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Dis maman, pourquoi le monsieur il a pas de selle sur son vélo ?

Jeux vidéo

27 février 2005

Chroniques de World of Warcraft, cinquième nuit

(nuits précédentes)

La question qui finissait mon article de vendredi continue à trotter dans ma tête: quand un jeu n'a pas de fin, quand est-ce qu'on arrête d'y jouer? Après tout, si Namco continue à sortir ses Namco Museum avec des Pac-Man ("fidèles au pixel près", dixit la jaquette) sur les consoles les plus puissantes du marché, c'est que quelqu'un, quelque part, doit bien les acheter. Je n'ai toujours pas lâché Puyo Puyo, et personne n'est contre un petit niveau de Sonic / Mario (rayez la mention inutile) pour finir la nuit. Sauf qu'il y a une différence avec les MMO: ces jeux ont une fin. Que ce soit parce que vous avez bouffé tous les fantômes, parce que vous avez atteint le haut de l'écran, ou parce que vous avez fait la nique à Robotnik / Bowser (rayez la mention utile, pour varier un peu). La replay value était déjà là, bien avant qu'on nous vende des jeux vidéo fermés comme des huîtres qui nous poussent à récolter un rein sur chaque soldat ennemi pour avoir un nouveau chapeau. On y revient parce que le défi est présent, parce qu'on a pu sauver le monde, parce qu'on passe un bon moment.
Or, dans les MMO, le critère de survie se limite à "si j'attaque seul cet ennemi qui est un ou deux niveaux au-dessus de moi, je suis mort". Les adversaires ne sont pas très vigilants: ils ont un poste à "garder", et si vous fuyez, ils vous laisseront partir après un bon jogging. Ils ne sont pas très intelligents non plus - et cette remarque s'applique aussi à bien des adversaires en PvP. Pourquoi jouez-vous? Quel est votre but? Gagner la guerre? Devenir le plus grand guerrier au monde? Etre le plus cool? Poser la question à des gens qui me voulaient dans leur guilde provoquait inévitablement, après un long silence radio, des réponses hilarantes.

Attendez, laissez-moi deviner: vous jouez parce que c'est fun. Parce que vous, au moins, ben vous trouvez ça amusant. Mais voyons, forcément que tuer des monstres qui ont le QI d'un skybloggueur mais ont un gros marteau, c'est rigolo! Forcément que faire ça avec des copains, c'est aussi marrant que faire n'importe quoi d'autre avec eux! C'est facile, joli à regarder, et on peut papoter en plus! Est-ce qu'on peut discuter pendant qu'on joue à UT2004? Est-ce que Tetris, c'est beau à regarder? Et vous en connaissez beaucoup vous, des jeux aussi faciles? Zéro prise de tête, les MMO! T'as une question? Savoir où se trouve trucmuche, qui a le dernier poil de couille de vache pour compléter ton herbier? Facile, y'a un canal de discussion pour le savoir tout de suite et ne pas avoir à se casser le cul à chercher un peu! Personnellement, je me demande encore où se trouve le plaisir à participer à une aventure sans vouloir se creuser un peu la cervelle, mais bon. World of Warcraft suit une règle ancestrale du milieu: un bon jeu est un jeu auquel on a gagné. Selon cette règle, WoW est un des meilleurs titres au monde, puisque nous sommes tous des winners. Faut être patient, c'est tout. Mais comme on l'a vu précédemment, personne ne gagne vraiment, puisqu'il n'y a pas de fin. Donc, il n'y a pas de perdants non plus.
WoW plaît donc à tout le monde, à l'instar du genre MMO - dont l'objectif avoué est finalement de brasser suffisamment large pour être aussi "massivement multijoueur" que possible. Pour arriver à ses fins, on réduit donc la difficulté au plus petit dénominateur commun. Imparable... Mais ça ne vous rappelle pas quelque chose, "le plus plus petit dénominateur commun"? La démagogie. Selon la définition de ce cher Cléon (l'inventeur de cette philosophie qui aide tant de chaînes de télé à vendre du temps de cerveau disponible), pour s'attirer les bonnes faveurs d'un public, il suffit de lui dire ce qu'il veut entendre. Les gens veulent gagner, donc on leur donne de la victoire au kilo pour pas cher, et en abonnement mensuel s'il vous plaît. WoW est un bon jeu parce qu'il est démago, à la manière d'un Dead or Alive qui est un bon jeu parce qu'il est beau, ou un magazine de chez FJM parce qu'il ne dit pas de mal de ce que vous aimez (scoop: je viens de donner la raison du succès des publications FJM). Conclusion: les MMO sont des jeux démagogues. Conclusion corrolaire: béni des foules sera le MMO qui proposera de la fesse facile.

Actuellement au niveau 16. Le jeu devient laborieux.

