23 janvier 2005
20th century boys
J'ai découvert cette serie il y à pas longtemps, et ca va au delà de ce que je pensais : c'est du très bon.
L'histoire : Le personnage principal, Kenji gère un convini et vit avec sa mère et la fille de sa soeur, qui a demandé de garder son fils en attendant qu'elle revienne. Nous sommes en 1997. Un jour, un de ses amis d'enfance, surnommé Donkey se suicide, tout du moins, c'est la thèse officielle. Kenji reçois un peu après sa mort, une lettre de Donkey lui demandant s'il connaissait ce dessin : une main avec l'index levé au millieu d'un oeil. Ce logo à été crée par lui et ses amis en 1969 pendant son enfance. ils s'inventerent un jeu de gosses où ils crèerent une base secrète dans le but de combattre une organisation censé détruire le monde, ainsi qu'un scenario catastophe où l'humanité devait subir des attaques, puis etre anéantie à la fin de l'an 2000. Le logo lui, etait le symbole de leur amitié. Au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire, on apprend que ce symbole appartient a une secte dirigé par une personne surnommée Ami, et que leurs propheties d'enfant sont en train de prendre forme.
Bien qu'à la premiere vue, ça peut sembler classique, son scénario est très bien pensé. Bourré de rebondissements, on ne s'ennuie quasiment pas une seule fois, il faut dire qu'on en attendait pas moins de Urasawa, le createur de Monster, entre autre. On trouve enormement de références (musiques, mangas, films, ou évenements historiques d'époque), en effet, on passe souvent d'une certaine époque au présent (et l'inverse évidemment), enfin quand je dit présent, c'est celui du debut de l'histoire, car celle ci evolue dans le temps avec ses personnages.
Tiens, les personnages principaux justement, il sont très attachants, chacun d'eux ayant leur propre histoire, mais tous étant reunis par le même rêve d'enfant, qui est un des themes principaux de l'histoire. Bref Je voudrais pas spoiler, mais ce que je peux dire, c'est que la qualité du scénario devient de plus en plus élevé au fur et a mesure que l'on progresse, on a sans arrêt envie de connaitre la suite.
17 volumes sont sortis au Japon où la serie est toujours en cours, et 14 en France. C'est édité chez Génération comics, et malgrès quelques defauts comme les onomatopées modifiés et plutot moches, où encore le prix (8,99 Euros, mais c'est souvent le cas chez eux, Full Metal Panic est à presque 10 Euros par exemple), ca reste d'assez bonne qualité, mais je pense que ca vaut quand même largement le coup.
Par lectorat le 23 janvier 2005, 20:49 - Japanime 5 commentaires
MIRCator
Par Raton-Laveur le 23 janvier 2005, 18:35 - Général 2 commentaires
Le Château Ambulant
Cette critique va être aussi douloureuse pour vous que pour moi, alors commencons sans plus tarder.
Dernier long métrage d'Hayao Miyazaki? L'homme avait dit ça pour Sen To Chihiro No Kamikakushi, mais était revenu sur sa décision à cause des évènements du 11 septembre 2001. Hauru no ugoku shirô n'est cependant pas son dernier projet puisqu'il planche déjà sur quelques Ghiblies, autrement dit des courts métrages diffusés au Musée Ghibli. Dernier "gros" projet alors? On est en droit de le croire.
Surtout en voyant les références distillées au compte-gouttes tout au long du film qui feront tilter les fans. Le château ambulant est entouré de nuages à l'instar d'un autre château (mais dans le ciel celui-là), les défilés militaires aperçus au loin font penser aux mêmes démonstrations aperçues dans Porco Rosso, l'intérieur de la demeure d'Hauru n'est qu'un long panorama des thermes de Chihiro (des couloirs à la chambre en passant par la chaudière avec esprits fournis en série), et Sophie qui dit bien haut que "c'est dur d'être vieux" doit parler pour son dessinateur. Pas son auteur, pensez donc, puisque pour la première fois depuis Sherlock Holmes, Hayao Miyazaki se base sur l'histoire d'un autre. Qui là aussi a ses propres références: les soldats se mettant en chasse des rebelles seraient dirigés par une mégère beuglant "coupez-lui la tête!" que ça ne m'aurait pas plus surpris que ça. Le film râtisse large comme le monde, piochant ses influences partout et aboutissant à un pot-pourri qui a vraiment une odeur de baisser de rideau en apogée, d'adieu avec une oeuvre "complète". Ou chef-d'oeuvre, au premier sens du terme, comme on l'a beaucoup lu dans la presse. La dernière fois que Télérama a fait sa couverture sur de la Japanime, le titre était "La Folie Manga: art ou japoniaiserie?" (semaine du 24 août 2002); cette semaine (numéro du 15 janvier), on y lit "Miyazaki: le maître du dessin animé". C'est en remarquant ce genre d'évolution qu'on se dit que notre vie a un sens.
Sauf que voilà: ce film ne m'a pas plu. Pour adopter le langage des jeunes, il part sérieusement en waïe sur la fin (après la visite chez le Roi). Le rythme s'accélère subitement, des personnages qu'on croyait importants sont relégués à de la figuration, les plans de narration s'empilent... Je me suis perdu dans le labyrinthe de Miyazaki, et ce n'est pas un compliment. Toute la dernière partie m'a complètement gâté l'histoire. Dans une des rarissimes interviews données pour la sortie du film (celle dans le Libé du 12 janvier), Hayao Miyazaki défend cette construction qu'il qualifie d'onirique, d'échevelée, comme un "manège qui tourne", pour reprendre ses mots. Pourquoi n'ai-je pas ressenti cette forme de narration dans Chihiro ou une autre de ses oeuvres? Quoique; attendez une petite minute. En fait, le studio Ghibli m'a déjà fait ce coup-là. Dans Laputa, après l'arrivée de Muska au royaume volant. Là aussi, je commençais à me demander pourquoi autant d'éléments étaient non pas révélés mais ajoutés à l'histoire si près de sa fin.
