L'inceste c'est super, demande à ta soeur de le faire
Japanime
12 septembre 2006
Keroro - Mission Titar
Par Raton-Laveur le 12 septembre 2006, 23:26
19h30 : Télétoon diffuse la version française de Keroro Gunsou, alias Keroro - Mission Titar, dans une case horaire carrément appelée "Keroro Show". C'est dire combien la chaîne jeunesse de tf1 soutient leur dernier achat chez Rouge Citron Productions... Je profiterais bien de cette allusion pour vous reparler de la réputation pourrie de cette boîte dans le milieu, mais c'est pas le genre de la maison.
Générique. C'est l'intro japonaise à l'écran, la même mélodie, et des paroles françaises pas trop nazes. RCP fait donc comme Déclic Images (génériques remixés écoutables sur leur site) en françisant les chansons originales - personnellement, c'est une solution qui me convient tout à fait, tant qu'ils ne font pas de réorchestrations (RoD the TV, quel carnage). Un petit passage découpé à la fin de l'ouverture : j'ai cru que c'était à cause des caractères japonais abondants, mais c'est après avoir vu Afro Gunsou (Afro Keroro pour la VF de ce générique de fin) que j'ai pigé qu'ils ont fait ça pour gagner du temps ; d'une minute trente, on passe à une cinquantaine de secondes pour chaque générique.
Grosse surprise au titre de l'épisode : les flèches tamponnées de kanjis sont toujours là, l'arrière-plan affiche toujours le débilissime "SUBTITLE DE ARIMASU", et le tic de langage du Sergent ("de arimasu !") a été traduit par "sauf votre respect". Dites donc, c'est bien agréable tout ça. Bad trip : Télétoon ne passe qu'un épisode de 10 minutes, soit la moitié d'une dose japonaise classique contenant deux histoires. En ce mardi, c'était donc l'épisode 4 face B, celui où Keroro pète un câble à cause d'une atmosphère trop humide. (Note : je crois que la face A passe à 19h00 - à vérifier)
Keroro lit ses mangas : il se marre en glapissant "kerorororo", comme dans la VO. Il s'appelle d'ailleurs toujours Keroro, le "Titar" du titre se référant à la planète d'origine de nos batraciens extraterrestres préférés. Tamama et Giroro n'ont pas changé de nom, même si ce dernier est prononcé "Jiroro". C'est déjà mieux que la moyenne des massacres subis par les animes traduits pour une audience très large - souvenez-vous de CardCaptor Sakura (dont le site officiel US affiche les correspondances des noms de persos JPN/US/FR dans sa FAQ en question 13), où Fox Kids/M6 avait cru bon de censurer les... visages en super deformed. Dans l'ensemble, l'adaptation et le script français sont donc de très bonne facture.
(Mince, j'ai oublié de parler des éditions de texte à l'écran. Faut que je rajoute un paragraphe sur ça)
Seulement, voilà. Les blancs ne savent pas sauter, les japonais ne savent pas faire l'amour, et les français ne savent pas crier. Ce n'est pas tant la faute à la VF de Keroro qu'à l'ensemble du doublage français : quand il s'agit de hurler dans un micro, les japonais font trembler les murs insonorisés du studio, là où les français font bien attention à ne pas casser les oreilles de leurs collègues qui écoutent la sortie micro. Mais dans un anime où tous les acteurs originaux ont fumé du crack avant la séance d'enregistrement, le manque de motivation typiquement français (probablement accentué par l'arrière-pensée de l'acteur qui s'attend à doubler encore 220 épisodes après celui-là) se fait gravement sentir. A part pour la voix de Giroro qui restitue bien son côté Rambo, Keroro est complètement formaté et Tamama a perdu tout le délice sucré de ses intonations kawaii. J'attends de voir si les acteurs entreront dans leur rôle ; le contraire serait franchement dommage, surtout quand on voit la qualité du script qu'ils doivent interpréter. Bon travail mais mériterait un peu plus d'application : 7 sur 10.
