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Rencontres "IRL" entre lecteurs : tous les mercredis, club échangiste "La Multiprise" au Cap d'Agde

Japanime

01 avril 2007

Calamari Wrestler / Ika Resuraa

(merci à lcf !)



Il y a du catch !



Et des hommes, des vrais !



Et un calamar !



Des coups spéciaux à 360° !



Un générique à la 007 !



Hein ?



Des yakouzes !



Pensez-y la prochaine fois que vous attendez un ascenseur.



Ou que vous faites les courses.



De l'amour !



Du fan service !



Des méchants !



Du catch !



De la troisième corde !



Encore de l'amour !



De l'engrish !



DES MAIDS !

Ah, en voilà du cinéma comme on l'aime. A l'exception des ninjas, la checklist de tous les trucs cools est complète.


Desu ! Desu desu #editotaku@irc.worldnet.net desu desu. Desu 21 desu desu ! Desu desu desu desu !

26 mars 2007

Les animes hentai pour les nuls

Y'a des choses qui clochent, quand même : lorsque l'éditotaku parle de hentai, il se limite aux trucs atroces ou à ceux publiquement répréhensibles, du genre qu'on n'admettrait jamais publiquement avoir effleuré l'idée même de les regarder. Ou encore, ces jeux tarés qui occupent les gigaoctets les plus noirs du disque dur.

"Mais raton, je n'ai jamais maté de hentai." Quid du profane, de celui qui n'a jamais maté la moindre fesse en cellulo mais dénuée de cellulite ? Tout le monde n'a pas vu sa sexualité détraquée par les dernières pages des magazines Player One de notre enfance (ils se nourrissaient déjà chez Tonkam, les chacals). Que regarder sans se faire violer la cervelle ou être déçu par une amourette à peine ecchi ? En ce XXIème siècle, il y a de quoi commencer en douceur, sans avoir à se taper Urotsukidoji alors que la puberté commence à peine (ce qui fut la "norme" au début des années 90). On va pas faire une encyclopédie, juste un bon point de départ.

A ce stade de la rédaction, je crève d'envie de poster des images pour illustrer chaque titre présenté. Mais ce serait dangereux pour ceux qui lisent ce site depuis leur boulot, non ? Y'a assez de liens comme ça après tout...

Chez les éditeurs français, il n'y a hélas pas grand monde. En fait, il n'y a qu'EVA Vidéo (pour Erotic Video Animation), en fait un label de chez Kaze. Comme chez ce dernier, les DVD sont donc chéros, simples et contenant parfois quelques aberrations - "La Fille du 20 Heures" et "La Fille du 21 Heures", deux titres différents vendus séparément mais contenant le même anime, par exemple. Mais bon, ils ont Front Innocent dont le visionnage est obligatoire même chez les néophytes, alors ça ira pour cette fois, circulez monsieur - mais la prochaine fois, nous ne manquerons pas d'étudier votre situation monopolistique.

Cependant, il fut un temps reculé où d'autres éditeurs ont sorti quelques disques. Le label Banzai, par exemple, a diffusé un des joyaux du hentai que je recommande chaudement ici même : A Kite, sorti en France sous le nom de Nakite - Domination. Tanuki Award 2002 du meilleur anime H, écrit-storyboardé-réalisé par le génial Yasuomi Umetsu (qui a également pondu le bon générique de fin de l'oubliable Girls High), A Kite est une OAV de deux épisodes qui fait tout à 150 %. Parfois, sur #editotaku, on se dit que Kite n'est pas hentai, mais un anime d'action pour les grandes personnes. Car afin de faciliter la vente du titre, les scènes de sexe sont quasiment gratuites et formatées pour être aisément éjectées au montage. Demande expresse de la production, mais le résultat n'en est pas moins excellent, que ce soit au niveau du hentai ou de la qualité générale de Kite... Le scénario - qui tient sur un grain de riz - est un clone de Nikita, mais ça n'empêche pas les américains de préparer un remake en live action du titre. C'est violent, rapide, et représentatif de cette tendance propre à l'animation japonaise de déclencher l'apocalypse à partir d'un rien : tout peut exploser, une pièce de monnaie est une arme de destruction massive et ne faites pas chier la lycéenne aux jolies boucles d'oreille. Jouissif, même si encore une fois, c'est à réserver aux grands ; le sexe n'est pas forcément consentant et l'histoire pas très morale.