Notez le nombre d'occurences de la (ma) première personne dans les phrases précédentes. Vous savez déjà que les articles postés ici n'engagent que leur auteur, mais ça fait bizarre de ne pas rejoindre l'engouement général. Non pas que ça ne me soit pas déjà arrivé, bien au contraire, mais nous parlons aujourd'hui d'un Ghibli. Bon d'accord, tout le monde n'était pas d'accord sur Neko No Ongaeshi. Mais nous parlons aujourd'hui d'un Miyazaki, bordel! Télérama aurait pu manger ses propres couilles en salade avant d'encenser ce film par pur exotisme chic; leur rédaction a dû vraiment adorer pour en arriver à mettre sous cloche un lourd passé anti-anime et tartiner 10 (!) pages - ainsi que faire acte de révisionnisme au passage en portant Akira aux nues alors que le film était, côte à côte avec DBZ, une de leurs cibles favorites dix ans plus tôt. Une bonne tranche des trois pages et de l'interview de Libé sont consacrées à montrer l'importance de cette narration qui se veut délicieusement anarchique et à laquelle je reste froid. Ou tout simplement connement insensible; en tout cas, y'a pas mieux pour se sentir abruti et/ou incompétent. S'ensuivrait normalement le débat pour savoir si les rares qui n'ont pas apprécié le film "à sa juste valeur" ont raison ou pas; en tout cas, je mets davantage en doute mes capacités que celles d'Hayao Miyazaki. Si je ne suis pas arrivé à suivre le film, c'est tout simplement parce que j'ai encore beaucoup à apprendre. Faut positiver, je ne suis pas non plus complètement victime d'immaturité crasse: la preuve, je commence à comprendre ce qu'il y a d'affriolant dans les porte-jarretelles.
Y'a pas à dire, faut que je le regarde encore une fois.
Par Raton-Laveur le 23 janvier 2005, 00:59 - Japanime 15 commentaires
22 janvier 2005
Boisson d'avril
Cet article ne parlera pas des thèmes principaux de l'Editotaku : pas de jeux vidéos, pas de japanimation (alors que j'aurais pourtant pu rédiger un très long article pour cracher tout le mépris que j'ai du dernier navet de Miyazaki, et a fortiori de toute son oeuvre). Il ne parlera donc pas des thèmes annexes, ne vous aidera pas à faire fructifier votre culture de navets, ne vous apprendra pas de nouveaux ragots sur Fred B., et ne vous sera en réalité d'aucune utilité. Cette introduction faite, et montrant que j'ai bien lu régulièrement l'Editotaku - ou plutôt que je sais utiliser la fonction recherche - vous devez vous demander de quoi va parler cet article. Ou pas. Enfin, ce n'est pas bien grave, je continue quand même. Quel thème fabuleux va-t-il aborder, pour faire honneur à celui qui a permis sa rédaction ?
L'alcool.
Ou plutôt non, une étude sur Raton et l'alcool.
Voir en réalité une étude de l'absorption de liquides par un Procyon lotor (je ratisse large pour éviter la censure).
Bref, on va bien s'amuser comme des petits fous.
Pour cela, je me suis armé de patience, et j'ai commencé mes recherches. Par Google. Oui bon ben ça va, hein. Je ne suis pas un geek, je fais avec ce que j'ai moi. Donc, par ce biais, j'ai découvert une chose bien curieuse : lorsque l'on fait une recherche avec boisson+raton+laveur, c'est l'Editotaku qui arrive en tête. Il y a baleine sous gravillon, comme dirait l'autre (mais c'est assez, dit la baleine). J'ai étudié par la suite de près le régime alimentaire du raton-laveur, et j'ai découvert des choses étonnantes sur ce site :
Le régime alimentaire omnivore du Raton laveur est très varié. Il mange en effet à peu près tout ce qu'il rencontre. Il a la réputation de laver sa nourriture avant de la manger, mais cela est faux puisqu'après avoir mouillé ses aliments, ce qu'il ne fait d'ailleurs pas toujours, il les mange, qu'ils soient propres ou non. Le Raton laveur s'alimente d'une grande variété de petits animaux aquatiques. Il trouve à tâtons dans l'eau les écrevisses, qui sont ses préférées, les huîtres, les palourdes et les larves d'insectes. Sur terre, les vers de terre, les limaces, les grenouilles, les salamandres, les tortues, les couleuvres, les insectes, et même des oiseaux et les petits des rats musqués et des lapins font son régal. Une partie importante de sa diète est végétale. Il se nourrit de petits fruits, de glands et raffole du maïs. Lorsqu'il en a l'opportunité, il fouille dans les poubelles pour se dénicher un bon repas ! Avec un si grand choix de nourriture, il n'est pas étonnant qu'il prenne beaucoup de poids pendant la saison d'abondance de nourriture et qu'il puisse facilement peser à l'automne le double de son poids du printemps.
Vous ne remarquez rien ? Non, pas le fait qu'il mange sale et fouille dans les poubelles (ce qui n'est même pas évoqué dans la méthode pour faire maigrir ses poubelles)... A aucun moment il n'est fait mention de ce que boit un raton-laveur. Et sur aucun autre site je n'ai pu trouver d'autres informations sur le sujet. Ah ah ! On commence à être intrigué, hein ? Non ? Vous êtes sûrs ? Enfin, un petit peu quand même, non ? Non. Bon.
...
Ce n'est pas grave, je continue quand même. J'ai alors axé mes recherches sur le contenu de l'Editotaku et quelle ne fut ma surprise !
* suspense intense *
Je n'ai rien trouvé d'intéressant. Enfin, hormis peut-être le fait que Raton n'aime pas les yaourts natures. Car ce blog est un no boisson's land : Keul ne boit pas de café (mais on s'en fout en fait), et Raton ne boit que de l'eau (quand il faut tellement chaud qu'on pense à Pulco, et même pour le réveillon !). On a beau dire que sans alcool, la fête est plus folle (ce que ces blogueurs sont loin de confirmer), je trouve tout cela bien étrange. Raton ne peut pas boire que de l'eau (tiens, j'ai les mêmes verres chez moi) ! Et pour changer cela, j'ai décidé de l'aider en profitant de cet espace d'expression (que j'espère libre) pour lui montrer comment préparer quelques cocktails.
Enfin, un seul en fait. Un jour où je m'amusais à faire un blog sur les cocktails (aujourd'hui disparu, paix à son âme de blog), Raton m'avait dit qu'il me mettrait en lien quand je parlerai de cocktails sans alcool. Beuh. Quelle honte. Mais bon, je me suis fait une raison, à défaut de le ramener à la raison, et puis il faut bien commencer par quelque chose, donc... Sans plus attendre, je vais vous présenter le Safe Speed, seul thingytail sans alcool recommandé par Findae himself :
Au Shaker, avec trois ou quatre cubes de glaces (des glaçons, quoi), mélangez 1/3 de jus de pamplemousse, 1/3 de jus de citron, 1/3 de jus d'ananas, 2 traits de grenadine, 1 trait de jus de fruits de la passion et pour finir en beauté, un blanc d'oeuf. Vous aurez normalement un cocktail légèrement épais, avec beaucoup de goût, et possédant surtout l'avantage de ne pas vous faire rouler sous la table au bout du troisième.