Générique. C'est l'intro japonaise à l'écran, la même mélodie, et des paroles françaises pas trop nazes. RCP fait donc comme Déclic Images (génériques remixés écoutables sur leur site) en françisant les chansons originales - personnellement, c'est une solution qui me convient tout à fait, tant qu'ils ne font pas de réorchestrations (RoD the TV, quel carnage). Un petit passage découpé à la fin de l'ouverture : j'ai cru que c'était à cause des caractères japonais abondants, mais c'est après avoir vu Afro Gunsou (Afro Keroro pour la VF de ce générique de fin) que j'ai pigé qu'ils ont fait ça pour gagner du temps ; d'une minute trente, on passe à une cinquantaine de secondes pour chaque générique.
Grosse surprise au titre de l'épisode : les flèches tamponnées de kanjis sont toujours là, l'arrière-plan affiche toujours le débilissime "SUBTITLE DE ARIMASU", et le tic de langage du Sergent ("de arimasu !") a été traduit par "sauf votre respect". Dites donc, c'est bien agréable tout ça. Bad trip : Télétoon ne passe qu'un épisode de 10 minutes, soit la moitié d'une dose japonaise classique contenant deux histoires. En ce mardi, c'était donc l'épisode 4 face B, celui où Keroro pète un câble à cause d'une atmosphère trop humide. (Note : je crois que la face A passe à 19h00 - à vérifier)
Keroro lit ses mangas : il se marre en glapissant "kerorororo", comme dans la VO. Il s'appelle d'ailleurs toujours Keroro, le "Titar" du titre se référant à la planète d'origine de nos batraciens extraterrestres préférés. Tamama et Giroro n'ont pas changé de nom, même si ce dernier est prononcé "Jiroro". C'est déjà mieux que la moyenne des massacres subis par les animes traduits pour une audience très large - souvenez-vous de CardCaptor Sakura (dont le site officiel US affiche les correspondances des noms de persos JPN/US/FR dans sa FAQ en question 13), où Fox Kids/M6 avait cru bon de censurer les... visages en super deformed. Dans l'ensemble, l'adaptation et le script français sont donc de très bonne facture.
(Mince, j'ai oublié de parler des éditions de texte à l'écran. Faut que je rajoute un paragraphe sur ça)
Seulement, voilà. Les blancs ne savent pas sauter, les japonais ne savent pas faire l'amour, et les français ne savent pas crier. Ce n'est pas tant la faute à la VF de Keroro qu'à l'ensemble du doublage français : quand il s'agit de hurler dans un micro, les japonais font trembler les murs insonorisés du studio, là où les français font bien attention à ne pas casser les oreilles de leurs collègues qui écoutent la sortie micro. Mais dans un anime où tous les acteurs originaux ont fumé du crack avant la séance d'enregistrement, le manque de motivation typiquement français (probablement accentué par l'arrière-pensée de l'acteur qui s'attend à doubler encore 220 épisodes après celui-là) se fait gravement sentir. A part pour la voix de Giroro qui restitue bien son côté Rambo, Keroro est complètement formaté et Tamama a perdu tout le délice sucré de ses intonations kawaii. J'attends de voir si les acteurs entreront dans leur rôle ; le contraire serait franchement dommage, surtout quand on voit la qualité du script qu'ils doivent interpréter. Bon travail mais mériterait un peu plus d'application : 7 sur 10.
07 septembre 2006
Les 5 lois des parfaites petites 5 lois
Par Raton-Laveur le 07 septembre 2006, 23:59
Ce gimmick est en train de marcher du tonnerre, au point que je suis en train d'en reparler au lieu de publier mon article sur le retard de livraison de la ps3 en Europe (annonce qui me laisse profondément hilare, soit dit en passant). Pour résumer, tout commence avec FFenril qui pond "Les 5 lois de la parfaite petite mahou shoujou". Je me propose pour répondre à la demande de Matt qui veut voir "Les 5 lois de la parfaite petite infirmière hentai", puis demande à Axel de faire "Les 5 lois de la parfaite petite maid" - qu'il considère comme une provocation, mais s'exécute quand même. Au passage : provocation, moi ? Même pas. C'est juste qu'avec le trio maid - mahou shoujou - infirmière, la trilogie selon Seifuku Shojo est accomplie :

Axel fait passer le relais à Shikaze pour "Les 5 lois du parfait petit Mecha" ([geek]ou plutôt "Mech", vu qu'il n'a parlé que de robots humanoïdes[/geek]), qui les met sur un blog jusqu'ici en friche. Pour la victime suivante, il hésite. Matt se propose pour "Les 5 lois de la parfaite petite héroïne de Leiji Matsumoto", mais ce serait tricher que de choisir son propre sujet et son ordre dans la chaîne, non ? Ces considérations (personnelles) sont quand même bien étriquées, comme la suite va le prouver. Shik' choisit finalement Mdt pour "Les 5 lois du parfait petit professeur hentai", qui les poste sur une page web, faute de blog.
