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Jesus Christ is in Heaven Now

30 août 2004

Carnets de bord de Venise

(Note: Cette semaine, pas de connection Internet locale! J'écris les articles à l'avance sur un portable et je les uploade depuis un CyberCafé. Pas de liens hypertexte partout donc, et allez savoir si les accents et autres caractères français apparaîtront correctement. Vous savez quoi? Si j'essaie coûte que coûte de vous écrire régulièrement, ça doit sûrement être par amour^^)

Vous avez été prévenus: ce sont les premières vacances unplugged que je prends depuis un bout de temps. Pas de connection haut-débit permanente, pas de Slashdot tous les matins, pas de sortie de fansubs à surveiller. Evidemment, c'est jamais le bon moment pour partir: je vais rater le début de la nouvelle saison télé: C+ va diffuser GTO (yay!) une nouvelle émission de soirée présentée par Denisot et des persos en 3D (WTF?!), ainsi que les premiers épisodes de la 3ème saison de 24h Chrono (argh)...Et je viens d'y penser, la sortie du nouveau Prodigy (Always Outnumbered, Never Outgunned)
Bah. Même le voyage était symbolique de cette déconnection. Sur les autoroutes françaises, les stations-service vendent toujours des jouets pourris que même Tati n'oserait pas vendre; je suis tombé sur des figurines intitulées "Ninja Gaiden" qui n'avaient évidemment aucun rapport avec les jeux Tecmo et dont les moulages étaient si mauvais que le bonhomme ne risquait pas d'affronter plus dangereux qu'un plant d'orties - le nom devait être "Ninja Garden", mais mal imprimé, allez savoir. Aux alentours de Milan, la supérette vendait des figurines de Tokyo Mew Mew, anime ici nommé "Mew Mew". Ouais, c'est un autre standing; mais les italiens sont aussi friands de dessins animés japonais. Enfin arrivé à Venise, et bien... Les stations-service, y'en a pas puisqu'il n'y a pas de voitures.
Première constatation: Venise n'est pas une île, c'est une presqu'île. Reliée au plancher des vaches par un pont (construit par les autrichiens et modernisé par les fascistes) qui accueille voitures et train... Mais les seules routes conduisent à de gigantesques parkings. L'entrée de la ville est tenue par un péage automobile tellement chargé qu'on se croit aux caisses d'un parc d'attractions. On laisse sa voiture et on continue à pied; il y a des transports en commun, des bateaux évidemment. Deuxième constatation: c'est pas une grande ville, et comme il y a des ponts partout, on peut aller où on veut en marchant.
Pour se repérer, n'utilisez SURTOUT PAS la phrase "il y a une église dans le coin". Sur une carte pour trouver le cybercafé d'où je vous écris, j'ai compté quatorze églises - et nous parlons d'une mini-carte sur un prospectus, nom d'un chien. Si vous vous orientez à l'aide des bâtiments religieux, il est garanti qu'on retrouvera vos ossements blanchis sur le côté d'une rue. Enfin, j'en arrive à croire qu'il y a deux façons de se faire Venise: la version "touriste" et la version "à l'aveuglette". Pour la touriste, c'est simple: la ville est traversée par un grand canal, pas forcément doté d'une rive - les bâtiments sont souvent au bord de l'eau. Il vous suffit de suivre la rue parallèle au Canal Grande, les indications vers les principaux pièges à touristes feront le reste. Citons la place San Marco au Sud-Est (pourrie de monde le jour, divine la nuit), le pont Di Rialto au milieu (le pire: des boutiques branchées sont directement installées dessus!) et le Piazzale Roma au Nord-Ouest (qui n'est que le parking où les gens arrivent). Passez-y pour dire que vous y êtes passé, puis fuyez en prenant la première ruelle que vous voyez. Oui, c'est la version à l'aveuglette, et c'est génial.
