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Japanime

01 juillet 2007

2x2=Shinobuden - The Nonsense Kunoichi Fiction

Par TetraDavid

Pour ceux qui ne le savent pas, j'adore tous les trucs complètements débiles/décalés (petite sélection au hasard (attention, un lien par caractère :p)) et accessoirement inconnus. Certains aiment, d'autre détestent. Moi j'adore.
Le générique prévient quand même. complètement loufoque, avec un 'the nonsense kunoichi fiction' sous le titre. Il se paie même le luxe de faire croire à des ennemis (et donc à un scénario, mais j'y reviens après).

Voici l'histoire : Shinobu, apprentie ninja, doit accomplir les missions données par son Maitre pour parfaire ses techniques. Sauf que le maitre en question est assez pervers. La mission qui lui a été donnée est de subtiliser des petites culottes (s'entrainer aux techniques de dissimulations, vous voyez ?). Étant particulièrement cruche, elle suit les consignes du Maitre : après avoir lancer un "ninpou : kakuremi no jutsu" (qui n'a eu évidemment aucun effet), elle entre chez Kaede. Kaede est probablement le seul personnage ayant des réactions normales (mais c'est "logique", c'est la seule à ne pas être (apprenti-)ninja).

arrivée de Shinobu
Les techniques ninjas, ça ne fonctionne pas tout le temps...

Elles vont finalement se lier d'amitié. Kaede va alors découvrir la vie de Shinobu.
Pour les autres personnages, ajouter Onsokumaru, un truc rond, jaune, pervers (c'est comme Superman : avec barbe postiche, c'est le Maitre. Kaede voit l'artifice du premier coup... Pour éviter les ennuis avec elle, il ne mettra plus la barbe) ainsi qu'une tonne de ninjas génériques, répondant tous au nom de Sasuke. Avec ça, vous avec la quasi totalité des personnages principaux (en ajoutant quelques ninjettes vous les avez tous).

la fine équipe
Je vous présente Sasuke, Sasuke, Sasuke, Sasuke, ...

Avec un résumé comme celui-la, j'ai du perdre la moitié des lecteurs initiaux. Avec une histoire pareille, faire une merde de plus aurait été très facile. Seulement voilà : l'anime s'assume et le n'importe quoi s'accumule, pour notre (mon en tout cas) plus grand bonheur. Les épisodes sont découpés en deux parties, et il n'y a aucune transition logique entre les épisodes, ni même entre les parties. Il y a juste à chaque fois une situation plus improbable que les autres (un crocodile dans la marre, mort d'Onsokumaru, ...)

[SPOIL]

Si bien que lorsque dans l'épisode 6, Onsokumaru introduit un début de scénario, je me suis vraiment posé des questions.

un scénar ?
une intrigue ?! Impossible !

Heureusement, ça n'a duré que très peu de temps, retour à la "normale" juste après... jusqu'au dernier épisode. On voit alors un groupe de Sasuke se rappeler qu'une certaine bestiole jaune a eu la riche idée de lancer une intrigue, et qu'il ne reste qu'un seul épisode. Ils vont alors tenter une réécriture du scénario, bien plus hilarante qu'efficace. Heureusement, un élément "logique" arrive, permettant de résoudre le problème : il parlait de L'EXAMEN FINAL (ajouter le tonnerre en fond sonore), pour entrer dans une école de ninjas en Angleterre. Une fois arrivé à l'examen, on a droit à une fin on ne peut plus générique, se terminant par un FIN. L'équipe des Sasuke, devant la télé, trouve cette fin nulle et décide de la refaire. Et de la refaire encore une fois. C'est le SEUL anime à ma connaissance (ou alors j'en ai oublié) à aller jusqu'à refaire la fin jusqu'à en avoir une "potable" (elle est approuvée par l'équipe de Sasuke après le générique fin).