A ce stade, l'activité des "5 lois du parfait petit..." commence à se voir. Skav a référencé l'entrée de Shikaze en l'ajoutant à Blogchan, et Presea a spontanément répondu à une demande de Keul pour faire "Les 5 lois du parfait petit geek(ette)".
Donc on va arrêter de la jouer élitiste, et ouvrir la partie à tout le monde. Oui Matt, poste tes lois de l'héroïne selon Leiji Matsumoto. A présent, plus besoin d'attendre qu'on vous désigne (même si c'est plus rigolo), postez vos 5 lois du parfait petit stéréotype de la Japanime... en suivant ces 5 petites lois :
loi N°5 : De 5 à 1 tu compteras, et non pas de 1 à 5, encore moins de 1 à 4, et surtout pas jusqu'à 3, si ce n'est pour aller à 2, car dans le sens inverse tu iras.
Loi n°4 : Avec une jolie image chaque loi tu illustreras.
Loi n°3 : La prochaine victime et les prochaines lois que tu aimerais lire, en fin d'article tu préciseras.
Loi n°2 : Pour faire vivre la blogosphère, l'article qui t'as précédé ou inspiré tu linkeras. Et quand la personne à qui tu passes le flambeau a relevé ton défi, un lien vers son texte également tu ajouteras. Et un trackback, ou un commentaire sur son blog, je sais pas moi, le but de tout ce joyeux bordel étant de ne pas rester dans son coin.
Loi n°1 : "Les 5 lois du parfait petit..." ta liste tu titreras. Car à 5 lois tu te limiteras.
J'oubliais... Pour la chaîne principale, Mdt - qui est une grosse pute - a désigné Skav comme prochain compagnon de jeu, en lui demandant "les 5 règles du parfait petit viol hentai" (>_>)... ou du "parfait petit héros de combat shonen", au choix. Je mettrai à jour cet article avec la suite des évènements.
[Mizajours]
Hop, Matt a bien mis ses 5 lois de la parfaite petite héroïne de Leiji Matsumoto (avec de belles images en plus).

Axel fait passer le relais à Shikaze pour "Les 5 lois du parfait petit Mecha" ([geek]ou plutôt "Mech", vu qu'il n'a parlé que de robots humanoïdes[/geek]), qui les met sur un blog jusqu'ici en friche. Pour la victime suivante, il hésite. Matt se propose pour "Les 5 lois de la parfaite petite héroïne de Leiji Matsumoto", mais ce serait tricher que de choisir son propre sujet et son ordre dans la chaîne, non ? Ces considérations (personnelles) sont quand même bien étriquées, comme la suite va le prouver. Shik' choisit finalement Mdt pour "Les 5 lois du parfait petit professeur hentai", qui les poste sur une page web, faute de blog.
A ce stade, l'activité des "5 lois du parfait petit..." commence à se voir. Skav a référencé l'entrée de Shikaze en l'ajoutant à Blogchan, et Presea a spontanément répondu à une demande de Keul pour faire "Les 5 lois du parfait petit geek(ette)".
Donc on va arrêter de la jouer élitiste, et ouvrir la partie à tout le monde. Oui Matt, poste tes lois de l'héroïne selon Leiji Matsumoto. A présent, plus besoin d'attendre qu'on vous désigne (même si c'est plus rigolo), postez vos 5 lois du parfait petit stéréotype de la Japanime... en suivant ces 5 petites lois :
loi N°5 : De 5 à 1 tu compteras, et non pas de 1 à 5, encore moins de 1 à 4, et surtout pas jusqu'à 3, si ce n'est pour aller à 2, car dans le sens inverse tu iras.
Loi n°4 : Avec une jolie image chaque loi tu illustreras.
