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Vous. Me. Haïrez.

13 décembre 2006

Rien (j'avais pas d'idée de titre)

Par Kaede


Plantons le décor: on est le 13 décembre, il est 14h10 au moment où je commence ce billet, je suis au taf, je m'ennuie....
j'ai pas pu acheter le coffret de la saison 2 première partie de Grey's anatomy dans le supermarché a coté du boulot, et je retrouve pas mon code sur amazon...
comme j'ai dit a Raton (et ce graumalin doit avoir screené la conversation) que je ferai un article sur l'editotaku, j'vais voir où va me mener le fait de laisser courir mes p'tits doigts boudinés sur le clavier du pécé... comme j'ai pas de blog, ça risque de partir en couille, mais c'est la règle du jeu, hein.


Les femmes sont des hypocrites. Toutes. Surtout celles de mon entourage, avec une prépondérance pour celles avec qui je bosse.
Qu'est ce qui me fait dire ça? Le fait qu'elles soient obnubilés par leur ligne, au point de bouffer du carton estampillé Weight Watchers à midi, et de grignoter des galettes de riz devant leur café (sans sucre, ça va sans dire).

Par contre, dès que quelqu'un apporte des gateaux ou des chocolats, fini les régimes!
Résultat des courses, les morphales se sont tapées la boite de ferrero rocher que j'avais emmenée, et j'en ai meme pas bouffé un quart....
c'est un peu comme quand on pique dans mon pot de nutella, ça me met dans une rage folle....

autre domaine qui m'énerve: la wii.
j'ai joué à cette saloperie à peine 2 heures, et j'ai mal à l'épaule... ce truc aura ma peau! Comme toute fangirl qui se respecte, je suis obligée de faire mon quota, donc: la wii est une révolution, la wiimote c'est trop de la balle, j'attends mario galaxy avec impatience, et zelda m'a arraché des larmes d'émotion tellement j'étais heureuse de voir enfin la pire attente du monde du jeu video a son terme.
Autre truc: la 360 c'est nul, et la PS3 est l'envoyée de Satan.
Sorti de là, pas grand chose, j'ai du mal a coordonner mes mouvements (qui a dit "blonde"?), et j'trouve la wiimote un chouia trop légère (et après on s'étonne qu'elle ait fini encastrée dans la télé chez certains joueurs)
J'attends quand meme de voir si elle ne va pas être victime d'un effet de mode qui sitôt passé, la fera se retrouver aux oubliettes. Enfin, si ça peut permettre de faire baisser le prix, j'veux bien! *radine inside*
La plus grosse menace qui pèse quand meme, c'est la Péèssetrouah, la favorite des djeunsses qui aiment a jouer seuls dans leur salon a GTA ou a MGS (j'l'ai dit, j'suis une nintendo fangirl, et dire du bien de sony n'a jamais fait partie de mon éducation).
A croire que les kevin ont tous 500 euros a claquer dans un gaufrier...

