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Jesus Christ is in Heaven Now

22 décembre 2008

Here's to you, Nanoha and Fate

Par nyoronyolo, envoyé spécial à l'autre bout du monde et qui n'aura pas à traduire ce billet.

[06:24:47] <nyo|japan> combien de temps restant pour le QL ? savoir si je tente de speeder un truc vite fait bien fait
[06:24:59] <Mereck> 1h30 non ?
[06:25:01] <+mega69> 1h35 nyo|japan

Il est donc actuellement 6h00 au Japon ce qui doit faire presque 22h de la journée en France et j'ai dormi environ 3h30 après être rentré de soirée puis ai laissé l'unique futon a mon pote qui doit aller bosser d'ici quelques heures. Comme de toute j'ai trop dormi aujourd'hui et que j'ai l'habitude de micro-siestes dans les transports je pourrai récupérer demain sans trop de soucis et j'ai donc fait le pari avec moi-même de pondre un billet pour le Quartier Libre du Raton en moins de 2 heures et jusqu'à y'a 2 minutes je ne savais pas sur quoi écrire.

Je pensais parler de Touhou (un peu d'auto-pub tiens). La dernière fois, j'avais exposé ma vision du phénomène et de son évolution depuis ces dernières années, comme ça ne fait que quelques mois je ne vais pas refaire de même -mais pour informations, le nombre de cercles qui exposera du Touhou doujin au comiket a atteint un record totalement démesuré-. Comme je me suis dit dans un élan de modestie que j'ai du en intéresser des gens avec ma grande PASSION mon nouveau mode de vie, je me suis dit qu'offrir un petit guide pour mieux appréhender tout le travail qui a été effectué que ce soit niveau canon par ZUN, soit niveau fanon par la Touhousphere (néologisme créé pour l'occasion) aurait été une bonne idée. Mais comme 2h c'est pas beaucoup pour un truc d'une telle ampleur j'ai décidé de réviser ma copie et parler d'autre chose qui me tient tout autant à coeur avec encore une fois plein de jolies petites (et grandes) filles qui se balancent plein de lasers colorés à la figure : je parle bien de la license Nanoha et pour ce Quartier Libre du doujin créé par le divin Kiseki Himura à qui on doit déjà les très bons Sword Dancers qui non seulement font abstraction du canon de Fail/stay night mais en plus mais s'offre en plus le luxe de le transcender complètement grâce à la très charismatique Archer-ko.

Pour resituer un peu le contexte, remontons à quelques semaines avant le C74 qui avait eu lieu vers mi-aout dernier où on pouvait voir sur un site une page de teaser pour un doujin à paraître pour ledit C74 et fait par Kiseki Himura, il va sans dire que son style très dynamique annonçait déjà des combats épiques frôlant l'excellence des Tohonifun et avec en prime un scénario recherché et qui n'hésite pas à se foutre du canon pour définir son propre fanon. Au vu de ces quelques images on sentait déjà que ça envoyait du lourd et même du très lourd avec une Hayate (et je ne sais même pas comment faire pour la ramener en France) qui semble avoir un bon rôle de méchant complètement GAR à souhait avec un duel annoncé entre Fate et Nanoha qui semble dépasser toutes les limites connues voire même percer les cieux.

Pour ceux qui voudraient un petit synopsis rapide :

"Il n'a suffit que d'une seule balle pour changer le cours de l'histoire" voici à peu près une phrase qui résume très bien le tournant qu'à pris Betrayers