Loi n°3 : La prochaine victime et les prochaines lois que tu aimerais lire, en fin d'article tu préciseras.
Loi n°2 : Pour faire vivre la blogosphère, l'article qui t'as précédé ou inspiré tu linkeras. Et quand la personne à qui tu passes le flambeau a relevé ton défi, un lien vers son texte également tu ajouteras. Et un trackback, ou un commentaire sur son blog, je sais pas moi, le but de tout ce joyeux bordel étant de ne pas rester dans son coin.
Loi n°1 : "Les 5 lois du parfait petit..." ta liste tu titreras. Car à 5 lois tu te limiteras.
J'oubliais... Pour la chaîne principale, Mdt - qui est une grosse pute - a désigné Skav comme prochain compagnon de jeu, en lui demandant "les 5 règles du parfait petit viol hentai" (>_>)... ou du "parfait petit héros de combat shonen", au choix. Je mettrai à jour cet article avec la suite des évènements.
[Mizajours]
Hop, Matt a bien mis ses 5 lois de la parfaite petite héroïne de Leiji Matsumoto (avec de belles images en plus).
05 septembre 2006
Les 5 lois de la parfaite petite infirmière hentai <img src="./nsfw.png" />
Par Raton-Laveur le 05 septembre 2006, 00:05
Avant-propos : suite aux "5 lois de la parfaite petite mahou shoujo" de FFenril, Matt a demandé dans les commentaires à voir ce que donneraient "les 5 lois de la parfaite petite infirmière hentai"... Devinez qui s'est dévoué.
Accessoirement, vous savez déjà que vous donnez définitivement votre âme à Lucifer en personne si vous continuez à lire ce texte.
Accessoirement, vous savez déjà que vous donnez définitivement votre âme à Lucifer en personne si vous continuez à lire ce texte.
26 août 2006
Du Paradis aux Enfers en 2 secondes chrono
Par Raton-Laveur le 26 août 2006, 23:59
J'adore les filles aux longs cheveux sombres. Je vous laisse les blondes.

Dans Welcome to the NHK!, j'adore Hitomi. Pour ceux qui ne suivent pas, c'est un anime (censuré jusqu'à l'os) basé sur un excellent manga que j'attends impatiemment sous nos latitudes, narrant les déboires d'un reclus de la société nipponne - un hikkikomori, quoi. Et donc, ce gars a récemment retrouvé une ancienne copine de collège, ladite Hitomi. Personnage complètement secondaire qu'on ne fait qu'entrevoir, tiens. Exactement comme la copine du héros de Rescue Wings... A croire que je suis condamné à préférer les seconds rôles. J'aurais dû me passionner pour Naruto, manga dans lequel tout le casting a une horde de fans plus développée que celle du perso principal.
Dans l'épisode 7 de NHK, nous avons droit à une séquence de pur fan service pour les hans d'Hitomi :

Peignoir ouvert sur son délicieux corsage. C'est clairement autre chose que la loli sur laquelle le héros mouille son pantalon.

Quelle princesse. Regardez cet appartement. Belle, lettrée, friquée, et avec un sérieux problème de toxicomanie pour contrebalancer une image qui pourrait sembler trop lisse. Je suis amoureux. Elle est la reine de l'ombre de cette histoire, celle que le héros séduira quand il aura terminé son voyage initiatique.
En tant que fan de la belle, j'étais complètement loco devant ce cadeau du studio Gonzo. Il s'agit là d'une véritable et authentique scène de fan service, au sens le plus pur du terme : pas vulgaire pour un sou, destinée aux accros, presque désintéressée. Ca durait deux secondes en tout et pour tout. Suffisamment longtemps pour que je me mette à piailler comme un idiot devant mon écran en brassant de l'air ; quiconque aurait filmé la scène était assuré de détenir le NHK kid, successeur du N64 kid. Je repasse ces deux plans en boucle une bonne dizaine de fois, le temps que le rush de dopamine s'estompe, puis termine mon épisode. Allez, encore une, pour la route. Et là, c'est le drame. Car sans mes cris de groupie, ce moment prend tout son piment.
