Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


La maman de Forrest Gump a dit : "L'internet, c'est comme une boite de chocolats, on sait jamais ce qu'on va trouver dedans."

Japanime

26 juillet 2008

Pendant ce temps : Chirurgie Plastique, épisode 3

(épisodes précédents)

Ainsi, durant le Quartier Libre, je n'osais même plus regarder cette colonne, de peur de tomber sur des articles meilleurs que les miens - et j'avais raison. J'ai donc passé la semaine à faire autre chose :



Pas de quoi hurler au génie face à ce tout petit Aegis Gundam tout simple, un No Grade en 1/144ème qu'on trouve au Japon pour 500 yens et que Bandai distribue gratuitement pendant Japan Expo (note pour moi-même : code couleur). J'ai eu une excellente discussion avec Nicolas Audibert, le responsable du business jouets de Bandai Europe, pour savoir comment ils en étaient arrivés à jeter au public des goodies d'une de leurs plus grosses licences. Grosso modo, malgré l'héritage de Goldorak, Gundam n'a jamais marché en France, les Gashapons ont une image de jouet cheap alors qu'il s'agit de petits joujous assez soignés, la limitation d'âge "à partir de 8 ans" sur les boites de maquettes était un peu trop jeune pour les parents, et même si Gundam Wing n'était pas vraiment la meilleure saga à diffuser sur M6, l'Amérique du Nord avait réagi très positivement face à cette dernière. Inversement, Saint Seiya vit toujours dans le coeur des fans qui achèteraient bien des figurines, sauf que les nippons ont laissé cette licence derrière eux depuis fort longtemps. Maintenant, ces maquettes font un peu office de Cheval de Troie, où l'otaque commencerait par monter quelques Gundams sur un coin de table avant de s'intéresser à la licence ; l'inverse des japonais, où l'anime distribué gratos à la télé pousse les fans à acheter des gadgets. Le monde à l'envers ; logique pour des antipodes géographiques.

Cliquez sur l'image pour voir ce qu'on trouve dans la boite de ces modèles tout simplets : trois pauvres planches d'une couleur unique, même pour le flingue. La couleur est obligatoire pour obtenir un résultat simplement correct, tout comme la colle. Je continue donc à me faire les dents sur des modèles simples en ajoutant à chaque fois un nouvel apprentissage (collage, peinture, lignes de structures...), et là, j'apprends que le 1/144ème, c'est naze par rapport au 1/100ème. Je veux dire : 12 centimètres contre 18, quoi.



Toujours pendant ce temps : vous avez peut-être remarqué que la barre de favoris à gauche a été un peu remixée. Le blog de cette flemmasse d'Erwan Cario laisse place à ses Ecrans, le cabinet du Docteur Lakav reste ouvert pendant les vacances, et Sama est ajouté pour pallier à l'absence (temporaire) de Blogchan. Note aux gentils lecteurs de Sama : les articles de mon site qui apparaissent sur cet aggrégateur sont uniquement ceux classés en Japanime. N'oubliez pas que l'éditotaku héberge également de nombreux textes sur les jeux vidéo. En parlant de ça...

... GamesForWindows devient gratuit, certes, et j'avais pensé célébrer cela en organisant quelques parties privées de jeux GFW. Sauf que voilà : l'écrasante majorité du catalogue multijoueur utilise son propre réseau en lieu et place de celui de Microsoft (World In Conflict = MassGate, Supreme Commander = GPG, etc), et les seuls jeux qui s'en servent sont Gears of War (bien plus populaire sur 360), Universe At War (de la RTS comme on n'en fait plus depuis SupCo et WiC, et c'est tant mieux), Halo 2 (dépassé), Kane and Lynch... C'est là qu'on comprend que cette gratuité est un geste à l'attention des développeurs, et non pas des joueurs. Tant pis.

Et demain soir : session IRC, comme chaque dimanche dès 21 heures. #editotaku@irc.worldnet.net, avec conneries, hentai et jeux vidéo.

20 juillet 2008

Übel Blatt

Par Grimm... ouaip!