J'aime les kevin, moi. J'avais meme décidé, un soir où, une fois n'est pas coutume, j'avais du boire, de leur consacrer un blog. Car oui, le kevin est notre ami. Car grâce à lui, on se rend compte à quel point non, notre vie n'est pas merdique, et oui, on est intelligent.
Parce que le kevin est con. Il est pas bête, nan nan, juste très con. Y'a une nuance là dedans, assez intéressante. Etre bête c'est plus lié a l'environnement personnel, quelqu'un de bête, on se dit qu'on a de la chance parce qu'il pourrait en plus etre dangereux, mais non, il a juste pas d'éducation.
Le kevin, au contraire, n'est pas bete. Personnellement, je le vois comme ça: il a 15 ans, il vit chez papa/maman, dans un noyau familial classique (il a meme une frangine et un chien, plus traditionnel tu meurs), il va a l'école, il a des notes correctes, et pour fêter sa réussite au BEPC, ses parents lui ont offert un portable.
Bref, c'est un ado normal. Qu'est ce qui le transforme en kevin? Sa faignéantise. Oui, c'est une théorie couillue.
A mon avis, on est un kevin quand on est trop con pour se donner du mal. ça vaut aussi bien pour monter les skills de son perso que pour écrire en chan local. exemple: "ki pour run droknar? g pay bi1"
Le kevin veut se faire runner son perso, parce que ça le fait chier de se taper la route touristique (a force, et vu que les kevin représente un pourcentage de plus en plus important des joueurs, les développeurs vont arreter de se faire suer à essayer de faire des jeux jolis), quitte à payer, puisque de toutes manières il s'achete des pièces d'or sur ebay avec la carte bleue de maman.
En plus de ça, il écrit en sms. Rah, le mot est lâché, la pire hérésie dévoilée. Bon, là j'vais laisser s'exprimer la fille d'immigrée qui sommeille en moi: y'a des gens qui ont tout fait pour s'intégrer dans ce pays, qui en ont appris la langue, et ses subtilités (et Dieu sait qu'il y en a la race), et voila des p'tis cons qui la sacrifient, la spolient. Et pourquoi???? Parce que ça prend moins de temps.
Meme le français ne résiste pas à l'appel de la vitesse. Remarquez, c'est plutot logique, quand on voit fleurir les mac-drive (pas le temps de faire la queue pour acheter mon bigmac), les distributeurs au bord de la route (meme pas besoin de descendre de voiture pour acheter son pain), et l'ADSL de plus en plus rapide (un jour, on aura les films de cul en moins de temps qu'il n'en faut pour les visionner, yay).

Je disais donc, le kevin rend intelligent. Les autres, parce que lui est indéniablement et irrémédiablement con. Et c'est pour ça qu'on l'aime.

(J'ai décidé de m'arreter là, primo parce que ce texte n'a ni queue ni tete, et deuxio parce que je suis meme pas sure d'etre lue en entier.)

*petite musique* Il est 14h55, vous pouvez reprendre une activité normale. soyez rassurés, aucun neurone n'a été maltraité pendant la rédaction de cet article. *petite musique*

11 décembre 2006

FLCL

Par Cassini et Léo_O

Eiffel c'est elle ?
non : FLCL, Fooly Cooly,Fuli Culi...
Ou Furi Kuri...

Bref.

Ne pas avoir un article traitant de FLCL chez Raton est plus ou moins étrange. Surtout qu'il le mentionne, le bougre !
Nous battant pour avoir le clavier, le jouant aux dés, se rappelant qu'on était censé l'écrire à quatre mains (2+2, pas 3+1), nous avons réussi malgré tout à trouver un terrain d'entente (je ne modifierai pas lâchement ce que tu as écrit sauf si tu tournes le dos plus de deux secondes).

Rajoutez à ça un épisode sur l'autre écran, la BO sur iTune et les deux tomes du manga à portée de main, bref, les conditions sont idéales.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet

FLCL est une création des studios Gainax connus pour, entre autres, Evangélion (mais si, vous savez, cette série avec des gros robots et un scénario incompréhensible). Ce qui est sûr en tout cas, c'est que les sentiments à l'égard de FLCL ne sont pas partagés. Soit on adule, soit on déteste.

Ici, le scénar est très simple.

Enfin...

Les 15 premières secondes.
Après, restez au fond de votre siège, ouvrez grand les yeux et essayez de ne pas oublier de respirer. FLCL, ça va vite, très très vite. Passé le cap de ces 15 premières secondes, le héros de l'histoire, Naota, élève de sixième à peu près normal (pour le moment), va "croiser" ('entrer en collision avec' serait plus exact, mais pas de digression excessive) une fille extra terrestre, chevauchant un vespa jaune et qui tente de lui abattre une guitare sur la tête (d'ailleurs, elle y arrive).
Et ce n'est que le début des ennuis.
Grosses (très grosses) bosses suspectes, guitares, mains, problèmes de coeur, oreilles de chat, curry bento, prof hystérique et famille "intéressante" ne sont qu'un échantillon de ce que Naota recevra sur la tête (deux sens possibles, à vous de choisir).
Tête que vous pourrez trouver à Mabase, périphérie presque vide d'habitants, qui abrite l'usine de la Medical Mechanica (répétez plusieurs fois très vite pour vous dire que Walpurgisnacht, c'est pas si dur à prononcer) ; une usine en forme de fer à repasser qui déverse tout les jours un flot incessant de vapeur (comme un vrai fer à repasser géant, quelle coïncidence !). Voilà donc le cadre de l'histoire.

