Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


rame rame, combats le pouvoir !

15 août 2004

Ninja!

Ninja Gaiden est-il un jeu difficile? Sans aucun doute. Mon esprit d'occidental faisant partie des 10% de la population mondiale correctement nourri (trop nourri?) compare l'expérience à de la bouffe corréenne; c'est pimenté à s'en arracher la tête, mais bon à s'en péter le ventre. En effet, Ryo Hayabusa - votre esclave de jeu attitré - n'est pas n'importe quel ninja, c'est vrai quoi, il est né à l'époque de la NES où "Mission Impossible" avait un autre sens (surtout que le remake toupourri des années 90 de la série télé n'existait pas, c'est vous dire). Ryo n'est second que derrière Joe Higashi (héros de la saga Shinobi, philistins!), c'est une brute qui sait tout faire dès le début du jeu - hormis les magies qui font des effets spéciaux rigolos. Autrement dit, Ninja Gaiden est bien dur, mais laisse le sentiment permanent que si vous foirez, c'est votre faute et pas celle de Ryo, de la manette, d'un ralentissement ou des phases de la lune. Pas d'excuse, joueur un joue encore.
Qu'est-ce qui rend le jeu difficile? Facile (sic): les ennemis ne sont pas des époouvantails impatients de se faire égorger. Ils encaissent aussi bien que vous, se battent aussi bien que vous, et n'attendent pas leur tour pour se jeter sur leur ennemi. Ces gars-là sont des clones de Ryo, les mouvements funky en moins.

J'ai aussi commencé SpellForce, histoire de donner à mon PC de prolétaire autre chose qu'UT2004 pour jouer sérieusement. Il vient de tomber à 30€ en neuf, comporte la pire impression de numéro de série connue du genre humain, et n'a pas tout ce qui m'a rendu fou de rage dans Warcraft 3. Autrement dit, on va bien s'entendre, lui et moi.



Tiens, texte n°666.

13 août 2004

Config mini de Doom 3

Ecrit sur la boite française: Version anglaise de Windows 2000/XP".
Ben voyons. Avant de l'acheter, vérifiez donc que votre barre des tâches est ornée du mot "Start" et pas "Démarrer". La phrase suivante est censée être une vanne sur le fait que nous devons toujours cliquer sur ce foutu menu Démarrer pour arrêter l'ordi. Puis il doit y avoir des rires enregistrés.
Pour ce que j'ai pu voir de Doom 3, la correction Gamma (la luminosité, quoi) doit être augmentée de quelques échelons si vous avez un écran TFT afin d'avoir une expérience similaire à un classique CRT - expérience qui se résume à encore augmenter la luminosité du moniteur. Un pote sur ICQ vient de me dire que depuis qu'il a fait une pause pour revenir dans Windows pour faire refroidir le pécé et manger quelques pâtes, la différence de lumière entre ce jeu et le reste des programmes est en train de le rendre aveugle.

12 août 2004

Merci de l'info



Comme ça, vos survivants n'iront pas squatter votre compte Live aussitôt que vous serez Dead... Mince, cette vanne aurait mieux marché si ce site était en anglais. (Manuel de Return To Castle Wolfenstein - Tides of War, trop similaire à sa version PC)

11 août 2004

Quand c'est rouge, on freine!

Dès la première séance pour le jour d'ouverture, j'étais au ciné pour aller voir Hellboy. Allez-y sans crainte, c'est du tout bon.
Sûrement que bon ombre d'entre vous ne connaissent pas le comic book éponyme, d'où une utile et plaisante séance de rattrapage avec quelques épisodes gratos répandus sur le Net. C'est beaucoup plus jeune que du Spider-Man ou du X Men (une dizaine d'années d'existence) mais c'est aussi plus sombre, "moins commercial" diront certains. La preuve avec un résumé à l'emporte-pièce: c'est un démon (au design qui a inspiré le Grand Cornu dans Dungeon Keeper) qui est invoqué par des nazis mais récupéré par le FBI, qui en fait un agent pour combattre les forces du Mal. Si on fait la check-list de ce qui doit être dans une oeuvre pour qu'elle soit cool - fut-elle vidéoludique, cinématographique ou autre -, nous avons donc: nazis, FBI, démons (avec bonus pour Cthulhu qui se tape l'incruste), une fille qui balance des flammes. Il ne manque que des ninjas pour atteindre le jackpot; on se contentera d'un type qui se balade en spandex noir et qui joue du couteau.

