15 mai 2006
Cet article est insupportablement long et je m'en excuse
Il faut dire qu'à l'origine, l'éditotaku en particulier et raton-laveur.net en plus large n'est pas vraiment parti d'un bon sentiment : il est né en réaction au vide intellectuel du Net francophone sur les animes et les jeux vidéo. Et je dis bien "Net", pas "blogosphère" ; à l'époque, les blogs français faisaient caca dans leurs couches. Plus de cinq ans se sont écoulés depuis que j'ai acheté ce nom de domaine, et je vais finir par croire que le Net français est sérieusement incontinent tellement les choses ont peu évolué.
En France, pendant les années 80, on a eu le Clob Dorothée : le phénomène de la japanime a été très largement mis sur le devant de la scène médiatique, et les petits otakus en devenir vivaient dans leur bulle. Quand cette dernière a éclaté et que l'hiver fut venu, ils se retrouvèrent fort dépourvus. Actuellement, le Net français a le skyblog, et l'histoire se répète : abrutis vivant dans leur bulle pendant qu'ils sont les chouchous des médias. Et purée, quand les skyblogueurs passeront la puberté, qu'ils tenteront de se trouver un job et que leur employeur les enverra chier à l'entretien d'embauche en hurlant de rire parce qu'il a retrouvé leurs écrits après une recherche Google, ce jour-là, je vous garantis que je serai allongé sur mon transat avec un paquet de pop-corn pour les regarder tomber du ciel.
En attendant (depuis cinq ans, quand même), la situation ne bouge pas : le terme de "blog" est si insultant que je me refuse à dénommer ainsi l'éditotaku, la moyenne du QI des sites web francophones anime et JV approche le zéro absolu - et si jamais il existe des lieux de qualité régulièrement mis à jour, ce sont des îlots perdus dans un océan de connerie. J'insiste sur "régulièrement mis à jour" : c'est dingue de voir comment un site peut tomber en friche le jour où ses admins décident d'ouvrir un forum, dont la fréquentation et la modération finissent par complètement prendre le pas sur le contenu rédactionnel.
Bis repetita : Le web français sur les jeux vidéo et la japanime ne mûrit pas : il reste coincé entre des voleurs attardés mentaux et des skyblogueurs qui se prennent pour la révolution culturelle du web. Qu'est-ce qu'on en a à foutre ? Facile : dans le monde réel, celui de la télévision, des journaux et de l'économie de marché, les mangas et les jeux vidéo commencent à avoir un sérieux poids culturel et financier. Il y a régulièrement des mangas qui trustent les listes des livres les plus vendus en France ; des chaînes de télé sont en train de reléguer le traumatisme Dorothée au passé et diffusent des séries de qualité ; et pour la culture, l'influence nipponne sur nos existences de petits occidentaux sera sérieusement analysée dans quelques décennies par des sociologues étudiant la pop culture. Dans l'immédiat, il en va de la réputation de ces passions et des fans - nous, quoi. Vous les aimez, vous, ces reportages à la con qui nous représentent comme des rebuts de la société ? A chaque fois qu'un reporter en manque de contenu fait une recherche Google pour arrondir ses fins de mois et à chaque fois qu'il tombe sur un skyblog ou ces sites qui mettent une moyenne de 10 sur 10 à tous les animes de la création, c'est une feuille de chou qui paraît et une chance de légitimer notre passion qui disparaît. Surtout que comme je l'ai déjà écrit plus haut, des sites de qualité en français, je pourrais citer ceux que je connais sur les doigts d'une seule main.
Il faudrait une impulsion pour sortir de cette situation. Comme disait Raymond Barre cité par Coluche, "il faut mettre un frein à l'immobilisme". Pour ça, il faudrait que les gros bonnets s'y mettent et se décident à chercher les sites de qualité... Sauf qu'apparemment, ils ont autre chose à faire. Je viens de mettre un lien vers animeka (il paraît qu'ils lisent ce site, coucou les mecs !), mais les administrateurs se sont enlisés dans le débat de la présence des fansubs sur le site. Donc, ils ont autre chose à foutre. Et mine de rien, c'est super ambitieux et prétentieux ce que j'ai écrit là, "se mettre à chercher les sites de qualité"...
... donc on va tenter de commencer petit. Et même si ça me fait mal aux seins, je pense aux blogs. Au fond, le blog, ça reste un site avec une interface simplifiée pour éditer et publier ses articles - c'est ainsi que je vois ce concept, puisque j'ai commencé à m'en servir par flemmardise d'uploader des fichiers HTML et de faire les liens à la main. Le blog, avec un bon écrivain qui sait rester réactif en proposant régulièrement du nouveau contenu, ça dépasse largement les sites web qui oublient d'ajouter quelque chose parce que leur forum leur prend trop de temps. Essayons déjà de trouver les blogs ou sites français qui n'ont pas lâché l'affaire après deux semaines et qui n'écrivent pas une fois par mois. Parce que perso, je commence à en avoir ras la casquette qu'on me dise "tiens, voilà un super article que tu devrais lire" avant de voir que c'est systématiquement en anglais. J'ai pas de problème avec cette langue, mais merde, pourquoi c'est jamais en français ?
