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L'heure n'est pas aux gâteaux

21 août 2007

Le bon plan à la con du moment : trouvez Auto Assault, recevez un jeu gratos



Depuis que PlayNC a tiré la prise d'Auto Assault, il a retiré les boites du commerce... ou tout du moins, le prétend. Preuve en est, puisque j'en ai une, et on en trouve encore chez pas mal d'escrocs qui profitent de l'ignorance du public ("casque-micro de très haute qualité", laissez-moi rire). Et plutôt que de les renvoyer (à leurs frais) chez l'éditeur, bien des échoppes vous refileront leur surplus pour une bouchée de pain - 5€ max, prix à débattre.

Seulement voilà, c'est sans compter sur le support technique schizophrène de PlayNC. Envoyez-leur des rapports de bugs sur l'orthographe de la traduction francaise de Guild Wars et ils se les roulent en cônes, mais parlez-leur de votre numéro de série invalide d'Auto Assault et ils vous envoient un petit mot d'excuse (écrit à la main par une fille) et le jeu de votre choix en dédommagement - j'avais déjà Guild Wars Prophecies et Nightfall. Ayez à disposition un scan du ticket de caisse, les numéros de série de tous vos jeux PlayNC et un échantillon d'urine. Pour 5 € et un formulaire à remplir, ça reste un joli cadeau, surtout si vous attendez la fin du mois pour demander Eye of the North.



Pendant ce temps : la quatrième édition édition de Donjons et Dragons est annoncée alors que la 3.5 marche très bien. Okami s'en fout.

19 août 2007

Et le week-end spécial éditotaku à Paris alors, c'était comment ?

Note : L'article précédent a généré pas mal de commentaires bien marrants - faut croire que toucher aux souvenirs d'enfance marche toujours. Coïncidence, Bouletcorp a sorti au même moment un strip sur le même sujet, qui lui aussi a déclenché une flopée de discussions, dont Shomaa qui avoue son amour pour Princesse Sarah (et alors ?). Dont la (pseudo-)fin de Gigi (pseudo, parce que voyez-vous c'est que la fin de la première partie et le reste est pas passé en France et tout ça), que Léouiche a remis en vidéos sur son site pour l'occasion et que c'est FUCKING DERANGEANT. Voilà, c'est dit.

Alors donc, la semaine dernière, les lecteurs les plus l33t de l'éditotaku sont venus chez le gentil Poshu pour jouer avec deux Xbox 360 (une nipponne et une francaise), deux Wii (pareil), une PS3 et plein d'autres consoles sur deux écrans de 42 pouces, faire des Mystery Science Theater de pornos japonais, jouer à des jeux hentai, manger n'importe quoi, jouer avec des bornes d'arcade, se coucher à pas d'heure pour se lever 14 heures du matin, et refaire le monde en discutant gameplay, animes, ventouses et essuie-glaces. Le caméscope a un peu tourné, alors voilà les moments les, hmmm, moins pires.



Tiens ? J'ai déjà vu ce T-shirt quelque part...



La borne Naomi 2 avec Capcom VS SNK 2 où j'ai pwné tout le monde...



... et Virtua Fighter 4. Mmmhhhh. VF, c'est bien, mais l'obsession caractéristique des fans de cette série est aussi désagréable à observer qu'un curé pendant une réunion de scouts.



Love Fetish, du studio Erogos. Y'en a 9 épisodes, chacun basés sur un, euh, fétichisme... On a fait la moitié de la série en une nuit, tentant de retracer l'arborescence des dialogues pour déverrouiller toutes les scènes. Encore une fois, sur un écran de 42 pouces.



Jeu du studio Tinkle Bell. C'est bô et tout, mais basé sur le futanari. Nous n'avons été prévenus de ce détail qu'au moment fatidique ; si je ne vous mets pas la vidéo et juste une capture d'écran, c'est parce que les photos ont l'avantage de ne pas hurler jusqu'à saturation du micro.



Il y a aussi eu une bonne dose de kusoge, vu que je piochais à peu près tous les jeux obscurs de la pile. Alors oui, Bullet Witch sur Xbox 360 est aisément le pire jeu de la console, Trapt est un énième nanar signé Tecmo, et là, Drakengard vous confronte à des armoires normandes ailées. C'est de ça dont sont faits les cauchemars de déménageurs.