Résumé:


La légende raconte que pour lutter contre une terrifiante armée des ténèbres, l’empereur missionna 14 vaillants guerriers à qui il confia 14 lances sacrées. 3 d'entre eux, “les glorieux guerriers sans retour”, périrent au combat. 4 autres, surnommés “les lances de la trahison”, furent exécutés par leurs compagnons pour félonie. Les 7 derniers accomplirent leur mission et furent accueillis en héros à leur retour.
Mais 20 ans plus tard, des rebelles baptisés eux aussi “les lances de la trahison” défient de nouveau l'autorité de l'empire…


Image Hosted by ImageShack.us


Pour tout dire, Übel Blatt partait vraiment mal.
Armé de tous les préjugés accompagnant la sortie d’une nouveauté en matière d’Heroic Fantasy, décoré d’un résumé à l’intérêt très relatif et pourvu de son bishonen de héros prépubère, c’est avec un certain dédain que je m’étais emparé du tome 1 pour y jeter un simple petit œil à la limite du vitreux, persuadé de tomber sur une énième bêtise qui ne tiendrait pas la route plus de dix pages, bourré de scènes douteuses (Puisque nous parlons bien d’un seinen avec tout ce que ça implique…) et de kilolitres de sang versés à la va-vite…
Pour les scènes chaudes et l’hémoglobine, j’ai eu mon compte… mais pour le reste, c’était sans compter sur Square Enix et Etorouji Shiono…

Image Hosted by ImageShack.us


Ce qui commence par une bête et récurrente histoire de vengeance mené par un vagabond haut comme trois pomme avec un regard sournois dégénère en conflit quasi-mondial pour la survie de l’ordre en place, jusque là, rien de bien exceptionnel si ce n’est la manière habile dont tout ce micmac est traité.

Tout d’abord, la véritable claque survient avec le héros bishonen susnommé et répondant au doux nom de Koïnzell (A mes souhaits) qui, en plus de porter sur son petit dos maigrichon un passé plutôt chargé que le lecteur n’aura pas beaucoup de mal à deviner avant tout le monde, révèlera au cours de l’histoire une autre facette que celle du jeune aventurier aux prises avec toutes les chaudasses de la région… celle d’un warrior (Et là on part sur les termes JDR) au charisme démesuré qui ne nous donne qu’une envie : celle de le voir dézinguer, découper et dessouder tous les pauvres abrutis qui n’ont pas encore compris qu’ils allaient quoi qu’ils fassent tous crever de sa petite main surarmée de pouvoirs magiques dévastateurs.

C’est peut-être l’un des principaux points faibles d’Übel Blatt, car autant Koïnzell est le plus grand roxxor de Dark Fantasy qu’on ai vu ces dernières années, autant certains personnages secondaires paraissent parfois d’une fadeur de petit pois devant lui… l’auteur ne s’y trompant pas, car pour donner un surplus de classe à un personnage, il a dernièrement trouvé une astuce très simple… le faire ressembler à Koïnzell.

Image Hosted by ImageShack.us


Pour ce qui est des scènes chaudes inhérentes à ce genre d’œuvres, elles sont assez courantes dans les premiers tomes pour diminuer progressivement, avec à l’aveu de l’auteur : une suppression définitive à la clé… du coup, je ne sais pas si je dois être déçu ou rassuré…

Le dessin est bon, très bon même, les combats sont pour la plupart lisibles, et c’est tant mieux au vue de leur nombre, pour le reste, Ki-oon a encore une fois fait un superbe travail d’édition et sortant le tome 1 et le tome 0, faisant office de prologue, en même temps.

Image Hosted by ImageShack.us


Malgré la fadeur dont je parlais plus haut au sujet des personnages secondaires, ce sont bien eux qui apportent une grande partie du piment au scénario. En effet, tandis que Koïnzell se démène pour accomplir sa vengeance, nombre de ses ennemis s’aperçoivent de toute la noblesse de sa tâche, qui va peu à peu au-delà du simple statut de vendetta personnelle. Les doutes s’accumulent, faut-il choisir la justice ou la loyauté ? Les retournements de veste sont nombreux, et ceux qui ne se sont pas encore produits ne devraient plus tarder, au final le nombre des alliés de Koïnzell ne cesse de s’accentuer, le rapprochant toujours plus de son but.