Malgré tous les efforts déployés par le TSAB (Time-Space Administration Bureau), la prolifération des armes "physiques"[1] est instoppable et ira même jusqu'à l'annihilation complet du bataillon 108, division du TSAB à laquelle appartenait Genya Nakajima qui a été tué dans le feu de l'action. , pour contrer les menaces terroristes qui ne cessent d'augmenter, des voix se font entendre pour que le TSAB commence à employer des cyborgs de combats qui seraient à même de face à ces attaques terroristes avec une efficacité accrue par rapport aux forces actuelles basées sur l'utilisation de la magie; mais malgré tout l'opposition à l'adoption de ces cyborgs reste encore majoritaire jusqu'à cet événement tragique que fût la mort du major Nakajima. C'est peu après que Hayate Yagami se décide à exécuter un coup d'éclat contre le TSAB, soutenue par tous ceux qui étaient favorables à l'utilisation des cyborgs de combats, qui se verra être couronné de succès et sera suivi d'une prise de contrôle du TSAB par Gil Graham (qui lors de sa première rencontre avec Nanoha et Fate leur a fait promettre de ne jamais trahir l'autre). C'est donc par la force que l'adoption des cyborgs se fait. De plus Hayate décide de libérer Jail Scaglietti (le méchant principal de StrikerS) pour pouvoir accélérer la production en masse de ces machines de guerre ce qui amènera à la création d'une division armée en mémoire du bataillon 108 composée uniquement de cyborgs et répondant au doux nom de "Yagami Corps". Peu de temps avant ce dernier évènement, Fate avait réussi à connaître les détails du complot et a quitté le TSAB suivie de quelques fidèles dont pas mal de membres de la Riot Force 6 (le corps spécial créé par Hayate dans StrikerS) pour protester contre les décisions de la nouvelle administration. Malheureusement pour elle, le nouveau bureau ne compte pas l'entendre de cette oreille et décide d'effacer de la base de données du TSAB et leur colle l'étiquette suivante : Betrayers.

[1] : pour rappel, dans l'univers de Nanoha la magie (Mid-Childa et Belka) en dépit de sa nature destructrice est non-létale et les armes dites "physiques" sont l'équivalent de nos armes à feu et donc par conséquent mortelle. L'emploi de ces armes créée donc un gouffre considérable lors des confrontations, n'oublions pas non plus que Nanoha et sa bande font partie des mages des plus puissants qui existent à l'heure actuelle.

Tel est le synopsis de Betrayers et c'était donc avec passion que j'ai campé les releases Comiket via Share et ce à partir de 5h du mat' heure parisienne et franchement ça valait le coup :

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Beaucoup reprochaient à StrikerS le changement d'atmosphère pour passer à une série beaucoup plus orientée vers le domaine du militaire, ce qui n'est pas une mauvaise chose en soit mais l'exécution fût malheureusement maladroite et pas mal de lourdeurs se sont faites sentir dans le scénario, principalement dues à un nombre de personnages très élevé et une mauvaise gestion de tout ce casting. Malgré tout, StrikerS comportait quelques bonnes idées du côté militaire, la première étant d'avoir donné une structure bien définie pour le TSAB.

BetrayerS se base donc sur ce monde créé par StrikerS et introduit dedans le danger des armes physiques qui déséquilibrent complètement l'équilibre des forces armées. C'est donc face à des choix moraux qu'à du faire face le TSAB avant de s'écrouler sous l'insurrection menée par Hayate, nous voilà donc avec une organisation paramilitaire toute renouvelée et qui a su faire abstraction de ligne de conduite morale totalement dépassée désormais mais bien sûr il y'aura toujours une opposition et celle-ci sera menée par Fate accompagnée principalement de l'ancienne unité RF6 minus Hayate et sa troupe de Knights ainsi que de ... Nanoha elle-même qui semble être passée à "l'ennemi" (tout dépend du point du vue qu'on adopte).
L'affrontement Fate vs Nanoha est une véritable orgie que nous offre Kiseki Himura et dont le climax fera intervenir Subaru pour venir sauver Fate avec une entrée en scène qui ne manquera pas de classe suivie d'une intervention de Vita qui nous révèle que Nanoha semble salement malade si ce n'est surement mourrante et dont les raisons restent encore inconnues.