Maintenant que Raton (et vous-mêmes, qui sait, hormis Yves ?) est armé d'un vrai cocktail pour affronter la vie en tant qu'homme, il ne me reste plus qu'à espérer trouver des preuves que tout n'est qu'une vaste conspiration visant à supprimer les cocktails et leurs amateurs. Je suis surveillé, je le sais. Mais ils ne m'auront pas, ah ah ! Moulder m'aidera, lui. Ah ah !
Findae
PS : L'année prochaine, le Martini Dry !
PS² : Je tiens à préciser que je ne suis pas responsable du jeu de mot foireux du titre de cet article. En plus, on est en janvier.
Par lectorat le 22 janvier 2005, 23:12 - Général 9 commentaires
Niea_7 : Entre bains chauds et télé réalité
Niea_7 est une série assez peu connue et pourtant le character design a été réalisé par le célèbre Yoshitoshi ABe déjà présent sur la série Lain. L’histoire est assez simple, elle met en scène Mayuko une étudiante plutôt solitaire et sérieuse, qui doit faire des petits boulots pour payer ses études et Niea une extraterrestre de niveau _7 (prononcez under seven), c'est-à-dire le plus bas de la société. Autour de ces deux personnages, la série développe un véritable univers sans réellement raconter d’histoire. Aussi audacieuse que l’était Lain, Niea_7 éblouit par sa liberté de mouvement. C’est simple, qui aujourd’hui produirait une série où il ne se passe quasiment rien mais où on se sent comme à coté des personnages, à la limite espérant les croiser au coin de la rue. C’est l’incarnation de ce que le principe de télé réalité pourrait faire de mieux. Un peu de bonheur quotidien comme un roman de Zola où on rentre dans un véritable univers et où l’on y vit en quelque sorte. Alors que certains usent de la liberté pour lutter contre les grèves ou pour produire des journaux tv poujadistes , d’autres l’usent pour protester, manifester ou pour faire des séries sans haine, sans violence, légèrement militantes, et aussi agréables qu’un bon bain chaud. Mettons les premiers dans un loft et enfermons nous avec les autres et leurs personnages loin d’eux !
Par lectorat le 22 janvier 2005, 21:46 - Japanime 2 commentaires
21 janvier 2005
How to draw a raton laveur in one lesson
Aujourd’hui, pour survivre aux périples du monde moderne, il faut soit savoir dessiner un raton laveur, soit diriger une entreprise pharmaceutique de grande envergure qui manipule secrètement dans des laboratoires le génome humain pour créer des « humouins », croisement improbable entre l’homme et le marsouin. Et aujourd’hui, nous allons apprendre comment dessiner un raton laveur, car la seconde méthode demande hélas un peu trop de matériel et de temps –et je sais que le temps vous manque, tout comme les diffusions de 24 pour moi.
L’apprentissage se veut simple et intuitif ; si vous suivez bien les instructions, vous saurez vous aussi dessiner parfaitement un raton laveur et l’exhiber fièrement dans la rue devant les regards abasourdis de vos voisins.
Etape one

Commencez par dessiner deux figures ovales, l’une représentant la tête, l’autre le corps. Ce tracé comporte les traits principaux du dessin final : il sert de squelette sur lequel vous allez déposer de chaleureux crayonnés. J’en frémis d’avance.
Etape two (et n’importe quoi)

Rajoutez quelques détails importants du raton laveur : les oreilles pointues (une de chaque côté, de préférence), le museau fin et la queue. Regardez votre dessin : ne voyez-vous pas déjà apparaître sous vos yeux cet animal malicieux ? Quelle surprise ! Rappelez-vous bien qu’il faut toujours cerner les points vitaux de l’objet dessiné, tout comme l’enseignait la réputée école Hokuto.
Etape three

Dessinez maintenant les deux bras, en suivant les mêmes conseils que pour les oreilles. Pour corser un peu l’acte, dessinez le bras gauche du raton laveur en posture de salut (pour la forme du bras, imaginez celle d’un boomerang. Non, pas celui-là, plutôt celui-ci.). Pas la peine de vous acharner dès maintenant à reproduire chacun des petits doigts des pattes de l’animal, faites juste une figure simple ; le fignolage se déroulera plus tard. Ajoutez également les deux pieds (inspirez-vous d’une patate ou de la dernière basket à la mode, c’est à peu près la même forme) et dessinez le contour du pelage blanc qui couvre le ventre du raton laveur (ne le faites pas monter trop haut, ce n’est pas très seyant de voir les poils dépasser du col d’une chemise, par exemple).
Etape four
Laissez réchauffer sept minutes à 210°C.
Etape five

C’est la dernière étape du dessin. Commencez par effacer la partie du corps qui dépasse de la tête, puis dessinez les deux tâches noires sur le visage (pour vous aider dans cette tâche –mouahaha- un peu ardue, imaginez juste que l’animal porte un bandeau noir sur les yeux, mais ne dessinez pas ledit bandeau au niveau du nez. Ne le niez pas, nous savons très bien que vous avez au moins une fois imaginé un raton laveur les yeux bandés, peut-être même attaché à un lit, avec une combinaison en cui... hum, je m’égare). Pensez à laisser un peu de place pour les deux yeux si vous dessinez avec un feutre, sinon votre raton laveur est foutu et vous êtes bon pour recommencer à l’étape one. Ajoutez ensuite un sourire au personnage (un peu de joie dans ce triste monde, quoi !), deux petits traits sur la main gauche (oui ,la main d’un raton laveur est simple, mais elle est de qualité), affinez les contours et dessinez les bandes noires de la queue (idem qu’auparavant, pensez à vos fantasmes sur les animaux). Ca y est, vous avez dessiné un raton laveur ! Il ne manque plus que la couleur pour donner vie à votre travail !
Etape six
Et voici le raton laveur finalisé !

Comme vous pouvez le constater, tout ceci ne demande pas beaucoup de talent et de dextérité, c’est un dessin à la portée de toutes et tous, mais qui n’en reste pas moins rempli de subtilités. Entraînez-vous à la maison, en classe, au boulot, au supermarché, et le raton laveur n’aura bientôt plus aucun secret pour vous !
Dans une prochaine leçon, nous verrons comment créer une poupée vaudou de Fred B. pour animer les soirées entre amis.