Image Hosted by ImageShack.us


Si ce n’est pas LE manga de ces dernières années, Übel Blatt est sans nul doute une excellente surprise, étoffé d’un surplus d’information historiques sur le contexte du récit à le fin des tomes, prenant, émouvant par moments, l’attente avant le prochain tome en devient particulièrement énervante… mais c’est le prix à payer pour cet excellent manga (Si on exclut les 7€50 de rigueur, of course…)

Image Hosted by ImageShack.us

19 juillet 2008

Ini-chiaru dit quoi!? Non Initial D!!!

Ecrit par NiKi, avec deux "i" minuscules. Au passage vous devriez habitués aux jeux de mots douteux sur mon blog...

<%image(20080719-editoryousuke2.jpg|800|519|So 'smexy :3)%>

Initial D, c'est un peu comme Action Man 'ya des bagnoles, et des gonzesses. Mais la où la série se démarque c'est que les gonzesses sont moches et les bagnoles sont modélisées en CG toute droit sortie de Ridge Racer...

Initial D, c'est l'histoire de Fujiwara Takumi, jeune réveur qui livre du tofu pour son père au volant de la 86 ( dite Hachi-Roku en jap' ). Mais les livraisons c'est pas assez excitant pour un mangasse japonais ( parait que 'ya des mangasses francais maintenant... ), donc Takumi doit le faire en driftant comme un malade dans le mont Akina ...vous voyez c'est vachement plus intéressant, hein?
Un jour, il dépasse une voiture de Jacky et fache ainsi son conducteur, Keisuke Takahashi, qui demandera revanche suite à cette défaite. Takumi relèvera t-il le défi?
...Non il préfère sûrement se la couler douce au long des 4 saisons d'Initial D en fait.
C'est donc la vie découpée entre les journées ou il travaille à la station service et les soirée a faire le Jacky dans la descente d'Akina que l'on va suivre dans l'anime. Oui, vous l'avez deviné, Takumi ne connait rien aux voitures.

"Bref, si vous aimez les voitures, les courses sauvages et autres défis à moteur, cette série est pour vous." Animeka
Mon dieu que c'est bien résumé. :D

Initial D est une série qui est entrée dans le folklore Japonais avec différentes références dans School Rumble, Lucky Star ou même FLCL. Oui, les japonais aiment Initial D. La question est pourquoi? Moi personnellement j'ai ma réponse à la question.

Tout d'abord, on est forcé de constater que chara-design est moche. Tres moche. Mais au combien attachant de surcroit. Oh oui, je compte même plus le nombre de fois où j'ai voulu embrasser Itsuki ( le prétendu pote à Takumi ) a cause des tronches qu'il tire... Oui c'est adorable. Bizzarrement le chara-design au fil des saisons est de plus en plus moche, le trait est de moins en moins arrondi et de plus en plus net. Normalement vous me direz que ces genre d'évolution est méliorative mais là on parle du design d'Initial D. Les persos ont des sales gueules, si en plus leurs cernes sont plus grosses, leurs visages plus carrés, leurs couleurs moins chaleureuses, ou encore si ils doivent changer de couleurs ( les persos ne se changent pas dans les mangasses c'est connu ) ... Non ça ne les rendra certainement plus pas adorables. J'aime bien les mimiques des persos, moi.
Oui Takumi a un t-shirt blanc et un jean bleu, ça relève presque du fan service pourtant ils ont osé changer d'habits à Takumi dans le Fourth Stage...

Puis 'ya l'opening, du bon hip-hop yéyé... non pitié dites moi que je rêve :( . Oui, en fait ce n'est qu'une facade! L'OST c'est du bon gros Eurobeat.

Euro- quoi o____O !?