Betrayers finit sur un plot twist qui semble impliquer que dans l'histoire tout suit un plan construit par Hayate (dont le patronyme ressemble beaucoup à celui de quelqun d'autre) qui semblait être à première vue la formation d'un véritable état centralisé qui serait en charge de l'administration du TSAB et en même temps de la Sainte Eglise qui restait jusque là assez détachée et en prime à la tête de ce nouvel "Empire" : Vivio, euh je veux dire "sa majesté Vivio".
Là où on pouvait se plaindre que Hayate semblait avoir complètement été mise à l'écart lors de StrikerS, Kiseki Himura lui redonne ses lettres de noblesse en la propulsant en tant que ce qui semble être le grand méchant de l'histoire pour faire simple mais en même temps avec des motifs cachés et qui sembleraient œuvrer pour une véritable unification des différentes factions présentes tout en répondant aux multiples attaques terroristes mais ce bien sûr d'une façon qui n'est pas sans sacrifice et en commençant par le sien : le sacrifice de toute sa personne que ce soit son honneur, son passé et surtout la façon dont les générations futures la considéreront et cela ne pourra aboutir qu'au triste titre de "traître" si tous ce qui semble être son plan se déroule comme prévu. Un funeste destin mais qui a été décidé en connaissance de cause et qui sera partagé par ses proches protecteurs ainsi que par Nanoha dont les raisons qui l'ont poussée à choisir cette voie sont encore obscurs même si on peut supposer que Vivio n'est pas étrangère à l'affaire que ce soit avec son consentement ou non.

Pour l'instant une suite se fait désirer de la part des fans mais sir Himura n'a donné aucune nouvelle pour le moment, prions pour l'avoir très bientôt et ainsi connaître le fin mot de l'histoire avec une qualité -espérons le- au rendez-vous étant donné que le premier volume de ce doujin a mis la barre très haute; sérieusement des magical girls en uniformes qui font très fascistes, une des meilleures idées qui aient jamais existé.

En résumé Betrayers pose les bases de ce qui s'annonce être un des meilleurs doujins sur Nanoha (et l'un des meilleurs doujins existants tout court) et sans l'intervention de forces fantaisistes mais vraiment centré sur un affrontement entre être humains qui doivent faire face à tous leurs choix.

En 2 mots : à lire absolument !.

Omake :

/!\ : Spoiler Metal Gear Solid 3, vous être prévenus !

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Un petit texte de ma composition basé sur une tirade légendaire venant d'une scène qui en aura fait couler des MANLY TEARS à travers le monde:

The taint of disgrace will follow her to her grave. Future generations will revile her. In The Saint Church, as a despicable traitor with no sense of honor. And in the TSAB, as a monster who unleashed a military catastrophe. She will go down in official history as a war criminal. And no one will ever understand her. That... was her final mission. And like a true soldier, she saw it through the end.

Fate, history will never know what she did. No one will ever learn the truth. Her story... her debriefing... will endure only in your heart. Everything she did, she did for her country. She sacrificed her life and her honor for her native land.

She was a real hero. 彼女こそが英雄よ

She was a true 彼女こそが真の

patriot. 愛国者

Chronique du (futur) premier VN traduit en français

Par Mereck

Chose promise, chose dûe, voici donc mon article sur Narcissu avec, en exclusivité pour l'Editotaku, les premières images de la traduction (qui fail à mort).

Alors déjà, pourquoi la trad ?
La France est l'un des pays comptant le plus de flemmard au niveau de la langue de Shakespear. Même parmis certains otakus, on peut compter quelques réticents... on est même obligé de faire des animés lolis pour vous apprendre l'anglais bande de nazes. N'allons pas nous voiler la face non plus, le Visual Novel fait parti des otakuries les moins connues, que ce soit sur ou en dehors de l'hexagone.

Maintenant pourquoi Narcissu ?
Y'en quelques-uns qui n'ont pas regardé, parce que bon, Narcissu c'est un drame romantique sans scène de cul, mais ça n'empêche pas qu'une très large majorité de la scène s'accorde dessus, c'est une magnifique œuvre si ce n'est un chef d'oeuvre.

Donc petit synopsis, pour les fainéants qui veulent pas lire les liens que j'ai filé :
Le protagoniste, un inconnu notoire, atteint d'une maladie aux poumons, attérit au Septième d'un hôpital, l'étage réservé aux cas désespérés. Il y rencontre Setsumi, fille mignonne, plus petite que lui, cooldere et qui passe ses journées à se scotcher devant la télé sans la regarder. Alors que son père passe un jour lui rendre visite, le protagoniste en profite pour lui chipper ses clefs, emmène Setsumi avec lui et se barre avec la voiture familliale sur les routes nipponnes.

