre leur liberté d'édition. Au milieu des années 2000, ils censuraient largement, discrètement et stupidement un autre manga ecchi du même U-Jin.

Je vous ai fait un petit florilège des clichés pris ce jour-là. Gwegz était présent pour filmer un peu, mais il a perdu la bande - dommage, vous auriez entendu les patrons passer La Dernière Séance d'Eddy Mitchell en mettant les gens dehors. Il m'a demandé quel était mon souvenir lié à ce lieu ; j'ai répondu que lorsque j'étais entré pour la première fois, il y avait des étagères en bois, des murs en bois... et que pour mon dernier passage, ils placardaient l'endroit, probablement avec du bois.

Cet article n'a pas vraiment de but, si ce n'est de servir de mémoire pour la boutique Tonkam et ses efforts passés. Parfois, il est bon de se rappeler ceux qui ont bien joué.

 

Mise à jour : j'avais confondu Sébastien Agogué et Sébastien Moricard, tous deux chez le marketing de Tonkam - corrigé.

05 janvier 2011

Arriety - Le Petit Monde des Chapardeurs

J'ai toujours considéré l'absence d'adversité dans l'histoire de Mon Voisin Totoro comme une des grandes raisons de son succès. Ne partez pas, je reformule ; dans ce long-métrage, il n'y a pas de méchant, d'élément perturbateur, de conflit. Pas de quête initiatique non plus. C'est l'histoire de deux gamines qui amènent un épi de maïs à leur mère hospitalisée, point. Aidez-moi sur ce coup-là, mais je crois que c'est un peu une exception, qui a donc contribué à son universelle réussite. Tout ce que Totoro fait, c'est créer une ambiance, ramener le spectateur vers ses souvenirs d'enfance. "Universelle réussite", puisqu'il n'y a aucun repère temporel ou géographique : les enfants se baignent comme des japonais, mais vivent dans une maison occidentale. C'est à peine si l'on aperçoit un antédiluvien téléphone, qui s'avère d'ailleurs inutile dans l'histoire. Autrement dit, occidentaux comme orientaux, jeunes comme anciens arrivent à broder leur propre vécu sur le canevas du studio Ghibli. En plus, tout le monde aime les chats.

Arriety reprend cette recette d'une petite histoire sans grande importance narrée dans un lieu hors du temps et de l'espace ; là encore, c'est à peine si l'on voit passer un téléphone portable, et on a encore une maison européenne habitée par des gens qui lisent des livres avec des caractères bizarres sur les pages. Et pour compléter la perte de repères, la  musique (superbe) a été confiée à une bretonne (rousse). Un gamin au cœur un peu fatigué qui part se reposer à la campagne chez une gentille mamie, et qui trompe l'ennui en regardant passer des êtres liliputiens qui viennent chaparder un morceau de sucre ou un mouchoir en papier.

Toute la première moitié du film fait planer le spectateur dans cette bulle décrite dans le premier paragraphe, un exemple de ce qui rend les productions Ghibli particulières. D'ailleurs, on a même un dialogue de cinq minutes spécial écolo, greffé un peu maladroitement sur le récit et probablement posé là pour faire plaisir à Hayao Miyazaki - s'il ne l'a pas casé lui-même vu qu'il a supervisé le projet. Insérez ici une courte diatribe sur l'absence de véritable succession aux fondateurs du studio, déjà démontrée par Terremer.

Puis paf, seconde moitié du film, où la production se rappelle que le film est adapté d'un récit anglais qu'il va bien falloir narrer. La bulle Ghibli éclate et tout part en couille. Quand vous serez dans la salle, dès que vous voyez un corbeau, vous saurez que vous avez atteint ce point de non-retour où vous allez serrer les dents pendant le reste de la projection. Car soudainement, la gentille mémé devient une mégère sadique, qui poussera le vice jusqu'à verrouiller le jeune garçon dans sa chambre. Les sages chapardeurs deviennent nuisibles, le monde extérieur se rappelle à notre bon souvenir, et il y a même un raton laveur avec des yeux sanguinaires. Tout cela d'un coup, sans trop savoir pourquoi. Shrek cessait d'être drôle au moment précis où la princesse Fiona était sauvée, Arriety cesse d'être onirique avec la même exactitude, le même moment où tout fout le camp.