Venise est un gigantesque labyrinthe, au point que même les Carabinieri (les flics, quoi) s'y paument parfois. A un pont succède un autre. A une ruelle d'un mètre de large succède une impasse sur l'eau. A une église succède, ben, une autre église. Pas un seul touriste, rien que des vieilles pierres et des cris lointains d'une mamma qui hèle ses gosses. On ressent régulièrement la petite montée d'adrénaline qui vient quand on se dit "merde, là je suis vraiment perdu" et qu'on regrette de ne pas avoir de Palm Pilot avec module GPS. Presque personne dans les rues en-dehors du circuit touristique, vraiment: le quartier central de San Polo semble fait pour ça. La ville est bourrée d'aberrations urbanistiques avec des murs qui sont là sans raison, des portes qui donnent sur l'eau et donc uniquement accessibles en gondole. Le champ de vision est très réduit puisque les maisons ont trois ou quatre étages, les places sont petites, les magasins se font rares: c'est là que quelque voix dans mon crâne me souffle "t'as salopé cette partie, recharge ta sauvegarde".
Les mots sont lâchés: jeux vidéo. Encore eux. Je m'enfuis pendant une semaine et ils me reviennent en pleine face (*). Pour ces ruelles un peu vides parce que les peupler prendrait trop de mémoire sur la petite Dreamcast, Shenmue semble évident - surtout qu'on se perdait parfois dans le deuxième opus. Lâchez cet annuaire ouvert à la section "Asile Psychiatrique": le deuxième niveau de House of The Dead 2 est une repompe complète de Venise, avec son exploration en bateau et ses zombies qui vous attaquent depuis les ponts; la ville principale dans .hack//SIGN y ressemble également trop pour être honnête. Evidemment qu'ils s'en sont inspirés! Mais voilà pourquoi on peut légitimement "s'y croire" sans passer pour un doux dingue: Venise ressemble à un jeu vidéo et des jeux vidéo ressemblent à Venise. Viennent ensuite les magasins thématiques, dont ledit thème semble tellement réduit qu'on se demande comment ils peuvent survivre. Dans nos aventures binaires, on a des échoppes qui ne vendent que trois types de potions et on trouve ça rentable. Ici, vous avez des magasins qui ne vendent que des chemises (déjà, ça semble bizarre), que des cravates (j'vous jure, des étagères bourrées de cravates!), ou que des masques. Vous me direz, les masques, c'est normal puisque c'est Venise. Et je vous réponds que personne dans les rues n'en porte: soit c'est une idée reçue, soit c'est uniquement pendant le Carnaval de Venise. D'accord, mais ça n'arrive qu'une fois l'an; la ville de Cannes ne compte pas des dizaines de vendeurs de smokings pour sa quinzaine annuelle du cinéma, quand même. Ces magasins de masques, donc, ont toujours quelqu'un dedans qui peint invariablement un autre masque, et on se demande bien où il sera rangé puisque les murs en sont fourrés; ils doivent faire un stock pour le Carnaval et se faire vider chaque année, je sais pas. Nom de Dieu: des dizaines de magasins remplis de masques et personne n'en porte. Les deux épisodes de Zelda sur Nintendo 64 me semblent bien moins tordus maintenant. Encore un exemple de référence otakesque? Il y a un "Hotel Adriatico", le même nom que celui de Gina dans Porco Rosso. Quand vous passez devant ça après votre vingtième magasin de masques de la journée et que vous réalisez que vous vous êtes perdu, vous pouvez me croire quand je vous dis que le cerveau trouve presque normal de chercher une touche "Reset" quelque part.