D'ailleurs, les anglais ont récemment réalisé que leur blogosphère japanime tournait en rond : à force de faire des articles à base de captures d'écran-synopsis détaillé de l'épisode-avis perso sur trois lignes, on ne va pas bien loin, fit remarquer l'auteur ricain de blogsuki, un annuaire de blogs sur les animes. Le problème, c'est que les quelques français qui n'écrivent pas en SMS ont suivi la tendance...
Pour ceux qui tomberaient sur ce site par hasard en se demandant comment j'opère puisque j'ai l'air si malin que ça, je les invite à lire le dernier article assez conséquent paru ici sur une série. Je sais pas moi, regardez celui sur Densha Otoko, il résume assez bien la ligne rédactionnelle : un résumé qui se réduit au strict minimum, beaucoup de liens débiles, un avis personnel ou une analyse assez maousse. Si j'ai bien travaillé, mes copains de chez Kanpai-Net s'en inspirent pour faire leur article à eux et on recommence avec autre chose. Et c'est une habitude purement personnelle, mais peu ou prou de smileys ; si votre humour est si mauvais ou si mal écrit qu'on n'arrive pas à comprendre que vous êtes en train de faire le clown, vous feriez mieux de réécrire votre prose au lieu de la gaver de (\^_^/).
Ce texte devient franchement trop long, alors je vais résumer et boucler :
- L'internet français sur les animes et les jeux vidéo était à chier et il est toujours à chier ;
- Entourés de médiocrité, les bons sites ou auteurs francophones sont devenus introuvables. Pire, en l'absence de toute mise en relation, ils s'ignorent les uns les autres ;
- il faut mettre un terme à cela ou tout ce que nous verrons en français pour le restant de nos jours sur le Net sera un brouet de scantrads faits par des Kevins et des pseudo-fans éternellement satisfaits par les mêmes bouses yuri-guro-shonen-moe-ecchi-harem qui y mettront 10 sur 10 chez AnimeKa ;
- mettre en relation les bons blogs et sites vivants entre eux pour initier une blogosphère ou un annuaire correct.
- A partir de là, on va enfin pouvoir avoir un peu de lecture correcte --> victory.
- projet pour la suite : domination du monde francophone.
Dans l'immédiat, voilà ce que tonton raton peut faire : si vous avez ou connaissez un site web ou un blog qui rentre dans vos critères de qualité, pensez à en parler dans les commentaires ci-dessous et présentez votre cuisine. N'oubliez pas que vous pouvez aisément ajouter un lien avec la case prévue à cet effet. Vous ne survivrez pas tout seul dans votre coin, et jusqu'à preuve du contraire, on écrit pour être lu. En attendant d'établir meilleur quartier général que ce billet qui tient encore de la note d'intention, Skav a codé Blogchan, qui est un blogsuki à la française (et il compte déjà refaire le système de notations d'AnimeKa, hu hu), mais il suffit déjà de vous faire connaître auprès de ce site - en attendant que d'autres nous rejoignent dans cette "impulsion" dont je parlais plus haut. Ben oui, si cette idée vous plaît, autant en parler de votre côté. Yay pour vous.
Par Raton-Laveur le 15 mai 2006, 23:59 - Japanime 61 commentaires
13 mai 2006
anime Black Lagoon, ou la critique la plus concise de cet éditorial
Puis tonton Shikaze m'a mis l'anime devant le museau. Et c'est tout pareil, fidèle et franchement bien réalisé. C'est pas du low-budget (même le tatouage de Levy n'a pas été trop bâtardisé) mais pas exceptionnel non plus. A l'image de l'oeuvre originale, ça ne se prend pas la tête et ça fait super plaisir.
Cependant, je commence à prendre conscience que le format TV nippon se politiquement-corrige de plus en plus, en vue des exportations en masse de ses productions. Même si certains animes se permettent toujours d'être orientés vers les adultes, ils ne s'offrent ce luxe qu'à travers des univers malsains, la violence graphique étant en nette voie de disparition sur le petit écran japonais. Le manga Black Lagoon ne tient pas non plus du massacre, mais on voit bien que toutes les adaptations sont édulcorées sur l'hémoglobine. Non, Blood+ ne compte pas, ce ne sont que des monstres informes et cet anime est à chier. Comparé à ce qu'on pouvait voir il n'y a même pas cinq ans (remember Saikano), la tendance devient flagrante.