Alors oui, le jeu est court, il ne vous fera qu'entre 4 et 8 heures de jeu (Kinetic Novel oblige, il n'y a aucun choix), selon votre rapidité de lecture. Oui, il n'y a pas de CG à débloquer. Oui, graphiquement, le jeu est très loin des eroges divers et variés, privilégiant des images de fond plutôt que des persos (on ne voit environ que 5-6 images de Setsumi). Oui, je suis devenu un fanboy de Setsumi (alors que j'ai horreur des cooldere). Oui les larmes coulaient à flot sur mon clavier quand je suis arrivé à la fin.

C'est pour toutes ces raisons que j'ai choisi de le traduire, faisant parti des pionniers du domaine (et c'est parti pour l'auto-fellation).

Donc pour l'instant, la traduction vient d'être terminée et la correction va bientôt commencer. Je trouve que nous sommes plutôt bien parti, surtout si nous ajoutons à cela que nous avons désormais l'aval de Tomo Kataoka pour le traduire depuis avant-hier :

「本編内容を変えない・商用目的の有料ではない」
この2点さえ守って頂ければ問題ございませんのでーっ

Pour les plus impatients, vous pouvez toujours vous taper la version anglaise et pour les plus compétents, la version nipponne (qui est, elle, dotée de sa suite, Narcissu 2nd Side). Pour les autres, vous pouvez toujours suivre notre avancement sur ce blog.

Release finale pour Avril 2009...

21 décembre 2008

Tranche de vie

par cyberpenpen

Bon anniversaire à raton-laveur.net ! Ci-suit, deux strips et quinte flush, en hommage à une pâte/patte chocolatée.

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De l'art d'être un bon Commander

Par Smog ShadowSeth

 

C'est vraiment la misère côté STR cette année. Enfin, côté bons STR, j'entends. Hein? Red Alert 3? Ôtez-moi ces DRM et ce putain de design kikoolol que je saurai voir et on en reparle, mkay? Ah? On me dit que pour les DRM, c'est déjà fait... Bon, c'est déjà ça en moins. Allez hop, comme je ne sais vraiment pas quoi demander au père Noël cette année, on va mettre ce jeu sur la liste; à défaut de faire du multi avec (10 minutes de tank rush? très peu pour moi...), je pourrai toujours faire les campagnes entre deux chapitres de fanfics et trois tabassage de noobs à Supreme Commander. (oh, et ils ont rendu Red Alert premier du nom gratos à l'occasion de la sortie du trois, c'est l'occasion de pomper comme des shadocks)

Tiens, en parlant de noobs... Ça me rappelle ma première partie en multi avec les chtits gars de l'édito. La partie où j'ai du aller me planquer chez Raton parce que tout le monde c'était fait une méga turttlefest en lieu et place d'une vraie bataille... Et, sans vouloir être méchant (après tout; si je me ramène à TF2 ou L4D, je suis sûr que vous mettez tous ma branlée, bande de tarés du clic), je vais répéter ce que j'ai dis au raton alors qu'il me demandait ce que je pensais du niveau général de l'édito à ce jeu: je n'étais pas loin du facepalm. Pas loin parce que mes deux mains étant trop occupées à faire survivre tant bien que mal ce qu'il me restait de base, je ne pouvais pas me permettre d'en libérer une pour aller la coller sur mon visage. C'est simple: dans cette partie, deux joueurs se sont fait pilonner par les IA à l'artillerie lourde (et j'étais l'un des heureux élus, yay!), tandis que les autres se développaient pépère dans leur coin. Yay pour le teamplay les gens. Enfin bon; après avoir perdu corsaire qui avait subit un SURPRISE BUTTSAICKS au laser arachnomorphe géant, on a fini par venir à bout des deux IA qui étaient en face. Pour info, on était six quand même.

Bref. Ce fut là ma première partie avec des gens de l'édito, et à part ces quelques désagréments stratégiques, je n'ai pas été déçu. Mais c'est justement depuis ce jour là, que je me suis promis de tenter de réparer lesdits désagréments en tentant de vous inculquer quelques petits trucs à propos du jeu. Car s'il y a bien un aspect négatif que je lui reconnais volontiers, c'est sa courbe d'apprentissage aussi plate que l'encéphalogramme d'une amibe. Je suis loin d'être ce qu'on appelle un "pro", aussi les quelques conseils prodigués ne constituent en aucun cas une quelconque bible stratégique du jeu. Je me contenterai ici de mettre en exergue les principaux défauts dans les mouvements des uns et des autres qui m'ont fait tiquer, histoire de vous faire un petit suivi personnalisé, et aussi d'exposer quelques tactiques connues.

