18 septembre 2006
Tranche de cake
Et pendant ce temps, le supplément Ecrans qui a accompagné Libé pendant l'été est devenu un site web. Les articles qui y sont parus sont repostés sur le site, ce dont on ne se plaindra pas.
Que peut-on dire sur Advent Rising sans paraître méchant ? C'est un jeu vidéo qui a coûté un peu trop cher à l'éditeur Majesco, qui s'est retrouvé mal à l'aise face à ses actionnaires quand ce jeu et Psychonauts se sont commercialement plantés. C'est un titre taillé pour être le premier épisode d'une trilogie, qui semble avoir encore moins de chances de se concrétiser que le dernier chapitre de Shenmue. Ca tourne avec le moteur d'Unreal Tournament, ça fait parfois ramer la Xbox, et c'est un jeu d'action à la troisième personne. L'histoire, assez soignée pour le genre, narre l'épopée d'une humanité détruite lors d'un conflit entre deux races extra-terrestres, toutes deux découvertes à quelques heures d'intervalle (!). Ca pompe pas mal sur Halo et Star Wars : on pilote des véhicules et des tourelles, on a des pouvoirs de télékinésie, des passages scriptés à mort... et des scènes cinématiques qui puent le petit budget, où le "caméraman" bouge clairement sa caméra à la souris et au clavier, exactement comme quand vous ou moi êtes en train d'arpenter en mode spectateur une carte d'Unreal Tournament 2004. C'est pas trop moche, pas trop innovant, clairement taillé par une équipe qui s'est surestimée (ou qui a été dirigée par quelques mégalomanes), pas trop chiant, mais assez quelconque une fois qu'on fait abstraction des ambitions du produit. Canard PC lui avait collé un 4/10 dans la tête.
Je crois que je suis en train de virer méchaphile : quand je vois un jeu vidéo avec des gros robots sur la boîte, j'achète sans me poser de questions. La faute à Steel Battalion, sans doute : le mental doit se dire, c'est bon, t'as déjà foutu 200 € dans un jeu avec des Mechs qui se mettent sur la gueule, tu devrais pas avoir à reculer devant un autre titre bien moins cher. Du coup, je tombe parfois sur un produit fort sympathique malgré des défauts bien présents, sur des purs moments de plaisir, et sur quelques fruits pourris. Là, je crois bien que c'est le dernier cas de figure avec Gun Griffon : Allied Strike, de Tecmo. Les mechs ont la possibilité de voler pendant quelques instants, mais trottent et flottent dans les airs avec la même grâce qu'une dinde. En fait, on jurerait que toute l'animation a été basée sur la démarche des héroïnes de Chicken Run, tant c'est indigne d'un bon gros robot des familles. Techniquement, c'est une insulte graphique à la Xbox, c'est chiant à jouer, et cette animation blasphématoire empêche d'y croire un seul instant. C'est pas nouveau, mais je le confirme : les gros robots font vendre. Peut-être encore plus que les ninjas, mais c'est pas sûr.
Et ce week-end, c'est Guild Wars Nightfall pour tous.
Par Raton-Laveur le 18 septembre 2006, 23:54 - Jeux vidéo 7 commentaires
16 septembre 2006
Mort pour la batterie