Chez le même auteur et du même tonneau, on peut trouver Mezzo Forte, édité en Zone 1 en deux éditions, intégrale et censurée. L'héroïne de Kite s'y offre un cameo, et le contenu est une copie de ce dernier anime : action bourrine à tous les étages, sexe ajouté en bonus, qualité de production excellente. Largement bonnard et excellente chair à Ouatex, mais un chouïa en deçà de Kite. A donné lieu à une adaptation animée en 13 épisodes de qualité inégale, aussi trouvable en Zone 1 (ne cliquez pas sur le lien ou vous risquez de saigner du nez).

Un autre gentil monsieur qui fait de bonnes choses cochonnes, c'est Teruaki Murakami. Il a commis des productions parmi les plus perverses qu'il m'ait été donné de voir, dont Shintaisou (alias Princess 69 en DVD Zone 1) et Kuro Ai (alias Dark Love en Z1 également), leur seule possession étant suffisante pour que la brigade des moeurs vous extrade sur Pluton. Mais comme je tiens à vous faire découvrir le ton graphique de ses réalisations, piochons dans les animes H plus légers qu'il a eu l'occasion de réaliser, comme Meiking, dispo en Z1 chez RightStuf. Ces derniers ont également le reste d'une série hentai nommée "Vanilla Series", qui comme son nom l'indique, tape dans le porno pas trop taré.

Pour continuer dans la tendance happy sex, avec des partenaires décomplexés et innocents, citons l'excellent Sex Friend, adapté du jeu vidéo éponyme. Non, ça n'a pas été importé, ce qui amène à se poser quelques questions quand des trucs vingt fois plus pervers sont distribués sous nos latitudes. En fait, les animes hentai sont rarement orientés vers du sexe tout gentil et tout mignon, le créneau étant réservé aux jeux vidéo pour adultes. Dans ces derniers, la relation entre les personnages et le joueur a le temps de s'établir, laissant paraître, au-delà de la relation sexuelle, un fort attachement aux demoiselles de pixels, tant les dialogues sont verbeux et les heures nombreuses avant de voir le moindre bout de fesse. Ainsi, le média animé, avec ses contraintes serrées (30 minutes l'épisode pour un budget énorme comparé à celui d'un dating sim) préfère taper dans le hardcore, le direct-dans-ta-face plein les mirettes, ce qui est loin d'être compatible avec une amourette romantique. Et quand ces jeux vidéo sont adaptés en animes, ils sont épurés pour une diffusion tous publics.

Bible Black : un incontournable, même si ça tape dans un registre bien plus sombre que les autres - c'est même carrément le moins "moralement acceptable" des titres abordés aujourd'hui. Mais c'est assez bien réalisé, les femmes y sont superbes et l'histoire se laisse mater entre les nombreuses scènes de galipettes ; on en a pour son argent, quoi.

04 mars 2007

VOST FR DTC

Les otakus sont des gens spéciaux pour deux raisons : ils ont l'habitude de renifler leurs chaussettes après les avoir enlevées à la fin de la journée, et ils ne sont jamais contents. Les DVD n'arrivent jamais assez vite, la qualité n'est jamais assez élevée, les cosplayeuses ne sont jamais assez jolies, la traduction jamais assez fidèle, et après tout, l'animation japonaise est naze depuis que le XXIème siècle a commencé et les médias généralistes se foutent de nous. Pourtant, les animes et les mangas se vendent toujours, les armadas de photographes dans les conventions ne désemplissent pas, et personne ne regarde la télé. Mais bon, au moins, il reste l'odeur des chaussettes pour se changer les idées.