En résumant ce qu'on trouve juste au dessus, on se rend compte que... c'est n'importe quoi !
Voila, vous avez tout compris, FLCL c'est 6 épisode de 20 minutes remplis d'un grand n'importe quoi (très, très grand) : on y croise des robots, des mains, des mains-robots, des agents en noir (comme le MIB, mais en plus drôle), un vespa sub-sonique, un hamster (?!), une 1961 Gibson EB-O... bref, un certain mélange de genres, et ça déchire.

On pourrait compter le nombre de références qu'ont voulu incorporer les développeurs, mais vu que ça part d'Evangélion pour finir à South Park, vous comprendrenez, on a abandonné. A moins d'avoir une culture supra développé, c'est du domaine du divin après (ou alors de l'Otaku en phase terminale).

Quand on vous parle de FLCL, on ne vous parle pas du scénario (ou de l'absence de scénario, ils l'ont perdu en route selon des sous-entendus insidieux), voire même des persos. Non. Quand on vous parle de FLCL, on vous parle de son ANIMATION. (Et de sa BO aussi. Mais moins. Mais un peu quand même.)

OK, les épisodes sont totalement barrés, soit. Mais l'animation est si parfaite que ne pas les regarder relève du crime contre l'humanité. Une rumeur veut que le budget de 26 épisodes soit passé dans ces 6x20 minutes, ce qui est parfaitement concevable, tant la fluidité impressionne (NdCassini : et pourtant je ne suis pas un vrai fan d'anime, c'est dire). L'autre rumeur est que FLCL n'aurait été qu'un champ d'expériences pour de nouvelles techniques d'animation, et on peut dire que c'est de l'expérience réussie, avec un souffle comparable à celle du professeur Nobel. Bref, aucune fausse note, jamais un anime n'a été aussi proche de la perfection, c'est tout simplemenent incroyable. On note meme des passages si bien animés qu'on perd le fil, c'est dire ! (Ou alors ce ne sont que deux passages absolument bordéliques - mais techniquement admirables.)


La BO est signée par le groupe "The Pillows" (NdCassini: Les Oreillers. Non. Arrêtez de chercher.) et s'intègre parfaitement au rythme survolté des épisodes (surtout vers la fin). Déjà que c'etait du bonheur pour les yeux, ça l'est aussi pour les oreilles !

Voila, en gros, ce qu'est FLCL. Pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, chopez-le de toute urgence, sinon vous passeriez à côté d'un anime unique en son genre, en décalage total avec tout ce qui peut se faire aujourd'hui, et surtout incroyablement jouissif. Si vous l'avez déja vu... Regardez-le encore une fois. Vous savez, pour les détails que vous aviez ratés la dernière fois...



Pour l'article sérieux et en anglais, z'avez Wiki.

Et pendant ce temps-là, un paquet de pains au chocolat se fait éviscérer. Spa comme si j'avais faim mais... Par principe, vous voyez. Question de valeurs morales, tout ça.

Bye !

Mais, au fait... Furi Kuri, ça veut dire quoi ?

... Bonne question.

10 décembre 2006

La météo s’est encore gourée.