Sixième nuit

26 février 2005

Chroniques de World of Warcraft, quatrième nuit

(nuits précédentes)

Ca y est: avec le titre de cet article, celles et ceux qui viennent pour les textes sur les jeux vidéo pour consoles et les animes ont compris qu'il serait plus sage de revenir dans 6 nuits, à la fin de ma période d'essai de WoW. Et bien que la question n'ait pas été posée dans le sondage, j'estime ce public à au moins 137,6% du lectorat. Ils sont donc partis sur un autre site web, et espérons qu'ils reviendront bientôt. Enfin, je dis ça, mais c'est pour brosser les lecteurs toujours là dans le sens du poil; entre nous, j'ai toujours pensé que les consoleux et les fans d'animes sentaient mauvais.

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Avec une régularité digne d'une horloge suisse, des gars de l'Alliance sont venus rendre visite à la Croisée des Chemins. Il faut croire que c'est la culture du résultat qui prime chez eux, parce que l'effet est probant: une véritable marée de machabbées à l'entrée du village. Pourtant, c'est pas comme si on était en territoire contesté ou sur la ligne de front; j'ai visité le chemin vers Ashenvale ou la lisière de la forêt des elfes, et il y a des miradors, des gardes, des portails. La voie des mers la plus proche est tenue par un village orc. Bref, on est tenté de croire qu'on entre pas dans les Barrens comme dans un moulin: la vérité, c'est que l'Alliance vient avec ses sacs de blé et cuit son pain chez nous. Peut-être même qu'ils mangent leurs baguettes avec une tranche de Tauren au milieu. La riposte n'a pas tardé: la Horde était bouillonnante! La guerre est déclarée! Les magasins vendent des armes de combat dignes de ce nom! Les quêtes sont des raids dans le camp ennemi et des missions d'espionnage!
En fait, non: tout le monde s'en fout. Les vendeurs ont continué leur bizness alors que le sang coulait à flots sous leurs yeux, les machines de guerre restèrent sans vie, rien ne bougea. Il y a un an, je râlais déjà contre le caractère statique des MMO. Pour ceux qui ont la flemme de lire, je résume: si les jeux massivement multijoueur ont un abonnement, c'est - officiellement - pour financer une équipe de maîtres de jeu qui font vivre le monde, aident les gens, écrivent une histoire, inventent de nouvelles quêtes. Sauf que ça, c'est la théorie; en vérité, et à l'exception du scénario d'Anarchy Online ou des ajouts de contenu de City of Heroes, les titres sur le marché sont figés. Les joueurs n'ont aucun pouvoir, leurs actions n'influencent pas l'univers, et les nouveautés passent par des add-ons payants - consistant en l'ajout de nouveaux territoires sans mettre à jour les terres déjà explorées, histoire de ne pas avoir à se remettre en question. Les 10 dollars (ou plus, parfois jusqu'à 15!) que vous versez servent maintenant "à entretenir les serveurs", pour mieux les fermer chaque vendredi matin pendant quelques heures avant que vous puissiez retourner dans cette forêt pétrifiée.

Finalement, les joueurs sont rarement farouches quand on leur reproche leur manque de RolePlay. Tout du moins à ce niveau; ils doivent devenir vraiment méchants sur des terres réservées aux levels 30 et plus. Ratonlaveur, Tauren âgé de 15 ans, commence à montrer des signes de lassitude. Et les prix sur 2leet sont vraiment abusés.

Pas d'article sur les jeux vidéo sans fin demain dimanche (sauf pour les évènements qui se dérouleront ce soir), puisque c'est le jour de la session IRC hebdomadaire: #editotaku@irc.worlnet.net dès 21 heures, ou entrez un pseudo dans le menu à gauche. Amenez des potes, laissez votre login de WoW au vestiaire, et venez discuter sur le goût des yaourts à la vanille qui vire vers celui de la guimauve quand on les laisse ouverts hors du frigo pendant quelques jours.

Cinquième nuit

25 février 2005

Chroniques de World of Warcraft, troisième nuit

(nuits précédentes)

