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Raton-laveur.net : La connerie enfin en utf-8

10 février 2006

Mon premier jeu vidéo

J'étais en train de feuilleter une revue, allongé sur le tapis devant la cheminée. Je tombe sur une publicité pour un de ces ordinateurs monoblocs, genre Compaq ou Mac. L'écran affichait un smiley ; je m'en souviens, puisqu'à l'époque, je ne savais pas lire grand chose. Sébastien, à peine 3 ans, et Goldorak pour héros. Un regard vers mon père qui matait la télé : "papa, t'as un ordinateur ?" Il fouille un peu sous le placard, et sort un Atari 800 XL qu'il s'était offert au Noël précédent, celui où j'avais eu un tracteur à pédales. Lui, je ne crois pas qu'il avait tiré grand chose de son acquisition : il avait déjà dû acheter un lecteur de cassettes pour pouvoir charger le moindre programme, et l'apprentissage du BASIC n'était pas dans ses priorités.

Il avait deux programmes : Hickory Dickory, un soft pour apprendre à lire l'heure qu'il n'était pas trop arrivé à lancer correctement, et Guns of Fort Defiance, un jeu de stratégie où l'on devait tirer avec des boulets de canon (remplis, au choix, de plomb, de poudre à canon, de balles de golf...) sur des soldats prenant d'assaut un fort de la guerre de sécession.

Et c'est mon premier jeu vidéo.

L'Atari a ensuite été nourri avec des jeux trouvés dans des magasins d'occasion, puis a eu une Atari 2600 pour compagnie sous la télé - puis ça s'est emballé. Thomson TO8-D, Amiga, Mega Drive... Mais c'est là que j'ai commencé : des cassettes audio qui vous sortent un bruit de fax pendant 10 minutes alors qu'on regardait le plafond avec des yeux de merlan frit. Il est toujours en excellent état, lui et ses gros pixels.
En septembre 2003, j'avais ressorti ces cassettes avec la (pas si) ferme intention de les digitaliser avant qu'elles ne se démagnétisent à jamais. Vous savez, le devoir de préservation, tout ça. Ben ça y est : après avoir pris contact avec Atarimania.com, un site qui a pour but d'aider à la préservation de ces programmes, j'ai enfin pris le temps nécessaire pour apprendre la méthode et la mettre en oeuvre, soit 30 minutes. Il s'avère que presque tous les titres de ma logithèque n'ont pas été sauvegardés... Et bien sûr, j'ai commencé par le commencement. Atarimania vient tout juste de le mettre en ligne ici, avec les instructions pour le lancer, et même des captures d'écran ! Si le coeur vous en dit, vous pouvez l'utiliser avec cet émulateur - en plus, il n'y a plus de temps de chargement. Je vais leur scanner le manuel et sauvegarder d'autres programmes... Finalement, il n'est pas si loin que ça, ce petit garçon devant son premier jeu vidéo.

09 février 2006

This is the end my friend

Ce soir sur Canal Plus, dernier épisode de Samurai Champloo à 18h25 (avancé de cinq minutes depuis le début de la série, tsss) et de la saison 4 de 24. Jack Bauer sera remplacé la semaine prochaine par le retour de The Shield, et demain, la case "manga" (comme les chaînes télé aiment l'appeler, pas ma faute) accueille... Monster. Oui, celui de Naoki Urasawa. Pas besoin de décodeur. W00t !

08 février 2006

même pas de titre

A cet endroit, vous étiez supposés trouver un texte sur Ouendan, mais je suis trop content avec Psychonauts, sorti officiellement chez nous depuis vendredi. Acheté en neuf et dès sa sortie, ce que je n'avais pas fait depuis Halo 2... et une flopée de jeux DS comme Kirby ou Mario Kart, oui... La chair est faible, certes, mais quand on est perdu dans l'esprit d'un gardien échappé d'un asile pour retrouver le cadavre d'un laitier en déjouant la conspiration de porteurs d'arrosoirs, il y a de quoi être pardonné. Quand j'ai dit à mon copain Garric que c'était le nouveau jeu de Tim Shafer, monsieur "Day Of The Tentacle et plein d'autres jeux LucasArts en SCUMM", il a commencé à s'agiter à cause de l'excitation.