[/SPOIL]

Au final, j'ai passé un excellent moment. Un anime faisant autant de n'importe quoi avait tout pour me plaire. Si vous aussi vous êtes fan, foncez ^_^ (les DVD sortiront un jour en France, quand Dybex sera décidé)

PS : oui, c'est du fansub français. Quand j'ai découvert cette série, j'étais encore à la vostf (depuis, j'ai goûté à la vosta et je suis devenu accro :D). Je ne suis pas professeur de français, mais j'ai trouvé le sous-titrage fait par la team de bonne qualité.

25 juin 2007

Docteur Raton-laveur ou comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer l'animation japonaise

Par Mdt


Cet article est une réponse à celui de Nixou, lisible plus bas. N'ayant pas prévu de le faire et manquant de temps, je m'excuse par avance pour son caractère brut et mal fini.


Cette semaine quartier libre sous le signe astrologique du Troll. Après mon humble participation sur les otakettes, Nixou fit encore plus fort : il conspua non plus le tier de la proportion de la communauté otake (proportion de fille inventée par moi-même à l'instant), mais sa totalité. Ou, du moins, le spécimen qui constitue le coeur de cible de l'éditotaku, à savoir l'otaku éclairé.
Il part du postulat que notre génération, celle qui a grandit devant Jackie, Corbier et Dorothée, appréciait alors des animés japonais de qualité médiocre, moqués par la société adulte. Et explique le cycle infernal que constitue ce curieux retour aux origines : les otakus désormais adulte tentent désormais de justifier leur passion enfantine, en décernant aux animés récent diverses palmes : scénario intelligents, réalisations osées, thèmes fédérateurs, portraits soignés d'une société, d'une civilisation qui n'est pas la notre. De censuré, l'otaku serait devenu censeur.


Cette vision des choses n'est hélas pas totalement faussée. Le passage où il explique la vile méthode qui consiste à comparer le meilleur d'une culture au pire d'une autre pour glorifier la première et descendre la seconde est plutôt pertinent.
Cette méthode, en jargon scientifique, est définie comme hypercritique. Elle permet par exemple à de sombres connards de nier les génocides nazis. Point de Godwin ici, cette précision est uniquement présente pour votre culture personnelle.
Ce qui est plutôt amusant, c'est l'utilisation par Nixou de cette même méthode qu'il dénonce pour démonter les tentatives d'analyse des animés par les bloggeurs. Il prend ainsi quelques exemples isolés pour appuyer son propos, ignorant les nombreux articles et analyses de qualité qui peuvent exister ailleurs sur blogs ciblés. Appliqué à un film, cette méthode reviendrait à condamner un chef d'oeuvre pour une minuscule erreur de montage à la 4eme minute. J'ai même un exemple en tête : dans Blade Runner, en figeant l'image du DVD à un moment clef, on peut voir les câbles soutenant la caisse d'Harrisson Ford. Mais OMG quoi, ce film est une bouse!


Il me vient plusieurs objections. Tout d'abord, présenter les jeunes ados que nous fûmes comme des consommateurs décérébrés d'animés bousesques est une généralisation abusive. Nombreux parmi nous connaissions totalement la faible valeur artistique d'un DragonBall ou d'un Ranma, tout en passant outre.
C'est la dichotomie entre goût personnel et sens artistique qui se crée lors de la formation d'une personnalité, et explique qu'on puisse adorer une série, un film, un livre, tout en estimant sa valeur comme oeuvre à zéro. Certes, tous ne sont pas capables de cette distance. Mais la plupart des otakus possède ce minimum de bon sens qui leur permet de trier le plaisir brut du plaisir intellectuel. Un anime chiant peut être excellent (Miyazaki), un anime intéressant peut être excellent (Cowboy Bebop), un anime intéressant peut être mauvais (Evangelion), un anime chiant peut être mauvais (Naruto). Tout oeuvre peut s'apprécier à deux niveaux, le plaisir immédiat lors de sa vision, et l'analyse qu'on en fait à posteriori. Cette dernière est facultative mais nécessaire.