Ainsi donc, Axel pousse une gueulante contre les génériques francisés par Déclic Images, et l'article génère bien plus de commentaires qu'à l'accoutumée sur son coin de web. J'ai déjà parlé de ces chansons, et à l'exception de RoD The TV, je n'avais pas spécialement saigné des oreilles. L'avantage de ce texte, c'est qu'il résume succintement les arguments qu'on entend depuis des millénaires sur le sujet : les paroles sont niaises (mais il admet que les japonais ne font pas mieux, surtout quand ils sont aussi cohérents que du Mylène Farmer), c'est mieux quand on écoute des chansons qu'on ne comprend pas, et on se croirait revenu 20 ans en arrière. 20 ans en arrière. 20 ans en arrière.

Mine de rien, c'est là qu'on trouve la réponse à la motivation de Déclic pour faire ces génériques fort amusants. Dans les boites de nuit, le syndrome "Gloubi Boulga Night" marche plutôt bien, et il ne se déroule pas une soirée sans qu'un peu d'Albator passe après du Claude François ou la chanson pourrave de "La Boum". Les mioches et ados d'aujourd'hui qui matent du Fruits Basket et du X Clamp sur France 4 sont les teufeurs de demain, avec tout le râtissage financier que cela implique. Mais l'origine de la chose est dans la phrase précédente : ces génériques français existent parce que ce sont avant tout les chaînes télé qui les exigent. Love Hina avait une version française toute prête, mais le premier épisode passé en test sur France 2 était resté en japonais. Face au petit marché de renifleurs de chaussettes - qui achètera le DVD en VO - , il y a un public énorme matraqué par les médias, impatients de relancer la japanime en masse façon Club Do et courtisés par des Kaze, Dybex et Déclic également fort pressés de signer des contrats. C'est gagnant-gagnant : pour la chaîne de télé, ça coûte rien comparé aux produits US, c'est livré clés en mains par des éditeurs qui ont déjà tout préparé, et il y a un public "hardcore" qui assure la promotion ; pour les éditeurs, c'est un nouveau marché bien massif qui les fera sortir du public de râleurs que nous sommes, l'exploitation des goodies peu onéreux boudés par les otakus (qui préfèrent les figurines coûteuses à fabriquer aux porte-clés adorés par les enfants).

A condition d'avoir du bon français, y compris dans les génériques qui seront fredonnés par les mômes... Rien de spécial après tout, les américains font pareil quand un anime passe à la téloche. Les instrumentaux d'origine doivent être boudés pour une sombre histoire de droits, et surtout, les musiciens d'origine n'ont pas à toucher un sou sur les revenus de la VF ! Puis on garde la mélodie d'origine pour garder la vidéo (déjà montée en rythme avec la musique) et Valérie Uzan - à la tête de Déclic avec Benjamin du même nom - doit réaliser un rêve de jeune fille en faisant la chansonnière de ces VF. C'est bien connu, l'histoire est condamnée à se répéter ; Dorothée est trop occupée avec son film bientôt dans les salles, mais on ne devrait pas couper à une nouvelle idole des jaunes (*) pour présenter l'émission télé qui enchaînera les animes aux génériques ainsi francisés. Pour le bonheur de tous, et surtout des plus jeunes ; les autres, ils continueront à acheter des DVD et à sentir leurs chaussettes.



(*) Lapsus textuel.



Weee, session IRC dès 21 heures, comme chaque dimanche depuis déjà trop longtemps ! #editotaku@irc.worldnet.net, apportez vos chaussettes et vos Nintendo DS, on parlera de la miraculeuse démo de Command & Conquer 3, de cerisiers et de hentai.