(*) Puis bon, si on est là pour faire un carnet de bord classique, ça va être quoi ensuite, hein, des dossiers sur ma calvitie et des analyses d'urine, comme on en trouve dans les "blogs"? Plutôt crever!

Deuxième partie

28 août 2004

En vacances

Retour le 6 septembre. En attendant, sachez que des versions spéciales de Red Orchestra et UnWheel (moi aimer capture d'écran), deux mods tip-top pour UT2004, viennent de sortir: oui, j'ai pas choisi le meilleur moment pour partir. Grrr.

(Hey, j'aurais pu faire des mises à jour scriptées pour apparaître pendant mon absence, mais j'aurais été impuissant en cas de débat passionnant ou d'un éventuel imbécile tentant de poster le mot "vagin" le plus de fois possibles... Puis bon, deux ans sans voir du pays, c'est lourd, non^^?)

27 août 2004

Le geek se met au dessin

Voir l'article précédent en dessous pour comprendre la BD.
Voir l'acticle précédent pour le contenu de cette image

Plus assez de temps pour <a href="http://ratonlaveur.free.fr/editotaku/index.php?itemid=676">faire les dessins</a>

Case 1:
Le raton-laveur est allongé sur un divan, regarde le plafond - vue de profil. Un autre raton-laveur fumant une pipe, les yeux tournés vers le ciel, est assis à sa droite dans un fauteuil massif - vue de trois-quarts avant-gauche.
Raton-Divan, phylactère 1: J'écris un article sur un jeu vidéo hentai et on me félicite.
Divan, phylactère 2: Je fais une leçon de japonais à partir de mangas pour adultes et ça plaît.
Divan, phyl 3: Je parle d'un article sur un DVD hentai dans un grand quotidien et les lecteurs parlent de communisme.
Divan, phyl 4: Quelque chose cloche, docteur.

Case 2:
Le raton-divan lève les bras. Le raton-psy joue avec un GBA; si dessin trop imprécis, ajouter une flèche vers l'engin et la titrer "Final Fantasy Tactics Advance" (surtout que je viens de commencer à y jouer).
(dialogue, entremêler les bulles) Raton-Psy: C'est-à-dire?

Raton-Divan: Il manque quelque chose. Comme... Quand vous allez aux toilettes, et que tout ce que vous voyez dans la cuvette, c'est du pipi, un morceau de caca et rien d'autre.
Psy: Donc, que quelqu'un a oublié de tirer la chasse?
Divan: Non, oublié de se torcher.

Case 3:
Raton-divan à nouveau couché pour laisser assez de place au dialogue. Psy les mains croisées devant lui.
Psy: Mais de quoi vous plaignez-vous? Vous écrivez sur les sujets que vous aimez, et parfois d'un angle adulte. Ce n'est pas mieux que tous ceux qui parlent des mêmes thèmes mais d'une façon immature, condescendante?
Divan: ... (Bulle précédente trop longue, réduire cette réplique: le "..." suffit)

Case 4 (taille XL):
Raton-Divan assis au milieu du lit. Psy immobile.
Divan: Alors je suis pas un pervers?
Psy, phyl 1: Pas assez pour être diagnostiqué en tant que tel. L'écriture influencée par la libido est un effet secondaire de votre condition d'otaku.
Psy, inter-texte hors phylactère en bas à droite du phyl 1: J'ai lu ça dans une revue médicale le mois dernier.
Divan: Merci doc'. Je vous dois combien?
Psy: Je ne suis pas docteur. Je suis seulement une représentation mentale créée par ton esprit névrosé.
Divan: Ah... Mais alors c'est quoi ce diplôme encadré sur le mur?
Psy: C'est un poster Dragon Ball Z.

25 août 2004

Syberia, l'Esthétique du Jeu

C'est édité chez Casterman et c'est un bô livre sur le jeu vidéo à deux épisodes. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'une aventure en "Point and Click" - genre en sérieuse voie de disparition. L'originalité de Syberia (puisqu'elle ne se situe sûrement pas dans le gameplay, linéaire à souhait) réside dans la direction du projet par Benoît "Inspecteur Canardo" Sokal; il avait participé avec la même équipe pour adapter son Amerzone.
Syberia était donc une aventure à part, poétique à souhait, prenant son temps et faisant partie de ces jeux qu'on garde dans un coin de sa tête pour en envoyer le titre à ceux qui ont encore de sales préjugés sur le genre. Le livre est d'ailleurs totalement accessible à ceux qui n'ont pas vécu les 2 épisodes; il est même ponctué de citations ou de dialogues des personnages. En le feuilletant, on croit avoir affaire à un art book avec ses dessins conceptuels, ses modèles 3D et autres extraits de création. Sauf qu'étrangement, il y a plein de texte entre les jolies images... Et pour cause: il y a également un long entretien entre Sokal et un philosophe, Gérard Lemarié (soyons honnête, je sais rien sur le compte de cet homme^^). Leur dialogue parle tant de Syberia que du jeu vidéo pour art en général; comment raconter une histoire sans ordre précis, puisqu'on ne sait pas dans quel ordre le joueur visitera le terrain, d'où viennent les inspirations du monde assez dingue dans lequel Kate Walker évolue. Les sujets de discussion ne vont jamais vraiment en profondeur, mais c'est sûrement dû aux images omniprésentes - et ceux qui voulaient plus d'illustrations se plaindront aussi. Qu'importe: c'est rarissime de voir des bouquins aborder le sujet sous un angle aussi artistique et philosophique, donc ne crachons pas dans la soupe. Ca reste cependant réservé à ceux qui ont joué à Syberia, à l'instar des livres édités autour de la sortie d'un film qu'il vaut mieux avoir vu; si vous avez eu cette chance, pensez au moins à lire quelques pages.