Bon je vous explique: Prenez du rap, rajoutez de la techno et mettez le tout sous fond de J-Pop... Alléchant hein?
Les musiques de l'animé sont mémorables c'est clair, c'est vraiment ce qui fait l'ambiance des courses d'Initial D. Elle collent extrêmement bien a l'action.
* Night of fireeeee *

Oh! Parlons des courses [ risque des spoils, vous êtes prévenus ].
Ces courses de fous furieux sont réellement intenses, les voitures ont vachement plus de charisme que les persos ( d'ailleurs remarquez dans les fansites d'Initial D que les voitures sont vachement plus présentées en detail que les persos... ) et en fait c'est un peu un combat de celui qui a la plus grosse... cylindrée.
Mais evidemment un shônen ne serait rien sans ces super-tricks-de-la-mort-qui-tue, de ce fait la 86 est capable de sauter des ramparts, ou d'être boostée par un caniveau. Vive les mangasses.

Le tout est est servi par un scénar' beton. C'est simple, chaque adversaire va défier la 86 ( notez bien qu'il défient la 86 et pas Takumi ) à la station service parce que la 86 ( et pas Takumi ) elle over roxxe du boudin. Takumi aura la flemme de relever ces défis mais sauf qu'il est forcé d'obéir à la loi du nekketsu parce que Initial D c'est trop la perrav' comme Shônen. Entre deux courses Takumi, enfin la 86 est invitée par Natsuki Mogi à sortir avec elle ( Faut dire qu'elle aime les grosses cylindrées... la cochonne ). Ouais parce que les gars ( enfin les voitures ) sont virils dans Initial D.
La première fois que je suis tombé sur Initial D ils diffusaient l'avant dernier épisode de la saison, me suis dit qu'il se passe plein de truc dans cet animé. Sauf qu'en fait dans l'épisode en question, ils résument toute la saison.

Mais non, je ne critique pas la série, dont je suis d'ailleurs fan. Maintenant prenez le chara-design, l'Eurobeat, les caniveaux, un scenar' archi bateau et une CG a faire pâlir Adibou: Ca y est vous êtes devant Initial D! C'est simple on peut pas résister à ce cocktail, c'est nanar à un point qu'on est instantanément absorbé dans la série. En fait le manga est nul, mais l'adaptation en animé en géniale. Ceci dit je n'ai encore maté le Fourth Stage, déja parce que Kaze ne l'a pas encore édité, puis parce que mon dernier achat de manga date de Mai. Lachez vos pièces en passant.

Initial D est un bijou de nanardise, tellement nanar que l'on ne peut même pas le critiquer objectivement. Moi aussi j'ai l'air d'un de ces cons en coin de virage devant Initial D du coup. Les Japonais aussi doivent être pareils, je ne vois pas d'autre explication, parce que le manga il est nul. Mais qu'il est bien l'animé.

Bizarre, vous avez dit Bizarre?

Par Torog, qui écrit pour la première fois pour l'Editotaku

Parmi les joyeuses étrangetés du monde de la Japanime, il y en a certaines qui marquent plus particulièrement. En 1987, un certain Hirohiko Araki débute l'une des plus grandes sagas du monde shonen, grand succès au Japon, grand oubli en France.

Vous en avez tous probablement entendu parler, par contre, qui a vraiment osé se plonger dans Jojo's Bizarre Adventure ? Au Japon, on en est tout de même rendu à plus de 80 volumes, et en France Tonkam à repris la réédition à la suite de J'aiLu, actuellement volume 54. Publié depuis 87 dans le Jump, puis après 2005 dans l'UltraJump (Et pourtant, croix et bannière pour trouver la moindre info ou le moindre goodies ici bas BORDEL!)
Ouais, mais pourquoi c'est pas connu alors gars, si tu nous dit que c'est aussi célèbre? Quelques raisons simples à celà.
- Quasiment pas adapté en anime, et dieu sait qu'en France, pour qu'un shonen marche, faut qu'il y ait son adaptation à rallonge associée pour lobotomiser les foules.
- Des persos aux poses bizarres, avec des gros muscles et des bouches de poulpe. On a souvent surnommé le manga le "Ken le Survivant Gay"...
- Pas vraiment de fan-support via le net, à part sur d'obscurs sites italiens.
- Une histoire et des situations VRAIMENT étranges.