HB n'est sûrement pas la première BD qui viendrait à l'esprit pour être adaptée au cinéma. Les éditions Dark Horse doivent sûrement profiter de la brèche ouverte par Marvel qui envoie tous ses super-héros avec un résultat tout relatif (en haut: X Men, en bas: DareDevil). Souvenez-vous que le PDG actuel de Marvel était l'ancien directeur de la communication, qui il y a une dizaine d'années, avait décidé de sauver la maison en licenciant à tout va: ça a commencé avec les jeux vidéo Capcom (X Men VS Street Fighter!) et plus un été ne passe sans qu'on ait un de leurs persos qui met un slip par-dessus son pantalon dans une salle obscure (sous-entendu involontaire).
Cette version cinéma d'Hellboy est un peu le LXG que nous n'avons pas eu. Merde, je parle encore d'un comic-book méconnu. La Ligue des Gentlemen Extraordinaires est un délire de science-fiction steampunk où des héros de la littérature anglaise(Dorian Gray, Dr Jekyll, l'homme invisible...) unissent leurs forces, pondu par celui qui a fait le très épais et documenté From Hell, qui lui aussi n'a pas eu trop de chance sur le grand écran. La Ligue... avait donc une ambiance un peu plus intellectuelle et sombre que le super-héros à collants; Hellboy a un look qui fait penser que les années 40 ne se sont jamais arrêtées.
Le résultat est donc jouissif. Ca prend son temps - la France et le Japon ont droit à un Director's Cut avec plus de scènes sur les persos -, les bastons sont lisibles, et l'univers est aussi noir et classieux que dans la BD. C'est même drôle: Hellboy vit dans un monde où il est une légende urbaine, qui génère des comics sur ses aventures. Sans parler de l'idée de génie de n'en faire une créature de synthèse que lorsque c'est véritablement nécessaire: le reste du temps, il est incarné par un vrai acteur - vous devez me comprendre si vous aussi vous avez mal vu la digitalisation complète de Yoda dans Episode 2. Autre joie: le succès inattendu du film fait bouger les choses, entre un deuxième épisode et un anime en provenance de, roulement de tambours, Gonzo Digimation, yeah! Bonheur corrolaire: n'ayant pas été prévu pour avoir une suite, Hellboy est un film qui se suffit à lui-même et n'est donc pas une de ces trilogies annoncées où l'on paie virtuellement trois fois pour suivre la même histoire (qui a dit Matrix?). Du coup, c'est compact, on s'ennuie pas et on ne ressort pas avec une migraine dûe à une overdose d'effets spéciaux. Excellent!

10 août 2004

BR VS MIB

On va commencer par une tranche de vie, chose que je hais pourtant dans cette colonne. Alors voilà: c'est mon copain Ashtear qui vient m'emprunter des manettes SNES, et en échange il me prête le premier volume de Gantz:
moi (feuillette rapidement la chose): Wah, y'a une fille toute nue et avec des gros seins!
Ashtear: T'es bien tombé, reviens quelques pages plus tôt pour voir comment elle arrive...
moi (qui tourne donc les pages vers la droite, sens de lecture original oblige): Beuuuarrrk.