Par Smog ShadowSeth

Le mot « innovation » est quelque chose qui tend à disparaître progressivement dans le milieu des jeux vidéo depuis quelques temps, surtout depuis que c’est devenue une industrie reconnue avec ses ténors de plus ou moins bonne volonté qui n’en discutent que par commerciaux interposés ; entendez par là en terme de ventes, de part de marché, de public ciblé et tout un tas d’autres termes réduisant le gamer moyen à une vache à lait comme une autre. De fait, on investit dans des valeurs sûres à grand coup de suites et de repompes, mais faut pas compter sur eux pour financer un éventuel R&D au niveau de leurs produits qui en aurai pourtant grandement besoin. Certains dirons que cela commence à arriver petit à petit avec l’intérêt grandissant des pontes du milieu pour les jeux indépendants, mais à mon humble avis on est encore loin du compte, les majors se contentant de faire la chasse aux perles rares en y injectant du pognon que lorsqu’ils trouvent un truc rentable, donc qui innove mais pas trop pour ne pas perdre le blaireau moyen qui veut son GTA 15, son Driver 24, son DOA 8, son C&C 32 et son FeuFeu 10^24x2. Bon, soyons honnêtes, certaines de ces suites ne sont pas pour nous déplaire, mais personnellement, je décroche plus rapidement d’un jeu dont je connais déjà le concept depuis son premier opus que sur quelque chose qui sort un peu des sentiers battus ou que je connais pas.

Tout ça pour quoi ? Vous vous souvenez il y’a deux ans, lorsque je vous parlais de Perimeter dans ces colonnes lors de la première session de quartier libre? Pour ceux qui n’étaient pas là, je résume : il s’agissait d’un RTS qui s’il ne bousculait pas le genre, avait le mérite de le dépoussiérer en y introduisant une dimension stratégique supplémentaire qui se trouvait être la gestion de la surface de sa base, celle-ci étant capitale pour la tenue de ses bâtiment et la production de ressources. Il fallait tout aplanir, s’étendre et faire en sorte de protéger notre sol tout en tentant de bousiller celui du voisin ; le moteur du jeu gérant la déformation en temps réel de celui-ci, que ce soit par l’action de vos unités de terrassement, des obus vous tombant sur la tronche en y creusant un joli cratère ou des unités souterraines qui prenaient un malin plaisir à saper les fondations de vos bâtiments. Et j’ai oublié de mentionner le « Perimeter » à qui le jeu doit son nom : un gigantesque bouclier de protection se déployant sur vos centrales offrant une protection absolue, disponible dès le début de la partie mais bouffant des quantités colossales de ressources, empêchant les rush d’unités de base et rendant les bases particulièrement difficiles à prendre. Les unités devaient être produite à partir de briques de bases et il fallait les combiner entre elles pour former l’unité de son choix, disponible en fonction des recherches effectuées. Et ce ne sont que les grandes lignes…
Seul gros défaut : le jeu était agrémenté d’un scénario un peu trop space qui en a rebuté plus d’un… Et comme s’ils n’avaient pas compris ce point là, les russes de KD Labs (actuellement KDVgames), les pères du jeu, nous on récemment annoncé la sortie prochaine d’un add-on pour Perimeter avec un début de scénar qui pousse à se demander s’il n’auraient pas quelques contacts colombiens dans l’agriculture parallèle.