Passer d'un coup d'une histoire horrifique, à une double-page ou les héros vont faire leurs courses dans une nurserie et où l'auteur détaille les différents types de tétines existantes. Tomber sur une histoire de bataille de pâtes utilisés comme projectiles meurtriers dans un restaurant italien. Ou un duel qui se règle via une course de chars sur des chevaux zombies-géants-enragés dans des ruines antiques nichées au coeur des montagnes suisses. Ou encore une partie de dé truquée ou l'un des dés est un extraterrestre qui finit par dégueuler à force de le secouer.

Tout ça c'est Jojo's Bizarre Adventure. Et le pire, c'est que ça se tient.

Toute la série baigne ainsi dans cette atmosphère de folie douce. L'auteur prend plaisir à nous prendre ainsi par surprise, avec de nombreux rebondissements inattendus, grâce au cocasse des situations inhabituelles. Ici, point de "Je me relève pour mes amis, pour ma connasse de Déesse et pour que tout les lecteurs m'adulent, moi Duconryu". Les héros s'en sortent toujours en exploitant les failles de leur environnement, de leur adversaire, voire en se comportant comme des lâches. On va même jusqu'à poser au lecteur un QCM pour lui demander comment d'après lui, le héros va bien pouvoir se démerder. Sisi.

Pour ajouter à l'étrangeté, l'auteur à pris pour habitude de nommer des personnages, esprits et attaques d'après le nom de chanteurs ou de groupe connus. En vrac il y a donc Aerosmith, Metallica, Limp Bizkit, GreenDay, ACDC, Santana, pour ne citer qu'eux.
Et Polnareff. Jean-Pierre Polnareff.


Du Polnareff sur l'Editotaku, c'est pas courant.


Oui vous avez bien lu. Et oui celà vient bien de notre Michel national, ceux qui ont vu le documentaire dédié à Araki sur Nolife ont eu la confirmation de la bouche même de l'auteur. Snif. Sébastien Rucher, même qu'il a une dédicace d'Araki au mur de son bureau. Re-Snif.

Ouais, avec ça, vous avez toujours pas plus d'idée de quoi ça peut bien parler, non ?

Jojo's Bizarre Adventure narre sur plus d'un siècle l'histoire de la famille Joestar et de ses descendants. Chaque héros est ainsi surnommé Jojo, par l'association entre son nom et son prénom (Jonathan Joestar, Joseph Joestar, Jotaro Kujo, Giovana Giorno, etc). Contrairement aux autres shonens à rallonge, l'originalité de la série tient du fait que celle-ci est découpée en "saisons" suivant chacune un membre de ladite famille. A chaque saison, nouvelle intrigue, nouveaux lieux, nouveaux protagonistes, avec des caméos de personnages d'anciennes parties ce qui fait qu'on ne se lasse jamais de se replonger dans une nouvelle partie, et que l'on peut tout à fait prendre le manga en cours. Ce qui maintient la cohérence entre ces parties, c'est la construction de l'univers et de sa mythologie, ainsi que le destin extraordinaire de cette famille hors du commun. Les synopsis en accéléré :

Partie 1 - Phantom Blood - Fin du 19ème siècle. Deux frères adoptifs au coeur de l'angleterre victorienne, dans une lutte pour un héritage familial. L'introduction d'un mystérieux masque de pierre sud-américain va faire virer l'histoire sous un aspect de "je dois sauver le monde", avec une ambiance gothique à souhait.
Partie 2 - Battle Tendancy - Les années 30. Un voyage barré autour du monde avec une forte inspiration d'Indiana Jones, du Kung-Fu, des nazis robotisés, des demi-Dieux, et ce genre de délires...
Partie 3 - Stardust Crusaders - Fin des années 80. La plus célèbre de toutes, celle qui a d'ailleurs été adapté en anime (13 OAV). Gros succès probablement dû au fait que le héros est un Japonais froid et très stylé (Pfff ces japs, un rien les fait bander...). Un voyage exotique tout au long de l'asie du Sud, du Japon jusqu'en Egypte, avec une progression très très shonen, du type "le prochain méchant sera encore plus fort que le suivant"
Partie 4 - Diamond is not Crash - Fin du 20ème siècle. La vie tranquille des habitants d'une petite ville Japonaise, entre histoires lycéennes, délires barrés et tueurs en série, une partie très personnelle pour l'auteur qui y représente sa vision personnelle de la ville ou il aurait aimé vivre étant gosse. Avec un super-vilain qui n' a strictement RIEN à envier au Kira de Death Note. Bien au contraire en fait.
Partie 5 - Golden Wind - Début du 21ème siècle. Guerre de gangs entre mafieux avec super-pouvoirs en Italie. Des persos tout droits sortis de l'esprit d'un Christian Dior qui aurait fumé onesaitpasquoi. L'auteur revient une fois de plus sur un pays qu'il affectionne vachement.
Partie 6 - Stone Ocean - L'évasion spectaculaire en 2011 d'une prison de haute-sécurité. J'aiPasLu.
Partie 7 - Steel Ball Run - Fin du 19ème. La légendaire course qui parcourt les USA d'Ouest en Est est sur le point de débuter. Certains participants le font à cheval, d'autres en Dromadaire, d'autres encore... à pied... Sans compter les super-pouvoirs bien sûr.


