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I'm on your website, spamming your articles

05 mars 2007

Dans Animal Crossing, il faut bien passer le râteau

(pour les nouveaux, voici les épisodes précédents)


Mais ton copain quoi ? MAIS TON COPAIN QUOI ?!




Pendant ce temps, Axel (vous savez, l'insatisfait de service) a eu la brillante idée d'acheter le domaine haruhi.fr - il paraît que yuki.fr est déjà pris. Monsieur a l'habitude des sites de fans, mais monsieur a de grands projets pour celui-là, avec les bases de données multimédia qui vont bien et les fanfics qui vont avec. Le Haruhiisme ne connaissant pas de frontières, il faut bien rendre service à la cause... Les conspirationnistes sont cordialement invités mercredi soir pour une session IRC spéciale sur le chan habituel, #editotaku@irc.worldnet.net. Rendez service à la japanime en France, donnez un coup de pouce à une arrivée prompte et de qualité à Haruhi dans notre riante contrée.

Ah, et Pixel, le grand Pixel, vient de sortir une première version jouable et non définitive de son prochain jeu, un shmup nommé Guxt. Attention, c'est pas du gâteau, mais c'est tout aussi délicieux.

04 mars 2007

VOST FR DTC

Les otakus sont des gens spéciaux pour deux raisons : ils ont l'habitude de renifler leurs chaussettes après les avoir enlevées à la fin de la journée, et ils ne sont jamais contents. Les DVD n'arrivent jamais assez vite, la qualité n'est jamais assez élevée, les cosplayeuses ne sont jamais assez jolies, la traduction jamais assez fidèle, et après tout, l'animation japonaise est naze depuis que le XXIème siècle a commencé et les médias généralistes se foutent de nous. Pourtant, les animes et les mangas se vendent toujours, les armadas de photographes dans les conventions ne désemplissent pas, et personne ne regarde la télé. Mais bon, au moins, il reste l'odeur des chaussettes pour se changer les idées.

Ainsi donc, Axel pousse une gueulante contre les génériques francisés par Déclic Images, et l'article génère bien plus de commentaires qu'à l'accoutumée sur son coin de web. J'ai déjà parlé de ces chansons, et à l'exception de RoD The TV, je n'avais pas spécialement saigné des oreilles. L'avantage de ce texte, c'est qu'il résume succintement les arguments qu'on entend depuis des millénaires sur le sujet : les paroles sont niaises (mais il admet que les japonais ne font pas mieux, surtout quand ils sont aussi cohérents que du Mylène Farmer), c'est mieux quand on écoute des chansons qu'on ne comprend pas, et on se croirait revenu 20 ans en arrière. 20 ans en arrière. 20 ans en arrière.

Mine de rien, c'est là qu'on trouve la réponse à la motivation de Déclic pour faire ces génériques fort amusants. Dans les boites de nuit, le syndrome "Gloubi Boulga Night" marche plutôt bien, et il ne se déroule pas une soirée sans qu'un peu d'Albator passe après du Claude François ou la chanson pourrave de "La Boum". Les mioches et ados d'aujourd'hui qui matent du Fruits Basket et du X Clamp sur France 4 sont les teufeurs de demain, avec tout le râtissage financier que cela implique. Mais l'origine de la chose est dans la phrase précédente : ces génériques français existent parce que ce sont avant tout les chaînes télé qui les exigent. Love Hina avait une version française toute prête, mais le premier épisode passé en test sur France 2 était resté en japonais. Face au petit marché de renifleurs de chaussettes - qui achètera le DVD en VO - , il y a un public énorme matraqué par les médias, impatients de relancer la japanime en masse façon Club Do et courtisés par des Kaze, Dybex et Déclic également fort pressés de signer des contrats. C'est gagnant-gagnant : pour la chaîne de télé, ça coûte rien comparé aux produits US, c'est livré clés en mains par des éditeurs qui ont déjà tout préparé, et il y a un public "hardcore" qui assure la promotion ; pour les éditeurs, c'est un nouveau marché bien massif qui les fera sortir du public de râleurs que nous sommes, l'exploitation des goodies peu onéreux boudés par les otakus (qui préfèrent les figurines coûteuses à fabriquer aux porte-clés adorés par les enfants).

A condition d'avoir du bon français, y compris dans les génériques qui seront fredonnés par les mômes... Rien de spécial après tout, les américains font pareil quand un anime passe à la téloche. Les instrumentaux d'origine doivent être boudés pour une sombre histoire de droits, et surtout, les musiciens d'origine n'ont pas à toucher un sou sur les revenus de la VF ! Puis on garde la mélodie d'origine pour garder la vidéo (déjà montée en rythme avec la musique) et Valérie Uzan - à la tête de Déclic avec Benjamin du même nom - doit réaliser un rêve de jeune fille en faisant la chansonnière de ces VF. C'est bien connu, l'histoire est condamnée à se répéter ; Dorothée est trop occupée avec son film bientôt dans les salles, mais on ne devrait pas couper à une nouvelle idole des jaunes (*) pour présenter l'émission télé qui enchaînera les animes aux génériques ainsi francisés. Pour le bonheur de tous, et surtout des plus jeunes ; les autres, ils continueront à acheter des DVD et à sentir leurs chaussettes.



(*) Lapsus textuel.



Weee, session IRC dès 21 heures, comme chaque dimanche depuis déjà trop longtemps ! #editotaku@irc.worldnet.net, apportez vos chaussettes et vos Nintendo DS, on parlera de la miraculeuse démo de Command & Conquer 3, de cerisiers et de hentai.

02 mars 2007

Mangaffe

Le 28 février, c'était le cinquantième anniversaire de la parution d'un numéro du magazine Spirou où Gaston Lagaffe apparaissait pour la première fois. Tout ça pour dire que je ne suis pas en retard, vu que cet anniversaire dure techniquement une semaine. Bref.