Là, ici, juste à gauche. On entend la douche. Elle n'est pas seule. Phoque phoque phoque. Ca me tombe dessus comme 10 couches de puyos sur la gueule. Je passe les cinq minutes suivantes à hurler "NOOOOON", comme si cet échec était le mien. Pourquoi je réagis ainsi sur un perso fictif ? Cet échec est vraiment celui du fan. C'est cette déception classique de courtiser une demoiselle et qu'un matin, on la voit embrasser son mec : on reste socialement acceptable et, le regard vitreux, on sort une Nintendo DS de la poche pour faire semblant de s'occuper l'esprit. Mais ici, on est devant un anime, et on évacue cette frustration à l'abri des regards indiscrets, cette petite douleur accumulée qui s'évade ici d'un coup. Libérateur, mais pas rassurant : Hitomi est condamnée à disparaître de la série. Tatsuhiro ne la séduira jamais. A tous les coups, le mec qui vient de se la faire est un salaud de première classe. C'en est tellement déprimant qu'il y a de quoi devenir hikkikomori.
(Au fait, félicitations à neuro pour avoir fermé son blog. Enfin, un de ses trois ou quatre blogs, tout du moins. Alors oui, cette note n'est pas sans rapport avec le texte au-dessus, vu que tonton neuro avait tendance à un peu trop parler gonzesses.)

Dans Welcome to the NHK!, j'adore Hitomi. Pour ceux qui ne suivent pas, c'est un anime (censuré jusqu'à l'os) basé sur un excellent manga que j'attends impatiemment sous nos latitudes, narrant les déboires d'un reclus de la société nipponne - un hikkikomori, quoi. Et donc, ce gars a récemment retrouvé une ancienne copine de collège, ladite Hitomi. Personnage complètement secondaire qu'on ne fait qu'entrevoir, tiens. Exactement comme la copine du héros de Rescue Wings... A croire que je suis condamné à préférer les seconds rôles. J'aurais dû me passionner pour Naruto, manga dans lequel tout le casting a une horde de fans plus développée que celle du perso principal.
Dans l'épisode 7 de NHK, nous avons droit à une séquence de pur fan service pour les hans d'Hitomi :

Peignoir ouvert sur son délicieux corsage. C'est clairement autre chose que la loli sur laquelle le héros mouille son pantalon.

Quelle princesse. Regardez cet appartement. Belle, lettrée, friquée, et avec un sérieux problème de toxicomanie pour contrebalancer une image qui pourrait sembler trop lisse. Je suis amoureux. Elle est la reine de l'ombre de cette histoire, celle que le héros séduira quand il aura terminé son voyage initiatique.
En tant que fan de la belle, j'étais complètement loco devant ce cadeau du studio Gonzo. Il s'agit là d'une véritable et authentique scène de fan service, au sens le plus pur du terme : pas vulgaire pour un sou, destinée aux accros, presque désintéressée. Ca durait deux secondes en tout et pour tout. Suffisamment longtemps pour que je me mette à piailler comme un idiot devant mon écran en brassant de l'air ; quiconque aurait filmé la scène était assuré de détenir le NHK kid, successeur du N64 kid. Je repasse ces deux plans en boucle une bonne dizaine de fois, le temps que le rush de dopamine s'estompe, puis termine mon épisode. Allez, encore une, pour la route. Et là, c'est le drame. Car sans mes cris de groupie, ce moment prend tout son piment.
Là, ici, juste à gauche. On entend la douche. Elle n'est pas seule. Phoque phoque phoque. Ca me tombe dessus comme 10 couches de puyos sur la gueule. Je passe les cinq minutes suivantes à hurler "NOOOOON", comme si cet échec était le mien. Pourquoi je réagis ainsi sur un perso fictif ? Cet échec est vraiment celui du fan. C'est cette déception classique de courtiser une demoiselle et qu'un matin, on la voit embrasser son mec : on reste socialement acceptable et, le regard vitreux, on sort une Nintendo DS de la poche pour faire semblant de s'occuper l'esprit. Mais ici, on est devant un anime, et on évacue cette frustration à l'abri des regards indiscrets, cette petite douleur accumulée qui s'évade ici d'un coup. Libérateur, mais pas rassurant : Hitomi est condamnée à disparaître de la série. Tatsuhiro ne la séduira jamais. A tous les coups, le mec qui vient de se la faire est un salaud de première classe. C'en est tellement déprimant qu'il y a de quoi devenir hikkikomori.