Demain soir, c'est dimanche, alors hop, session IRC dès 21 heures sur #editotaku@irc.worldnet.net. Ca parlera de l'E3 et du monumental plantage de sony, de l'Epitanime qui a lieu dans deux semaines et de Dr. Tran. Vous pouvez aussi passer en utilisant la p'tite case à gauche si vous avez la flemme d'installer un client IRC.
Par Raton-Laveur le 13 mai 2006, 23:59 - Japanime 22 commentaires
11 mai 2006
raton-laveur est un enfoiré de sa race, épisode 87218 : amusons-nous avec le télémarketing
Par Raton-Laveur le 11 mai 2006, 20:44 - Général 62 commentaires
09 mai 2006
Conférence E3 Microsoft
GTA 4 n'a pas l'air d'être une exclu 360 mais il sera sur la console dès sa sortie, en octobre... 2007. M'en fous, j'aime pas GTA. Nouveau Shadowrun pour PC et 360 en janvier. Si vous n'avez pas joué au RPG sur SNES et Mega Drive, commencez à chercher maintenant, c'est un chef d'oeuvre basé sur le jeu de rôle pen and paper. Fable 2, Splinter Cell 4 = rien à foutre. Gears of War ressemble vraiment à un jeu Epic Games comme je les aime. Nouveaux accords passés pour le XboxLive Arcade avec des développeurs japonais comme Sega, Namco ou Konami, mais la liste des titres montrés fait quand même sacrément peine face à la Wii qui va gérer le catalogue Nintendo, Mega Drive et PC Engine...
... mais au moins, ils ont montré des jeux qui tournent. Pour les bandes-annonces, Dead or Alive Xtreme 2 est donc la suite de DOAXVB mais avec autre chose que du volley... En rêvant, ils penseront peut-être à caser un mode 4 joueurs. Les modifications sautent aux yeux : ça paraît légèrement plus beau que DOA4 et les cheveux semblent avoir enfin cessé de "pénétrer" les épaules des demoiselles. L'autre gros changement, c'est que les nichons ont l'air d'être beaucoup plus flasques que dans les jeux précédents ; sur l'échelle d'Oppai Slider 2, j'estimerais qu'on est passé d'un niveau 6 de fermeté à un niveau 3, ce qui est très visible et contraste clairement avec la fermeté habituelle observée chez Tecmo. Oh mon Dieu je viens de relire la phrase précédente et ça m'a fait réaliser que je ne mérite plus la dénomination d'être humain.
Microsoft rappelle le front PC, admettant à demi-mot qu'avoir tenté d'étouffer les jeux PC pour peupler sa Xbox était foireux. Windows Vista sera tourné vers les jeux, l'intégration entre XboxLive et MSN Messenger ou Hotmail sera unifiée, et quelques jeux pourront être ainsi connectés. Autrement dit, la même promesse que la connectivité GBA-GameCube, ps3-psp, etc. Truc pas forcément bon : possibilité de jouer entre PC et 360, à l'instar des serveurs partagés de Final Fantasy XI entre ps2 et PC ; on va se retrouver avec des emmerdes pas possibles entre Kevins coincés sur le clavier-souris et les râleurs "limités" par leurs pads.
Pas d'annonce sur la console portable au nom de code "XPlayer".
En résumé, alors que sony et Nintendo y sont allés de leurs nouvelles surprises, Microsoft se contente juste de suivre la voie qu'ils se sont tracés depuis déjà assez longtemps. Bis repetita : le court terme va être amusant pour eux, mais dès que la ps3 et la Wii se seront mises en branle, Microsoft ne semble pas avoir prévu grand chose pour rester dans la course : tout va tenir dans le catalogue d'exclusivités qu'ils continuent d'entretenir, mais la limitation de la mémoire de masse (DVD et disque dur 20 Go) de la 360 n'est pas franchement à l'épreuve du temps.
Par Raton-Laveur le 09 mai 2006, 22:34 - Jeux vidéo 9 commentaires
Conférence E3 Nintendo
Encore un tit secret sur la manette de révélé : une petite enceinte. Quand on tire une flèche à Zelda, on l'entend se décocher sur la manette avant qu'elle se plante sur l'ennemi à l'écran.
Autre truc sympa : même éteinte, la console reste connectée au Net pour télécharger toute seule du nouveau contenu pour les jeux sans intervention du joueur.
La démo de Red Steel d'Ubi Soft était quand même un peu pas trop précise et un peu moche par endroits (l'aquarium qui explose, beurk). Et bon, le bullet time, déjà vu.
DS : OUENDAN OFFICIELLEMENT IMPORTE ! W00T ! Un look un peu différent (le disque à tourner a une couleur différente), donc sûrement nouveaux morceaux. Le nom est "Elite Beat Agents" si j'ai bien lu. Makura me file le lien vers la première trailer sur Gamespot - on peut voir une nouvelle histoire mais on entend pas la musique correspondante.