Cher journal,

Aujourd'hui, je suis passé niveau 14. Comme la période d'essai est limitée à 10 jours, la futilité des efforts pour tenir une bonne réputation est évidente... Mais autant laisser une trace, de préférence sur le slip et qui sent mauvais. Alors à chaque fois que sur le canal de discussion principal, quelqu'un ne faisait pas de RolePlay, je lui envoyais un court message privé du genre "pense au RP". Comme nous ne sommes plus sur les territoires de novice, les gens enfreignaient la règle en toute connaissance de cause, d'où des réponses pimentées... Et à chaque fois qu'un d'entre eux m'envoyait chier, un maître de jeu reçevait une petite missive. J'en ai encore des frissons d'excitation. Mais pour un abruti, combien de gens qui font des efforts ou apprennent le sens de ces initiales? Beaucoup, ça c'est sûr.
Les quêtes se font maintenant bien plus souvent en groupe. Parce que tout seul, on se met vite à prendre ses pattes à son cou, poursuivi par un troupeau de rhino-féroces - et je vous le garantis, hurler "JUMANJI!" ne sert à rien. Le Tauren-laveur part donc en première ligne et distribue les gnons, les magiciens restent au loin et le dopent comme un cycliste et les arquebusiers finissent le travail. On se mélange un peu les pinceaux pour savoir qui cherche quoi pour accomplir quelle quête, quand même. Hélas, leur grande majorité consiste toujours à dézinguer quelques dizaines de créatures et les objectifs "originaux", comme les recherches d'objets, les escortes de personnages ou le montage de meubles Ikéa se comptent sur les orteils puants d'un pied d'orc. J'ai également appris à la dure et au téléphone le système de talents ou de voyage par les airs - il faut dire que je n'avais jamais consulté les chefs des couloirs aériens: avec un nom comme "Maîtres du Vent", j'avais trop peur qu'on me pète au visage. Et comme un patch a été mis en place ce matin, tout le monde parlait de la disparition du "cosmo"; pour un moment, on s'est crus dans un MMORPG textuel basé sur le doublage français de Saint Seiya. Et je me suis fait encercler par un groupe de l'Alliance qui était sur le point d'attaquer la Croisée des Chemins.

WoW ne change vraiment rien du tout au concept des jeux massivement multijoueurs: encore une fois, c'est juste un bon exemple du genre. Il n'a pas de temps de chargement, tourne sur une bécane vieille de quelques années sans être moche pour autant, et ne va pas chercher bien loin dans les pénalités infligées au joueur en cas de mort ou de manque d'investissement dans son personnage. La recette reste la même que ses concurrents: on distribue les quêtes comme on multiplie les pains afin que le joueur soit toujours occupé, le monde est plus grand qu'un appartement d'ex-ministre de l'économie, et l'évolution du personnage est suffisamment rapide pour récompenser le joueur et le garder sous contrôle. Il faut dire ce qui est: avec une infinité de temps, un singe devant WoW peut être niveau 100 tellement le jeu est facile. Pas besoin de réflexes ou d'intelligence, une souris suffit. Car au fond, quand un jeu vidéo n'a pas de fin... quand est-ce qu'on doit arrêter d'y jouer?

Quatrième nuit

24 février 2005

Chroniques de World of Warcraft, deuxième nuit

(première nuit)

Pfouuu, toutes ces quêtes, tous ces gens qui m'envoient aux quatre coins du Mulgore pour leur trouver ce qu'ils veulent... Alors: 4 crocs de loup, 8 pattes de Cougar (ou Couguar, le jeu hésite), 5 couilles de Rôdeur des basses plaines (ou Traqueur des basses plaines; Blizzard a sérieusement besoin de se relire), 2 pierres de puits, 4 tranches de jambon, une boîte de raviolis... Ah non, je confonds avec la liste des courses. WoW a beau être un excellent MMORPG, il garde la recette du genre: on fait des tas de trucs qu'on se demande un peu à quoi ça sert, si ce n'est faire grimper les points d'expérience. Enfin, le journal de quêtes s'allège, certains personnages refusent de nous donner autre chose à faire tant qu'on aura pas un niveau plus élevé... Sauf que certains sont un peu mal réglés. Ainsi, on m'annonce fièrement que ça y est, je peux quitter mon Mulgore natal et m'aventurer dans la zone suivante, les Barrens.