Mais assez parlé de lui ; le cas de ce jeu ne concerne que de loin le sujet de cet article, portant sur un rejeton de Permieter : Maelstrom.
Résumer la chose est un jeu d’enfant : il s’agit d’un jeux reprenant la même base technique que le périmètre mais en « standardisant » une large partie des éléments.
Synopsis : nous sommes une fois plus dans le futur et c’est la grosse merde : la terre ayant été envahie par des aliens amphibiens qui ne rêvent que d’un nouveau monde 100% aquatique. Pour ce faire, ils ont donc fait fondre toutes les glaces du globe, rendant la planète encore plus digne de son surnom de bleue puisque la quasi-totalité des terres sont maintenant immergée. Et on se moque bien de savoir que le niveau des mers n’augmenterait que d’une dizaine de mètres tout au plus à supposer que ce soit le cas un jour. Du coup, on apprend que les surfaces les plus élevées ne sont pas l’Himalaya ou les Alpes mais les rocheuses américaines, les seules à faire surface dans tout ce bordel… Hum, attendez, y’a pas écrit « EA » sur le jeu pourtant non ? Juste « Codemasters » ?
Bon, passons. Dans cette zone aquatique s’affrontent trois camps : les aliens bien évidement, et aussi deux autres races humaines : des fâchaux archi-capitalistes et hyper technologistes et des coco branchés « système D », « Nucléaire » et « écologie »… Heu, ‘ttendez, y’a pas comme qui dirai une contradiction là ? Les gentils de l’histoire étant ce dernier camp face aux fachaux qui veulent profiter de ce bordel pour épurer la terre et aux aliens qui veulent installer des barres de deux pièces organiques façon Zerg sur toute la planète. Un scénar basique quoi.
Pour un gameplay tout aussi basique : on construit sa base en gérant ses ressources qui sont au nombre de trois : la biomasse, l’énergie et l’eau douce. A noter que les aliens n’ont pas d’énergie à gérer, étant entièrement organiques. Il y a quelques nuances comme un nombre limité de bâtiments pour les aliens et les fachaux, la possibilité aux fachaux de déplacer leurs bâtiments ou de les transformer en tout autre chose, les aliens ne disposant que d’un unique bâtiment servant à invoquer des œufs depuis l’espace (qui a dit « larves Zergs ? ») et se chargeant de tous les upgrades. Les derniers du lot on une gestion plus classique… Enfin pour ce que l’on entend par classique… Si vous touchez aux RTS depuis un certain temps, la majeure partie des éléments cités vous rappelleront pas mal de choses…

Le jeu est réalisé à l’aide du moteur de Perimeter, et gère aussi la terraformation, mais exit son utilisation dans le gameplay, réduite au minimum syndical. On a toujours la possibilité de transformer le terrain, mais l’outil est catastrophique comparé à celui de Perimeter, et on se retrouve à faire des creux et des bosses dans le terrain qui ne servent pas à grand-chose et bloquent la plupart du temps vos unités, incapables de se déplacer sur un terrain trop chaotique. De même, lorsqu’un tas de terre bloque un accès, on peut toujours essayer de le déblayer, mais les unités de terrassement on une portée tellement ridicule que ça prend des plombes, sans compter qu’il faut que le terrain soit parfaitement plat pour qu’elles puissent avancer et creuser d’avantage le tas.
Seule utilité : barrer le chemin à un adversaire, en creusant par exemple de gros cratères fumant à coup d’artillerie dans le sol, ralentissant considérablement les unités qui doivent les traverser, pour peu qu’elles puisse le faire et que le pathfinding foireux ne les envoie pas à l’autre bout du champ se faire aligner par les défenses ennemies…
L’environnement est entièrement destructible, mais à un point que ça en devient ridicule : envoyez un fantassin de base traverser un immeuble de 6 étages en ruine sur la map, lorsqu’il entrera en contact avec le mur, l’immeuble s’écroulera… sans même causer de dégâts au péon de base qui reçoit au bas mot une centaine de tonne de béton sur la tronche. Merde, mais même le père de ce jeu foireux gérait les dommages collatéraux ! Que s’est-il passé ?

Il s’est passé simplement que les éditeurs on décidé un beau jour que le périmètre était bien gentil, mais qu’il ne se vendait pas des masses malgré ses innovations, donc il fallait faire quelque chose de plus « standard » avec les bases qu’il avait introduites. Résultat : la modification en temps réel du terrain, fer de lance de Perimeter, est reléguée au rang d’accessoire cool, et le fiston se trouve en plus affublé d’un background tellement banal et pompé sur la concurrence que c’en est affligeant. Ce qui nous renvois au début de ces lignes.

Les éditeurs ont tenté de nous refourguer un truc déjà vu cent fois, bâclé par les développeurs qui c’étaient pourtant gavés sur Perimeter. Frustrés de devoir utiliser leur technologie pour un truc qui n’en a absolument pas besoin sans doute. Ils on poussé le vice jusqu'à reprendre le curseur de Perimeter pour Maelstrom, merde ! Qu’on se le dise, ce n’est pas parce que c’est le rejeton de Perimeter que je l’achèterais celui-là. Je n’ai touché qu’a une démo qu’il m’a fallu trois semaine à trouver au bas mot mais ça m’a suffit pour me forger mon opinion. Aussi je ne vous encourage pas à la télécharger, ni à investir un centime là dedans, même s’ils font mumuse à mettre des tanks pouvant se transformer en mecha.