La Gainax fait n'importe quoi en merchandising, c'est pas nouveau. Et il y a le jeu ps2 Evangelions, avec un S ajouté à l'arrache sur le titre et un Shinji Ikari retouché au générique pour l'affubler d'un sourire. Pire : à mon avis, Misato Katsuragi n'est pas jouée par Mitsuishi Kotono. Une sorte de Sakura Taisen-like tout moche où l'Eva est un point et l'Ange, euh, un autre point - entrecoupé de scènes de drague où l'on peut séduire tout le monde, y compris Penpen. A noter que nous croyions que le premier combat contre le troisième ange était scripté avec l'Eva passant toute seule en mode Berserk, jusqu'au moment où je suis arrivé à crever. Yay pour moi.

Bref, le lectorat de l'éditotaku est toujours aussi cool, généreux et intelligent. Yay.



Pendant ce temps : GameOne passe l'anime de Ragnarok Online, et le ridicule ne tue toujours pas, puisque Archlord est devenu gratuit d'accès et toujours sans abonnement - c'est toujours trop cher pour ce que c'est. Il ne reste que quelques jours pour s'inscrire à la beta d'Universe At War, le prochain jeu de strat' temps réel par le studio Petroglyph (anciennement Westwood "Command & Conquer" Studios). Si vous n'avez pas participé à la beta de World In Conflict, la démo sort à la fin du mois, tout comme celle de Bioshock. Et à part ça, il parait que c'est les vacances. Alors la séance IRC de ce soir, dès 21 heures sur #editotaku@irc.worldnet.net sera plutôt calme, non ?

15 août 2007

Ma première VHS



Parmi les grandes différences de narration entre la japanime et les scénarios occidentaux, le rapport avec les méchants est particulièrement significatif. Rastapopoulos est une enflure, les Décepticons sont méchants "parce que". Mais au Japon, ce manichéisme disparaît souvent : dans Princesse Mononoké, Eboshi est-elle mauvaise pour tenter de sauver des anciennes prostituées du shogun local en vendant quelques arquebuses, quitte à raser la forêt ? Il y a une autre différence importante dans ce rapport : la puissance des méchants. Chez les ricains, les vilains sont largement inoffensifs, ridicules, et le héros s'en sort à peine griffé. En Europe, le méchant est accompagné de légendes attestant de ses pouvoirs, mais il s'avère pas bien offensif quand il est à l'écran. Par contre, au Japon, faut avancer la tête baissée. Les méchants peuvent faire vraiment mal et le héros en bave. Regardez ce passage de la fin de Mazinger Z, (série aussi culte au Japon que son futur spin-off, Grendizer / Goldorak l'est en France) ; le héros de millions de 'tits n'enfants se fait ratiboiser la gueule en diagonale et le pilote, Koji Kabuto (futur Alcor, le pote à Actarus dans Goldo), est amoché à en pisser le sang. Imaginez le traumatisme sur les gamins.

Et quand le héros finit par se relever, terrasser l'ennemi et sauver la paix et l'humanité, ça vous forge toute une génération d'otakus pur sucre. Goldorak a eu le même effet ici : pourquoi croyez-vous que le mystère de l'Autolargue fut levé par les frenchies ? Que Wikipédia, pour ce que ça vaut, affirme que c'est le seul programme à avoir atteint les 100 % d'audimat en France ? Que Déclic Images / Manga Distribution aient eu les cojones d'en sortir des versions pirates, quittes à être condamnés à la ruine ? Que les Fatal Picards en aient fait une de leurs chansons les plus connues ? Goldorak est un des grands héros de la pop culture française et avec Albator, le pilier de la japanime en France. Je pèse mes mots.

Alors, imaginez quand l'otaque français lit, bien des années plus tard, le manga importé chez Dybex (et oui, ils ont - mal - édité quelques mangasses). Il n'y a que quatre volumes, et je vais vous spoiler la gueule sur la fin : Goldorak perd. Il a beau vaincre les méchants robots de Véga, les humains se lancent dans un holocauste nucléaire, tout le monde meurt, fin. Bis repetita : imaginez le traumatisme sur les gamins. En fait, non, pas besoin d'imaginer, puisque je fais partie de ces traumatisés. Ouais, le résultat n'est pas joli-joli.



Pas étonnant que tout le monde ait oublié ce manga pour en rester à l'anime, largement supérieur et qui finit bien, lui. Regardez cette jaquette : quel que soit l'âge, il y a de quoi devenir loco. Un énorme Goldorak qui écrase un Golgoth avec son poing ! Un autre Goldorak qui vole ! Un Actarus ! Alcor ! Tous les méchants ! Le staff nippon respecté ! Un résumé pas con ! Une maison d'édition basée rue Montgallet ! Je crois que je saigne du nez. C'est le premier anime que j'ai vu, non ? Il y a quelques temps, je vous avais parlé de mon premier jeu vidéo. Là, c'est ma première cassette vidéo - enfin, avant ça, j'avais des épisodes de Tex Avery enregistrés à la main par papa raton pendant que j'étais dans le bide de maman raton. A l'heure où d'autres mataient du Disney, j'ai grandi avec Droopy, le Loup, Bugs Bunny et les sous-entendus racistes des toons de l'époque. Ces VHS sont toujours là et n'ont pas remplacé le très censuré coffret DVD (seule édition DVD des Tex Avery au monde, exclusive à la France et uniquement trouvable à prix d'or), ignoré sur mon étagère. Un jour, maman raton revient du supermarché avec la cassette en photo. Elle commence à lire le titre : "Gol... Do..." et je reste comme un con, parce que j'ai trois ans, je sais pas lire et je suis lent à la détente.