Nixou moque cette propension à trouver dans chaque animé bateau des trésors d'intelligence. Je ne suis pas d'accord. L'analyse, même non maîtrisée, est toujours préférable à l'absence d'analyse.
Prenons d'abord le cas de celles du Raton, qui sont en général très intéressantes et justes. Décortiquer un animé, ce n'est pas forcément glorifier la culture dont il est issu. Différents éléments s'offrent au spectateur, chacun pouvant être d'inégale valeur. Ainsi, Death Note, pointé par nixou, présente un scénario plutôt malin, voir intelligent. Si l'on précise cette vision, ce scénario est très intéressant sur sa moitié, puis s'essouffle dans sa dernière partie. Mais l'animé n'est pas que scénario. On peut ainsi pointer une réalisation moyenne, une mise en scène décevante, une narration passable. Au final, l'animé discuté se voit éclairé, le revoir avec ces éléments provoque un plaisir différent, une plus value par rapport à la première vision émotive.
Et, me direz-vous, dans le cas d'une analyse mauvaise? L'erreur, l'imprécision menace chacun d'entre nous. Au plus haut niveau, dans les plus hautes spécialisations, dans les domaines les plus précis, l'erreur existe. Je le constate souvent quand je parcoure certains libres écrits par des sommités. L'erreur n'est pas condamnable, car ce qui importe est la démarche : la volonté de comprendre (intelligere en latin) et de rendre ce qu'on pense savoir par écrit. Les skyblog sont peut-être une catastrophe orthographique et stylistique, mais au moins c'est de l'écriture. Lire Harry Potter ou un Manga est préférable à une absence de lecture. Un article analytique moyen est plus souhaitable qu'une absence de pensée.


Il ne s'agit donc pas de doter le hobby de lettres de noblesse, mais de reconnaître en chaque chose ce qui est bon et mauvais. Raton le fait régulièrement n'hésitant pas à pointer ce qui fait tâche dans l'animation et plus largement la culture japonaise.
Socrate, la base de notre culture occidentale, nous a transmis l'importance du questionnement, du doute, de la remise en cause. Ne pas exercer cet arbitrage nous rapprocherait au fond du Japon, ou la philosophie est bien différente. Peut-être est-ce votre souhait. Mais, en attendant, amis bloggeurs, continuez à écrire. Du flot de billets naîtra bien une petite lumière.

Vous allez me détester. Mais pas plus que moi. (Version 2.0 avec les images)

(Pour les procès, envoyez vos lettres à ElNarez)
(Vous pouvez également peter la gueule de Rukawa, puisqu'il héberge les images)

Lors du dernier Quartier Libre, j'avais parlé de You Don't Know Jack, dont raton avait parlé mais dont il n'avait jamais osé aborder le cas. Cet été, je vais continuer dans la série "raton en a révé, Arez l'a fait". Sauf que là on va aller dans le cauchemar. Je fais ça pour que vous n'ayez jamais à le faire, mais fuyez tant qu'il est encore temps, on va parler de CA. Les 4 personnes qui auront compris, faites fuir les autres. Il est encore temps de partir en courant, d'exploser votre ordinateur, de détruire votre écran à coups de massue, de vous crever les yeux, de déclencher à distance des erreurs 500, de partir loin. Très loin. Car personne n'est prêt à ça. PERSONNE. Même ceux qui savent de quoi je parle en connaissance de cause savent qu'ils ne sont pas prêts. L'editotaku va enfin posséder son maître étalon de la honte, son pire article jamais écrit, bref, on va taper dans le lourd, voici enfin un article sur le PIRE. Et pour la peine, on va mettre ça en NSFW. Et faire continuer ça dans un lien isolé. Parce que vous faire cliquer un lien pour ce genre de trucs, c'est ça aussi la honte 2.0.

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24 juin 2007

De feminae Otakae

Par Mdt



Otakette (n,f) : femelle Otaku. Passionnée par la culture japonaise, spécifiquement ses univers graphique, musical et vestimentaire.

Cette définition arbitraire posée, je vous propose donc, à l'occasion de ce quartier libre d'été, une petite réflexion impertinente sur le phénomène de l'otakette. J'entends par là la montée en puissance récente des individus de sexe féminin dans un milieu jadis traditionnellement masculin.