Gantz, ça commence avec deux ados qui ont une rencontre un peu violente avec une rame de métro. Au lieu de mourir comme c'est généralement prévu dans le contrat, ils se retrouvent téléportés dans un appartement verrouillé avec quelques personnes nipponnes qui n'ont rien en commun (Yakuza, instit', homme politique...). Ouais, un peu comme dans le film Cube. Une demoiselle relativement nue et tankée les rejoint: elle arrive par rondelles - on voit la chair et les os, pas très ragoûtant - puis s'ensuit un de ces dialogues "c'est pour la caméra cachée" entre les persos. Sauf qu'une machine sphérique leur refile des armes, une cible - un homme-poireau - et les renvoie dans Tokyo. Je sais, expliqué comme ça c'est vraiment dingue.
D'où le parralèle entre Battle Royale (non, pas le 2 tout pourri, le premier tout génial) pour les anonymes surarmés et au but imposé - ils ont même une zone délimitée que leur tête elle fait boum s'ils en sortent-, et Men In Black (oui, les deux films tout pourris) pour les sortes d'extraterrestres qu'ils doivent se farcir et l'équipement très SF. En tout cas, BR est vraiment très présent tout le long de la lecture. Le ton est assez adulte avec ses éviscérations en folie et la sexualité qui reparaît dans les volumes suivants; dans celui-ci, la fille aussitôt arrivée manque de se faire violer par un yakuza.

Techniquement, on aime ou on déteste: c'est massivement fait à l'ordinateur. Les arrière-plans et certains objets comme les armes sont créés à partir de modèles 3D, le tramage passe par Photoshop, etc. Je sais que j'aurais hurlé au sacrilège devant ça il y a quelques années, mais j'ai fini par être séduit; en fait, c'est un peu la faute à Yui Toshiki. Le design des persos, franchement propret, fait énormément penser à Hiroyuki Asada ("I'll", ou le basketball manga sans allusions homoérotiques), les gros seins en plus.
En attendant de lire plus attentivement la suite, Gantz m'a tout l'air d'une recette déjà goûtée dans le passé - même qu'il y avait Takeshi Kitano dedans. Si vous n'êtes pas dégoûtés par le style graphique et que vous ne lisez pas déjà le manga de Battle Royale, il y a peut-être quelque chose à gratter - parce que bon, avec le volume à 9€ (éditions Tonkam, cher!), faut quand même être plus sévère à la sélection...

08 août 2004

Comment ça se passe ici

(ou le fourre-tout du week-end)
Outre ce qui est compatible XboxLive, je suis en train de jouer à Clock Tower version playstation, Project Zero version Xbox. Zero reste le deuxième jeu le plus terrifiant connu de ce côté de la barrière, juste après Clock Tower SNES; en ce qui concerne la suite sur psone que je suis en train de décortiquer, ma progression est insuffisante pour que je puisse écrire un article dessus.
Le wallpaper du week-end. Saaaluuut Nounou. Profitons-en pour démolir une idée reçue: les filles dans les animes n'ont pas de seins démesurés. La preuve.
La vidéo "OMG" du moment. Il lui reste deux pixels d'énergie et il enchaîne parfaitement les Counters sur une furie pareille: wow.
La littérature digitale qui est actuellement en train de bouffer mon temps: "The State of..." sur Tokyopia.com. Lu il y a bien longtemps et relu avec plaisir; un de ces rares essais qui illustre vraiment ce que c'est d'être paumé en plein Japon.

Côté anime, les derniers articles publiés chez r-l.net étaient systématiquement négatifs: Madlax, Aishiteruze Baby, Koi Kaze... Pour ne pas rester dans cette optique déprimante, voilà ce que je regarde de bon en ce moment (hu hu, "optique", regarder", que je suis con): Samurai Champloo, en cours de diffusion au Japon et réalisé par le gigantesque Shinichiro "Cowboy Bebop" Watanabe. CBBB était un mélange de westerns et de science-fiction servi avec la meilleure bande-son de la divine Yoko Kanno. Samurai Champloo fait dans le mix Kurosawa et Kitano sur un jouissif fond musical hip-hop. Pour les fansubs, citons également l'obligatoire Full Metal Alchemist, qui va faire l'effet d'une bombe quand il sera importé chez nous. Côté "ça s'achète facilement en France et c'est tant mieux", X Clamp qui tourne dans le lecteur de DVD (25% de baston, le reste est du shojo pur) et Monster occupe la table de chevet. Si vous ne connaissez pas ce manga, c'est un excellent thriller dont le 18ème et dernier volume est sorti au Japon. Oui, ça ne vous aide pas à savoir de quoi ça parle; après tout, je n'ai pas fait d'article dessus par crainte de gâcher quoi que ce soit dans les noeuds de l'intrigue ;) .
Voilà voilà, c'est plutôt calme par ici en ce moment. Dans l'ensemble, je suis au milieu de la progression des animes, mangas et jeux vidéo qui m'occupent, et du coup c'est bien emmerdant pour écrire la moindre critique^^.