Je suis accueilli par quelques bestioles qui paissent tranquillement. Sauf qu'elles ont 5 niveaux de plus que moi, que mon torse a la circonférence de leur bras et que quand elles marchent, ben le sol il tremble et mes enceintes elles font boum boum. Et il fait nuit en plus. Coolos, on est juste là pour porter un message au village du coin, la Croisée des Chemins. Reste bien sur le sentier, regarde devant toi et serre les fesses. Même les girafes qui broutent pourraient me poinçonner en deux coups. Et ça ne rate pas: en moins de temps qu'il n'en faut pour écrire "au secours frères! Mon arrière-train de Tauren est menacé par la virilité animale!" (comme quoi, le RP, c'est quand même chiant quand on a besoin d'aide), je suis pourchassé par 5 girafes assoifées de sang, une hyène, 3 dragons de Komodo, 2 pots de Nutella et 6 litres de lait écrémé. Merde, encore la liste des courses; d'ailleurs, j'ai jamais compris pourquoi les textes sur les briques de lait écrémé s'adressent toujours à "la femme qui veille à sa ligne". Bref. Sur le chat principal, je reconnais le pseudo de masskot (mon ami qui m'a refilé les disques d'installation, pour les paumés qui débarquent). Salut, qu'est-ce que tu fais là, faut rentrer maintenant c'est pas un endroit pour vous monsieur, je vous raccompagne à la maison. On se donne rendez-vous, et la rencontre est comparable à celle de deux scouts se retrouvant en pleine nuit à un point de chute commun lors d'une épreuve lancée à trois heures du matin, sauf qu'il y en a un qui s'est vu donner un chemin pourri parce que le chef de patrouille était à côté de la tente et l'a entendu râler pendant qu'il s'équipait. Et aussi, y'a un scout qui a une panthère qui le suit partout - et c'est pas moi.
Alors que nous sommes sur le point de partir vers Mulgore, une alarme retentit au village: une attaque de l'Alliance! Explication: le serveur de jeu est en PvE, mais il est possible d'activer ponctuellement un mode PvP, où l'on ne peut taper que les autres courageux qui l'ont également enclenché - ou les PNJ. Les joueurs puissants se portent vite volontaires pour aller casser du nain et organisent une chasse à l'homme: on pose des pièges, on surveille les entrées, on guette le canal de discussion. Et moi? Ben, comme un pauvre yuppie coincé à la sortie du Virgin dans une manif' Nation-République: en train de flipper pour son beau costard en côte de mailles (à cause des lacrymogènes magiques) qu'il vient tout juste de payer 5 pièces d'argent et 6 de bronze avec sa MasterCard, mais quand même morbidement fasciné par le spectacle des manifestants envoyant des pavés sur la police Orque en hurlant "à bas la Horde! Liberté pour les Nains!"
La scène est fascinante d'improvisation propre: un archer grimpe sur une colline proche, les voleurs se camouflent, le canal réservé à la milice clignote comme un sapin de Noël. Le Nain débarque et allume tout le monde en deux coups de cuillère à pot: il a même pris le temps de me parler avant de me transformer en couche d'ozone version année 2241. Heureusement, il y a un cimetière à 10 secondes, donc je peux ressusciter rapidement en revenant sur le lieu de ma mort... C'est métaphysique quand même, de voir son propre corps - et ça arrive tout le temps dans les jeux vidéo. Sauf qu'aussitôt ressuscité, vlaaaa (à prononçer à la Coluche: "Vlaaaa!"), re-mort. Re-re-ssuscite, re-re-mort. Ben oui, lui aussi il revient au cimetière, donc le manège dure un petit moment. La discussion rappelle que ce genre de situation n'ira qu'en empirant, puisque les joueurs de WoW sont très majoritairement en faveur de l'Alliance. Ils le paient en ayant des manifestations de Gnomes à poil qui se font taper par les GM, mais bon.

Home sweet home, de retour à Mulgore! Un manant, 7 niveaux de plus que moi, me supplie de rejoindre sa guilde; il faut 10 joueurs pour qu'elle soit active, alors on a plus souvent des petits chefs frustrés mendiant des membres que des gens cherchant un clan. Excédé par mon refus - "j'ai un honneur à accomplir d'autres tâches pour mes frères avant d'en rejoindre d'autres" et autres phrases extraites de petits cahiers hérités d'AD&D -, il commence à sortir des "plzzzzzz^^": ah ah pauvre naze, t'as cassé le RP! T'es le maillon faible, au revoir, rotation des chevilles de 180° et direction opposée à la mienne. C'est ce qu'il y a de beau dans le RolePlay: c'est une excuse en béton pour tout et rien. Pourquoi tu m'as pas soigné avant que je crève? Parce que tu n'as pas dit "frère" à la fin de ta phrase. Pourquoi tu quittes le groupe au beau milieu d'un donjon sans crier gare, abandonnant les autres à une mort certaine? Parce que vous faisiez un mauvais RP. Tu peux faire du café? Non, les Taurens n'en boivent pas, frère. Du béton, je vous dis.
J'accomplis quelques quêtes avec d'autres joueurs, dont Cereb. RP oblige, je ne lui ai même pas parlé de ce site, mais peu après son départ, il a posté un commentaire ici. Soufflé, le raton - même s'il s'agit d'un flagrant mais involontaire élan d'autosatisfaction. Soufflé, mais modeste. Quand il est parti dormir, il a rêvé que la session IRC du dimanche soir se faisait sur WoW. Mais comme tout le monde avait pris une race différente, on ne pouvait pas jouer ensemble et tout se passait en discussion sur le canal de Guilde. Comme sur IRC donc, mais avec le texte en vert.

Quinze heures de jeu, niveau 12. So far, so good.

Troisième nuit

23 février 2005

Chroniques de World of Warcraft, première nuit

Code d'inscription valable pour 10 jours offert par Findae: check.
Disques d'installation fournis par masskot: check.
Pinces, burin, marteau, laser à diamant et planche à découpe pour retirer les CDs de cette saloperie de support: check.
Carte de crédit: ou chèque?