Les plus anciens d'entre vous, sans toutefois remonter à la guerre du Vietnam, se souviennent des premiers temps de l'internet. Windows 95, des sites en HTML, des pages persos ridicules blindées de .gif animés, ICQ et IRC. Sur ces chats, une population à 99% masculine, où les seules filles étaient des fakes honteux du type "jesucepour10cents" ou "grosseins93". En passant, je parierais volontiers qu'une bonne moitié d'entre vous a un jour incarné un de ces cyber fantasme.

La suite, tous le monde la connaît : le PC à 4000F, Windows XP, Free RTC gratuit, l'ADSL, les sites internet en PHP, les egoblogs blindés de .gif animés et MSN. Une génération entière se connecta à internet, changeant radicalement le visage de la toile. Le progrès n'ayant pas que des aspects négatifs, notons l'immense progrès que constitue la possibilité de downloader du porn en bonne qualité rapidement.

Ainsi, l'otaku, autrefois un homme regardant le soir des épisodes d'EVA mal subbés téléchargés sur Kazaa en quelques jours, trouve désormais son pendant, l'otakette, une femme regardant le soir des épisodes de Fruit Basket mal subbés téléchargés sur Emule en quelques heures. Mais, plus encore, ces jeunes filles vivent japonais, s'habillent japonais (Visual Kei, Gothic Lolita -que Nabokov me pardonne-, etc.), écoutent de la musique japonaise (aka J-Music, la pire abomination musicale jamais crée par l'homme après la variété française). Les esprits chagrins me rétorqueront qu'il s'agit plus d'un Japon fantasmé que du Japon réel, mais ce n'est pas le sujet de cet article.

Ce que je désire ici, c'est établir quelques vérités sociologiques sur l'otakette. En bon scientifique, je me propose d'aborder trois points fondamentaux, à savoir "qui", "pourquoi" et "comment" l'otakette.

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17 juin 2007

Le réalisateur de l'anime Bokurano n'aime pas le manga... et alors ?

C'est marrant, ça. Le mois dernier, il y a eu une polémique assez monstrueuse autour de l'épisode 4 de Gurren Lagan. Je résume, pour ceux qui ont autre chose à foutre dans leur vie que de suivre les psychodrames du Net :
- la Gainax, qui produit cet anime, lance un blog où l'on peut poster des commentaires. Ce qui 1) est sévèrement burné, 2) est important pour la suite.
- l'épisode 4 de Gurren Lagan sort, et est techniquement déplorable.
- 2ch, le forum nippon qu'on adore détester (à l'origine des OS-tans, Densha Otoko et de tant d'autres tumeurs du Web), se lâche dans lesdits commentaires du blog cité plus haut.
- Accessoirement, les 2channeurs découvrent des commentaires du réalisateur dudit épisode 4 qui considère que "2ch est comme un anus" et un autre membre du studio qui souhaite que tous les otakus crèvent la gueule ouverte.
- la version américaine de 2ch, dont le nom ne doit pas être cité, se rend également dans le même blog.
- 2ch étant japonais, il est xénophobe par nature. S'ensuit un choc des civilisations - au sens propre du terme.
- Le réalisateur quitte le staff et son nom disparait du générique.
- ?
- Profit !