06 août 2004

Votre héros a besoin d'un but? Appelez Nintendo!

La situation: vous jouez peinard à la NES. Comme c'est u jeu vidéo de la firme du plombier dans son époque la plus fastueuse, tout est parfait: gameplay génial, difficulté dosée, maniabilité parfaite... Pas besoin du manuel: on met la cartouche et c'est tout. NOTE: Nous confirmons que cette phrase est écrite par un Segamaniaque; des coups de poing menaçants sont audibles sur sa porte, émis par une horde de gens habillés en bleu, brandissant des peluches Sonic et demandant un châtiment.

Astuce: n'ouvrez pas le manuel.



En fait, les Songeurs sont des Corses. Mais ne le dites pas autour de vous, j'ai pas envie qu'on plastique mon VTT.


Alors, nous avons une fontaine pour les rêves, alimentée par un sceptre lui-même créé avec une étoile tombée. Je ne sais pas pourquoi, mais tout ceci me semble tout à fait normal.
NOTE: Si on remplace respectivement les mots "fontaine", "sceptre" et "étoile tombée" par "dose de crack", "bang" et "pot de confiture Bonne Maman", la phrase reste parfaitement logique.


Notez la pub furtive pour le premier épisode de notre héros: NINTENDO TE PARLE! ACHETE LES CARTOUCHES! NOUS T'AVONS DEJA PRIS BEAUCOUP DE FRIC, DONNE-NOUS LE RESTE!


Candidature pour "Meilleur Méchant" et "Meilleure motivation de Méchant". Conseil pour Kirby: ne cherche pas à comprendre pourquoi il a fait ça. Moi, quand j'essaie de savoir pourquoi la plupart des méchants veulent détruire le monde, et par conséquent se détruire eux aussi par la même occasion, je me retrouve généralement avec la tête dans un seau de glace.
Kirby a dit "fariboles"? Je savais même pas que ce mot existait.

Blague à part, les aventures de la boule de chewing-gum rose qui sont récemment revenues dans ma NES ont poussé à l'achat de Kirby Air Ride sur GameCube (pour les technophiles, un des trois seuls jeux GC à user de la connection réseau). Sorti avant Double Dash, le jeu souffre à présent très mal de la comparaison... Remarque, même face à Mario Kart 64, Air Ride est stupidement simple (gauche, droite et le bouton A) et semble vraiment dépourvu d'une quelconque profondeur de gameplay. Pourtant, les laboratoires HAL à l'origine du titre ont déjà démontré avec Super Smash Bros que simplicité peut rimer avec technicité. Grosse, grosse, grosse déception. La recommandation PEGI sur la boîte est "à partir de 3 ans"; j'aurais plutôt mis "jusqu'à 3 ans" - après, passez à Mario Kart.