Première bande-annonce pour SiN Emergence, jeu pour lequel je nourris de grosses attentes. Sauf qu'on y apprend trois choses : primo, ça a vraiment une face de cul et les armes n'ont pas l'air bien sauvages. Secundo, les violons surexcités en bande-son, bof. Tertio, JC est toujours vivant, ce qui confirme que l'anime n'est pas canon mais bien une atroce bouse.

Certaines phrases de ce texte sont sûrement bizarres. Désolé. Mettez ça sur le dos de Psychonauts.

06 février 2006

"Japon"

Oui bon, c'est pas ma faute s'ils ont fait un titre aussi générique. Le bouquin est sous-titré "Le Japon vu par 17 auteurs", et publié chez le plus schizophrène des éditeurs de ce côté du Mississipi, j'ai nommé Casterman. En effet, j'ai jamais compris leur politique vis-à-vis du manga : une partie sort dans la collection "Ecritures" qui regroupe des oeuvres assez éclectiques, et une autre tranche sort chez leur branche Sakka, qui remplace la désastreuse collection "Casterman Manga" (merci pour les traductions depuis l'anglais et les éditions en lecture occidentale). Je n'ai aucune idée de leur politique pour décider si tel ou tel manga est publié sous "Ecritures" ou sous "Sakka", et quand j'essaie d'y réfléchir, mes oreilles se mettent à saigner. Tenez, ils viennent de sortir un Jirô Taniguchi, auteur habituellement classé dans "Ecritures" (et plus connu en France qu'au Japon, un peu comme Adamo dans l'autre sens mais en mieux quand même), sous le label Sakka.

Japon, donc. Le concept n'est pas neuf, mais il a le mérite d'avoir été mis en oeuvre par le super-méga-cool Frédéric Boilet, le monsieur Manga de Casterman dont les choix éditoriaux sont plus que très super-méga-compétents. Il s'agit donc d'un recueil collectif d'auteurs japonais et français assez large : il y a des grosses pointures comme Joann Sfar (Le Chat du Rabbin, lisez-le si c'est pas déjà fait !), Benoît Peeters (son Monde d'Hergé est une incroyable redécouverte de Tintin) ou Moyoko Anno (oui, je prends le parti de penser que tout le monde a lu Happy Mania... me regardez pas comme ça, vous me rappelez mes passages à la caisse dans les mangathèques), mais il y a également pas mal d'auteurs inconnus des non-bédéphiles au dernier degré. Les fromages qui puent ont été conviés au pays du Soleil Levant par M. Boilet où chacun a dessiné ses pages comme un carnet de voyage ou son empreinte du pays, et les autochtones se sont plus largement lâchés sur leur propre pays (ou certains, comme Little Fish, qui se sont carrément tapés un délire). Pour la qualité, ça s'en ressent : autant certaines tranches de vie sont d'une émotion hypnotique, autant d'autres laissent relativement indifférent... Enfin bon, dans l'ensemble, c'est quand même un fort bel ouvrage. Et surtout, il y a une planche de Joann Sfar qui est tellement géniale que je fais jouer mon droit à la citation et mon scanner pour vous la faire partager. Dans sa participation au livre, M. Sfar laisse parler son copain-qui-vit-au-Japon (celui avec les lunettes, l'auteur s'étant représenté en crocodile), et la page qui suit est son avis sur les jeunes qui passent à l'Institut Franco-Japonais :



Oui, j'aurais pu vous montrer une autre page plus poétique ou belle, mais... auriez-vous déjà oublié quel site vous êtes en train de lire ?

04 février 2006

C'est pas ma faute

Au moment où j'écris ces lignes, Masskot est en train de me traîner à la séance de 22 heures de Donjons et Dragons 2, navet avoué avec la notation qui va bien. Il le sait, et je le sais. Si je ne suis pas à la session IRC demain soir, prévenez la police.

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