Par lectorat le 21 janvier 2005, 15:59 - Général 14 commentaires
Transparent
Vous avez sûrement tous déjà acheté un manga, en commençant généralement par le premier tome. Or, ce n'est pas n'importe lequel que l'on choisit, on lit celui qu'un copain ou qu'un raton-laveur vous conseille, voire dont on a déjà lu le début autre-part.
Quand on voit à la fnac une personne qui cherche un manga à offrir et qui semble perdue devant tous ces mangas, on n'hésite pas à donner conseil. Je lui ai donc proposé la série Kenshin que j'apprécie et qui a été ma première série en manga (mon premier anime avant celui-ci était Evangelion). On m'a déjà demandé pourquoi celui-ci. Je ne pense pas que Ranma ½ aurait été intéressant comme manga à offrir, et ne me dites pas que Kenshin, lui, est un manga violent avec des samourais, du sang (ah bon, ce sont des taches d'encre ?) et des morts, sinon, vous êtes bon pour lire CCS.
Oui, les mangas sont remplis de violence, de fan-service, de combats, de mechas, de super pouvoirs a tel point qu'on pourrait faire une adaptation de la loi des animes en loi des mangas. Enfin, on a beau être amateurs de fan-service (et souvent plus), de mecha, de violence, de headshot, de redeemers et de cuvettes de chiottes, il y a des jours où l'on se lasse et où l'on est quand-même bien content de trouver quelque-chose d’original.

Oui, j'ai trouvé un manga fort intéressant, Transparent, qui s'avère original. Pas de fan-service ni combats et pouvoirs spéciaux et encore moins de magie. Juste de génies qui ont un gros problème. On pourrait croire qu'il s'agit de télépathie, mais c'est bien plus spécial, vu qu'ils émettent en fait des ondes mentales à leurs insu en permanence.
Or l'État à besoin de ces génies, appelés transparents, pour la recherche scientifique et technologique et ne tient donc pas à ce qu'ils se suicident en apprenant ce qu'ils sont. On pourrait alors croire à un Truman Show, avec cet énorme complot, mais le manga cherche plutôt à montrer les conséquences de ce problème sous tous ses aspects. En effet, que ce soit dans les relations amoureuses (dont QCTX n'aime pas le développement dans ce manga), au travail ou dans tout autre cas, les transparents ne doivent pas savoir qu'ils le sont. De plus, même s’ils sont très peu nombreux, ils ne doivent pas directement se rencontrer sous peine de deviner qui ils sont. Ce manga nous fait alors découvrir de manière originale la vie de ces transparents avec humour et beaucoup de philosophie. BONNE LECTURE ^^
3 tomes parus à ce jour.
Par Keul le 21 janvier 2005, 00:50 - Japanime 14 commentaires
20 janvier 2005
En direct du Japon...
Retool par Nobody Himself.
Courier d'une amie étudiante et délurée qui poursuit ses études au Pays du Soleil Levant. Autant vous prévennir tout de suite elle a une énergie à faire palir d'envie Une Asuka Evangelionnesque et un humour assez particulier. Mais vous en jugerez par vous même :
Coucou tout le monde!!!
Tout d'abord, j'aimerais souhaiter une bonne annee a tous, pleine de bonnes choses, de reussite scolaire, au boulot, en amour, la sante, une bonne hygiene dentaire, une richesse incommensurable, et tout le toutim et le tralala... Bref, comme on dit ici "Shin.nen akemashite omedetoo gozaimasu"... (Pourquoi dire deux mots quand on peut en dire quinze, hein?)
Pas grand chose d'excitant a vous raconter pour ces deux premieres semaines... Eh oui... Tout le monde au Japon reprend doucement son train train, metro metro, boulot boulot, dodo dodo quotidien apres des vacances plus ou moins longues, et ils ont pas l'air tres jojos, alors ils sont moins marrants et bizarres que d'habitude... Zut flute crotte chieeeeeeeeeeeeeeeer! (Auteuil Neuilly Passy c est pas du gateau pour ceux d entre vous qui avaient reconnu le rap old school des Inconnus....)...
Mais n'ayez crainte, moi aussi je reprends le boulot (eh oui, vous avez bien lu... LE BOULOT!!! Quoi???? Noemi bosse, mais elle est dingue, elle a pete un cable, que lui arrive-t-il donc? Mon systeme de valeurs s'ecroule! Le mythe s'effondre... Eh oui, les p'tits z'amis, bonnes resolutions obligent, j'ai decide d'abandonner ma glanditude legendaire de Marmotte pour me retrousser un peu les manches -mais pas trop il fait froid!- et de me mettre a bosser un peu! C'est pas tout ca, mais le Gouvernement japonais paie quand meme bon et cher pour me nourrir, me loger et me permettre de me foutre la sante en l'air en buvant et en fumant aux frais de la princesse (ainu, de surcroit!), je peux bien lui rendre ca, hein, ho, bon!)... Donc me voila lancee pour l'annee 2005, annee nippone, annee du Coq (votre annee a tous les 1981! Profitez-en!), annee de folie qui s'annonce...
Je vais donc vous rechauffer une petite histoire qui me trotte dans la tete depuis quelques semaines pour vous la resservir avec un peu de retard... Je vais vous parler aujourd'hui des gugusses... Mais quels gugusses me demandez-vous?
Vous etes vous jamais demande comment font les Nippons pour avoir une economie aussi mal barree, et qui va droit dans le mur, dans un pays plein de vieux, et ou les jeunes n'ont plus de momes, comment diantre font ils ces diables de Nippons pour payer toutes ces retraites et avoir un taux de chomage aussi bas? Si, hein? Vous vous le demandez meme tous les jours hein? Je suis sure que, comme moi, vous n'en dormez pas la nuit (preuve en est que j'ai passe en cumule, a peu pres 26 heures au lit ce weekend!) J'en etais sure, bande de gourgandins, cette question vous turlupine (comme: ce cas de Coree qui me turlupine, pour les fans de contre-peterie... Allez au boulot les meninges... Celui-la il est sublime... Et puis apres, il faut le caser!)... Bon, eh bien, la reponse a cette question tient en huit lettres, eh oui, ils sont forts quand meme ces Nippons... LES GUGUSSES!!! C'est bon , je viens de recompter les lettres et y en a bien huit... Ouf!