04 août 2004

Méchamment chiant

C'est l'histoire d'un studio d'animation japonais qui s'appelle Bee Train. Mais si, vous les connaissez, c'est eux qui obtenu une renommée internationale avec Noir - anime génial pendant 10 épisodes, chiant pendant 10 autres, et bâclé sur les 6 derniers. Yuki Kajiura est quasiment devenue leur compositrice attitrée, enchaînant ses mélodies de biniou celtique et des choeurs qui essaient de prononcer quelque chose alors qu'on entend que des "ayïïïayïïï" enroués pour la musique - entre autres, le projet dot hack (.hack//SIGN, //Liminality, //Dusk, //Infection, //Sphincter et j'en passe).
Je garde quand même dot hack dans la tête comme étant une grande déception; le but du jeu, si vous me permettez l'expression, était de raconter un MMORPG à travers les points de vue de plusieurs groupes de joueurs - qu'il s'agisse de leur vie réelle ou virtuelle - via plusieurs médias: anime (série TV et OAVs), jeu vidéo et manga. Ainsi, des jeunes gens enquêtaient sur la société pas très nette à l'origine du jeu, d'autres se demandaient pourquoi l'un d'entre eux ne pouvait pas se déconnecter ou s'était carrément retrouvé à l'hosto après avoir joué.... La trame de fond ainsi brossée au fur et à mesure que l'on suivait l'histoire devenait complexe à souhait - et franchement bordélique. dot hack a rapidement saturé mon crâne pourtant habitué aux scénarii tordus en enchaînant fausses pistes à répétition et persos pas très perspicaces. Si vous voulez suivre des histoires qui tirent superbement profit de l'univers des MMORPG, regardez Avalon ou lisez l'arc "Greed Island" de Hunter X Hunter - qui vient de se terminer avec le volume fraîchement paru sous nos latitudes.
Puis Bee Train a sorti Avenger, qui est passé en coup de vent dans l'éditotaku.

Et voilà leur dernière production: Madlax. 13 épisodes dont la diffusion vient de s'achever... pour en dévoiler 13 autres. Mauvaise nouvelle: comme pour Aishiteruze Baby, ils peuvent se les coller au fond à droite. Bonne nouvelle: si vous êtes scénariste, vous pouvez envoyer une candidature spontanée à Bee Train; parce qu'apparemment, c'est toujours mon arrière-grand-oncle Amédée qui invente leurs histoires entre une dose de Prozac et ses séances de méditation où il se concentre sur les gouttes d'urine qui tombent dans son sac rénal transparent.
Premier épisode: on suit une jeune femme blonde qui commence sa journée en sautant d'un hélicoptère vers une jungle pleine de résistants face au régime dictatorial du méchant Général Costra (c'est pas une coquille: c'est bien Costra et pas Castro). On ne la connaît que par son nom de code - Madlax - et par ses capacités de tueuse qui peut flinguer plein de soldats les yeux fermés. Précisons qu'elle est fringuée en treillis et bottes, pendant l'épisode, mais que lorsque ça commence à cartonner, elle prend le temps de se changer pour porter une robe de soirée. Je ne plaisante pas: elle se fait un tank et un hélico ainsi attifée - l'hélico, elle tire dessus sans viser en tenant la mitrailleuse comme s'il s'agissait d'une peluche. Vraiment. Cette scène de combat - ainsi que la plupart qui suivent dans Madlax - n'avait de cesse de me faire penser à une phrase lue dans un Télérama il y a fort longtemps. A l'époque, le studio Ghibli était inconnu en France et l'hebdo s'en donnait à coeur joie sur les "japoniaiseries" racistes et ultra-violentes. Et la critique de Tokyo Babylone (issu du studio Clamp, narrant une histoire qu'on place volontiers avant X 1999) se terminait avec quelque chose comme: "Tokyo Babylone, c'est Candy qui dégomme ses ennemis avec un Uzi avant s'en aller en fredonnant une comptine". Si quelqu'un a la citation exacte, il est mon invité dans les commentaires; toujours est-il que la baston selon Madlax correspond parfaitement à Tokyo Babylone selon Télérama.
Deuxième épisode: on suit une jeune fille (le portrait craché de Kirika dans Noir) qui commence sa journée d'écolière en sautant du lit, menacée par sa femme de chambre en ces termes: "puisque vous ne semblez pas vouloir vous lever, je vais utiliser la technique de réveil numéro 3".