Toujours DS : Star Fox DS et Yoshi's Island 2 ! Diddy Kong Racing aussi mais il avait une sale gueule et on a déjà Mario Kart DS. Et bien sûr, Zelda Phantom Hourglass.
Dans l'ensemble, c'était quand même autre chose que les powerpoints à sony. Même si les grosses infos sur la date ou le prix ont manqué, Nintendo n'a fait que parler des jeux, et c'est quand même la meilleure chose à faire. Yay pour eux.
Par Raton-Laveur le 09 mai 2006, 19:59 - Jeux vidéo 39 commentaires
Conférence E3 sony
Le seul truc qui soit largement en faveur de la ps3, c'est sa capacité de stockage avec le Blu-Ray, Microsoft n'ayant pas l'intention d'utiliser le HD-DVD pour les jeux sur 360 - à moins qu'ils reviennent sur cette idée dans leur conférence (à 21h).
En bonus, une grosse frayeur personnelle avec la vidéo de Ridge Racer 7 où la caméra zoome vers la rétine de Reiko Nagase pour montrer l'interface et les images du jeu à l'intérieur de son oeil, laissant flotter l'idée que notre pin-up préférée est un androïde. Merci, mais dans la catégorie des robots bandants, j'ai déjà le Major Kusanagi, et j'aimerais pas apprendre seulement maintenant que Reiko est un ordinateur. Brrrr.
Par Raton-Laveur le 09 mai 2006, 04:00 - Jeux vidéo 33 commentaires
07 mai 2006
Pauvre Kévin

Comme chaque dimanche, session IRC à partir de 21 heures sur #editotaku@irc.worldnet.net (ou entrez votre pseudo dans la case à gauche si les clients IRC vous filent de l'urticaire). Et mardi, c'est l'E3 qui commence, yay.
Pendant que j'y suis, on dirait que je me suis un peu laissé emporter dans mon élan avec l'article sur Killer7, qui est quand même un peu longuet... Enfin, en plus d'être parfaitement envisageable pour la liste des jeux qui ont vraiment compté dans la logithèque du pauvre GameCube, ça reste quand même un titre à essayer. Pour la peine, je garde Samantha dans mon message de quit sur IRC. A ce soir !
Par Raton-Laveur le 07 mai 2006, 19:44 - Général aucun commentaire
06 mai 2006
Killer7
En tout cas, je suis allé jusqu'au bout, sans me forcer. C'est quand même de plus en plus rare que me que je me tape un jeu jusqu'à sa conclusion, tant ma tolérance au foutage de gueule est basse. Un boss avec une méthode d'élimination alambiquée, un RPG avec une trop forte tendance au grinding, une histoire qui perd le joueur dans les détails inutiles, ça suffit largement l'expédition du disque en aller simple vers l'Etagère de l'Oubli. Je ne pense pas que c'est ça qui a dû pousser pas mal de monde à laisser tomber Killer7 ; j'ai plutôt l'impression qu'ils ont lâché l'affaire parce qu'ils ont eu l'impression qu'on les prenait pour des buses.
Quelle que soit la personne qui tient la manette, une partie de son crâne a bien conscience qu'on se fout d'elle. Personnellement, c'était un soupçon, une petite idée au fond de l'esprit, qui ne m'a pas quitté mais qui n'a jamais pris le dessus sur l'envie de jouer. On y sentait une sorte de mépris pour le joueur, comme si les développeurs tentaient de lui faire réaliser la stupidité crasse de ses efforts : tenter de se battre et de survivre dans un monde qui n'existe pas. Ne riez pas, c'est déjà arrivé. Les deux exemples les plus connus restent cependant anecdotiques : primo, le Défi de Takeshi Kitano sur Famicom, un jeu impossible à terminer (taper 20 000 fois sur un boss pour le battre, yay), et secundo, Penn and Teller's Smoke and Mirrors sur MegaCD, qui contient des challenges du genre "conduire un bus sur une route déserte pendant 8 heures non-stop" (pour gagner un seul point au score, re-yay). Même si ce n'est pas dans les mêmes proportions, Killer7 s'offre régulièrement le luxe de ridiculiser le joueur : que ce soit avec un boss qu'on ne peut éliminer qu'avec une précision de tir JFK-esque et une méthode tordue, ou au contraire avec un boss qui meurt après une seule balle, ou avec son histoire positivement incompréhensible, ou ses choix de design (graphique et gameplay) qui vont à rebrousse-poil de ce qu'on connait. Et pourvu qu'on ignore le manuel d'utilisation (n'y touchez pas, il est bourré de spoilers), la première mission a une courbe d'apprentissage aussi raide que la face Nord du Mont Blanc. Certains passages sont donc de véritables corvées. Parfois, il est plus rapide de lever son gros derrière du canapé pour faire un Reset et charger sa sauvegarde que se taper la résurrection d'un personnage mort loin d'un checkpoint. Et surtout, ce n'est pas un jeu très amusant : en tant que "jeu vidéo", j'ai connu largement plus gratifiant et divertissant. Retour sur ce dernier point dans un moment.