Les gugusses sont les gens qu'on emploie au Japon, quand dans d'autres pays civilises, comme le notre (cocoricooooo, de jeunes enfants entonnent la Marseillaise en agitant des drapeaux, le General DeGaulle passe dans un blinde le long de l'Avenue des Champs Elysees, Zizou arbore un calecon bleu-blanc-rouge), on emploierait plutot des panneaux de signalisation... Mais soyons concrets... Je vais vous raconter aujourd'hui la vie de Monsieur Machida, le cousin par alliance de Monsieur Suzuki, que vous connaissez tous, et qui vous souhaite bien le bonjour en agitant sa canne blanche...
Monsieur Machida est un gugusse, c'est-a-dire un panneau de signalisation humain, et comme de nombreux gugusses dans le meme cas partout sur l'archipel nippon, sa vie n'est pas toujours rose... Il se leve tous les matins aux aurores, c'est-a-dire vers les 4-5 heures, et avant meme que la cloche du temple du quartier ne sonne les six heures (comme le temple a cote de chez moi, ce qui, soit dit en passant me fait bien chier, car je suis rarement debout a 6 heures, et cette putain de cloche de merde me reveille, et apres mon frigo sadique et vicieux se met a faire un baroufe pas possible de glougloutis super relou, et je dors super mal pour ce qui me reste de nuit!), Monsieur Machida est sorti de chez lui dans un froid glacial, arme seulement de son bentoo, prepare avec amour par Madame la veille, ou plus tot le matin si c'est une vraie Nippone bien soumise comme on en fait plus! Il affronte plus ou moins de transport suivant l'endroit ou il doit aller signaliser, mais a cette heure-ci, y'a pas encore trop de monde dans le train, donc ca va...
Monsieur Machida, arrive au lieu-dit, revet avec ceremonie sa tenue de gugusse... C'est une tenue reconnaissable entre mille, un espece de grand manteau de hentai jaune fluo a bandes reflechissantes, un sifflet autour du cou, et un petit casque blanc genre chantier... Les jours de pluie, tout cet attirail est recouvert de film plastique etirable tres seyant genre "poulet au curry des Iles minute a rechauffer au micro-ondes", qui lui va a ravir... Une fois revetu ce beau costume (futur costume de cagnotte du carnaval 2006?), et apres avoir crie trois fois "Banzai" (bon d'accord, la c'est moi qui fantasme, mais ca fait tellement plus nippon comme ca, et si ca se trouve ils le font vraiment en plus!), il prend ses panneaux dans chaque main et il se met a signaler... Mais que signale-t-il? Et qu'est-ce que signaler au juste? Minute les cocos, j'y viens...
Monsieur Machida et ses milliers de collegues repartis dans toutes les villes du Japon signale TOUT et N'IMPORTE QUOI... Tout ce systeme est base sur le fait que quelqu'un haut place dans la hierarchie prend les Nippons pour des cons (serait-ce l'Empereur lui-meme? Je me signe... Je blaspheme... Enfin bref, quelqu'un...). Quelqu'un la haut pense que soit les Nippons sont tous aveugles, comme Monsieur Suzuki (mais vous me direz, a part se les prendre en pleine gueule Monsieur Suzuki peut pas faire grand chose avec les gugusses, et doit s'en foutre comme de sa premiere canne blanche!), soit ils ont la tete dans le cul (ca, c'est plus plausible, surtout le matin!), soit qu'ils sont raides bourres (ca, c'est plausible aussi, tous les soirs), soit que c'est des oufs malades qui font pas gaffe a velo (ca, c'est carrement vrai!), bref, qu'ils sont trop cons pour remarquer quand il y a des travaux, ou un accident, ou une bouche d'egout ouverte, ou des voitures ou un tram qui passe, ou un panneau publicitaire important... Donc le role des gugusses comme Monsieur Machida, c'est de se foutre la ou on leur dit de se foutre, et d'agiter frenetiquement des panneaux en braillant (le plus souvent, ils braillent "Oi! Oi!", comme quand mon tonton Yves apercoit une Audi TT!)... Pendant TOUTE LA JOURNEE, Monsieur Machida et tous les autres gugusses, se petent les articulations et s'egosillent pour que les autres petits Nippons puissent tranquillement faire les somnambules sans risquer de se prendre qui un tram, qui une bouche d'egout, qui un panneau publicitaire dans la gueule... AAAaaah, on est tout de suite vachement plus rassures, sachant que les gugusses veillent avec soin sur toutes les tetes de mule et les tete-en-l'air du Japon (j'avoue que votre serviteuse n'est pas tres fraiche non plus le matin, comme peuvent en temoigner mes pauvres ex-co-chefs scouts qui m'ont vue plusieurs fois dans ma forme olympique de Marmotte pendant les camps et les weekends quand on me reveille a des heures indecentes, genre 8h30 du mat'!!!)
Et ca, c'est que les gugusses avec les panneaux, car y'a aussi les gugusses "Bienvenue!", souvent des gugussettes d'ailleurs, ou les gugusses "Bonjour!"... Ceux-la, ils doivent etre completement lobotomises... Je m'explique...
A l'entree de n'importe quel grand magasin, et meme quasiment a chaque rayon, y'a des gugussettes dont le seul but affiche et apparent est de dire "Irasshaimase!" (c'est-a-dire "Bienvenue!") a ABSOLUMENT CHAQUE PUTAIN DE CLIENT, c'est-a-dire que ces pauvres femmes passent LITTERALEMENT leur journee a repeter LE MEME MOT!!! Vous imaginez un peu l'etat de leur cerveau (ou ce qu'il en reste apres les trois premieres semaines de boulot!) chaque soir... Je les imagine tres bien rentrant chez elles apres une longue journee de bienvenuisation, parler a leurs enfants (rappellez vous que leur mari, surement un salari man, ne rentrera pas avant 12h ou 1h du mat'): "Coucou mon cheri, Irasshaimase!, tu as passe, Irasshaimase!, une bonne journee, Irasshaimase!", ou "Tu veux, Irasshaimase!, du jus d'orange, Irasshaimase!, pour ton gouter?" ... mais vous pouvez sans doute deviner ce qu'elles disent a leur mari quand elles les sentent se glisser dans le lit, juste avant de se rendormir, elles doivent brailler "Irasshaimase!"
