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uh oh witch fight

20 mars 2007

Requiescat in Pace 2

:(



POURQUOI EST-CE QUE JE DOIS CONTINUER A ENTERRER DE VIEUX COMPAGNONS ?

C'est trop dur. Cette guerre est sans fin, et ils nous auront à l'usure.

Le retrogaming est voué à disparaître. Nous allons tous mourir.

16 mars 2007

Journée chargée

- Phoenix Wright Ace Attorney - Justice For All (note : titre cool et à rallonge) est dans les bacs dans sa version française. On espère qu'il y aura moins d'incohérences scénaristiques - pourvu qu'un témoin aperçevant un assassin masculin ne se transforme pas en tueuse lors du dénouement (cf Samourai d'Acier dans le premier opus). Attendez deux semaines et il sera trouvable en occase.

- C'est un peu tard pour se le procurer, mais le Libé d'aujourd'hui avait trois pleines pages en cahier central sur une mode des plus navrantes en notre France et Navarre : les fans de J-Pop et Visual Rock. JPopTrash devrait faire son office avec la version allégée publiée sur le site du quotidien... Citation de choix : "Nous sommes déjà plusieurs milliers, rien qu'en France, vous ne pourrez pas toujours nous ignorer, ou vous moquer de nous comme le reportage de M6 !" Par contre, vous ratez des photos qui m'ont fait physiquement piquer les yeux. De source bien informée, la journaliste qui a écrit ce texte a bien connu ce milieu, et ne semble pas en avoir gardé un très bon souvenir. Surprenant, n'est-il pas ?

- Il faut que j'aille finir de préparer le graveur DVD : comme chaque année depuis fort longtemps, Paris Première fait une nuit hentai, qui commence à 23h40 et finit à 3h. C'est évidemment en partenariat avec le seul véritable éditeur français en la matière, Kaze, via sa filiale EVA Vidéo. Et franchement, y'a que du bon, avec surtout l'excellent Front Innocent du grandiose Satoshi Urushihara, et G-Taste de Yui Toshiki, qu'on ne présente plus (mais que je ne regarderai pas en raison des infirmières trop nombreuses). On se demande juste si ça va être censuré par coupure de plans (la recommandation d'âge de la chaîne est placée à -16 ans), les quelques photos sur le site attestant en tout cas des masters originaux sans mosaïques utilisés sur les DVD de l'éditeur. MISE A JOUR : Hé oui, c'est charcuté. On peut pas tout avoir.

15 mars 2007

Animal Crossing



- Voilà, c'esf fait.
- Quoi ?
- J'ai la photo de Kéké.
- Kiki ?
- Nan, Kéké.
- Mais c'est kiki ?
- Très drôle. C'est un clébard dans Animal Crossing. Un chien qui joue de la guitare chaque samedi soir dans ta DS. Tu peux récupérer les enregistrements de ses concerts pour les écouter dans ta maison.
- Et t'as sa photo ?
- Ouais. UKResistance, qui a peut-être la sauvegarde la plus complète du jeu de ce côté du Pacifique, décrit la démarche à suivre pour avoir cette photo comme "l'équivalent de ramper sur du verre pilé pendant 800 kilomètres à la seule force des paupières". Et je l'ai.
- Mais à chaque fois qu'on joue à la DS, tu avais la carte dans ta console.
- Ouais. C'est tout simplement le seul jeu DS auquel je joue. Je ne retire même pas la cartouche pour jouer à autre chose, ça m'économise l'effort de la recaser dans quelques heures puisque je vais y rejouer. J'ai acheté Children of Mana, mais j'ai laissé tomber après avoir réalisé que l'exploration passionnante du monde des épisodes précédents était remplacée par un gameplay à la Diablo 1 avec UN village et plein de donjons. J'achète des jeux DS que je ne touche même pas parce qu'il y a Animal Crossing. Je n'ai même pas fini New Super Mario Bros parce que quand je joue à la DS, je joue à Animal Crossing.
- Pourquoi ? Pourquoi tu y joues ?
- C'est la question à un million d'euros, ça. Si j'écris autant sur ce jeu, c'est précisément pour essayer de savoir ce qu'il a de si attirant. Je sèche sur la question depuis des mois, et en attendant de trouver une réponse, je m'amuse à ajouter des poncifs de japanime dans les dialogues du jeu.



- Tu sais, je me pose la même question avec WoW.
- Dans World of Warcraft, tu as un facteur humain, social, qui peut aisément te retenir. Dans Animal Crossing, le multi a vraiment été pensé et contient des tas d'idées géniales, mais il reste au second plan. L'attirance tient uniquement au gameplay.
- Le gameplay, tu parles de ces parties où tu passes ton temps à aller vendre des fruits en boucle pour rembourser le prêt sur ta maison contracté auprès du raton laveur local ?
- C'est ça qui est dingue ! Le farming, c'est une mécanique de MMO !
- Ou plutôt, de RPG.
- En effet ! Parmi les mécaniques les plus chiantes du genre ! Et c'est dans AC !
- ...
- Et le pire, c'est qu'il n'y a aucun encouragement "numérique" dans AC. Pas de niveau à augmenter, l'argent n'est pas un indicateur d'avancement, le seul menu qu'on utilise, c'est l'inventaire... Tout est suggéré. Tu sais que tu as atteint tel "niveau" avec un personnage quand il te parle différemment, ou quand il te lance un défi, ou quand--
- Ou quand il t'offre sa photo.
- Voilà. Ou quand une des jolies chattes du village se comporte en parfaite petite maid.