Voilà pour la liste négative. En restant méthodique et en la comparant à la liste des points positifs, je vais peut-être pouvoir me faire un avis sur ce jeu.
(raton-laveur has left #editotaku : http://www.raton-laveur.net - Oh Samantha, tu serais toujours vivante si je n'avais pas fait ce site web!)
Killer7 a quand même la classe. Tellement la classe, qu'un de ses personnages déjantés, mi-pute mi-soumise, a hanté les sessions IRC pendant que je cherchais ce jeu. Parenthèse : quand je chasse un jeu pas facile à dénicher, je me fais quelques pense-bêtes pour ne pas oublier mon objectif. Quand j'étais à la recherche de ThunderForce IV ou de quelque obscur titre Saturn, quelques références traînaient toujours sur le bureau, l'agenda, les messages postés sur le Net. La version Cube européenne de Killer7 a eu un tirage assez faible - moins de 6 000 exemplaires, ai-je entendu d'une source aucunement fiable. Fin de parenthèse. Killer7 a tellement la classe que Jack Thompson (Ace Attorney) écrit à Scott Ramsoomair à son sujet. Résultat : l'auteur de VGCats, initialement repoussé par le jeu, lui a laissé une seconde chance et l'a suffisamment apprécié pour en faire un wallpaper. Killer7 a une tête de gamine qui vous parle avec des smileys dans le texte, des séquences animées (regardables sur le site officiel - certaines made by Xebec) et une scène de cul assez explicite.
Je n'ai franchement pas envie de ressortir le débat "le jeu vidéo est-il un art ?", parce qu'il semble impossible d'avoir une discussion à ce sujet sans devenir extrêmement prétentieux. J'avais écrit quelque chose à l'époque où ce site était mis à jour par 56k, toujours trouvable dans la section des articles - mais j'apprécierais beaucoup que vous vous absteniez de le lire, ça doit avoir au moins cinq ans d'âge. Restons-en au compromis que les jeux vidéo sont une (sous-)culture et non une forme d'art, encore trop jeunes et largement poussés par des impératifs commerciaux. Les éditeurs de jeux cherchent surtout à vendre, pas à faire passer un message - et si les développeurs veulent véhiculer quelque valeur au sein de leur programme, que ça n'empiète pas sur l'objectif mercantile. Brûlons EA Games, principal vecteur de cette tendance... et bénissons Capcom, qui s'est justement permis de l'inverser avec les Capcom Five, ces cinq jeux (dont un annulé), censés prouver que l'éditeur-développeur peut faire du jeu artistique quand il n'est pas occupé à rééditer Street Fighter ou Mega Man. Killer7 fait partie de ce quintette. Financer des projets risqués avec des blockbusters : le principe même du mécénat. Capcom l'applique, et on obtient Phoenix Wright, Steel Battalion ou Viewtiful Joe. Rien que pour cette ambition, il y a de quoi devenir fanboy. L'intérêt pour Capcom est quand même évident : soigner son image de marque, comme le fait sony en finançant ICO et Shadow of the Colossus. Capcom n'a pas les mêmes moyens, mais il va vraiment au bout de son ambition ; la preuve, non seulement Killer7 termine son cycle de développement sans être annulé par le service marketing, est mis en vente, mais en plus, il est traduit et exporté jusqu'en Europe. Quand on a le résultat final entre les pattes, on se dit quand même que Capcom a des couilles - terme ici employé dans son sens le plus villepiniste.
Killer7 a des couilles. Le premier niveau doit servir à filtrer les joueurs, tant il observe peu de considération pour eux : on commence à jouer, on dézingue deux ennemis et en moins de cinq minutes, on se retrouve nez à nez avec une sorte de monstre occupant tout le parking qui clone des assaillants. La première fois, il faut bien compter une heure pour terminer cette mission. Ensuite, le jeu lance ses messages : ça parle de la guerre et de la paix, du conflit entre l'Orient et l'Occident, de la propagande par les médias de masse, du terrorisme ou de la facilité à contrôler une nation. Ca parle de pions jetables dans un conflit sans fin disputé entre dieux. Ca parle d'un mec seul, perdu dans son passé.
Un jeu vidéo a t-il déjà abordé pareils sujets ? Les Metal Gear, bien sûr. Eux aussi savent se foutre du joueur et lui rappeler qu'il joue à un jeu vidéo, que ce soit en lui collant un "FISSION MAILED" à l'écran ou en lui faisant débrancher sa manette. L'unité Cobra ou les Fils de la Liberté ont beaucoup en commun avec les Killer7 : ils sont complètement fous, ont chacun une spécialité (sniper, demolition man, etc), agissent chacun dans leur coin, et semblent tirés d'un comic-book suranné. Avec leurs scénarios lourds en messages, les deux jeux ont une forte tendance à frustrer le gamer pur et dur, celui qui vient pour avoir son fix d'adrénaline, le genre à faire le reproche écrit plus haut : "en tant que 'jeu vidéo', j'ai connu largement plus gratifiant et divertissant".