C'est précisément à cet instant que dans un grand moment d'unisson mondial, les téléspectateurs japonais et français se sont levés de leur fauteuil, sont allés chercher une échelle, sont montés sur leur toit et ont crié "C'EST QUOI CE BORDEL" en direction des cieux. Ceux qui passaient le reste de leur temps sur IRC se sont contentés d'un "WTF".

Précisons qu'à part ça, il ne se passe strictement rien dans l'épisode. La demoiselle va à l'école, fait du lèche-vitrine, croise une femme, générique de fin. Pensez bien qu'arrivé à ce stade de n'importe quoi le plus total, j'étais en train de refaire mentalement les niveaux de la Special Zone de Super Mario World (celle avec le logo Super Famicom sur la carte) pour ne pas disjoncter. L'architecture des lieux traversés (dans Madlax, pas dans Super Mario) rappelle la vieille Europe occidentale - on voit même un drapeau bleu-blanc-rouge - mais les pays ont des noms fictifs. Puis apparaît une organisation secrète au nom francophone, qui n'est pas Soldats mais Enfants. Ceeeeeertes. Il y a donc deux personnages, une repompe de Mireille et une repompe de Kirika, les deux héroïnes de Noir - encore une fois, un anime venant du même studio que Madlax - que l'on suit à tour de rôle, un épisode sur deux; leurs histoires finissent par se lier. Ceux aux nerfs plus solides que moi et qui continuent à regarder vous diront que la fillette cherche un livre, but fort original. Au final, c'est du pur Bee Train: techniquement, c'est beau avec un design fort agréable, des arrière-plans moyens, du Kajiura pour la musique, scénaristiquement, c'est déplorable et l'ensemble a une qualité qui baisse au fur et à mesure que le studio sort une nouvelle production - le pompon étant atteint quand il arrive à se copier lui-même. Sauve qui peut.

02 août 2004

0wn3d you bi4tch

Nous avons tous ces moments où l'on croise plus con que soi. Les plus chanceux sont ceux qui n'en rencontrent pas tant que ça... non, attendez, y'a une couille dans le potage; si vous ne croisez pas beaucoup de gens plus cons que vous, c'est que vous êtes déjà vraiment con. Donc, vous avez de la chance si beaucoup de cons se trouvent sur votre chemin, et... ah non, si on est entouré de cons, ce n'est pas exactement une situation enviable. Que ceux qui arrivent à dénouer ce sac de noeuds se défoulent dans les commentaires, ils sont moins cons que moi et ont donc de la chance. Ou pas.

Aujourd'hui est un jour où raton-laveur.net a rencontré un con. Fidèles lecteurs de ce site, vous savez que des méthodes à la pointe de la guerre psychologique sont utilisées en ces lieux pour que votre expérience soit la plus dépourvue de cons possible.
Or, il y a 5 jours, une faille de sécurité a été repérée dans Nucleus et corrigée. Dommage qu'ils n'aient pas prévenu les abonnés à leur mailing-list, parce que voilà ce qui se passe dans ce genre de situation:
-Le logiciel Dushmoll 1.0 a un problème. Les auteurs sortent la version 1.1 en corrigeant le bug.
-La faille étant connue, les cons qui utilisent un clavier pour autre chose que baver dessus savent que tout le monde ne se mettra pas forcément à jour. Ils peuvent obtenir une liste, par exemple en allant sur Google pour rechercher "Dushmoll 1.0" et voir qui l'utilise.
-Ils exploitent l'erreur et se font ainsi passer pour de gros hackers 'achement forts.
Chronologiquement, ce qui s'est passé ici est arrivé assez vite: 13h06, un con ouvre un compte avec tous les droits sur l'Editotaku. 13h30, Legion s'en rend compte (et me prévient pas, bouuuh). 14h09, je me prends une taule sur un tournoi XSN à Top Spin. 14h53, Tehem m'envoie un mail. 15h14, Jack Bauer est en train de courir après un dangereux terroriste qui veut déclencher un holocauste biochimique. 16h13, Keul (qui avait déjà sauvé cet édito dans un épisode précédent) prend 3 secondes en main pour éliminer la menace et rétablir l'accès à qui de droit. 17h25, tout est rentré dans l'ordre. Conclusion: si vous avez vu quelque chose, c'était vraiment pas de chance.