L'éditotaku s'efforce généralement de limiter au maximum l'utilisation de la première personne, mais soyez prévenus qu'il y va y avoir une sacrée tranche d'autobiographie dans le texte qui va suivre.

Même si j'ai fini par devenir un otaku-dans-le-mauvais-sens-du-terme pur sucre, je ne suis pas sans avoir quelques connaissances du reste de la bédé. Il y a du Frank Miller en cours de relecture au pied du lit (Dark Knight Returns, si vous teniez à le savoir), et j'ai commencé avec du franco-belge des plus classiques. Papa raton m'a éduqué avec Tintin, les Bidochon et surtout, Gaston Lagaffe. Une collection d'albums de Franquin qu'il achetait à leur sortie quand il était étudiant, où le quatrième de couverture était une publicité pour le prochain album relié, "à paraître prochainement".

Je le réécris pour que ça rentre, parce que j'ai toujours du mal à y croire. Une putain de collection complète de Gaston Lagaffe en putain de première édition. J'estime ces ouvrages plus hautement que n'importe quel autre assemblage de papier rencontré dans ma courte vie.

Ils ont forgé mon enfance et sont responsables en bonne partie de pas mal de mes traits : ma démarche même semble être influencée par le héros sans emploi, paresseusement vautré dans une carcasse négligemment habillée. C'est Gaston qui m'encourageait à transformer mon lit en véhicule à l'aide de Lego ou à construire un igloo avec mes livres. Ouais, vous pouvez ajouter ça au dossier "les bédés/jeux vidéo/dessins animés rendent con et/ou violent". Le touche-à-tout bêta qui pond des trucs génialement débiles, inventeur geek avant l'heure, nerd franco-belge à une époque où les nerds n'existaient pas. Avec leur humour, aussi ; dans l'album 13 (1979), Gaston, parlant bricolage, dit "vaudrait mieux ne pas confondre la ponceuse à moteur avec le vibromasseur." Et à la manière de ces mangakas qui prennent plaisir à mélanger texte et dessin dans des idéogrammes d'onomatopées intraduisibles, Franquin signait chaque planche avec son nom graphé d'une façon différente, avec des lettres qui s'envolaient ou fuyaient l'agent Longtarin.

Ce même Franquin était à l'étroit aux éditions Dupuis, qui déjà protégeaient leurs licences avec le soin maniaque d'un producteur de cinéma américain. Ainsi, Fantasio dégagea des pages du gaffeur quand son auteur cessa de dessiner les aventures de Spirou (série qu'il traitait de "cadeau empoisonné"), pour question de droits. Spirou et Fantasio, la même série qui va changer de duo créatif pour son cinquantième album, après un quarante-neuvième aux couleurs du Soleil Levant et deux autres histoires à la qualité fort contestée. Alors, Franquin mettait ses idées les plus noires chez un autre éditeur. Pour en revenir à Gaston Lagaffe, Dupuis prend plaisir à traire la vache à lait, en publiant des dessins refusés "à l'époque", d'abord dans un album-ramasse-tout publié à la mort de Franquin, et à présent dans un autre foutoir honteux et recyclé dans les bacs pour ce cinquantième anniversaire. Mais je crois qu'au milieu des pages "inédites" ou "jusqu'ici uniquement publiées dans un album collector" (que j'avais déjà, forcément), les éditions Dupuis finirent par publier une planche édifiante que Franquin avait faite pour Amnesty International. Pardon, édifiante. Je l'ai en poster, et vous pouvez la trouver dans la réédition en album n°19 - car Marsu Productions (éditeur ayant pris la suite de Dupuis pour les droits) en a profité pour chambouler la numérotation des albums originaux, qui allaient de 0 à 14. Gaston s'y endort en lisant dans le journal les récits de "pays où les gens n'y sont jamais tranquilles", et cauchemarde sur les supplices infligés. Et même si ce n'est qu'en ombres chinoises, on y voit - entre autres - Gaston se fait électrocuter les organes génitaux à la gégène ou... le viol de Mademoiselle Jeanne. Montrez ça à un gosse de huit ans lagaffomaniaque, affichez-le dans sa chambre, laissez mijoter jusqu'à l'âge adulte et admirez le résultat sur le présent site internet.

Plus que Sonic, le Nutella ou Akira Toriyama, c'est Gaston Lagaffe qui a fait de moi ce que je suis, avec cette passion pour les trucs technoïdes, débiles, vains et paresseux. Et pourtant, c'est mon héros.

28 février 2007

Les cerisiers sont en fleurs











26 février 2007

Quand votre Wii ne tient qu'à un fil

A présent, tous ceux qui voulaient une Wii ont bien dû finir par en trouver une, donc on peut en parler sans risquer de déclencher quelques grimaces de jalousie. Si vous avez fait partie du premier batch de consoles, vous avez sûrement eu droit au remplacement de straps pour la manette. On reçoit donc quatre bouts de ficelle dans le courrier, et du coup, on sait pas quoi faire avec les anciens. Quoique.



Encore dans leurs petits sachets bleus, on dirait des Tampax.

Bref, comment recycler intelligemment les anciennes dragonnes de manettes Wii ?

Solution 1 : ça fait un lasso pour Lego



Solution 2 : pour jouer au Saddam



Solution 3 : Pour les consoles portables qui ont un emplacement pour dragonne mais qui furent vendues sans...



Solution 4 : Pour un bondage simple et rapide



Solution 5 : Pour pas perdre ses Visual Memory Dreamcast (et merde j'en ai perdu)



Solution adoptée : Parce qu'on ne sait jamais...

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