Mais on l'a déjà dit : de son origine (projet Capcom Five) au résultat final (qui ne veut pas qu'on l'aime), on sait bien que l'objectif principal de Killer7 n'est pas d'amuser le joueur. Mais alors, c'est quoi ? Au lieu de me divertir, qu'ai-je fait devant ce jeu ? Je me suis énervé (même si elle n'est pas si difficile que ça, la mission "Alter Ego" m'en a fait baver), creusé la cervelle et privé de quelques heures de sommeil. J'ai jubilé devant le génial coup de théâtre final, nerveusement sursauté à chaque fois que je changeais de personnalité, pesté contre les temps de chargement plus longs que la moyenne GameCube (ladite moyenne étant "pas de chargement" - mais il paraît que c'est bien plus désagréable sur ps2). Le camarade Pipo, ancien fanatique de ce jeu - avant de changer de religion pour vénérer les Katamaris - a bien raison quand il dit que Killer7 pousse le joueur à y mettre ses tripes.
A en juger par le contenu du titre, je crois bien que c'est son véritable but : secouer le pauvre hère qui tient la manette - au sens figuré, puisque j'utilise un WaveBird. Secouer ses préjugés en matière de graphisme, de gameplay, de narration. Et là, mission accomplie. Emouvoir, faire réfléchir, ébranler les idées reçues... ça correspond à la définition de l'art, non ? Alors, le but de Killer7 serait d'être une oeuvre d'art ? Mince alors. Jeu d'auteur, on a déjà vu, mais oeuvre d'art... C'est peut-être une première dans le domaine du jeu vidéo.
Alors, c'est pour ça que je suis infoutu de dire s'il s'agit d'un bon jeu ou pas ? Parce qu'il ne cherche tout simplement pas à être un bon jeu, mais autre chose, comme... une bonne oeuvre d'art ? Dans ce cas, oui, Killer7 y arrive. Je ne suis pas non plus complètement subjugué par sa performance, parce qu'elle est quand même un peu trop élitiste en cherchant absolument à noyer le joueur-admirateur dans une histoire trop confuse. Dixit Wikipedia, le projet original était trop cher et complexe - et comme il était déjà assez en retard, le produit final est une version allégée des ambitions de l'auteur, Suda 51. C'est sûrement la raison derrière le principal défaut de cette oeuvre. Le studio grasshopper manufacture a bien conscience de cette erreur et a pondu le livre Hand in Killer7, qui aide à dénouer le sac de noeuds. Reste qu'en l'état, chercher à tout comprendre est impossible - il suffit de savoir vivre sans cela (je sais pas moi, pensez à Twin Peaks). En tant que jeu vidéo, Killer7 est, pour rester poli, "moyen". En tant qu'oeuvre à vocation artistique, Killer7 est un coup d'essai magistral.
Par Raton-Laveur le 06 mai 2006, 16:40 - Jeux vidéo 10 commentaires
04 mai 2006
Push to listen
Au fait : vous auriez normalement dû avoir ici un avis croisé du film Silent Hill entre trois gentils garçons qui sont allés le voir. L'un (votre serviteur) s'est tapé les jeux (et l'Echelle de Jacob), un autre (Nex) y a joué un peu, et le dernier (Masskot) ne les a jamais vus. Le tout au format audio, d'où la référence du premier paragraphe. J'avais pris un dictaphone pour carrément enregistrer les réactions à la sortie de la salle, sauf que bien évidemment, le résultat est assez inaudible. Résumons donc le tout dans le bon vieux format texte :
- pour Masskot, c'est un bon film, qui ne casse quand même pas des briques mais qui arrive à atteindre son but de mettre le spectateur mal à l'aise. La fin part en couille.
- pour Nex, l'ambiance est respectée, le film laisse une très bonne impression, le malaise est là. La première demi-heure est très bonne, mais après, ça déraille un peu et la fin part en couille. L'histoire semble si tordue qu'ils n'ont pas trouvé mieux que d'ajouter une scène où un personnage prend carrément le spectateur entre quatre yeux pour lui raconter le fin mot de l'histoire, ce qui est quelque peu contradictoire face aux jeux qui distillent le scénario en laissant au joueur-spectateur le soin de reconstituer le puzzle de Silent Hill.