Au fait, dix jours à partir de l'heure d'inscription ou du jour d'inscription? Connaissant Blizzard, soyons prudents et attendons minuit en jouant à Unreal Tournament 2004 (au fait, nouveau patch version 3355 dispo). Au fait, même si le serveur répond bien, la phase d'enregistrement est toujours particulièrement chiante.
Choix du serveur... Pas d'hésitation, Kirin Tor, le seul royaume consacré au RP. Sauf que c'est un peu le dialogue de sourds: à part une petite mention "RP" à côté du nom du serveur, rien n'explique à quoi on s'attend en s'y connectant. Résultat? Ceux qui savent ce que c'est que le RP jouent le jeu, ceux qui ne le savent pas passent pour les boulays qu'ils sont, et les éditorialistes qui en parlent se sentent obligés de préciser le sens de ces initiales. Donc, RP pour Role Playing: dire "bjour asv lol", pas bien, mais dire "Salutations, frère d'armes!", bien. Et comme je trouve qu'il y a une connotation politico-économique post-moderne intéressante à hurler "Pour la Horde!" avant d'aller exploser joyeusement quelques rotules, le RP s'impose.

Le jeu se lance comme un charme, ne rame pas, ne fait subir qu'un seul et court temps de chargement au début. Le niveau du personnage monte très vite, la learning curve est parfaite, et l'esthétique est là. Esthétique? La "Blizzard Touch", kwâ. Ces gens-là font du beau avec peu de polygones car leur style est caricatural. Par exemple, comment croyez-vous qu'ils ont fait le design de leurs elfes de la nuit? Un dessinateur, qui avait lu un manuel de Donjons et Dragons quelques années plus tôt, a dit: "ils ont de grandes oreilles pointues". Le résultat final? Dans Warcraft, les attributs auditifs des Elfes leur permettent aisément de recevoir tout CanalSatellite et tout TPS, chaînes porno comprises. Oups, pas très RP ce que je viens d'écrire. World of Warcraft tourne donc sur des bécanes du genre "plus petit dénominateur commun" sans être moche pour autant. Les autres créateurs de MMOGs n'ont-ils pas encore compris que demander une configuration puissante ne ferait que réduire le côté "massivement multijoueur"?
Elément relativement important, vous en conviendrez! Contrairement aux autres types de jeux, les MMO ont besoin de joueurs pour que ces derniers s'amusent... Car même les jeux vidéo classiques orientés multi, limitant la capacité d'un serveur à 32 ou 64 joueurs, sont encore jouables plusieurs années après leur sortie; quelque part dans le monde, il y a bien encore quelques centaines de bossus qui aiment toujours le premier Unreal Tournament ou StarSiege Tribes (que ce soit parce que leur PC est pourri, parce que c'est leur chouchou...). Ce phénomène est en train de se créer aussi sur le Xbox Live, dans une plus faible mesure évidemment (on trouve toujours des gens pour un Crimson Skies!). Mais si un MMO n'est pas populaire dès sa sortie, sa durée de vie n'en sera que davantage réduite, puisque même les fans se lasseront d'être seuls au monde! J'avais déjà fait remarquer qu'avec Anarchy Online, les joueurs vétérans restent dans les lieux "payants", laissant les terres de Rubi-Ka aux autres - mais ces dernières sont repeuplées.

Mais les jeux massivement multijoueur n'ont pas de fin, n'est-ce pas?

Mon Tauren (totémisé "Ratonlaveur", sans blague) a rejoint sa capitale sans trop d'ennuis. Six heures de jeu et tout va bien.

Deuxième nuit

21 février 2005

<a href="http://ratonlaveur.free.fr/editotaku/index.php?itemid=812">Reportage GameFAN</a>, bonus track





Merci encore à l'équipe de GameFAN et de J-Type pour son temps, ainsi qu'à Keul, QCTX et Tam.

20 février 2005

Une journée chez GameFAN

(articles sur le magazine)

En fait j'y ai passé deux demi-journées, mais 0,5 + 0,5 ça fait 1.

Samedi soir, j'appelle Stéphan "H.Falcon" Cahn, le big boss de GameFAN, pour convenir d'un rendez-vous. Il est 21 heures, et l'homme est à la rédaction. Occupé, il m'invite à le rappeler dans une heure. A 22 heures, il est toujours en train de bosser; au cours d'une interview improvisée, il parlera de son entreprise pendant une bonne heure ("il tchatche *beaucoup*", avait prévenu un collaborateur du magazine). Passionné, enchaînant les sujets à toute vitesse, il est difficile en face de lui d'en placer une. On se voit lundi après-midi.
GameFAN est édité par la société Japan Culture Press, qui avait auparavant édité Arkadia (l'ancêtre de GF version baston, qui subsiste au format 16 pages dans son petit frère) et Babylon, qui traitait d'animation japonaise. Falcon est également patron du magasin J-Type, proche du boulevard Voltaire (connu pour ses nombreuses échoppes vidéoludiques) dans le 11ème arrondissement. Pas de baie vitrée clinquante ou de grande enseigne fluo: il faut chercher le deuxième étage d'un petit immeuble avec une enseigne discrète, pratique plus habituelle au Japon. Une fois entré, le dépaysement continue: les étagères - non vitrées pour la plupart - sont en bois, les consoles en freeplay, des magazines et des mangas (français et japonais) en libre service. Les jeux sont presque tous des imports JPN ou US, le fond de la boutique est doté d'un projecteur "pour les soirées shmup et baston" et d'un cabinet MVS. Derrière un paravent et juste avant le bureau du patron, un local triste dans le plus pur style "cage à hamster" avec deux ordinateurs, des sacs de couchage roulés dans un coin et une pancarte "GameFAN" sur un mur. Bienvenue à la rédac'.