Alors si vous le permettez, je file chercher mon couvre chef de sergent instructeur abusivement autoritaire et on commence tout ça.

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Je vois des morts partout... Ca attaque trop ce truc !

Par Gemini ^^


Chacun est libre de penser ce qu'il veut du manga et de l'anime de Shaman King ; pour ma part, plusieurs détails m'inquiètent, et me poussent à me poser des questions sur son auteur.

Déjà, quand vous voyez le personnage de Bokuto no Ryu et son amour des - je cite - "petites choses mignonnes" (et de préférence de sexe féminin), il y a de quoi prendre peur. Mais cela importe peu, comparé au fait que Shaman King est une véritable série de drogués !

Et je le prouve.


Je suppose que vous avez tous, parmi vos connaissances - du moins ceux qui possède une vie sociale, ce qui pour un otaku ne va pas nécessairement de soi - au moins une personne carburant au cannabis. Avez-vous remarqué à quelle point ladite personne peut être lente, molle, l'esprit dans le brouillard et les yeux perdus dans le vide, voire même carrément inerte ? Ne trouvez-vous pas que cette description colle parfaitement au héros de Shaman King, Yoh Asakura ?

Evidemment, cela ne prouve rien. Sauf que dans cette série, de nombreux protagonistes sont symbolisés par une feuille ou une fleur. Or, le symbole de Yoh n'est autre que la feuille de Cannabis sativa ! Une feuille de cannabis, quoi...

Coïncidence ? Peu probable, car le rapport à la drogue ne s'arrête pas en si bon chemin.

Pour continuer sur les symboles, un des personnages principaux est représenté par une fleur de Papaver somniferum, communément appelé pavot. Il s'appelle Lyserg, et nous le voyons toujours accompagné de son fantôme, l'esprit de la fleur de pavot, prénommé Morphine ; la morphine pouvant être utilisée comme drogue, et étant obtenue à partir du pavot. Et cette substance n'est pas la seule provenant de cette fleur (enfin pas vraiment de la fleur même), puisque il en va de même pour l'opium, une autre drogue !
Et le lien entre ce personnage et la drogue ne se limite pas à ces détails. Vous vous êtes déjà demandé ce que signifie le "L" du mot "LSD" (je rappelle que le LSD est un puissant hallucinogène) ? Lyserg !

Dernier exemple et pas le moindre : il existe dans cette série un shaman mexicain nommé Peyotl. Le peyotl - ou Echinocactus williamsii - est un cactus dont vous pouvez récupérer les parties aériennes, les faire sécher, puis les consommer ; et là, délire hallucinatoire garanti. Si vous en voulez, je connais quelques boutiques sympa à Amsterdam qui en proposent à des prix raisonnables.

Après, il existe peut-être d'autres références à la drogue dans Shaman King ; sûrement, je dirais. Peut-être même dans les noms d'autres personnages, mais malheureusement, j'ai eu le malheur de lire la version française du manga, celle où le (les ?) traducteur est incapable de se souvenir des noms qu'il donne aux protagonistes d'un tome à l'autre, et où la retranscription des noms propres est de toute façon plus qu'approximative... Donc il pourrait y avoir de nombreux clins d'œil en VO disparus dans la VF...

Mais passons.

Question : pourquoi l'auteur a-t-il fait ces références à la drogue ?

J'imagine 3 possibilités.
- C'est un gros consommateur des produits susnommés (théorie qui devrait plaire aux détracteurs de son manga phare).
- C'est un effet de style, juste un petit délire.
- C'est très réfléchi (et j'aimerais que ce soit le cas).

Pourquoi serait-ce logique de lier des shamans à la drogue ? Tout simplement car dans de nombreuses civilisations, les shamans ou assimilés consommaient ce genre de substances pour "entrer en contact avec les dieux et les esprits" ; l'exemple le plus célèbre est sans doute celui de la Pythie de Delphes qui s'enivrait de vapeurs de soufre et mâchait des feuilles de laurier pour atteindre l'état de transe et ainsi prédire l'avenir.

Vive le quartier libre !

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