Paragraphe en italique sur le semi-hors-sujet : le "fan abuse". Terme d'internaute qui désigne à présent l'exploitation commerciale abusive d'une licence ou d'un personnage, mais qui avait originellement été inventé pour qualifier la destinée de la pauvre Asuka dans The End of Evangelion, où les fans de la rouquine avaient reçu un violent coup de pied dans les gonades signé Gainax. A présent, je parle de "Pixar abuse", puisque ça leur arrive parfois de jeter un peu trop d'adversité à la gueule de leurs héros, au point que mon cerveau déconnecte. Dans Monstres et Cie, bannir Sully et Bob, okay. Les faire sauter au-dessus du vide entre des portails interdimensionnels en protégeant une enfant et poursuivis par un ennemi doté de tentacules, pas okay. Dans Là-Haut, un enfant et un vieillard poursuivis par des chiens, okay. Par des chiens en avions de chasse alors qu'ils sont suspendus au-dessus du vide, pas okay. Tout ce paragraphe pour dire qu'après une première moitié de film aussi planante, Arriety maltraite ses spectateurs en montrant un enfant cardiaque emprisonné et qui en est réduit à passer par la fenêtre, donc ouais, c'est qualifiable par "au-dessus du vide". Pixar abuse droit devant, capitaine, la suite du film s'annonce choquante.

Exelen s'était sentie déprimée et mélancolique après la projection, mais ce n'est pas du tout mon cas. Pour toutes les raisons exposées plus haut, qui m'ont plus laissé désenchanté qu'autre chose. Mais aussi parce que je suis allé voir le film en avant-première (sortie nationale la semaine prochaine) avec la Brigade SOS, en présence du réalisateur Hiromasa Yonebayashi et de la compositrice Cécile Corbel. Certains haruhistes n'ont pas su respecter l'artiste en voyant que cette dernière a eu l'outrecuidance d'interpréter le thème d'Arriety sans avoir rameuté un orchestre entier dans le cinéma et donc osé faire du play-back, ce qui est assez regrettable - les insultes, pas le playback. Cependant, ce fut l'occasion d'entendre le réalisateur observer, au-delà de la supervision, l'omniprésence de Miyazaki sur l'ensemble du projet, M. Yonebayashi s'auto-réduisant presque à un réalisateur technique de ses volontés. Ainsi, dans son mode de production, Arriety se rapproche davantage du Royaume des Chats (autre film pondu par une équipe "novice", s'il en est, dans le studio) que de Ponyo, qui tient du grand délire Miyazakien, débridé au sens le plus pur du terme - il a fait ce qu'il voulait et il s'est bien foutu de savoir si le résultat serait regardable/rentable/compréhensible.

Bonus : durant cette même avant-première, un crétin avec une peluche a posé une question débile au réalisateur - ou comment une porte fermée à clé s'ouvre magiquement 20 minutes plus tard.

Pendant ce temps : raton-laveur.net existe depuis plus de dix ans.

29 août 2009

Queen's Blade : Rurou no Senshi (クイーンズブレイド 流浪の戦士)

Produite par le studio ARMS et diffusée au printemps 2009, Queen's Blade est une série de 12 épisodes décrivant les aventures de guerrières de différents horizons participant à un tournoi dont le but est de choisir la prochaine reine.

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24 août 2009

La genèse de l'AEUG : Association pour l'essor de l'univers Gundam

Par Saga, actuellement soumis au compte à rebours du dodo.

Notre bailleur, l'animal visible en haut à gauche de cette page, a écrit il y a plus d'un an un billet complet sur cet art majeur niche du modélisme, j'ai nommé le Gunpla. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'il a, à peu près au même moment, songé à organiser des démonstrations de montage de ces maquettes addictives à la boutique Kokeshi de Montpellier. Rendons d'ailleurs hommage à cette enseigne qui, grâce à Raton, danse sur les cendres du H K.

Or, ce projet est resté dans les limbes, jusqu'à ce qu'une association récemment née décide de reprendre... que dis-je, d'allumer le flambeau avec lequel elle a été adoubée par l'Animal ! Et c'est d'une façon totalement éhontée que je vais vous parler de l'Association pour l'essor de l'univers Gundam, l'AEUG.

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23 août 2009

Black ★ Rock Shooter: TEH ANIME ?!