23 août 2004

"Bouffe-moi l'hentai"

C'est peut-être une des raisons pour lesquelles je lis Libé: les jeux de mots pas piqués des vers. Page 8 de leur cahier d'été: leur "DVD du jour" est édité chez Eva Vidéo - Erotic Video Animation, un label de Kaze qui fait comme sa maison-mère: des traductions de merde avec peu d'épisode(s) par disque et sans bonus, le tout vendu à un prix délirant. Ca s'appelle "Les Pervers du Train" - "Chikan Densha" ("la ligne de train des pervers", quoi) en VO, adapté du jeu vidéo du même nom et du comportement correspondant. Pour me l'être farci (le jeu vidéo, pas le comportement), sachez que c'est du produit dans la moyenne de l'atelier Kaguya, sans plus.
Là où Libé fait fort, c'est en abordant un sujet que je n'osais toucher (et pourtant, ça va loin parfois!): la pédophilie latente et le fantasme qui l'accompagne dans ce genre de production. Le journaliste (Eric Loret; Olivier Séguret doit être en vacances) discute de l' "abîme métaphysique" - y'a pas à dire, j'aurais pas fait aussi bien - devant "la puissance de la fiction et du fantasme" quand on a vu "des Candy se faire mettre par le Petit Prince des Collines". Le tout part d'un de ces avertissements sur la jaquette selon lequel tout le monde est majeur dans l'anime - qui comme d'habitude, est un bon gros mensonge. Il conclut en plaisantant sur l'attente d'un "mouvement des législateurs", puisque nous autres (a)mateurs de hentai avons aussi peu de chances de se retrouver entre quatre murs que les lecteurs du Marquis de Sade. Ironie du sort, c'est le même journal qui avait dénoncé à sa une, il y a presque deux ans, l'interdiction à la vente de "Rose Bonbon", un bouquin porté sur l'amour des 'tits n'enfants... Entre ça et l'argumentation sur la légalité des animes non licenciés, on ne sera pas prêts d'oublier le jour où un bouffeur de hentai se retrouvera devant un tribunal.

Nota bene: comme jeu de mots avec "hentai" dedans, je propose "la maison hentai" - à prononçer de façon très française. Crotte, j'aurais dû le garder pour un autre article.

22 août 2004

Gantz - volumes 2, 3 et 4

Le deuxième livre de cette histoire a une progression vraiment lente - on sent presque l'angoisse de la page blanche de l'auteur.
Le troisième rattrape la mayonnaise. En parlant de sauce, il n'y a qu'une fille dans ce manga, mais elle assure largement la - très forte - dose de fan service(*); rapidement, on ne voit plus que cette pin-up sur les illustrations inter-chapitres. Mention spéciale pour la scène de douche avec le savon liquide bien dégoulinant... L'ensemble vire parfois au trash: blessures assez crades et plans permantents sur la foufoune de la demoiselle.
On reprend la baston dans le volume 4, mais le mélange "dessin à l'encrage + arrière-plans, armures et flingues en 3D" commence à montrer ses limites. Une scène d'action dans de l'eau se contente d'un effet vu et revu mille fois pour la surface aqueuse (okay, c'est quelque chose de très dur à dessiner, mais c'est du strict minimum là), le tramage est tout juste moyen et le dessin traditionnel ne fait que ressortir davantage... Mais FtY a raison: la recette a beau être connue, elle est bien exécutée. Quand je regarde "MI-5" sur Canal Plus, j'ai affaire à une resucée de 24 qui n'ajoute rien. Gantz copie Battle Royale mais le fait bien; au milieu de ce quatrième volume, il y a même un bourgeon de réflexion sur le conditionnement par rapport à la violence... Et pour le reste, ça reste bien trouvé. Mince, même Sadako de la saga Ring se paie une visite!
Le DVD des premiers épisodes en version non censurée sort ce mercredi 25 au Japon; la comparaison devrait être intéressante!