Et dans tous les magasins c'est pareil... Quand on rentre a Iyoya, ma ch'tite superette de quartier, tous les employes, quoiqu'ils soient en train de faire, trier les legumes, sortir des cartons, remettre de la monnaie, taper sur la caisse, nettoyer par terre, levent tous la tete a l'unisson et accueille chez client par un vibrant "Irasshaimase!"... Et a chaque rayon, boucherie, poissons, fruits et legumes, les employes se font la concurrence, pour savoir qui peut brailler "Irasshaimase!" le plus fort... Vous imaginez le travail qui doit etre accompli aux heures de pointe quand les employes passent leur temps a lever la tete de ce qu'ils font pour Irasshaimasser... A la fin de la journee, non seulement ils doivent avoir les oreilles qui bourdonnent (comme les clients en ressortant du magasin d'ailleurs!), mais en plus ils doivent avoir la tete qui hoche toute seule, comme ces affreux petits chiens en velours qu'on met sur les tableaux de bord....
Pour finir, les gugusses "Bonjour", l'espece la plus mysterieuse... Ceux-la, ils sont presents dans chaque station de metro, et ils disent "Ohayoo gozaimasu" a tous ceux qui passent, ce qui pendant les heures de pointe, peut signifier des dizaines de personnes par seconde... Mais cette espece de gugusses disparait mysterieusement autour des 10h du mat' pour ne plus reapparaitre avant le lendemain matin... La logique voudrait qu'ils deviennent des Monsieurs "Bon appetit!" a l'heure de midi, ou "Bon apres-midi", ou meme "Bonsoir!", mais peut-etre que leur cerveau en marmelade ne pourrait pas s'adapter a toutes ces salutations differentes...
Je vous embrasse tous tres fort!
Irasshaimase!
Noemi
Instructif, n'est-il pas ?
Par lectorat le 20 janvier 2005, 16:11 - Général 10 commentaires
Déambulant
Vous voyez, c'est mentalement pas possible d'écrire quoi que ce soit pour le moment. Alors petit rappel écrit avec de grands caractères: jusqu'à dimanche soir dernier délai, vous pouvez publier librement un article sur ce site! Cliquez sur "Admin Zone" dans le menu à gauche, entrez "lectorat" comme utilisateur avec "tanuki" comme mot de passe - consultez cet article pour plus d'infos. Si vous voulez parler d'un jeu vidéo, d'un manga ou d'un anime qui n'a jamais été abordé ici ou qui s'est fait injustement descendre en flammes, si vous tenez à raconter vos débats politiques avec Monsieur Mur, si vous avez votre propre roman-photo débile, si vous êtes cosplayer/vendeur/journaliste/ninja et que vous voulez nous faire partager des anecdotes croustillantes, cette semaine est vôtre, alors profitez-en!
Par Raton-Laveur le 20 janvier 2005, 03:16 - Général un commentaire
19 janvier 2005
Perimeter
Qui se souvient de la belle époque où le genre de jeu baptisé "Stratégie Temps Réel" était considéré comme une révolution? Dune, le premier du genre avait surpris la communauté des joueurs de l'époque; cela a eu un tel succès qu'aujourd'hui encore, on tente de nous refourguer la même sauce sous des airs d'antiquité, de mythologie, de guerre pseudo-froide ou de petits Orcs qui font Zog Zog. Ils nous l'on tellement ressassé qu'a la fin, on connaît l'histoire par coeur: on entraîne des villageois, on part récolter du tiberium, on construit une armada de cuirassés bénémoths et a la fin, c'est Blizzard qui gagne, on se demande pourquoi, d'ailleurs.
Cette monotonie, Perimeter, un STR conçu par KD-Lab et Codemasters, a le mérite que la briser en apportant au genre quelques innovations qui ne sont pas juste des ajouts de sauce RPG ou de pouvoirs divins dans les STR; suivez mon regard, je ne nomme personne. Commençons donc par introduire le contexte de cet illustre inconnu.
Nous sommes en tout plein d'années après Jésus-Christ, genre quelques milliards, et la terre, ainsi que l'univers qui la contenait à fini par disparaître dans grand big-crash avec plein de fumée. Et nous, bien sûr, on joue les survivors: entassés dans des protobases spatiales, sortes de colonies mobiles géantes, nous voyageons d'univers en univers à la recherche d'un coin de galaxie à squatter pendant quelques autres milliard d'années, histoire de souffler un peu avant que l'appart éthéreux qu'on s'est approprié ne finisse de la même manière que le nôtre, et nous oblige donc à plier bagage pour un univers plus propice. Nous sommes aidés en cela par de mystérieux "esprits" qui nous indiquent la route à suivre lorsque nous empruntons nos gros portails téléporteurs pour passer d'un univers à un autre. Comme vous pouvez le constater, le futur n'est pas très joyeux en ce qui nous concerne. Jusqu'au jour où chez des gens parmi lesquels se trouvent des dirigeants de protobases, ça explose, ça pète, ça déborde, où y'en a marre comme dirai le pigeon de la Warner. Les protobases se retrouvent divisées en trois groupes distincts: les Exodus, qui eux, restent fidèles à leur triste destinée de gitans de l'espace, et continuent leur périple en écoutant les esprits, tout en foutant royalement des deux autres. Les HarkBack, eux, sont ceux qui ont pété leur câble, il veulent cesser de suivre ces esprit qui ne leur apportent que des mondes de merdes remplit de créatures bizarroïdes qui ne cessent de les agresser pour des raisons inconnues, ceux qu'ils nomment les Scourges, et veulent prendre en main leur propre destinée. Et pour finir, les plus gais de la bande choppent la grosse tête, et se mettent dans cette dernière de réunifier tout ce beau monde à grand coup de pompe au cul, mais pour former un méga empire spatial bien méchant, il se nomment d'ailleurs, en prévention de cet évènement, l'Empire.
Voilà pour le fond, qui laisse assez à désirer, il est vrai, mais suffit amplement à justifier le jeu en lui même.
Et parlons-en donc, de ce fameux jeu. Qu'a-t-il de différent par rapport aux autres, à part son scénario tiré par le cheveux? Petite précision avant de commencer, le sous-titre du jeu est "Real Time Strategy Reborn". Quand on voit ça, on ose espérer qu'ils ont de sacrés arguments pour le prétendre. Et on ferme sa gueule juste après s'être fait lamentablement latter par l'IA au niveau le plus facile, et on repart sur le jeu en se disant:"attend voir salope...". Pourquoi? C'est simple, le jeu ne fait, dans sa conception, que très peu appel à ses illustres prédécesseurs. Ici, pas de minerai à récolter, pas de camp le plus fort, pas d'unité la plus balèze, et pas besoin d'être un schizophrène du clic ou du raccourci clavier pour gagner. Autant dire qu'on est peu dérouté...