Recio reconnaît le raton-laveur, précise que le stick arcade sur le making of de la couverture est un clin d'oeil à une vanne de l'éditotaku, puis répond au téléphone. Il bosse dans la boutique, prévoit de sortir une BD en librairie et adore les change attacks dans KOF 2003 (il a dû m'en placer 10 par match). Les présentations se poursuivent: Fabien, Falcon et lui-même sont plongés dans la mise en page d'une publicité pour le magasin. Le soin est maniaque: la disposition du moindre élément est discutée au pixel près. Falcon dit de "laisser les fautes d'orthographe bien visibles pour montrer qu'elles sont voulues" et tout le monde se marre. Au fait, pourquoi autant de promo pour la boutique mais presque rien pour GF? Parce que les autres magazines n'en voulaient pas dans leurs pages. Et l'idée suggérée de laisser des affiches téléchargeables sur le site pour que les GameFanboys fassent eux même la pub est accueillie par un "il est hors de question que chez Japan Culture Press, quelqu'un fasse les choses gratuitement".

"Life is just a fucking coincidence", me dit Fabien. Il vient de raconter comment il est entré dans l'équipe de GameFAN, en poussant la porte de J-Type alors que le premier numéro était en préparation. Le monde de contraintes entre presse web et presse papier, qu'il s'agisse des délais ou de l'impossibilité de corriger une coquille une fois qu'on a publié - ou comment perdre quelques nuits de sommeil à cause d'une mauvaise version du hors-série "Game Museum" chez l'imprimeur. Ne pas oublier le funeste destin de Gaming, vécu en tant que stagiaire, maintenant qu'il est rédacteur en chef d'un autre magazine alternatif. Ou indépendant, sauf que c'est pareil dans la presse vidéoludique. Il y a un an, Fabien se demandait pourquoi la presse écrite n'interagissait pas avec le Web: commencer un débat sur le papier pour le finir sur le Net, y mettre des articles non publiés dans le magazine? Réponse, une fois de l'autre côté du miroir: parce que les lecteurs n'ont pas participé après qu'on ait tenté l'expérience, parce qu'on manque plus souvent de texte que l'inverse. Sans parler de la contrainte de continuité quand on prend les rennes du magazine après quelques numéros auxquels les lecteurs se sont habitués; si ça ne tenait qu'à lui, les notes disparaîtraient et les "tests" laisseraient place à des "critiques". Sur les mêmes ondes radio, on s'interrogeait sur ces groupes de presse qui paient leurs rédacteurs, embauchés parmi des passionnés, avec des queues de cerises et des coups de pied au cul ("les lecteurs sont les premiers pigistes, les gens sont mal payés, ont l'impression de participer à une grande aventure, mais s'usent, déchantent vite et la qualité s'en ressent", in Push Start Radio 8). Depuis que le prix de la pige chez Japan Culture Press est exposé aux yeux du pays sur l'éditotaku (15€ par page), la principale différence avec "l'entreprise au nom qui commence par F et finit par M" reste l'ambiance; ici, on paie aussi les gens une misère mais personne n'use sa semelle sur les autres, et c'est déjà ça de pris. Les collaborateurs de GameFAN ont conscience de devoir faire avec peu de moyens: il manque au moins un maquettiste et un(e) secrétaire de rédaction à temps plein pour avoir une équipe "entière", mais le magazine a au moins le mérite d'avoir tenu plus de six mois.
Toutes les questions qui s'empilaient avec les articles trouvent une réponse; JCP a peu de choses à cacher. Les repompes du Net aperçues ça et là? Evidemment que les rédacteurs sont tenus de citer leurs sources, et c'est en leur âme et conscience s'ils ne le font pas. De plus, les sites Web "utilisés" dans la création des hors-séries seront cités dans le deuxième opus. Pourquoi utiliser des captures d'écran trouvables sur le Net dans les tests Nintendo? Il s'agit d'une pratique exclusive à la firme au plombier et s'appliquant à toute la presse: les images utilisées doivent être fournies par Big N, afin de "mettre le jeu en valeur". Pourquoi autant de pseudonymes, souvent pour la même personne? Parce qu'à moins d'être pigiste, le poste de rédacteur impose de bosser exclusivement pour une maison sous peine de gros ennuis avec le patron. Qu'est-il arrivé au manga King of Gamers? Les pages publiées n'étaient qu'un avant-goût: le reste suivra en librairie à la fin de l'année. Quid du sondage? Les résultats étaient très hachés, et les questions posées dans un style peu académique n'ont pas aidé à obtenir des réponses claires ("on ne savait pas faire de sondage!"). Pourquoi y'a plus d'exemplaires du premier numéro alors qu'il a été tiré à 60000 exemplaires? Parce que les invendus de la presse ne sont jamais renvoyés à la société éditrice; ils finissent dans un broyeur. Quels sont les liens avec les éditeurs de jeux? Il n'y en a tout simplement pas, à l'exception de Nintendo. Pour être dans les petits papiers des Ubi et des EA, il faudrait parler un minimum de leurs jeux... GameFAN le paie par un manque d'exclusivités ou de previews, mais ces dernières étant rarement plus que de la hype, on ne le déplore pas. Mais pour citer Pust Start Radio 13, GameFAN ne se ghettoïse-t-il pas en ne parlant que de jeux importés? Deux réponses, au choix: Fabien dit que ça ne sert pas à grand chose de parler des mêmes jeux vidéo que tout le monde, surtout quand on veut aussi les aborder différemment. Falcon répond que GF ne parle pas de titres mainstream parce qu'il en est incapable; même Prince of Persia, il n'y arrive pas. 'Suffit de regarder le magasin hébergeant la rédaction pour s'en convaincre... Trop de ps2 dans le magazine? Peut-être parce que le catalogue de sorties de cette console est beaucoup plus fourni que celui des concurrentes.