(*)Ce qui me fait penser; vous avez lu le volume 3 de Dark Crimson qui est sorti aux éditions Pika? J'ai pas encore fait les statistiques pour celui-là (EDIT: c'est fait!), mais dans le deuxième livre, j'avais trouvé moins de 10 pages sur 200 qui n'avaient pas de seins dessus... Satoshi Urushihara est de ces gens qui ont contribué à l'éveil de ma puberté il y a presque dix ans, ça ne m'empêche pas de rester grand fan^^.

21 août 2004

Doublage ou doublure?

Il est de ces grands acteurs français qui capitalisent sur leur nom, parce que leur carrière est derrière eux. C'est aussi un comportement répandu pour les sportifs, c'est en passe de le devenir chez nos acteurs français grabataires qui filment des choses en cachant difficilement le besoin de calmer les agents du fisc. Par exemple, les téléfilms à gros budget de Josée Dayan; Depardieu ne s'y force même pas. On ne voit pas Monte Christo ou Balzac joués par Depardieu, on y voit Depardieu dans leurs rôles. Benoît Poelvoorde avait un jour dit que quand ce dernier avait fait la pub pour des pâtes, l'argument de vente n'était pas "Depardieu mange nos pâtes", mais "on a payé X millions pour avoir Depardieu". On veut une forme, pas un fond.
Vous le savez déjà: le doublage en France est le parent pauvre du métier d'acteur. Celles et ceux qui impersonnalisent les héros des films, animes et séries TV sont des intermittents du spectacle. Des gens qui préfèrent être sur un plateau de ciné ou les planches d'un théâtre et pour lesquels se cacher derrière un micro n'est qu'un moyen de mettre du beurre dans les épinards à la fin du mois. Eux aussi bossent pour la forme, et les éditeurs veulent une piste française sur leurs DVD pour la même raison. Doit-on se plaindre? Au moins, les doublages n'ont plus l'air d'avoir été enregistrés dans un hangar par des gens recrutés à la sortie du métro - comme au bon (?) vieux temps d'AB Productions. Aujourd'hui, on peut simplement leur reprocher d'être fades à en crever... Et tristement, même quand un groupe de fans part en guerre contre cette médioctrité ambiante, leur travail ne vaut pas forcément mieux.
Mais au moins, ça fait de nouvelles voix à entendre. Je ne sais pas si les acteurs de doublage fonctionnent au cannibalisme ou selon un rituel d'élimination digne d'un reality-show, mais on entend toujours les mêmes voix. En France, Spike Spiegel de Cowboy Bebop est Sora de .hack//SIGN qui est un garçon de GTO qui est pfouuuuu... Mais être acteur n'implique-t-il pas de savoir changer de peau, d'entrer dans un autre personnage? Ils ne prennent même plus la peine de changer leurs voix! Quand il s'agit de gens célèbres, passe encore. Mais à part Jean Reno pour Porco Rosso, je ne crois pas que la Japanime française ait eu cet honneur. On a juste un cheptel vraiment réduit de gens qui ne se forcent même pas, empochant le chèque, parfois dans des conditions assez dégueus, mais malgré tout, qui ne font même plus leur boulot. Comme quoi, même pas besoin de s'appeler Depardieu pour en faire le moins possible et toujours être considéré comme un acteur.

19 août 2004

"Un film plébiscité par les casses automobiles"

Alors comme ça, Matrix Reloaded est un film alsacien? Tout s'explique...