(Au fait, félicitations à neuro pour avoir fermé son blog. Enfin, un de ses trois ou quatre blogs, tout du moins. Alors oui, cette note n'est pas sans rapport avec le texte au-dessus, vu que tonton neuro avait tendance à un peu trop parler gonzesses.)
22 août 2006
Les invincibles filles sandwich, manga
Par Raton-Laveur le 22 août 2006, 23:58
(motherfucking snake ate my motherfucking post)
Joyeuse découverte lors de mon dernier passage dans une boutique : Muteki Kanban Musume, anime déjà abordé dans cette colonne, voit son manga originel paraître sous nos latitudes aux éditions Taifu sous le nom de Noodle Fighter. On se demande quand même pourquoi Miki arbore de fort peu seyants boutons d'acné sur la couverture du premier tome (sur un total de 17).
Franchement, ça ressemble plus à un manga que n'importe quel autre manga. Il y a tout ce qu'on est en droit d'attendre d'une bande dessinée japonaise, et rien de plus car l'auteur n'est vraisemblablement pas du genre à se prendre la tête. Ca alterne à toute vitesse entre les canons graphiques du genre, à coups de super deformed, autoréférences avec des persos qui parlent des évènements "de la première page", et même un chapitre génial en slapstick muet. Miki la vendeuse de nouilles et Megumi la boulangère sont irrésistibles sur certaines pages, et on réalise combien l'anime et son character design sont fidèles à l'oeuvre originale. D'ailleurs, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise, c'est que l'anime a fait un choix drastique dans les histoires adaptées ; la bonne, c'est que ce ne sont pas les pires qui ont été "retirées" de la télé, loin de là. Ca aussi, c'est typique de l'industrie visuelle nipponne : le manga doit donner envie de voir l'anime (et vice versa) - mission largement accomplie dans le cas présent. On peut reprocher à la bande dessinée de sacrifier dans certaines pages son humour simple et détonant aux dépens de quelques cases trop chargées graphiqement, "défaut" qui est corrigé dans l'anime qui a épuré le trait au profit d'une animation plus que soignée pour un projet au budget vraisemblablement réduit. Un vrai manga, pur sucre, tellement marrant que je crois avoir trouvé le nouveau Dr Slump, rien que ça. Que du bonheur.
Joyeuse découverte lors de mon dernier passage dans une boutique : Muteki Kanban Musume, anime déjà abordé dans cette colonne, voit son manga originel paraître sous nos latitudes aux éditions Taifu sous le nom de Noodle Fighter. On se demande quand même pourquoi Miki arbore de fort peu seyants boutons d'acné sur la couverture du premier tome (sur un total de 17).
Franchement, ça ressemble plus à un manga que n'importe quel autre manga. Il y a tout ce qu'on est en droit d'attendre d'une bande dessinée japonaise, et rien de plus car l'auteur n'est vraisemblablement pas du genre à se prendre la tête. Ca alterne à toute vitesse entre les canons graphiques du genre, à coups de super deformed, autoréférences avec des persos qui parlent des évènements "de la première page", et même un chapitre génial en slapstick muet. Miki la vendeuse de nouilles et Megumi la boulangère sont irrésistibles sur certaines pages, et on réalise combien l'anime et son character design sont fidèles à l'oeuvre originale. D'ailleurs, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise, c'est que l'anime a fait un choix drastique dans les histoires adaptées ; la bonne, c'est que ce ne sont pas les pires qui ont été "retirées" de la télé, loin de là. Ca aussi, c'est typique de l'industrie visuelle nipponne : le manga doit donner envie de voir l'anime (et vice versa) - mission largement accomplie dans le cas présent. On peut reprocher à la bande dessinée de sacrifier dans certaines pages son humour simple et détonant aux dépens de quelques cases trop chargées graphiqement, "défaut" qui est corrigé dans l'anime qui a épuré le trait au profit d'une animation plus que soignée pour un projet au budget vraisemblablement réduit. Un vrai manga, pur sucre, tellement marrant que je crois avoir trouvé le nouveau Dr Slump, rien que ça. Que du bonheur.
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