Codemasters nous annonce une tempête à grand renfort de pubs s’inspirant de promotion cinématographique, et au final on a droit qu’a une traînée l’altocumulus toute pâle… Alors que les joueurs de RTS ont les yeux rivés sur le gros cumulonimbus d’en face marqué « Supreme Commander » dessus en attendant avec une impatience fébrile la véritable tempête.

Comment j'ai appris à arrêter de m'inquiéter et a aimer les quizz-games

Une introspection dans la vie quotidienne signée Arez

J'ai toujours pensé, à tort ou à raison d'ailleurs, que les quizz-games n'etaient que des présentations Powerpoint déguisées développés par une tripottée de flemmards avides de drogues, d'alcool et de filles faciles sous des cocotiers des Bahamas et dont le seul travail consisterait à recopier les cartes du Trivial Pursuit (Edition Genius dans la plupart des cas) qu'on a offert à Mamie pour la Noël et qui prendra lamentablement la poussière jusqu'a la prise d'initiativesvenant d'un oncle malencontreux croyant qu'il suffirait de montrer sa pseudo supériorité intellectuelle pour pouvoir vous forcer à faire la vaisselle (Moment hélas autobiographique). Et c'est toujours LA MEME CHOSE. Toujours LES MEMES QUESTIONS sur des trucs aussi utiles que la productivité céréalière d'un quelconque pays paumé dans le trou du cul du monde et qui sont chiantes au possible. Tout le monde est passé par là. Cette quasi-humiliation qu'on a lorsqu'on se rend compte qu'on en sait plus sur les personnages d'une quelconque série télévisée que sur les grands hommes de notre Histoire.

Oui cette introduction à base d'instants de ma vraie vie était LONGUE et INUTILE. Mais elle représente bien la plupart des quizz-games. Une sensation permanente d'ennui que seul un esprit diabolique a pu inventer, tentant d'adapter la joie de l'humiliation dans le cadre familial à un média sur lequel nous sommes généralement solitaires, les seuls moment de jeu à plusieurs se faisant par le biais du Tout-Puissant Internet.

Jusqu'a ce jour de 1997, ou arriva en France le meilleur quizz-game de tous les temps. Et c'est même pas moi qui l'ai dit, c'est raton-sama. Un quizz-game survitaminé complètement barge, ou les questions portent aussi bien sur la mythologie que sur les fromages à pâte molle, le sujet de ce texte, et donc vous sauriez de quoi on parle si le nom du jeu était dans le titre comme n'importe quel professionel l'y aurait placé. Et pour ceux qui ne sont pas omniscients, je parle de You Don't Know Jack, qui est donc vous l'aurez compris si vous aviez lu le début de la phrase le meilleur quizz-game de tous les temps.

Voilà comment le jeu commence.

Le format imposé et la fainéantise de l'auteur (oui j'ai envie de parler subitement de moi à la troisièmme personne) vous empêchent de profiter du joyeux bordel sonore qui s'y trame. Une ambiance de coulisses de télévision, mais dans lesquelles l'ambiance est bien plus déjantée, et ou rien ne semble se passer comme prévu, pour notre plus grand bonheur. Ne pas vous en faire profiter me fait un peu culpabiliser. Ayé je culpabilise plus. Je vais donc pouvoir vous parler de la suite, puisque je vois que vous flapissez d'impatience. (Non je ne vous vois pas réellement, mais c'est une image). Entrons donc dans le vif du sujet, et parlons enfin du jeu en lui-même, puisque c'est ce que vous attendez.