Par Smog ShadowSeth, qui se dit bon; il serai peut-être temps de mettre fin au quartier libre, non? Ca fait quoi, cinq semaines maintenant? Que ça dure et que le Raton ne ferme toujours pas le compte lectorat et ne publie pas le résumé...

2009 est une année de merde. Non, vraiment; enfin, IRL tout du moins. Je n'ai guère envie de vous faire un résumé 3615 mylife alors j'éviterai de vous raconter mes malheurs ici; mais sachez juste que plus j'avance dans cette foutue année, plus je n'ai qu'une hâte: qu'elle se finisse.

Il n'y a eu qu'hier soir où je me suis surpris à aimer 2009, a cause d'une brève postée sur Sankaku Complex, un site qu'il est hélas plein de hentai dépravé mais qu'il est aussi une bonne source d'info concernant le monde des animes. La news était aussi courte qu'explosive: Un anime basé sur Black ★ Rock Shooter serai en préparation, et ce qui en serai le pilote sera disponible à la vente fin septembre.

\o/

Kézako? Black ★ Rock Shooter? C'est quoi ce truc diront les profanes, tandis que les fidèles se précipiteront sur leurs clavier afin de répandre la bonne nouvelle? Et je vais me faire une joie d'éclairer les ignares dans l'article qui suit.

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22 août 2009

Un conte taïwanais.

Par le Vengeur Slippé, qui profite de la prolongation du quartier libre pour vous raconter une jolie petite histoire importée du Japon... Ha non, de Taïwan.

Il était une fois le vendeur du magasin Japanim de Lorient. On peut croire qu'il est sympa : il bosse, discute, on peut lui demander des renseignements, comme par exemple le prix d'un CD en vitrine. L'OST Keith de Beck. 15€. J'ai acheté, pensant à un deuxième coup de chance après avoir enfin trouvé Persona 3 FES. Et ce n'est que plus tard dans la soirée que j'ai réalisé qu'il y avait quelque chose qui clochait : Miya Records. Le petit logo, discret, sur le CD pressé et sérigraphié. J'avais déjà entendu parler de cet « éditeur ». Et pas en termes élogieux. Just Google it : ha ouais, ils vendent du Soul Eater ? C'est pas Square Enix qui édite ça ? Du HK made in Taiwan. Cool. J'me suis fait avoir. Quinze euros c'était pas assez cher pour être un vrai. Et, naïvement, je pensais que le vendeur sympa n'était pas au courant qu'il avait des contrefaçons en stock et agirait en bon commerçant.

J'suis vraiment trop naïf, mais j'aime pas qu'on se foute de ma gueule. Retour au magasin le disque en main.

« Bonjour, c'est pour une réclamation, c'est une contrefaçon.

- Ouais. Je sais. Et alors ?

- Bah j'viens me faire rembourser.

- ... ? »

Okay. Déjà, ça fait plaisir. S'en suit une discussion ou j'apprends que « ça se voit quand même que c'est du HK », « tout le monde vend ça », et autres conneries, tout en éclatant de rire lorsque je menace d'aller régler ça au commissariat.

<Enki> les flics s'en foutent

<Jisatsu_> ...moi je l'aurais taunter, mais aller voir les flics, c'est useless

J'en déduis qu'il a sûrement déjà eu d'autres cas dans le genre où les « forces de l'ordre » n'ont pas dû réagir. Sympa.

J'insiste, j'veux pas du CD mais j'veux ma thune. Coup de téléphone du vendeur à son supérieur, sûrement, vu que les magasins Japanim sont un réseau breton, et il me propose un bon d'achat. Okay. On chope deux mangas qui manquaient (FMA 21 et ToS 3, VÉRIFIÉS pas HK), même si ça fait chier de lui laisser du pognon. Total : 14€. La monnaie ? Il veut pas.

« Je peux pas rendre de monnaie, j'ai pas le droit de rendre comme ça.

- Pourtant vous vendez du HK alors que vous avez pas le droit. »

Bis.

« Ça peut durer longtemps comme ça hein. Alors, mon argent ?

- Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

- C'est pas moi le vendeur. »

Et le voilà qui se met à fouiller, sûrement à la recherche d'un goodie à un euro. Il me propose un clope. Ça aurait été folklo si j'avais pas passé les seize ans. Bref, un autre client, sûrement un habitué, lui demande la monnaie sur un billet de dix, il ouvre la caisse.