La seule ressource dont vous aurez à vous préoccuper est l'énergie. Pour produire de l'énergie, vous devez avoir des centrales. Et pour pouvoir construire vos centrales et obtenir d'elles le meilleur rendement possible, il vous faut un maximum de surface plate. Perimeter n'est pas un jeu où on cherche des endroits appropriés pour construire, mais où on les créé soit même; vous avez à vos ordres une petite flopée de robots terrassiers qui vont se charger de rabaisser ou d'élever le terrain en temps réel là où leur aurez indiqué en allant chercher de la terre pour combler les creux et en allant poser ailleurs celle des bosses. Et attention, le tout au même niveau, la référence étant la surface plate sur laquelle se sera posé votre protobase en début de partie. Et une fois lissée, la surface n'en est pas pour autant indestructible; un petit tapis de bombes dessus, et hop, va-y que je te creuse des cratères sur la surface des centrales histoire de saper le rendement adverse, ou pire encore, de dégrader petit à petit ses bâtiments qui n'ont plus d’assises stables. Car il est très rare de démolir un bâtiment par le seul concours des obus, des lasers où des missiles, selon les goûts de chacun; généralement, on s'arrange pour laisser une surface bien pourrie derrière nous afin de dégrader au maximum les bâtiments adverses, qui au moindre voxel de travers sur la surface qu'ils occupent, commencent à perdre petit à petit leurs points de vie, plutôt que de chercher à les démolir directement.
Mais revenons-en à nos centrales énergétiques. Comme suscité, elles ont besoin d'un maximum de surface plane pour produire de l'énergie. Me demandez pas comment ça marche, mais en tout cas, elles ressemblent à de grands pylônes émettant à leur pied une sorte de miroir lisse de la couleur du joueur. Il s'agit de la fameuse surface qui leur sert à produire de l'énergie. Problème, elle est circulaire, ce qui donne des casse tête permanent au joueur pour savoir comment placer au mieux ses centrales afin qu'elles ne se cannibalisent pas leurs surfaces de production. Pour vous donner une idée du problème, c'est comme si vous aviez à carreler une pièce avec des carreaux rond tout en faisant en sorte de ne pas laisser le moindre centimètre carré de surface découvert; c'est de l'énergie potentiellement perdue sinon. Et on est qui plus est obligé de coller les centrales entre elles, car elles doivent également se relayer entre elles l'énergie qu'elles produisent jusqu'a la protobase. Si les centrales, ou tout autre bâtiment, sont construites en dehors de votre réseau EDF futuriste et pas du tout écologique, elles deviennent neutres, et le premier qui parvient à les relier à son propre réseau en gagne le contrôle.
Pour parler une dernière fois de ces centrales, elles ont également la très utile capacité de déployer un écran de protection quasi-impénétrable, le "Perimeter" d'où le jeu tire son nom. Déployé sur toutes vos centrales, il vous assure la meilleure protection qu'il soit en détruisant systématiquement tout ce qui tente de le franchir. Problème, le périmètre bouffe énormément d'énergie; on peut, pour compenser la consommation d'énergie n'activer que certaines centrales individuellement, mais elles ne peuvent pas garder le périmètre indéfiniment déployé de toute façon. Cette capacité vous fournit une excellente défense dès le début de la partie, et interdit donc la victoire par rush d'unités merdiques, qui iront s'écraser lamentablement sur votre bouclier, pour peu que vous ayez la présence d'esprit de l'activer. Mais elle s'amenuise au fur et à mesure que vous et votre adversaire développez des unités de plus en plus complexes.
Les unités, parlons-en. Dans tout bon RTS classique, le jeu est de construire en général une bonne grosse armée de tanks mammouth/éléphants de guerre/chimères/porte nef rayez la ou les mentions inutiles, et d'aller raser tout ce qui n'est pas de votre couleur avec. Dans Perimeter, il y a aussi des unités ultimes, mais qui disposent d'une puissance de feu moyenne, et les unités qui leurs sont inférieures en possèdent une encore plus faible. Comme dit plus haut, les dégâts directs ne sont pas l'unique moyen de réduire en cendres la base adverse, on jouera plutôt sur la déformation du terrain. Et la puissance de feu n'est relative que dans le rapport bâtiments/unités, mais sur unités/unité, on se marre déjà un peu plus.
Pourquoi? Là encore, il n'existe pas une pelletée d'unités prédéfinies dans Perimeter; vous ne disposez que de trois unités de base: les soldats, les officiers et les techniciens, toutes très faibles. Mais elles peuvent se combiner entre elles pour faire des unités plus balèzes, à condition que vous ayez construit le laboratoire approprié. Par exemple: trois officiers combinés entre eux peuvent, avec un laboratoire laser de niveau 1, former un sniper, une unité de tir laser. Sept officiers et trois techniciens peuvent former avec le labo laser de niveau deux et le labo souterrain de base, 1 tunnelier, une unité souterraine dont je vous reparlerais plus tard. Bref, ainsi de suite, vous avez la possibilité de former des unités de tous types (aériennes, terrestres et souterraines) du moment que vous avez construit ou upgradé les labos appropriés. Le jeu consiste ensuite à soit produire un nombre précis d'unités de base pour ne faire q'un seul type d'unité combinée, soit trouver la meilleure répartition de ces unités de base dans le groupe afin de pouvoir faire face à toutes les situations possibles. Des chasseurs un peu trop audacieux s'en prennent à vos défenses? Hop, on morphe le groupe en lance missiles, histoire de les calmer. Une ligne défensive adverse vous barre la route? Hop, on morphe en mortier, histoire de faire de la place. De gros tanks lasers harcèlent votre protobase? Hop, on morphe en chasseurs aérien lance roquette contre lesquels ils sont sans défense. Et ainsi de suite; les combats d'unités se font rarement de fixe à fixe, les adversaires font souvent morpher leurs unités pour avoir un maximum de chances de gagner la bataille. De plus, les unités se gèrent par groupes, et non pas individuellement. Vous avez droit à un maximum de cinq groupes d'unités, et également à seulement 250 unités de base (c.a.d 250 soldats/officiers/techniciens) avec lesquelles vous devrez vous débrouiller. Vous commandez les unités de base par groupe, celles-ci sont produites par les différentes casernes et elles rejoignent par leurs propres moyens le groupe auquel elles sont attribuées.