Vous voulez savoir le plus marrant? L'abruti (un allemand qui a écrit en anglais, donc qui ne connaissait pas du tout le site avant aujourd'hui) qui a voulu faire le finaud se vantait dans un message qu'il avait bloqué l'accès Admin ("pour frimer un peu") et qu'il me le rendrait dans quelques jours. You lose, big boy!

Comme dit Keul, à qui je laisse le - long - mot de la fin: "Oui, c'est malheureux de nos jours de rencontrer ce genre de personnes, du caramailien qui a décidé de se lancer dans le hacking en suivant les mauvaises bases. Non seulement il nous prend pour de cons ("As you know, the site was hacked."), c'est un peureux, il ne veut pas qu'on s'énerve sur lui ("FEAR NOT..."), il ne semble pas vouloir faire de mal ("I have made backups...") et pense ne rien avoir fait ("i didn't spoil at al") à part avoir foutu son gros message en entête de tous les posts. De plus, il se prétend assez intelligent pour nous limiter l'accès à l'Editotaku pour qu'on n'enlève pas ses messages (aurait-il peur?) alors qu'on a encore le login/pass du compte de free... et il veut même pas qu'on s'inquiète ("So, no worries!") alors qu'il n'avais pas le mot de passe de raton(vu qu'il est crypté dans la base de données) et en plus, il donne des conseils IDIOTS (RatonLaveur, please change the password after i allow you to do it, keep it all secure.). En effet, il n'a pas eu besoin du mot de passe pour avoir accès, quel en serait donc l'interêt de le changer?
Raton adore flamer les grimauds; moi, j'adore flammer les noobs :) ."

En fait non, ce n'est pas le mot de la fin (n'empêche, bien joué Keul!). Je n'aime pas vous raconter les ennuis techniques qui rendent aussi palpitante la vie d'un otaku, puisqu'il y a bien d'autres aspects plus rigolos. Si j'étale ainsi ce piratage qui n'aura finalement presque pas affecté le site, c'est pour mieux souligner sa cause: un neuneu comme on en voit beaucoup, qui ignorait l'existence de r-l.net. Ce n'était donc pas une des nombreuses compagnies, personnes ou sites web que j'ai pu traîner dans la boue depuis deux ans. C'est pas merveilleux ça? Y'a de quoi être fier de ne pas faire de pub pour son site afin que le lectorat se limite à des gens que j'estime ou qui entrent dans le cercle au hasard d'une recherche sur le Wired...

01 août 2004

GameFan 2

Ca va être très dur de l'avouer, mais voilà: le mag Game Fan me déçoit à en crever. On a récemment eu l'occasion de discuter à nouveau de l'état de la presse jeux vidéo ou japanime: de la merde, majoritairement. Le fabuleux Gaming avait pris le meilleur du fanzine sur le Web et de son britannique inspirateur Edge, pour disparaître après 6 numéros. Voilà donc Game Fan, l'indépendant/alternatif nouveau (et transfuge plus généraliste d'Arkadia) qui va chercher sa recette dans un autre magazine anglais, Games TM. Le principe étant donc d'avoir une revue "normale" de jeux vidéo ainsi que deux plus petites consacrées à l'arcade et aux vieux jeux (pis aussi une zone pour les RPG), avec leur propre couverture et tout le reste. Une autre racine avouée est le feu et français Player One que nombre d'entre vous ont sûrement dû lire.