« Tu veux quoi comme monnaie ?

- Un euro pour lui. »

J'ai ma pièce, le vendeur préfère rendre le billet, je remercie le client, les mangas dans le sac et cassos. « Au revoir », lance le vendeur, toujours avec son foutu sourire. J'ai pas répondu. J'tiens pas à le revoir.

14 août 2009

Si Adam était un robot...

par QCTX

Je profite honteusement des restes du Quartier Libre (oui, il mérite ses lettres de noblesse) pour venir vous parler d'un anime apparemment passé sous silence sur la blogosphère francophone (à part chez un vieux truc) et intitulé : "Time of EVE" aka "Eve no jikan" pour les puristes.



Vous connaissez peut-être le court métrage "Pâle Cocoon". Ou même mieux vous l'avez acheté en DVD ? Si c'est le cas et que vous êtes munis de l'édition "enhanced" (dispo chez Dybex pour 30 €), vous avez peut-être pu apercevoir sur le deuxième disque un des travaux d'étudiant de Yasuhiro Yoshiura intitulé : "Aquatic language". Si ce cours métrage vous a plu, soyez heureux, "Time of Eve" se situe dans le même cadre, la même ambiance feutrée, les mêmes références qui font frémir d'aise les amateurs de SF.


Pour les autres, voici un peu le topo :
Nous sommes dans un futur proche où les robots se sont démocratisés au point de faire partie de la vie quotidienne et familiale de tout un chacun. Néanmoins, la courbe d'adoption des machines se vérifie et leur apparence physique extrêmement proche des humains en fait des "intouchables" modernes : on leur donne des ordres, mais on est très, très loin d'éprouver la moindre compassion envers eux. À tel point que les personnes éprouvant le moindre regret envers ces androïdes sont regardées d'un œil aussi clément qu'un lolicon peut l'être aujourd'hui.



Ce n'est qu'après une surveillance pointilleuse des logs de sa maid, que le héros, collégien de base, va petit à petit (nous faire) découvrir le point de vue des robots en se rendant dans une sorte de bar louche où la règle est simple : personne ne doit faire de différence entre les robots et les humains. À partir de là, tout est imaginable, à commencer par les amours impossibles/interdits ou tout simplement l'amitié.


Non, ceci n'est pas une référence à une œuvre d'une bande de moules spécialisés des anorexiques, mais bien un produit original. L'ambiance est posée, calme, le jeu de lumières et d'ombres met en valeur les personnages et les retournements de situations de manière sublime, les dialogues s'enchainent tout en changeant de locuteurs et se complètent de manière magnifique. Les références aux travaux d'Isaac sont voulues et nombreuses, le comportement des robots reste crédible en tout temps et les personnages humains leur sont presque indifférenciables une fois dans le bar. Au point qu'on est souvent peiné de connaître leur véritable identité.


Cette série se termine en seulement 6 épisodes : elle est actuellement en cours de diffusion en streaming sur le site de Dybex pour la version sous-titrée française (inscription nécessaire pour accéder aux anciens épisodes dans la section "Goodies") et sur Crunchyroll pour les anglophones et les adeptes de la HD. La réalisation est faite par le studio Rika, inconnu au bataillon, car ne travaillant que pour Yasuhiro Yoshiura. Ce même type est à la fois à la réalisation, au script et au story-board, pas étonnant donc qu'on l'encense et que certains y voient des liens avec un autre spécialiste du travail en solo : le résultat est tout aussi léché et travaillé et la lumière y joue un rôle tout aussi important. Le constat est simple après le visionnage de n'importe quel épisode : on n'a qu'un mot à la bouche, c'est "beau".
Si les ONA mettent autant de temps à sortir, ce n'est certainement pas pour rien et seuls les imbéciles s'en plaindront.



À l'heure où j'écris ce billet, nous n'en sommes qu'à 5 épisodes disponibles, mais à l'issue du dernier, peut-être saurez-vous répondre à LA question :

02 août 2009

3D IS SUPERIOR

Par Sacrilège, une gameuse qui n’a décidément rien compris à la vie 2.0 mais qui ne désespère pas  …

Article garanti sans troll malveillant.

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