Star Platinum, Crazy Diamond, Gold Experience, Stone Free. Rien que ça


Pour le coup, déja on remarque que non seulement ça ne se passe pas dans un lycée Japonais mais qu'en plus les héros ne sont pas non plus forcément de là-bas. Dans un magazine comme le Jump où la quasi-totalité des séries sont fortement typées, c'est assez inédit.
De surcroit, débuter l'une des parties avec l'un des personnages principaux qui fait une béquille à un petit nippon en gueulant "Saletés de japonais, je les déteste!", fallait l'oser également.

Les influences qu'à eu Jojo's sont nombreuses. L'auteur de YugiOh en est fan, l'auteur de Shaman King plus encore (Le système des fantômes est une repompe des Stands de Jojo's), Hunter X Hunter et la loi d'Ueki également, pour ne citer qu'eux.

Les 2 premières parties utilisent ainsi un système d'énergie nommé "Onde" dont sera plus tard inspiré le Nen d'HxH. Une grande tradition shonenique (Cosmos, Chakra, Furyoku, Nen, Frosties, etc) qui va vite s'effacer au profit des "Stands" à partir de la 3ème partie, qui vont être la clé grâce à laquelle l'auteur va pouvoir se livrer à tout les délires voulus, celà lui permettant de justifier n'importe quel pouvoir utilisé.

Personnellement, ça fait juste un peu chier qu'il arrête pas de nous fourrer des coeurs partout dans le chara-design de ses persos ou de ses Stands. Là pour le coup ça fait vraiment gayzouter ses persos.

Sinon, c'est quand même vachement sympa à lire.

Alors voilà, si cet article à réussi à piquer votre curiosité, précipitez-vous chez votre libraire pour vous payer la 5ème partie éditée chez Tonkam, faire les brocantes ou les bibliothèques des potes pour dégotter les 47 tomes précédents chez J'aiLu, ou profiter honteusement de Déclic Images pour vous procurer le coffret collector de l'intégrale des OAV à un tout petit prix.


(Ah oui, désolé, j'ai pas joué aux jeux vidéos adapté de la série. Mais y'en a eu, hein)

Maids versus Canards

Par Yuki qui ne fera pas de pavé.

Certains s'inquiétaient de ne pas voir d'articles sur les anime/manga pendant ce quartier libre, on va essayer de combler le vide... en parlant d'un anime plus que débile, j'ai nommé Netrun-mon !



Je cherchais récemment des renseignements sur Netrunner, un supplément au jeu de rôle Cyberpunk. Au fur et à mesure de mes pérégrinations, je tombe sur un anime de 30 minutes environ, que je ne connais pas du tout et dont je n'ai même jamais entendu parler. Bon ben, on le regarde.