Dit comme ça, on serait presque aux anges: converture "faite maison" comme à l'époque de Player (qui étaient concoctées par Olivier "Aquablue" Vatine), maquette pondue par Fabien "The-Sugoi.com" Vautrin (voilà pourquoi il a fermé le site!), des astuces qui ne se limitent pas à ce qu'on trouve sur le Net mais carrément des guides de combos pour Yoshimitsu dans SC2, beaucoup d'import. Presque pas de pub.
J'attendais ce deuxième numéro pour m'exprimer. Et quand on ouvre le mag', bonjour le spectacle! Des fautes d'orthographe et de grammaire partout (mais qui sont ces correctrices anonymes?). Le papier tellement fragile qu'il ne passera pas la fin de l'année - pour un prix inférieur à ses concurrents (4€50), mais plus cher que Gaming et pour moins de pages (une centaine. 116 annoncées pour le mois prochain). Couverture bien moins belle que le premier numéro. C'est bien joli de vouloir se faire une identité, mais quand on a des testeurs qui se surnomment de façon aussi originale que "Ryo Saeba" ou "Link", ça n'arrange pas les choses. Surtout quand on se prend bien la tête: "imaginons que vous êtes comme moi, les super pouvoirs en moins"; "la consigne de notre patron qui, eh mais attendez, c'est moi le Boss", etc. Pour les influences, c'est excellent d'en avoir, surtout quand elles sont aussi illustres que Player One, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut les repomper: sur Mister Bison de Street Fighter, il y a la remarque "R.I.P Raul". Référence à Raul "Gomez Addams" Julia, dont le rôle de Bison dans le film avec JCVD fut le dernier: elle est tirée texto d'un Player One (et oui, à force de les relire on finit par les connaître par coeur!). Le débat "Pour ou contre l'émulation", aussi stérile que "Pour ou contre l'éjaculation faciale", évitant les vraies causes et utilisations des émus (nommément, la (re)découverte de jeux rares, chers ou jamais traduits à l'époque). L'encadré sur les jeux vidéo mettant en scène des pompiers, presque copié sur un sujet publié il y a quelques semaines sur GameOne. Des anglicismes abusés (au point de ne plus rien dire: "NTSC UE?" On écrit "US" ou "EU", mais pas UE qui signifie "Union Européenne"!). Des tests Xbox qui se comptent sur les doigts de la main, et carrément pas de test GameCube - expliqué dans l'édito par manque "de matière qui corresponde à [leur] ligne éditoriale". Parlons-en, de leur ligne éditoriale de tests! Elle regroupe "tous types de jeux, hors RPG, support arcade et rétro". Le portage Xbox de Metal Slug 3 ou PS2 d'OutRun (surtout qu'il est issu de la gamme Sega Ages) n'auraient-ils pas mérité d'aller dans les autres zones du magazine pour laisser place à d'autres titres plus récents, voire sortis chez nous? Uniquement deux tests européens - qui plus est, pas les meilleurs: Driv3r et Dark Project 3 - tout le reste étant importé! Quitte à autant parler du marché étranger, autant faire une rubrique anime...

D'un autre côté, il y a quand même beaucoup à sauver dans le mag: les dossiers fort complets sur le hardware NES, jeux de course ou NeoGeo; le mini-mag Arkadia, concentré idéal de son ancien format; les tests signés Fab', fidèles à ce qu'on lisait sur le Sugoi (sans fautes, avec des intertitres qui se suivent, complets), et c'est à peu près tout. C'est léger, pas assez condensé (sauf quand la maquette vire au bordel tout écrasé dans les News), et un feeling franchement semi-amateur tendance FJM Publications (niark niark). Orphelin de Gaming et n'ayant que Canard PC pour apporter mon tribut à l'éradication des forêts, Game Fan - dont le titre est lui aussi repris d'un excellent mais défunt site web ricain - a pour l'instant beaucoup de mal à justifier ses 4,50€. Et ça me fait mal: c'est vraiment un magazine que je veux aimer, quitte à participer à son effort de guerre s'il le faut. On a perdu Gaming et voilà qu'une nouvelle chance d'avoir un indépendant plus adulte que la moyenne arrive; pas question de la laisser passer! Que les avis soient entendus, qu'ils gomment ces erreurs de jeunesse et advienne que pourra!

- page 95 de 159 -