Et fred b?

Ahhhhhh, le fred b du mois, pas trop tôt. Il est d'autant plus fourni qu'il s'agissait du dernier sujet de conversation du lundi, les "grosses" questions étant réservées pour le lendemain. J'ai donc pris sorti la caméra DV et demandé à Falcon de nous expliquer Frédéric B - et c'est pas triste.
Basiquement, ses articles sont à prendre "au dixième degré". Une zone de vide intellectuel après Emergency Broadcast ou les analyses de gameplay de Yan Fanel. Ils ne racontent pas grand chose, sont un condensé de prêt-à-penser, que l'on lira volontiers pour "rire un bon coup". D'après Falcon, des lecteurs ont même demandé à ce que la rubrique "GameHeure" reste, d'où son retour (elle avait disparu dans le n°6) au format 1 page. Là où ça devient finaud, c'est que connaissant le personnage (un mot qui revenait beaucoup était "mélo"), la rédaction est cependant convaincue qu'il écrit ses textes au premier degré, même s'il clame le contraire. Elle a donc demandé des pamphlets plus courts et leur a donné une maquette vide, "comme une attente dans un aéroport", afin de mieux faire comprendre l'optique de la rubrique. Est-ce qu'on doit rire de ses textes? Oui, il est là pour ça. Mais quitte à avoir une rubrique "censée nous faire réfléchir" (dixit le B), pourquoi ne pas y mettre quelqu'un qui le ferait bien? Parce que tel quel, "Frédéric est utile pour souffler dans le mag'" (à défaut de souffler dans le ballon, NdRL). Son orientation est cependant susceptible de changer pour profiter de sa formation de journaliste, unique dans l'équipe. On lui a récemment commandé un article sur un sujet orienté business, en sachant qu'il ira rouler son Katamari là où il faut pour avoir des réponses. Reste à ce qu'il se débarrasse de ses formules toutes faites, mais Falcon "sai[t] qu'il en est capable". Fred a également écrit un livre, "L'Absolu" ("à 22 ans, il refait le monde en 600 pages, et jusqu'au big-bang!"), en parution prochaine chez Publibook - "début 2005" d'après B, mais introuvable dans le catalogue des nouveautés. Si Stéphan Cahn a accepté de parler aussi librement, c'est tout simplement parce que tout ceci a déjà été dit au principal intéressé. En tout cas, l'organisation FSB (Fan Sans le B) a enfin le point de vue officiel.

Reste que GameFAN mérite son nom: c'est un mag' fait par des gens qui s'y connaissent (à défaut de savoir écrire français), mais qui aiment souvent un peu trop leur sujet. Embaucher des rédacteurs issus du fanzinat Web, c'est vraiment une excellente initiative. Voir ces derniers pondre des tests positifs à la chaîne dans le style "si vous aimez le catch féminin/Terminator/la chirurgie, c'est un bon jeu", ça ne répond pas trop à la mission d'un mag' de jeux vidéo - nous aider à sagement dépenser 60€ (ils se sont ramollis, c'était plus sévère il y a quelques mois!).
En fait, GameFAN fait sa mue: on passe d'Arkadia, un magazine sur le pro-gaming "complètement fait à l'arrache, et ses numéros sont devenus collectors pour ça", à une revue prévue pour un public plus large, mais en train de revenir vers une audience très ciblée. Le tirage va encore être réduit, l'équipe a diminué de moitié, et le magazine sortira maintenant tous les deux mois. Le n°9 va être fourni avec un Video-CD (pour pouvoir le lire sur la Saturn^^?) et est prévu pour la mi-avril. Bien que Falcon n'aime pas le terme de "nouvelle formule", le magazine va subir de profondes modifications; lesquelles? La rédaction le décidera après quelques séances intenses de brainstorming. Impossible pour le moment de savoir où GameFAN va, et ce n'est pas un compliment. Reste que l'équipe que j'ai eu l'occasion de rencontrer a beaucoup appris durant ces derniers mois et semble attentive à son lectorat. Sa plus grosse frustration reste, outre le manque de moyens (propre à la presse indépendante?), la difficulté à transmettre sa passion pour le jeu vidéo. Cette capacité à accrocher le gamer dès qu'il ouvre le magazine, à l'instar d'un Famitsu. Ca ne tient pas seulement à la maquette ou à l'orthographe; les discussions autour du sujet parlent de "faith", "d'oser", de "liberté" et de tout un tas d'autres mots qui font mal à la tête. Vont-ils dépasser le stade de la note d'intention pour faire une revue que nous pourrons acheter en toute confiance? C'est trop tôt pour répondre, mais c'est sur ce cheval que je parie mon argent.