(Half-Life²)
Par Raton-Laveur le 16 septembre 2006, 23:50 - Jeux vidéo 17 commentaires
14 septembre 2006
Réaction de base sur l'annonce Wii
La conférence US est une confirmation à demi-mot des tarifs européens, avec une étiquette de 20 $/€ pour les add-ons sur la manette de base (40 $/€), soit un prix manette+nunchaku=ouch. Il m'a fallu quelques années avant de renouveler ma flotte de pads GameCube avec des WaveBirds (avant de m'aperçevoir que c'était bien inutile puisque je n'ai pas d'amis), alors j'espère qu'on va revenir à cette époque des 16 bits où on apportait sa manette chez les copains. Depuis, la fragmentation multi-console a fait que tout le monde n'avait pas de Xbox/GC/Dreamcast/N64, poussant chaque possesseur enthousiaste à acheter les manettes pour les copains. Donc, pourvu que la ps3 se plante, que la 360 ne fasse pas décoller ses ventes face à la concurrence et que tout le monde ait sa manette Wii+nunchaku (ou +addon-à-la-mode) chez soi, ou l'addition sera salée pour les Wiifans.
En fait, la petite déception (plutôt moyenne, perso) de ces annonces reste l'absence d'une vraie nouveauté. Nintendo a "juste" mis fin aux rumeurs en confirmant les fuites post-E3, mais n'a rien trouvé à ajouter. Je m'attendais à découvrir un dernier secret de la console, un truc planqué sur la manette ou la machine, à la façon du petit haut-parleur intégré sur la Wiimote qui avait été dévoilé à l'E3 alors qu'on croyait avoir vu son design final. Spécifiquement, je m'attendais à un microphone sur cette dernière, à l'instar de la Nintendo DS ; la puissance de la console aurait permis des machins genre karaoke impossibles sur la portable (SingStar reste un jeu diablement populaire chez sony), et le look de la manette aurait légitimé une prise en main pour les Michel Drucker en herbe. C'était beau de rêver...
Par Raton-Laveur le 14 septembre 2006, 23:58 - Jeux vidéo 17 commentaires
12 septembre 2006
Keroro - Mission Titar
Générique. C'est l'intro japonaise à l'écran, la même mélodie, et des paroles françaises pas trop nazes. RCP fait donc comme Déclic Images (génériques remixés écoutables sur leur site) en françisant les chansons originales - personnellement, c'est une solution qui me convient tout à fait, tant qu'ils ne font pas de réorchestrations (RoD the TV, quel carnage). Un petit passage découpé à la fin de l'ouverture : j'ai cru que c'était à cause des caractères japonais abondants, mais c'est après avoir vu Afro Gunsou (Afro Keroro pour la VF de ce générique de fin) que j'ai pigé qu'ils ont fait ça pour gagner du temps ; d'une minute trente, on passe à une cinquantaine de secondes pour chaque générique.
Grosse surprise au titre de l'épisode : les flèches tamponnées de kanjis sont toujours là, l'arrière-plan affiche toujours le débilissime "SUBTITLE DE ARIMASU", et le tic de langage du Sergent ("de arimasu !") a été traduit par "sauf votre respect". Dites donc, c'est bien agréable tout ça. Bad trip : Télétoon ne passe qu'un épisode de 10 minutes, soit la moitié d'une dose japonaise classique contenant deux histoires. En ce mardi, c'était donc l'épisode 4 face B, celui où Keroro pète un câble à cause d'une atmosphère trop humide. (Note : je crois que la face A passe à 19h00 - à vérifier)
Keroro lit ses mangas : il se marre en glapissant "kerorororo", comme dans la VO. Il s'appelle d'ailleurs toujours Keroro, le "Titar" du titre se référant à la planète d'origine de nos batraciens extraterrestres préférés. Tamama et Giroro n'ont pas changé de nom, même si ce dernier est prononcé "Jiroro". C'est déjà mieux que la moyenne des massacres subis par les animes traduits pour une audience très large - souvenez-vous de CardCaptor Sakura (dont le site officiel US affiche les correspondances des noms de persos JPN/US/FR dans sa FAQ en question 13), où Fox Kids/M6 avait cru bon de censurer les... visages en super deformed. Dans l'ensemble, l'adaptation et le script français sont donc de très bonne facture.
(Mince, j'ai oublié de parler des éditions de texte à l'écran. Faut que je rajoute un paragraphe sur ça)
Seulement, voilà. Les blancs ne savent pas sauter, les japonais ne savent pas faire l'amour, et les français ne savent pas crier. Ce n'est pas tant la faute à la VF de Keroro qu'à l'ensemble du doublage français : quand il s'agit de hurler dans un micro, les japonais font trembler les murs insonorisés du studio, là où les français font bien attention à ne pas casser les oreilles de leurs collègues qui écoutent la sortie micro. Mais dans un anime où tous les acteurs originaux ont fumé du crack avant la séance d'enregistrement, le manque de motivation typiquement français (probablement accentué par l'arrière-pensée de l'acteur qui s'attend à doubler encore 220 épisodes après celui-là) se fait gravement sentir. A part pour la voix de Giroro qui restitue bien son côté Rambo, Keroro est complètement formaté et Tamama a perdu tout le délice sucré de ses intonations kawaii. J'attends de voir si les acteurs entreront dans leur rôle ; le contraire serait franchement dommage, surtout quand on voit la qualité du script qu'ils doivent interpréter. Bon travail mais mériterait un peu plus d'application : 7 sur 10.
Par Raton-Laveur le 12 septembre 2006, 23:26 - Japanime 135 commentaires
11 septembre 2006
Aligato, Mr Roboto

Le pire, c'est que je n'ai pas laissé mon adresse mail sur tant de sites JPN que ça. Comment ils s'y sont pris ? Alors comme ça, le spam existe aussi au Japon ? Est-ce que c'est à cause d'un de ces sites qu'on utilise (officiellement) pour améliorer son japonais et (tout aussi officiellement) pour avoir des photos de webcam à montrer à maman pour la rassurer sur notre sexualité, car on entretient une relation "à distance mais forte" avec une assistante de direction vivant à l'autre bout du monde ? Ou bien c'est parce que les spambots ont conclu qu'un abruti suffisamment dégénéré pour mettre "otaku" dans le nom de son éditorial et dans l'URL de son site doit bien être intéressé par un message de "Mina" - sûrement l'héroïne de l'anime dans Densha Otoko. En tout cas, si même les spammeurs nippons ont récupéré mon mail, je dois surfer sur trop de sites en .jp. Peut-être que c'est pour ça qu'autant d'auteurs japonais bloquent les adresses IP étrangères : pour les protéger de ces maux. Quel bel esprit d'abnégation.
Par Raton-Laveur le 11 septembre 2006, 23:51 - Général 14 commentaires
« billets précédents - page 94 de 319 - billets suivants »




Derniers commentaires