17 août 2004

Tous les deux jours, sinon rien

Qu'on ne s'y trompe pas: si les articles semblent plus courts depuis quelques temps, c'est surtout parce que le texte couvre toute la largeur de votre écran - alors qu'avant, c'était une taille horizontale bien délimitée. Hé oui, messieurs 21 pouces et résolution en 1920x1440, ne vous étonnez plus de voir mes textes réduits à la taille d'un simple Post-It. Non pas qu'on m'ait envoyé des mails éponymes, pensez-vous - je suis simplement prévoyant.
D'un autre côté, la promesse vieille de deux ans de vous écrire tous les deux jours n'a été brisée que deux fois (trois en fait, mais ça casserait la phrase), à chaque fois en cas de force majeure - genre plantage total de Free ou rendez-vous raté d'à peine 1h42. Cela implique d'avoir un nouveau jeu vidéo ou anime régulièrement, et d'y progresser assez vite pour vous en parler de façon un peu plus pro que la moyenne. Et ça, ça veut dire "ne pas faire comme les autres sites qui ne sont que des journaux intimes pas intimes du tout". Avec des "je" à toutes les phrases, histoire de bien parler que de soi, et pas un seul lien hypertexte, histoire de bien garder le lecteur chez soi. Le Net au service de son nombril. Quoi, vous n'imaginez pas ce que ça donnerait en ces lieux si on faisait comme ça?

Vite Robin, à la connerie-mobile!

Aujourd'hui, j'ai rassemblé toutes les pièces détachées de PC qui traînaient partout et il y avait de quoi construire deux ordis: une carte graphique laissée pour compte après une mise à jour par-là, un disque dur trop petit par-ci, ça monte vite. Après un tour chez le cash converter du coin pour avoir un vieux capot, j'ai un nouvel ordi! Vachement content, ça m'en fait 7 maintenant, sans compter les non compatibles PC genre Amiga, Thomson TO8D ou Atari 800XL. Seulement je peux pas le brancher, ma mère elle me limite qu'à un PC et à 30 minutes par jour, parce qu'elle dit que sinon je vais devenir tout fou et aller dans la rue avec un fusil à pompe et tuer une grand-mère. Faut que je fasse un test ADN pour vérifier que c'est bien ma mère.
La chose la plus importante de la journée, c'est que j'ai fabriqué ce PC en me nourrissant de Prince Double Choco. Et ben c'est une grosse arnaque: avec une moitié choco au lait et une moitié choco normal, ça fait 495 kilocalories pour 100g comparé aux 330 kilocalories d'un Prince classique. A raison de 20 kilocalories pour une chanson niveau 4 en Basic dans Dance Dance Revolution, imaginez le carnage. Et les gâteaux "Pick-Up" de chez Balsen (je vérifie pas l'ortho, j'ai la flemme), c'est qu'une repompe des Prince, tout comme les BN Choco qui sont tout nuls. C'est pas pareil! Enfin bref, si j'ai ces Prince Double Choco et pas mes Prince normaux, c'est parce que ma mère s'est plantée en allant à Auchan: voilà ce qui arrive quand elle me laisse au rayon Mangas au lieu que j'aille l'aider; elle dit que je peux pas la suivre parce que le responsable du rayon Boucherie me regarde avec un drôle d'air. M'en fous, là où elle me laisse, je lis plein de mangas et je les achète jamais.
La chose la plus dure de toute la journée, c'est toujours Ninja Gaiden.
La chose la plus perverse de la journée, ce sont les épreuves de gymnastique féminine par équipe aux JO. Pervers de toute la planète, rejoignez-nous!
Merde, il pleut.
Humeur: humide. Le baromètre indique 80% de taux d'humidité dans l'air... Attendez, quand on a 100% d'humidité, on est pas dans de l'eau? C'est possible de faire plus de 100%?
En train d'écouter: le générique de fin de "Mickey Mouse & Donald Duck In World Of Illusion" (MegaDrive, morceau n°24 dans le Sound Test). Si je ne passais pas mon temps à parler de moi, peut-être que j'aurais pu vous parler de cette trilogie mythique de jeux de plate-formes sur la 16-bits de Sega (Castle Of Illusion, QuackShot et World Of Illusion), mais vous devez sûrement préférer que je vous raconte ma vie. Merde, ma mère arrive, vite, faut que je clique sur envoyer, vite vite vit-

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