Elle contient les épisodes 62 et 64, "Les Cygnes" et "Cinq Minutes Pour Mourir". Dans le premier, de gentils zozieaux sont transformés en bombes radioactives sur pattes, et dans le second, un Golgoth attaque la ville avec l'intention de faire exploser une bombe au "lasernium", qui a tout ce qu'il y a de plus nucléaire... Actarus et ses potes se battent comme des lions (et là encore, sont méchamment blessés au combat), mais au final, Goldorak ne peut désamorcer l'ogive, et risque sa peau métallique pour la faire sauter le plus loin possible - non sans avoir lâché un monologue sur le sacrifice pour l'humanité alors que les secondes avant l'explosion s'égrènent. Avec autant de références aux dangers de l'atome, pas étonnant que je n'ose même pas jouer à S.T.A.L.K.E.R. ! Même pas besoin de remater la vidéo, je vous raconte tout ça de mémoire, puisque cette cassette vidéo est un de mes petits trésors. Forcément, car c'est ma première VHS.

10 août 2007

Pas là

Vous avez Steam ? Bien sûr que oui. Vous êtes une personne de goût, donc vous avez joué à Half-Life 2, donc vous avez Steam. La fonctionnalité de communauté vient d'être ajoutée en beta (parmi les bugs, les accents ne sont pas gérés dans les textes). Ca fonctionne comme les groupes de TrackMania United, et à l'instar de ce dernier, il y a déjà un groupe pour vous autres qui lisez l'éditotaku. Ca profite du système de rendez-vous pour rappeler la session IRC du dimanche soir, ou le gros week-end entre le rédacteur et les lecteurs qui commence ce soir, en région parisienne. Alors hop, dans un train et away ! Si vous en êtes, apportez un jeu vidéo qui vous tient particulièrement à coeur et que vous aimeriez faire partager en le présentant à tout le monde ; ne vous inquiétez pas pour la console qui va avec, on aura tout ce qu'il faut. Oui, même si c'est un PCB pour AtomisWave ou un GD-ROM pour Naomi.

Pendant ce temps, le ridicule ne tue toujours pas. Les éditeurs de jeux vidéo, qui continuent à s'accrocher aux titres des produits afin de les exploiter jusqu'à l'os (Far Cry chez Ubi Soft, dont seul l'épisode PC a été développé par le studio Crytek, avant d'être recyclé à mort sur tous les supports sans la moindre innovation), alors quand un développeur change d'éditeur, il doit également trouver un nouveau nom - voir Crytek et son Crysis, tandis qu'Ubi sortira un Far Cry 2. Ou Operation Flashpoint 2, pondu par les huîtres quadrisomiques de chez Codemasters, tandis que le studio Bohemia Interactive a sorti Armed Assault chez 505 Game Street. Et pendant que Sierra pond des add-ons et une suite pour F.E.A.R., le mégacool studio Monolith Productions (rien à avoir avec les Xénoconneries de Monolith Software), déjà à l'origine des No One Lives Forever, Shogo Mobile Armor Division, Tron 2.0, les deux Blood ou encore Alien VS Predator 2, a organisé un concours pour trouver un nom au prochain F.E.A.R. à eux. Je dois encore être bien naïf, parce que je m'attendais à voir un peu d'originalité... Et les trois finalistes sont "Dead Echo", "Project Origin" et "Dark Signal". Pourquoi est-ce qu'on continue à se taper des Dark machin et des Project truc ? C'est déjà vu, facile et dénué d'imagination. Pourquoi Eidos a renommé Thief en Dark Project ? Pourquoi le jeu de Tecmo qui fait peur et où on photographie des lolis s'appelle Project Zero ?

Et merde, je dois aller prendre le train. On se voit à Paris et je serai sûrement pas là dimanche soir pour la session IRC. A lundi pour les autres.

06 août 2007

Ouverture : Higurashi No Naku No Koro Ni Kai

Yay, encore une nouvelle rubrique : Ouverture ! Où, comme le nom ne l'indique pas, l'on abordera un anime sans en parler, via son générique d'ouverture ou de fermeture. Pas d'utilité auto-proclamée. On a commencé avec Dragon Destiny, ça continue avec la seconde saison d'Higurashi.