- pour raton, les décors et la charte graphique des jeux sont respectés à la lettre. Enormes félicitations à la petite qui joue Alyssa/Sharon et au directeur de la photographie. Problème : l'héroïne est rapidement accompagnée dans son exploration, et dès qu'on commence à se sentir mal à l'aise, le film fait retomber la pression en coupant la scène. La première demi-heure est géniale, mais le film part progressivement en couille pour aboutir à une ridicule fin grand-guignolesque fait penser à Monty Python Sacré Graal (SHE'S A WITCH ! BURN HER ! BURN HER !). Alors que le format cinématographique et ses "limitations" par rapport à la narration vidéoludique (par exemple, durée forcée de deux heures) auraient pu amener le film à se limiter, ou au moins, à adhérer autant que possible à la trame principale (la tragédie de Silent Hill), le scénario s'offre au contraire le "luxe" (pas mérité) d'ajouter de nombreux personnages, histoires secondaires et lieux qui - au mieux - sont inutiles et - au pire - ajoutent à la confusion. Cette surenchère scénaristique est symptomatique des remakes US de films d'horreur nippons (The Grudge, Ring et j'en passe), et Silent Hill n'échappe pas à la règle. Une fois la première demi-heure passée, la déception s'est lourdement installée.
Article sur l'UMD "The Silent Hill Experience"
Par Raton-Laveur le 04 mai 2006, 23:31 - Jeux vidéo 9 commentaires
02 mai 2006
Les lectures de QCTX
Cette métaphore s'étalait sur PLUSIEURS PAGES, poussant le vice jusqu'à expliquer que les moins bons jeux DS, Sonic Rush et Another Code, étaient ainsi des auriculaires, puisqu'ils n'étaient pas très utiles lors de l'acte onaniste, procurant peu de plaisir. La conclusion était évidente : "aimez-vous vous tripoter avec deux ou trois doigts ?" Puis la méthadone a cessé de faire effet et j'ai réalisé que la meilleure place de ce texte était dans le néant. Alors je vous laisse avec les recommandations de mon copain QCTX en matière de mangas, parce qu'il a eu la gentillesse de me les confier dans le creux de l'email. Merci à lui, et merci à vous pour ne pas avoir lu le machin abordé plus haut.
On commence par le meilleur. Toujours, c'est que je préfère. Ca s'appelle (prenez votre respiration) : "HIROSUKE KIZAKI MEMORIAL EDITION Les dessins de la vie" par Hirosuke Kanzaki et Marley Caribu. Comment ? Ce nom fait un peu canadien sur les bords ? Et encore vous n'êtes pas au bout de vos surprises...
La couverture d'un vert et jaune pisseux est très peu engageante. On y distingue un croquis sur un cahier d'écolier et c'est tout. C'est édité par Soleil, une boite qui se distingue plutôt par ses productions héroïc-fantasy en BD franco-belges ou en shojo barbapapesque affreux. Mais à l'intérieur, c'est vraiment surprenant. Et pourtant, vous allez me dire qu'il n'y a pas de quoi. Un monde de furrys, des graphismes simples et déliés, peu de personnages, des grands yeux, une couche de WAFFy tellement légère qu'on voit à travers, ... bref, oui, c'est du Shojo. Mais du BON shojo. De celui qu'on relit plusieurs fois d'affilés avec un petit pincement au coeur sans pouvoir vraiment se l'expliquer. L'ambiance est à mi-chemin entre "+Anima" et "Yokohama Kaidashi Kikou". C'est calme et ça détent. Pourtant le scénar peut sembler ultra connu : une jeune collégienne inconnue mais aussi diserte que Rei dans NGE, réalise des dessins qui forcent l'admiration de ses amies. Elle est loin de savoir s'affirmer et encore moins de pouvoir montrer ses dessins. Sa rencontre avec un dessinateur taciturne sur le retour, revenu dans cette petite ville de campagne ne va pas "révolutionner" sa vie, mais introduire quelques changements. Légers, très légers. Ha oui, et autant vous le dire tout de suite, l'histoire n'est pas et ne sera jamais terminée. Les idiots se contenteront du titre et les autres iront lire les explications en fin du livre. Alors quoi ? Et bien, y'a pas à dire, cette petite, on s'y attache. Et ce grand dadais qui dès leur seconde rencontre ne peut s'empêcher de lancer "Tu es venue chez un homme en pleine nuit. Tu ne te plaindras pas si je te viole..." et l'autre d'enchaîner, le regard perdu dans le vague sur leur première rencontre houleuse au café lors de la présentation des dessins... Bref, c'est plus que recommandé pour tout ceux qui se targuent d'avoir un minimum d'âme sensible. Et les autres.