Le jeu se présente comme un jeu télé. Il assume donc totalement son côté capitaliste et vous poussera à gagner (ou a perdre selon les joueurs) des Francs. Pour les gens qui liraient ce site du haut de leur quatre ans, au lieu de vous signaler que vous êtes certainement déja gravement traumatisés par la lecture des articles du raton sans même vous en être rendus compte, je vous dirais plutôt que le franc, noté F, était une chouette unité monétaire qui date des temps reculés d'une époque ou Future n'avait pas la mainmise sur la plupart de la presse vidéoludique, et ou on pouvait acheter de chouettes trucs pas chers pour 3 Francs par exemple. Bref, pendant 21 (Ou 7 questions pour les pressés), on gagne 1000, 2000 ou 3000 Francs (Puis le double passé la question 10) tout en répondants à des questions de ce style

Heureusement, ces questions ne forment pas le seul contenu du jeu puisque diverses épreuves, toutes plus crétines les unes que les autres, arrivaient de temps à autre, changeant la donne. De variations sur les questions originales, comme par exemple le cultissime Drelin-Drelin et ses invités idiots au possible (Monsieur Ragoult, taxidermiste à Nantes je t'aime) à de petits jeux crétins, comme la Qui Boit Trop Vomit Rimatologie, manche infernale ou il faut retrouver une phrase en partant d'une autre dont chaque syllabe a une sonorité identique, le Couci-Couça, ou l'on doit classer en deux catégories des réponses et le final du Jack Attack ou il faut associer un mot à un autre en tenant compte de la catégorie de la question.

Bon d'accord les graphismes ramènent aux présentations Powerpoints suscitées mais l'ambiance totalement décalée du jeu, entre des jingles débiles à souhait et une voix-off qui surjoue aux limites du possible lisant des questions toutes plus absurbes les unes que les autres, font de ce jeu une petite bombe dans l'univers chiant et guindé du quizz-game, auquel rejouer presque dix ans après avec quelques amis nerds blancs est une joie et un plaisir, même si on aura bouclé l'intégralité des questions en quelques après-midi.

Alors CERTES je pourrais vous dire d'acheter ce jeu, mais pour le coup, quand on voit qu'un jeu comme Total Anhilation sorti pourtant la même année est vendu 5 euros sur les bons sites de vente de jeux en ligne, le trouver légalement à 23 euros (Je parle de YDKJ là) est scandaleux.

Si je devais, sachant que je vous prendrais pour des abrutis incapables de se baser uniquement sur des arguments pour savoir si un jeu est bon, mettre une note à ce jeu sur 20, ce serait 16. parce que c'est quand même un peu du foutage de gueule au niveau graphismes et que y'a pas beaucoup de questions.

EDIT (Cresson hahaha):A la demande du raton, voici le lien ou l'on peut trouver cet excellent jeu en échange de 23 euros.

Non... arrêtez professeur... non... pas là... ça fait mal...Oh wiiii*

Article écrit par conjointement par neuro et ses dix petits nèg$!@# doigts boudinés.

Je considère généralement les gamers pour moitié comme des petits gros à moitié autistes, adolescents prépubères attardés en proie à de sérieux problèmes d'hygiène, et pour l'autre moitié comme des racailleux livrés en bundle avec visière jaune poussin à crocodile et survêtement blanc à 3 bandes n'ayant d'autre but dans la vie que d'expérimenter à l'extérieur la théorie apprise sur leurs consoles next gen – la génération actuelle ne leur suffit déjà plus – à grands renforts de Double Dragon, GTA et autre Need For Speed, ajoutez le numéro de version qui va bien et reprenez votre souffle point. Notez que j'éprouve un peu les mêmes sentiments envers les jeux eux-même, exception faite des premiers Roberta Williams, de quelques Sid Meier et des premiers Maxis, en tout cas rien de postérieur à 1993, exception faite des productions Key Visual Arts dont, fait rarissime, les transpositions en anime parviennent à égaler les originaux sans toutefois ressembler à de bêtes adaptations de jeu vidéo.