Comme je le disait également, il n'existe pas d'unité ultime, chacune étant vulnérable soit à d'autres unités, soit aux défenses fixes que chaque joueur peut construire; par exemple, les Exodus disposent de sortes de gros sèches cheveux volant qui vous carbonisent tout ce qui se trouve en surface et sous la terre, par la même occasion; elle peut tout atteindre pourvu que ça cible passe dans le rayon calorifique qu'elle génère. Problème, il faut énormément d'unités de base pour en faire un seul, et il faut 8 secondes montre en main à 4 défense lasers, qui ne brillent pourtant pas par leur puissance, pour en envoyer un s'écraser au sol, en formant un gros cratère dans ce dernier, bien entendu. Bref, il n'existe pas d'unités ultimes quasi-invincibles dans ce jeu qui puisse vous assurer la victoire par leur simple présence. Il faut qu'il y ait un cerveau derrière qui sache les manœuvrer correctement, et ce cerveau, c'est le vôtre. Bonne chance.
En parlant d'ultime, s'il n'y a pas d'unités de ce genre dans Perimeter, il y a par contre les armes de destruction massive. Mai là encore, leur construction n'implique pas une victoire systématique, déjà pour la simple et bonne raison qu'elles avalent des tonnes d'énergies, et que vous serez souvent amener à les débrancher du réseau pour laisser vos autres bâtiments, dont vos défenses, souffler un peut. Ensuite, elles n'ont qu'une portée très limitée; elle devront donc être construites près du front pour faire un maximum de dégâts à l'ennemi, ce qui n'est pas le lieu le plus sûr pour ce genre d'arme. Et même une fois enclenchées, elles ne vous raseront pas une base en entier. Les armes sont différentes pour chaque camps: un "scum disturbtor" pour les Exodus, qui vous réveillera un petit volcan là où vous le lui indiquerez, une rampe de lancement de missiles nucléaires pour l'Empire, a rayon d'effet limité et assez vulnérable en vol, et un contrôleur de Scourges pour les HarkBack, à mon sens la plus rigolote des trois, puisqu'elle fait apparaître des aliens dirigés contre votre ennemi là où vous lui indiquerez, ça ira des petites araignées de merde qui se jetteront sur les centrales adverses aux gros lombrics géants qui vous massacrent la surface en passant dessous. Elle soufre néanmoins de limitations égales à ses deux collègues.
En parlant de lombric, revenons sur les tunneliers que j'ai évoqués plus haut. Une autre originalité du jeu est de pouvoir construire des unités souterraines, qui n'ont pas d'armes offensives directe, mais dont le simple passage sous terre créé une déformation à la surface; avec les implication que ça entraîne pour les bâtiments adverses: un passage de taupe en plein milieu du bâtiment, et hop, adios! Se sont en plus les seules unités à pouvoir se moquer complètement d'un périmètre, puisqu'elles passent en dessous. Elle ne sont néanmoins pas parfaites, puisqu'il existe des défenses anti-souterraines, qui leur expliqueront rapidement qui c'est le chef ici si elle passent à portée, de plus, le milieu dans lequel elles évoluent n'est pas ce qu'il y a de mieux pour se déplacer, elles sont donc très lentes. Je vous l'ai dit, les unités ultimes n'existent pas dans Perimeter. Dans le même genre, ont a le lance roquettes souterraines, dévastateur, mais à manier avec beaucoup de précautions, car ayant une porté très courte en plus d'une fâcheuse habitude à s'en prendre à votre propre surface aplatie si une unité adverse vient y faire un tour.
L'adversaire, parlons-en aussi, tient. Moi qui suis encore un homme préhistorique avec mon modem 56 K, je ne peux évidement pas goûter aux joies du jeu on-line, je doit donc faire avec l'IA du jeu, qui a ma grande surprise est tout de même loin d'être conne. Même au niveau le plus facile, elle n'arrête pas de vous harceler avec des attaques, qui vont crescendo avec sont évolution technologique, et si vous n'y prenez pas garde, comme je l'ai dit au début de cet article, elle peut bien vous mettre la branlée sans que vous ne le compreniez. Elle ne se contente pas d'attendre bêtement que vous veniez lui raser sa base, elle attaque, et pas de façon conne non plus, elle cherche d'abord le point le plus faible de vos défenses, puis fonce dessus en espérant le faire plier. Elle a néanmoins sont petit point faible; Pratiquez donc la guerre de postions façon 14-18, et observez le résultat: elle est débordée. Les bombardements intensifs des mortiers sur ses postions ne lui donnent qu'une seule idée, tout réparer au plus vite, en mettant de coté son développement technologique, ce qui la fout un peu mal quand l'autre en face en profite pour le faire. Néanmoins, cette tare s'atténue un peu à mesure que l'on augmente la difficulté de l'IA, mais ça reste néanmoins très con; sans ça, c'était l'IA la plus aboutie niveau STR qui puisse exister. Mais bon, elle donne déjà pas mal de fil à retordre, on va pas trop s'en plaindre, surtout moi.
J'évoquerai, avant de conclure par la bécane requise, la forme fantaisiste des map sur lesquels vous vous battez; les développeur n'ont pas cherché à faire dans le réalisme, au mieux, vous vous battrez dans l'enceinte d'un vieux temple maya, et au pire, sur une pizza géante pour le contrôle d'un morceau de chorizo ou de l'olive verte XD. Bref, une surprise sur de nombreux points.
Je vais donc maintenant tenter de conclure ce très long article par les quelques aspects négatifs du jeu, qui se concentrent surtout au niveau technique. Perimeter est un jeu gourmant. Très gourmant. Je l'ai fait tourner sur deux config. La première était un Athlon XP 2400+ (2Ghz) avec une GF4 Ti 4200 64 Mo et 512 de RAM, et le bougre trouvait le moyen de ramer un peu dès que la centaine d'unités de base à contrôler était atteinte chez chaque joueur. En baissant les détails, ça passait mieux, mais je n'ai jamais connu sur cette config de fin de partie sans ramer un peu tout de même. La seconde config est un Athlon 64 3000+ (2Ghz) assortit d'une Radeon 9800 Pro 128 Mo et d'également 512 de RAM, et la bête ne bronche plus, si on laisse les détails sur moyens cependant. Faut dire que le moteur 3D de la chose peut gérer jusqu'a un million de polygones simultanément à l'écran, ce qui à sa sortie était une véritable prouesse. Bref, petites config, s'abstenir. Je connais bien un fou qui prétend l'avoir fait tourner au même niveau de détails que moi avec une GF4 Mx et un Celeron. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu, aussi...
Site officiel.
Et pour ceux que ça intéresse: la démo solo.
Par lectorat le 19 janvier 2005, 18:06 - Jeux vidéo 14 commentaires
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