- En fait, AC est passionnant parce qu'il n'y a pas de défi. On ne perd jamais une partie, on n'éteint jamais la console avec une impression de défaite. Quand le jeu te "punit", tu sais parfaitement pourquoi, et c'est parce que tu as voulu jouer au con en essayant de mentir à un perso ou de tricher avec le mécanisme de sauvegarde.
- Alors, c'est un jeu pour, pour... petits joueurs ?!
- Ben non. Déjà, ça m'étonne, mais dans les boutiques de jeux vidéo, même les vendeurs me regardent jouer avec curiosité à ce titre qu'ils ont vendu par palettes entières sans y avoir touché ou fait la moindre promo. Des tas de gens que je croise devinent le nom du jeu, ce qui me laisse croire que la pub a fait son boulot... Ou encore, quand un autre passager de transport en commun lit certains dialogues riches en sous-entendus.


Photo prise un premier samedi du mois.


- Nintendo oblige, il y a des milliards de trucs à faire, de sorte qu'on n'en voit jamais la fin. On le voit bien, qu'une majorité du contenu est générée aléatoirement... Mais on continue, pour voir quelles surprises la cartouche peut encore cacher.
- Je suis un nolife à WoW, tu es un nolife sur un jeu solo au contenu généré aléatoirement.
- Ouais. Sans fil conducteur réel, à la narration décousue d'une histoire qui n'existe pas (la petite vie quotidienne d'un bled paumé), on a au moins l'impression d'avoir son mot à dire, d'influencer le déroulement du jeu. On est à des années-lumière des RPG qui forcent le joueur à rentrer dans le carcan scénaristique sous peine de bloquer l'avancement de la partie. En soi, le déroulement d'Animal Crossing est similaire aux délicieuses errances dans les rues de Shenmue. Dans ce dernier, l'univers était envoûtant par son ultra-réalisme, et on se perdait dans le détail masochiste apporté aux ruelles de Yokosuka. Mais cet habillage de luxe était secondaire, il restait un soutien à l'histoire : parce qu'on s'y croyait, on s'investissait d'autant plus dans l'aventure de Ryo Hazuki. Mais rien n'empêcher d'envoyer bouler tout ça et de rester à collectionner les jouets dans les bornes d'arcade après avoir nourri son chat et fait un peu d'argent de poche... Dans Animal Crossing, ce challenge technique de recréer "un petit monde qui vit tout seul" devient le concept principal. Il était déjà enivrant dans Shenmue, il vire ici à l'addictif.
- Et tout comme Shenmue, le fruit de tes efforts n'est pas représenté en nombres mais par un feedback du jeu. Si tu as bien joué, le train-train quotidien est agité par un petit évènement pour te féliciter d'avoir atteint un certain niveau.
- Je crois que je me répète, mais Animal Crossing est mon WoW à moi - et portable en plus ! Il y a toujours quelqu'un avec qui jouer, jamais de mauvais joueurs puisqu'ils sont tous digitaux et que les humains se limitent à votre liste de potes certifiés. C'est un pur morceau d'auto-satisfaction instantanée, un shoot de dopamine à un prix défiant toute concurrence, qui ne te fait jamais douter et est toujours là pour toi. Voilà, je crois que c'est pour ça que j'y joue.


J'ai une hache à portée de main. Ne me cherche pas des noises.

11 mars 2007

Classe, pas classe

Au hasard des screenshots faits avec Xfire pour tester un peu, comparatif dans la démo de C&C3 :

Le Mech coté GDI, ou Juggernaut :



Notez qu'à la sélection, les réponses vocales de l'unité font référence à une petite vidéo fort connue. Après destruction, l'unité laisse une carcasse réparable.

Et le Mech coté NOD :



Même pas besoin de décrire l'unité, le look en dit assez long. Si avec ça, vous trouvez encore un avantage à jouer avec le GDI, faut consulter un médecin.

07 mars 2007

Command and Conquer 3 - Tiberium Wars Demo

Dilemme : Electronic Arts est la version occidentale du Mal personnifié dans l'industrie du jeu vidéo - son alter ego oriental étant évidemment sony - mais je n'arrive pas à détester la démo de Command & Conquer 3 - Tiberium Wars. Vous avez vu ? J'ai tellement apprécié cette dernière que j'en ai écrit le nom en entier. J'adore les jeux vidéo avec un sous-titre cool et à rallonge, mais surtout cool : Advance Wars 2 - Black Hole Rising, Wing Commander III - Heart of the Tiger, No One Lives Forever 2 - A Spy in H.A.R.M.'s Way, Call of Cthulhu - Dark Corners of the Earth, Splinter Cell - Chaos Theory, et j'en ai encore plein d'autres à citer mais on va croire que je cherche à rallonger le texte (comme si j'étais payé pour ça!). On dirait que ces jeux-au-titre-à-rallonge-mais-vraiment-cool sont systématiquement bons (Steel Battalion - Line of Contact ou MechAssault 2 - Lone Wolf), et j'en ai même acheté certains juste parce que leur titre me plaisait particulièrement (Psi-Ops - The Mindgate Conspiracy, SpellForce 2 - Shadow Wars), et je n'ose parler des expérimentations de Capcom, collant des "X" et autres "Super Battle Strike 64" un peu partout dans ses titres. Bref.