Cela ne m'empêche pas de lire passionnément le Raton Laveur, seule personne au monde apte à me passionner pour des jeux vidéo en dissertant sur la présence d'une forte inspiration graphique tirée d'After Burner premier du nom dans la première scène de viol de la troisième OAV de la première saison d'Ai Shimai, depuis que je lui ai fait subir les derniers outrages à l'époque où j'occupais la présidence d'une petite convention parisienne.

En ciblant le public des non gamers, la petite dernière du japonais Nintendo se lançait un défi particulièrement osé. Vues ma réaction "ouah putain c'est trop beau" devant Zelda, ou mes trépignement d'enfant de 3 ans en plein caprice chaque fois que j'envoyais la balle en dehors du cours, le contrat semble être rempli. La wii est LE nouveau truc pour égayer les soirées entre amis adeptes du credo "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Le ridicule ne tue pas, donc le ridicule nous rend plus fort".

Si les jeux livrés en bundle avec les consoles peuvent être aussi bien décevant – Alex Kid in Miracle World sur Master System – que géniaux – Super Breakout avec ses deux manettes circulaires sur mon Atari VCS 2600 – Wii Sports appartient définitivement à la seconde catégorie. Les petits gars de Nintendo ne se sont pas contentés de fournir une simple démonstration des possibilités de la Wiimote : Wii Sports est convi à souhait, drôle, et incroyablement prenant.

Impossible de parler de simulation sportive, cependant, et ce n'est clairement pas le but. Avec ses personnages rigolos et personnalisables à souhait et ses angles parfois approximatifs, Wii Sports est un jeu d'arcade à jouer le soir entre amis, une bouteille de vodka et deux canettes de Red Bull à portée de main afin de rallonger la durée de vie du jeu.

Mes favoris ? Le bowling d'abord, pour les effets hallucinants qu'on peut donner à la balle, et la possibilité de dégommer le public derrière soi à l'occasion d'un lancement vraiment foireux. Le tennis ensuite, incroyablement fun bien que je n'ai eu l'occasion de n'y jouer qu'à deux, les parties à 4 devant être un pur délire. Le base ball, enfin, bien que le rôle de lanceur soit plus que limité. La boxe pourrait être le meilleur jeu des cinq si seulement c'était moins crevant et si la console parvenait à suivre, trop de coups et de parades n'étant pas captés par la console.

wiibowling

Coté ergonomie du truc, j'ai connu franchement pire. Malheureusement, j'ai aussi connu franchement mieux – non ce n'est pas ce que vous croyez – et j'aimerais bien ne pas mettre la pause tous les 3 échanges pendant les parties de tennis simplement parce que j'ai appuyé sur le bouton "home" dans le feu de l'action. D'ailleurs j'aurais aussi bien pu appuyer sur le bouton "feme", ça n'aurait pas changé grand chose. En dehors de cela, rien à redire, pour l'instant au moins, même si j'ai songé un moment à tester la solidité de la dragonne dans le but de remplacer mon 19 pouces par le 24 ou le 30 de chez Apple.

Rete maintenant aux maisons d'édition à nous sortir des jeux dignes de ce nom, et pas de simples démonstrations des possibilités de la Wii sans graphisme ni scénario. D'ailleurs, si un éditeur me lit, j'ai tout un tas d'idée afin d'exploiter la Wiimote et du Nunchaku à plein rendement sur n'importe quel jeu Hentai passé, présent et à venir **. Quand à moi, je vais rajouter la console en tête de ma liste de Noël, et faire une première exception à mon credo "les consoles au feu, les gamers au milieu" ***.

* Traduction approximative de 50% des dialogues présents dans les hentai ne contenant pas de monstres à tentacules. Et encore, on a vu un prof pervers se révéler un horrible monstre à tentacules dans un hentai live action... Si si, ça existe, je vous jure.
** De la main gauche, utilisez le nunchaku afin de positionner votre main / tentacule / godemichet au bon endroit, tandis que de l'autre, vous... enfin pas besoin de faire un dessin hein !
*** Il se pourrait fort que je fasse une seconde exception en achetant une DS le jour de la sortie de Sim City.

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