Etrangement, personne ne semble en avoir parlé sur la (soupir) blogosphère francaise ; j'avais hésité à poster là-dessus, mais bon, Epitanime, tout ça. Par contre, la déclaration du réalisateur de l'anime Bokurano (produit par Gonzo) sur les lourdes modifications par rapport au manga, là, tout le monde semble en parler. On va refaire une liste à puces, parce que c'est idéal pour résumer un truc sans tomber dans des phrases tordues comme j'ai le chic pour les pondre (la preuve !) :
- L'auteur de NaruTaru, un des pires mangas de l'Histoire, si atroce que Glénat a stoppé sa parution après avoir sorti seulement trois tomes, pond une nouvelle horreur, Bokurano.
- Parenthèse : NaruTaru parlait de gamins qui récupéraient une sorte de bestiole à eux, qu'ils ne comprenaient pas et qui était assez portée sur la destruction. Certains se servaient de leur ersatz de Pokémon dégénéré pour tuer des gens, d'autres essayaient de l'apprivoiser, pour un résultat généralement sanglant. Il y avait des scènes de tueries, de tortures (dont un viol), et il y a eu un anime en 13 épisodes orienté pour les tits n'enfants. Ca se finissait en sous-End of Evangelion pour le manga et en queue de poisson pour l'anime. Fin de parenthèse.
- Bokurano parle d'une quinzaine de gamins qui pilotent à tour de rôle un bon gros Mecha des familles pour sauver le monde. Sauf qu'après chaque combat, même en cas de victoire, le pilote crève et laisse place au suivant. Certains y vont presque de bon coeur parce qu'ils en ont déjà marre de leur vie de petit japonais, d'autres deviennent fous en réalisant ce qui les attend.
- Bref, Kitoh Mohiro, l'esprit malade qui engendre ces mangas, est un argument vivant en faveur des autodafés.
- Bokurano est adapté en anime par le studio le plus commercial de l'archipel, j'ai nommé Gonzo. Ca fait quelques années qu'il n'y a plus un gramme d'originalité ou de passion dans leur travail : ils se contentent de faire le strict minimum pour ne pas énerver les fans tout en produisant un anime facilement exportable (sauf Gankutsuou qui fut un coup de chance de Rouge Citron Productions, c'est Déclic Images qui achète leurs licences à la chaine pour la France).
- Ainsi, le réalisateur de la version animée parle des changements auxquels les lecteurs du manga doivent s'attendre - à savoir, pas de morts de gamins.
- Kitoh Mohiro donne son point de vue de l'entretien avec le réalisateur, concluant que ce dernier n'aime pas le manga et que ses fans ne devraient pas allumer leur télé.

Il y a un instant, je disais que Gonzo produit des animes prêts pour le marché international. Regardez Welcome to the NHK : Gonzo est arrivé à "internationaliser" des passages assez adultes, comme les évènements sur l'île déserte. Toutes leurs adaptations, faciles à digérer, visent des publics adolescents, orientaux ou occidentaux. Pareil pour le bad boy Gantz : version censurée ou pas, le malaise psychologie du manga s'est envolé dans l'anime - il ne reste qu'une violence graphique qui excite les teenagers. Mais pour faire rentrer le détestable Bokurano dans ce moule, il y a du boulot ; comme pour le reste de leur catalogue, Gonzo fait des modifications. La seule différence, c'est qu'ils le font savoir par une voie (ou voix) peu commune : le blog du réalisateur, qui ne fait que parler de son boulot, aussi peu créatif soit-il. Ce n'est pas la première fois qu'ils apportent des changements importants à l'histoire d'un manga pour mieux l'animer. Tout le monde parle de cette histoire et réagit comme si c'était nouveau, comme si toutes les adaptations étaient (et se devaient d'être) fidèles à la page.

Sauf que ce manque d'inspiration, cette production à la chaine, a fini par assécher le studio de ses talents. En témoigne Origine, long métrage réalisé sur un scénario original, faisant carrément office de démonstration technique des talents graphiques de Gonzo : l'histoire n'était qu'un prêchi-prêcha écolo sous-inspiré par Hayao Miyazaki. C'est comme le Peintre de Nicolas Gogol (dans sa nouvelle "Le Portrait") qui a passé sa vie à gâcher son talent pour de l'argent facile, réalisant trop tard qu'il y a sacrifié son art et sa passion. Ce qui répond peut-être à ceux qui se demandent pourquoi le réalisateur aurait "choisi" d'adapter un manga qu'il n'aime pas... Et aussi pourri Gonzo soit-il, on ne peut que les défendre pour essayer de rendre Bokurano potable - ou tout du moins, "accessible au plus grand nombre". C'est pas de l'art, juste un business.



Ce soir, y'a une session IRC sur #editotaku@irc.worldnet.net, comme chaque dimanche à 21 heures, mais avec double ration de frites !

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