"Angry" est un de ces shonen qui vous semble surfer sur des thèmes connus mais qui surprend quand même. Bon, après tout, un manga sur le judo, bof. C'est un sport qui est quand même ouvertement moqué même en France pour son peu d'efficacité apparente dans les films ou la rue (pour ceux qui ont essayé). Et pourtant, on reste surpris. Tout d'abord, il y a les filles. Non, pas toutes des HiME en puissance, non, non. Des filles standard, telles qu'on en trouve dans tous les lycées du monde. Une battante, une rebelle, une pédante (non, non, relisez-vous, c'est tout à fait possible)... qui s'y connaissent en judo. Des beaux mecs qui se battent ensemblent sans tous savoir que c'est pour la même infirmière, un cycliste tricheur aux dreadlocks surprenant, un coach branleur aidé/secondé/remplacé par un capitaine balaise. Une ambiance bon enfant mais pas trop (problème de fric, de famille...) Et surtout, pour ceux qui comme moi ont eu la chance de pratiquer, on n'est plus dans un de ces manga avec un combat "pseudo-martial" où les duels se résument à trois cases (case un : face à face, case deux : croisement, case tois : chute de l'un des deux adversaires, entre les cases : rien). Exemple type : Kenshin, que je hais profondément pour ne pas montrer un seul geste technique de combat au sabre. Oui, j'ai regardé un grand nombre d'épisodes, j'ai lu une bonne partie du manga et j'ai même les OAV à la maison si ça peut vous faire plaisir. Revennns au sujet. Les gestes sont assez bien mis en plan pour être compréhensibles et visibles du commun des mortels et là est l'intérêt de ce titre. En plus de celui d'être mixte sans être macho/pervers/hentai. Déjà trois tomes de sortis.
Bon, vous connaisez tous "Battle Royale" (ou au moins son concept grâce au script IRC de l'ami Keul - tiens ça fait longtemps qu'on s'en est pas fait une). Certain connaissent peut-être aussi la série "Alien 9" sortie au format papier ou video depuis peu. Bien, maintenant, imaginez un mix des deux. Ca y est ? Bon et bien vous avez dans vos mains "Blitz Royale". Un mélange assez détonnant de gore (ramassage de cadavres sur les plages) et d'humour standard (l'héroine est une porte-poisse professionelle). Mlle "Je-porte-la-poisse-à-mes-amis" craint que sa classe ne soit choisie cette année pour "le Programme". Heureusement, trois jours avant le départ pour son voyage scolaire, les résultats de la loterie infernale sont annoncés et la classe est sauvée... Jusqu'à ce qu'on aprenne que le Ministère de la Défense est tiraillé entre plusieurs partis. Notamment, celui de la Marine Nationale qui trouve que l'Armée de Terre et son fameux "programme" lui fait de plus en plus d'ombre sur le tableau national. Elle décide elle aussi de lancer son propre "Programme". Et devinez qui vont être les petits veinards cette année ? Bref, on est reparti pour les gazs soporifiques, les petits colliers GPS piégés à la télécommande et un prof (piégé lui-aussi) qui possède une tête qui ferait rire un âne. Les avancées ? Les élèves ne sont plus obligés de se tuer entre eux et n'ont plus un random-bag. Non, ils doivent tout simplement suivre un entrainement des forces armées. Comme "Aller ramasser des cadavres sur la plage", ou "Traverser des habitations et y déloger un sniper drogué". Les armes sont lourdes, massives et chargées. Les uniformes sont aux tailles des enfants, mais pas les mentalités. Bref, on navigue souvent entre deux eaux, sans trop savoir si l'on doit en rire ou en pleurer... à suivre.
(NdRaton : J'ai rapidement lu le premier volume, et c'est quand même super malsain. Okay, Battle Royale l'est largement, le film BR2 est à chier, mais Blitz Royale donne dans davantage dans la connerie absurde de la "Défense de la Paix" plutôt que le conflit des générations, thème principal de l'oeuvre originale. En tout cas, c'est une oeuvre assez typique de ce que peut enfanter un nationalisme limite parano-xénophobe accentué par le fait d'être situé à côté d'une dictature nucléaire aux instincts guerriers...)
Kalon
Juste parce que ce site mérite à être connu. Le très (trop ?) célèbre Pen of Chaos le cite allègrement comme l'une des sources d'inspiration de son Donjon de Naheulbeuk. Et (re)lire un code n'est pas forcément chiant quand c'est bien foutu. Kalon est un barbare dont la longue quête vous distillera de l'humour à petite doses. On y retrouve Melgo, le voleur (qui sait éviter les tas de cendres, lui), Sook, la sourcière rousse (au derrière si spécial) et un tas de monstres divers, de Dieux "de tout un tas de trucs marrants"... bref, de la pure Héroic Fantasy de bonne facture qui ne reprend pas à rebours tous les poncifs du genre, mais au contraire, les peaufine et nous rappelle régulièrement que certaines RD sont invariables (Règles Donjoniques : des câbles soutenant un lustre se doivent se supporter le poids d'un héros, de sa captive et d'une part non négligeable du butin)
Allez, il se fait tard et par conséquent, toutes les fautes d'ortho sont imputables à mon réveil qui a l'outrecuidance de m'afficher 2h58. 'Va finir par la fenêtre, le bougre.
Par Raton-Laveur le 02 mai 2006, 23:16 - Japanime 10 commentaires
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