Ainsi donc, je préfère Command & Conquer (attention : article datant de 2002) aux Blizzarderies. Mais Command and Conquer Generals, premier titre de la série développé en interne par EA après avoir liquidé les studios Westwood, était une pustule dans la série. Manichéen, hors des scénarios du Tiberium et d'Alerte Rouge, avec une barre de menu en bas et pas sur le côté, sans aucune cinématique entre les missions, 3D loin d'être artistique... Un excellent exemple de ce qui arrive à une licence quand elle se fait bouffer par EA. Nous sommes retournés sur Ground Control II - Operation Exodus ou SpellForce - The Order of Dawn (yay pour les sous-titres).

Puis voici cette démo de C&C3, le jeu sortant le mois prochain. Un des éléments qui rend fan de la série, c'est sa présentation irréprochable : les programmes d'installation étaient des merveilles délirantes de détails, la voix off de l'interface était digne d'un superordinateur bunkerisé, les options cliquaient et clignotaient au moindre mouvement de la souris sans obstruer votre stratégie, tous les briefings étaient en vidéos plein écran avec un kitsch carrément culte (Kane, le chef de la faction NOD, était - et est toujours - joué par le réalisateur des cinématiques chez Westwood !) et il arrivait que vos missions soient interropues par ces scènes... Act of War avait tout compris en s'inspirant lourdement de tout ça ; c'était lui, le vrai C&C Generals. Les C&C étaient restés en 2D à une époque où les RTS 3D commençaient à être communs, mais il s'agissait d'une 2D distinguée, propre et fluide. La technologie 3D n'était pas prête, quoi. Et là, on dirait qu'EA a tout compris. Du briefing en vidéo HD mi-kitsch mi-gros budget, une interface bourrée de pointeurs qui se font oublier tout en restant sexy, et une 3D superbe, qui atteint enfin la précision de la 2D passée. Ca bourrine, ça pète dans tous les sens, j'arrive pas à le croire, c'est du C&C.

Dilemme du début d'article : c'est raton-gamer qui raisonne raton-laveur, ou l'inverse. Tu boycottes EA ! Tu sais qu'ils vont te pénétrer d'une façon ou d'une autre ! Soit le jeu sortira buggé jusqu'à la moelle (commun), ou ils sortiront un add-on hors de prix dans trois mois (Battlefield 2), ou il y aura une protection débile contre la copie (Keanu Reeves : "woah, déjà vu"), ou le jeu demandera d'avoir le disque dans le lecteur alors que toutes les données (y compris les vidéos) seront sur le disque dur (classique), ou il y aura un spyware qui analysera ta consommation de pub dans le jeu (Battlefied 2142), ou ils fermeront les serveurs multijoueur dans un an (tous les titres EA Sports)... Ou tout ça à la fois.

Deuxième dilemme : Supreme Commander. En d'autres temps, Total Annihilation, en 3D sur des terrains gigantesques en relief et aux grandes attaques de centaines d'unités sur une musique symphonique qui vous donne encore des frissons, techniquement et stratégiquement supérieur à un Starcraft sorti six mois après lui, était tombé dans l'oubli face à un zerg rush en 640x480 en 2D. Son principal défaut ? Ne pas avoir un -craft dans le nom. L'autre problème, c'est que son univers était quand même vachement oubliable : deux factions de robots qui se ressemblaient vachement se mettaient sur la gueule sans trop de raison, l'histoire n'était qu'un prétexte à la baston. C'était comme un jeu d'échecs : diaboliquement précis et stratégique, mais terriblement anonyme. A l'opposé de la saga des Terrans face aux z'aliens, aux réactions des joueurs sur la destinée de Sarah Kerrigan ou l'origine des Zergs.
Supreme Commander risque de revivre l'expérience de son grand frère : au moment de sa sortie, il demande une configuration matérielle qui n'existe pas encore, son univers est aussi impersonnel qu'une cuvette de chiottes (n'en déplaise au magazine Background qui a trouvé le moyen de faire 10 pages à son sujet), et son nom inconnu sort face à une célèbre licence suivie par une fanbase énorme. Et pourtant, si on s'en tient purement au gameplay, il est supérieur : des cartes énormes, une victoire qui ne se base pas sur le cliqueur le plus épileptique, un arbre technologique bien plus vaste que celui de C&C (qu'on visite entièrement dans la démo)... C'est prouvé, l'affectif l'emporte sur la raison.

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