Addendum à cet article

18 février 2005

Chansonnette

Au feu les pompiers, la Xbox qui brûle,
Au feu les pompiers, la Xbox brûlée!
C'est pas moi qui l'ai brûlée, c'est le Master Chief,
C'est pas moi qui l'ai brûlée, c'est la ps2!

11 février 2005

Quatre années d'attente pour ça



Moi je dis: "WoW".

EDIT à 23h33: le serveur d'inscription des comptes est de retour. Super, maintenant vous avez droit à la file d'attente puisque les sept serveurs français (comparé à une vingtaine pour le Royaume Uni, yeah) sont saturés. Ah pardon: huit serveurs, ils en ont ajouté un en catastrophe. Si vous hésitez, les lecteurs de l'éditotaku ont choisi Hyjal pour le Player VS Environment et Ner'Zhul pour le Player VS Player.

EDIT à 23h56: Ah, de nouveau morts les serveurs d'inscription. Ceux qui sont au milieu de ce fiasco remarqueront que Blizzard vous fait tout recommencer si vous prenez "trop de temps" pour remplir les formulaires, autrement dit plus de deux minutes par page. Les autres, faites comme moi: moquez-vous d'eux. Quelle bouffonnerie que toute cette histoire, quand même.

M'en fous, Cyrus m'a offert Tales of Symphonia, vraiment très bon - si on excepte les textures un peu pixellisées. C'est l'exemple même du jeu ultra-classique, qui ne cherche pas à inventer un système d'évolution innovant ou un scénario original; il cherche juste à être fun, et il y arrive en nous faisant une bonne recette dans une vieille marmite. Y'a plein de quêtes secondaires, et il est tout aussi amusant pour un pro du RPG ou un novice en la matière.

10 février 2005

Par la barbe du Prophète

(texte pour les technophiles et ceux qui chercheraient par Google une solution à ce problème; les autres, ne lisez pas)

La Xbox peut afficher des scintillements sur le haut et le bas de l'écran lorsqu'elle est en affichage RGB et 60 Hertz, si... le câble Ethernet branché a un connecteur RJ45 en métal. Même pas besoin de le connecter, un simple toucher entre la prise (métalisée) de la console et l'extrémité du câble (pourvu qu'il soit électriquement actif en étant branché à un hub, un routeur ou un ordi de l'autre côté) et paf, l'image à l'écran se met à clignoter.
Là où ça devient absolument délirant, c'est que si vous avez une multiprise Péritel avec d'autres consoles acceptant elles aussi le RGB et le 60 Hertz, ces dernières seront également affectées! Et ce n'est pas la faute au reste du matériel: ce problème qui me pourrissait la vie depuis des mois m'a fait dépenser des fortunes en câbles RGB (dont je mettais en doute la qualité ou l'isolation), en heures de tests et en duplicateurs Péritel. C'est d'ailleurs après avoir constaté que ça se produisait même avec un Joytech AV 965 à 50€ que j'ai commencé à tuer des lapins. Toutes les consoles branchées dessus "scintillaient" si le câble Ethernet était branché sur la Xbox...

Absolument rien de logique, à l'exception d'un éventuel problème d'isolation électrique (exclusif à ma console qui serait défectueuse?); sûrement le dysfonctionnement le plus étrange qu'il m'ait été donné de voir durant mes 20 ans de jeux vidéo - je n'ai pas 20 ans pour autant, parce que sinon y'aurait de quoi s'inquiéter. Bref: on peut diminuer le problème en branchant la console directement à la TV sans passer par un duplicateur, en utilisant le mode 50 Hertz (sacrilège!), en repassant à la connectique Cinch (même derrière un adaptateur Péritel), ou carrément s'en débarrasser en utilisant un câble avec un connecteur RJ-45 en plastique. Si comme moi, vous avez tiré un câble de 30 mètres et n'avez pas l'intention d'en racheter un autre, ajoutez un hub pour mettre un petit câble avec embout en plastoc au bout de la chaîne. Notez d'ailleurs que les câbles Ethernet Xbox officiels sont justement dépourvus de métal; Microsoft serait-il au courant?

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