30 janvier 2007

Soukou No Strain

Avant de commencer cet article, laissons filtrer une exclamation :

YAY UN ARTICLE SUR UN ANIME CA FAIT UN MOIS QU'ON EN AVAIT PAS EU

Bref. Où en étais-je ? Ah oui, Soukou No Strain est tellement pourri que je ne sais même pas par quoi commencer... autant essayer avec le commencement. Mais de quel début parler ? Celui de la série, qui explose tous les records de stéréotypes à la minute, ou du générique de début, qui est, avec son copain le générique de fin, parmi les plus mauvais jamais entendus ? Le cas de la musique est d'autant plus désolant que les thèmes musicaux (ou BGM, background music) sont la seule chose à sauver de cet anime. Pour le reste, c'est un fiasco.
Scénario : une gamine qui suit son frère adoré à la guerre. Adolescente et quasi-émoulue de l'académie des pilotes de gros robots qui se mettent sur la gueule, elle assiste à un massacre perpétré par son frangin qui kidnappe une gamine génétiquement modifiée. Et oui ma grande, il est lolicon et t'es devenue trop vieille pour lui. La miss vire alors emo-gothico-Ayanamo-rebelle, genre "je dis plus un mot de la série pour faire ténébreuse et parce que ma seiyuu est payée à la ligne".
Mais il y a le truc qui tue, celui qui fait qu'on passe du domaine du mauvais à celui du profondément minable : la "conscience culturelle". On justifie une inspiration lointaine avec tel auteur ou telle oeuvre du XIXème siècle pour épater la gallerie et permettre au scénariste de frimer entre deux petits fours dans une soirée mondaine. Le dernier exemple en date est le très gore et très nul Elfen Lied avec ses nichons dessinés à la Klimt, ou comment donner une "conscience culturelle" à l'ultraviolence greffée sur un clone dégénéré de Chobits - oui, je pensais à DearS en écrivant "clone dégénéré de Chobits", comment vous avez deviné ? Ainsi, Soukou No Strain se veut une adaptation S-F de... La Petite Princesse de Frances Hodgson Burnett, oeuvre que nous connaissons tous sous son adaptation animée Princesse Sarah. Sarah Crewe devient Sara Werec, falsifiant son nom en Cruz quand son frère tourne mal, et la poupée Emily devient EMLY, une intelligence artificielle lookée en "Rozen Maiden rencontre KOS-MOS de XenoSaga". Ah je vous avais prévenu, c'est du lourd. Sara se fait donc maltraiter par les méchantes pilotes du vaisseau et rencontre de gentilles filles qui voudront l'aider, blablabla avalanche de stéréotypes et de situations qu'on anticipe 4 épisodes à l'avance. Et quand je dis que j'anticipe ce qui va se passer, ça en dit long - vu que je suis généralement le dernier à piger les indices dans les animes ; le héros amoureux de machin ou le pilote de l'Eva-04 et toutes les autres surprises lourdement suggérées, je les vois jamais venir. Et là, j'y arrive (*). Bref, c'est mou, prévisible et dépourvu d'inventivité - ça pompe même des designs sur Matrix, c'est dire.

L'autre gros truc qui tue Strain, c'est son rythme émotionnel quasi-schizophrène, qui maltraite presque le spectateur. Exemple au début du second épisode, qui s'ouvre sur un Mecha accidenté : musique stressante, une infirmière qu'on lui donne pas douze ans ouvre le sas. Elle défait le casque du pilote, et du sang se met à couler à flots ; elle s'affole, la scène dure quelques secondes pour bien marquer les auditeurs, et on découvre soudain que le tout n'est qu'une simulation. Sans même laisser le temps de se remettre du "choc", l'épisode passe alors en mode comique avec musique du Cirque Pinder en fond sonore, présentant les deux mécanos du coin (avec un charisme aux antipodes de Toast-En-Poudre-Man) qui gueulent des ordres en choeur et donnent des leçons aux généraux, alors qu'à eux aussi, on ne leur donne pas douze ans. On passe du coq à l'âne, du moment de tendre émotion à la scène de douche mâtinée de mauvais fan service à quelques personnages qui se font déchiqueter façon Yoshiyuki "KILL THEM ALL" Tomino. Ca vire au perso jetable, à l'histoire prédécoupée, au design surfait avec des Mechs pompés sur Zone of the Enders et oh purée j'en ai marre d'écrire sur cette daube, je retourne jouer à Animal Crossing et Phantom Crash (*).

29 décembre 2006

Au moins, ça a le mérite d'être clair

Le cadeau de Noël que m'a offert Garric, gentil lecteur et contributeur de ce site. Merci bien !



(référence Mythwear)

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