Et ça commence tranquille :
On voit une bande de programmeurs en train de s'arracher les cheveux parce que rien ne fonctionne comme prévu. Jusque là, c'est normal. Moins normal : ils s'endorment tous. Déjà, y'a fail dans la g33kitude (nuit blanche tout ça...). Heureusement que veillent BB Runner et Ranna, 2 canards en rollers, frère et soeur, avec un réacteur à la place de la queue. WTF ?! À partir de là, je vous demanderai de ne plus vous poser de questions.
Les voilà donc qui se mettent à coder et corriger le travail de nos g33ks aux bois dormants et à parler de récentes rumeurs selon quoi les idoles virtuelles du net commencent à disparaître (imaginez Hatsune Miku & co qui deviennent introuvables). Là, pop-up intrusive sur le PC de BB (le frère) avec une mignonne petite voix disant quelque chose comme : "une méchante personne m'a trompée, j'ai besoin d'argent pouvez-vous m'aider ?"... En bon pervers BB a failli accepter mais est sauvé par Ranna. 1 minute plus tard, repop de la demoiselle qui dit avoir trouvé le héros qu'elle cherchait. C'est alors qu'elle sort du pc (Oo) et emmène de force nos deux canards dans le monde virtuel pour l'aider à sauver les idoles du net...

Premiers chocs :
Arrivée de la demoiselle qui se prénomme Chiyu.
...
J'ai déjà vu ce chara-design quelque part...
...
Rah ! Ça vient d'où ?
*Pause* -> ANN -> chara-design -> Poyoyon Rock -> autres travaux -> Popotan.
We're all doomed.
C'est bon, la couleur est annoncée ; 'faut dire, un tel chara-design se prête difficilement à d'autres genres que le débile/loli/ecchi et dans le cas présent, on se retrouve effectivement avec un anime débile/loli/ecchi. Confirmation immédiate par la présentation de Chiyu : "Je n'ai pas de petit ami, je ne rote pas, je ne vais pas aux toilettes, je suis une meilleure petite amie que les vraies filles. Je suis l'idole de la nouvelle génération. Je suis Chiyu et j'ai 12 ans !". Oui, il faut du courage pour continuer au-delà de ces paroles, ou être un minimum fêlé. Donc continuons !
Pendant la demi-heure que dure ce moyen métrage, BB Runner et Ranna retrouveront plusieurs idoles du net tout en affrontant des maids envoyées par "Le Maître", le responsable des disparitions dont les intentions sont au final assez obscures (en fait inexistantes). Tout s'enchaîne à vitesse grand V sans aucun souci de cohérence de l'univers, vu que de toute façon, c'est le net. Séparation, retrouvailles, nouveaux compagnons de quête, tout va très vite et on n'a pas le temps de s'attacher aux détails qui de toute façon, n'ont vraiment aucune importance dans tout ce foutoir.

Techniquement, ça donne quoi ?
Graphiquement c'est très agréable et y'a pas à cracher sur l'animation, ça dessert bien l'ambiance grand n'imp' que dégage l'histoire. Les musiques ne sont pas géniales mais agréables. Quant aux seiyuu, ils ont juste ce qu'il faut de caricatural pour que les personnages ne fassent pas tâche dans cet univers bizarre et quelque peu déjanté. Un bémol pour l'intégration 3D digne des studios Gonzo (c'est-à-dire assez moche). Le chara-design, comme dit précédemment est parfait pour cet anime. Quant au mecha-design (oui, y'a vraiment de tout), il est minimaliste. Je n'ai jamais vu un mecha ressembler autant à une étagère en métal de chez Ikéa ; et je ne vous parle même pas du missile bien long et droit, soigneusement disposé au niveau de l'entrejambe.

La drogue c'est mal...
... mais ça donne des résultats assez surprenants. Netrun-mon est donc un anime résultant des délires d'un groupe d'otaku sous amphét' auquel on aurait donné un budget d'OAV pour pondre un anime taré de 30 minutes. On a de tout : maids, mecha, lolis, références à internet, magical girls, samurai, etc... Les blagues ne volent pas très haut mais on s'en contente bien. L'histoire est un concentré de ce qu'on pourrait retrouver dans un anime d'aventure de 26 épisodes, avec une logique d'enchaînement pas toujours présente. Mais osef. Je me suis bien poilé devant un anime qui ne se prend pas au sérieux et qui probablement, se regarde très bien à plusieurs.

- page 11 de 75 -