Vous vous souvenez d'Higurashi ? C'est en cours de distribution chez Anima, l'éditeur aux DVD introuvables, et quoi qu'en dise IRC sur #editotaku, c'est un anime en 24 épisodes assez effrayant pour se chier dessus.

Je rappelle le pitch pour les paresseux : un bled paumé au fin fond du Japon avec les sombres légendes du coin, un groupe de collégiens qui vit sa vie, et invariablement, y'a un truc qui cloche horriblement et ça finit dans le sang. C'est basé sur une série de jeux vidéo épisodiques, où le village d'Hinamizawa est systématiquement rebooté et revisité. Le tout découpé en arcs historiques des "questions" avec un équivalent dans celui des "réponses", où un même scénario est revu d'un point différent... Vous me suivez ? Le but étant de percer le mystère en recoupant les indices disséminés dans les différentes "visions" du village où Les Cigales se Mettent à Gémir (Higurashi No Naku No Koro Ni).

L'anime respectait ce découpage en coupant la première saison en deux parties (les questions et les réponses), chacune comprenant quatre arcs scénaristiques. Ainsi, alors qu'une histoire se terminait - forcément dans l'horreur -, on revenait à zéro à l'épisode suivant, avec des personnages innocents tout plein et (plus ou moins) ignorants de ce qui les attend. Coté téléspectateur, ça pouvait devenir un peu répétitif, surtout lors des scénarios les moins inspirés, mais la violence psychologique et visuelle était assez renouvelée pour retourner les tripes.



Ce générique est assez concentré sur Rika. Je viens juste d'écrire que certains persos sont plus ou moins conscients de ce qui va arriver ; elle est dans la catégorie "plus".



Honnêtement, la chanson est moins bonne que le dérangeant (et excellent) morceau qui accompagnait la première saison ; ce dernier arrivait à mettre le téléspectateur mal à l'aise, tout juste après un efficace prégénérique qui annonce aussi la couleur. C'est aussi le rôle d'un générique, et les CHIENS D'INFIDELES qui appuient sur Avance Rapide ne comprennent pas que cette préparation fait partie intégrante de l'anime. Il faut que le téléspectateur soit à point, bien mis en condition à l'aide du générique. Celui de la première saison était très fort pour ça.
Celui de la seconde s'amuse au début à interrompre le flow en mettant quelques images floues comme celle-ci. Mouais.



Ca, ce sont des yeux dessinés par un studio d'animation japonais. En opposition à un studio coréen, s'entend.



Tiens, voilà le perso le plus terrifiant de tout l'univers Higurashi.



Ne vous laissez pas abuser. Sérieusement.



La musique commence à faire frémir le caisson de basses, pour chauffer la salle, du genre "Higurashi est de retour, dites yay", et juste après, vous met ces images devant le nez. Pour rappeler que même si vous avez enfin votre nouveau fix, vous partez pour Hinamizawa, pas EuroDisney. C'est alors que le public frissonne. Voilà, le générique a fait son boulot, plus qu'à finir d'afficher les noms principaux du staff et l'épisode peut commencer.



Encore des yeux made in Japan. Les pupilles se dilatent même légèrement quand elle ouvre les yeux. Soigné.



Y'en a qui comprennent rien à la vie : je parle de ceux qui font des concours de popularité en mettant séparément Mion et Shion. C'est ridicule, et je le répète pour la peine : Shion est secondaire et faite pour être aimée. Ce serait comme séparer Hisui et Kohaku, les deux maids de Shingetsudan Tsukihime. Ah, pendant qu'on parle de ça, j'attire votre attention sur la Maid du Jour chez le camarade Axel, qui vient de me faire acheter aujourd'hui Unbalance X Unbalance. Je répète : Axel m'a fait acheter un manwha. S'il me fait regretter ça, on retombera dans une guerre froide comme à l'époque des fanfics Evangelion, à moins qu'il me refile ladite Maid du Jour. J'ai dit.



Et maintenant, la leçon rapide du jour : "raton, comment deviner si mon pote est un faux otaque et un vrai glandu ?" Facile ! Il interpèretera ce geste de la main en bon français, croyant que Rika fait un signe d'au revoir, alors qu'au Japon, cela signifie "venez avez nous". Si vous matez cet anime à plusieurs et que quelqu'un comprend ça de travers, faites-lui manger une canette de soda. Pas boire, hein, manger.



Et à part ça, oui, l'anime est cool. C'est juste "plus d'Higurashi parce que vous en aviez demandé", et c'est tant mieux.

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