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rame rame, combats le pouvoir !

28 juin 2007

Une Aventure De Raton-Laveur en Bande-Dessinée

Mal dessinée par Légion

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27 juin 2007

C'est dans le Canard Enchaîné d'aujourd'hui

et franchement, je m'attendais à voir la phrase reprise sur tous les sites de jeux vidéo, car c'est bien connu, les gamers sont de dangereux gauchistes. Pas sur les blogs, hein, parce que eux, ils sont majoritairement de droite. Je vais voir sur factornews, sachant que CBL lit le Canard, mais non, rien.

par raton-laveur, qui tenait juste à ce que le titre de cet article ne soit pas périmé.

(Petit rappel : nous sommes en pleine semaine Quartier Libre, où vous, lectorat adoré, pouvez poster librement, immédiatement et sans filtrage aucun, vos propres articles. Envie de caser un webcomic, de faire votre propre Tiers-Beta ou de parler d'un anime oublié ? A vous l'honneur !)

Bref. La phrase en question, c'est en milieu de page 2 ; après le fiasco de la "TVA sociale", le gouvernement actuel envisagerait d'autres pistes, comme une taxe sur les produits importés. Seraient (nommément) visés, le caviar, les grosses voitures, l'informatique et les jeux vidéo.

J'avais déjà parlé des initiatives américaines de lobbying en faveur des jeux vidéo. Le site dans le lien précédent est celui d'un "mouvement indépendant" initié par le syndicat ricain des éditeurs de jeux vidéo, afin de fédérer les gentils joueurs pour qu'ils écrivent à leurs députés et votent bien comme il faut. Ca donne parfois lieu à des évènements incroyablement navrants, où des "voteurs-joueurs" se réunissent dans des lieux publics pour jouer le cul par terre et dire qu'ils n'accepteront pas d'être tenus pour responsables des massacres dans les lycées.
Alors certes, les éditeurs de jeux vidéo disent qu'ils font ça pour défendre leur liberté d'expression, que Manhunt 2 est une oeuvre d'art, gnagnagna. Ils oublient de rappeler qu'ils font surtout ça pour vendre autant de Manhunt 2 que possible, et qu'il y a quelque chose de formidable à manipuler ainsi leurs clients pour mieux leur refourguer des jeux violents.

Mais là, que vont faire les éditeurs francais ? Que feraient les américains à leur place ? Mais y-a-t-il même une différence entre ces deux termes, quand Atari/Infogrames et Ubi Soft développent tellement au Canada et pompent tellement sur EA qu'ils n'ont plus grand chose de francais ? Vont-ils lancer des mouvements civiques contre cette taxe à l'importation ? Publieront-ils des interviews pilotées dans la "presse" vidéoludique et économique ? Menaceront-ils d'augmenter leurs prix ? Quelle question !
Nous parlons des mêmes éditeurs que ceux qui ont ajouté 10 € aux jeux "next-gen", sous prétexte que les coûts de développement exhoooorbitants ne peuvent être absorbés par leurs bénéfices délirants. Genre, vendre 70 € un Blazing Angels ps3 porté de la première Xbox, ou des conversions d'une console à une autre (le même Blazing Angels est vendu sur 360 à 20 €). Qui y croit une seule seconde ? Ces 10 € supplémentaires sont simplement 10 € en plus dans leur poche. A la manière de la TVA sociale, cette taxe à l'importation ne serait qu'un argument bidon de plus pour augmenter les prix... Je m'étonne de ne pas voir les hardcore gamers s'enflammer en débats passionnés, se demandant si un jeu Ubi développé à l'étranger serait taxé ou pas, si EA crierait à la concurrence déloyale, ou si Capcom et Konami utiliseraient cet argument pour ne pas traduire un jeu atypique. Et les joueurs occasionnels, qu'en pensent-ils ? Oh, face à un truc pareil, ils ne pensent pas ; confortés dans leur pensée qu'après tout, ce passe-temps n'est qu'une vaste arnaque, ils agissent. Plus précisément, ils piratent.

26 juin 2007

Phantasy Star Universe, c'est à chier quand on ne joue pas à PSO (argg j'arrive pas à trouver un meilleur titre.!.)

Par Maxobiwan

Oyé oyé! Je n'ai jamais ecrit le moindre article de ma vie et pour la grande exclusivité d'Editotaku je vais probablement faire chier pour la premiere fois. Soyez indulgent avec moi, c'est comme jouer à un jeu pour la premiere fois de sa vie, ça finit toujours mal. Mais bon quoi qu'il en soit on finit toujours par s'ameliorer, donc plutot que de rester caché comme un ikikomori, il vallait mieux que je redige quelquechose avant la fin de la semaine (bof au pire il aura 6 mois de retard ou 1 an...)


Bon pour commencer mon premier article, il me faut un sujet :
Anime? non je suis trop recent dans ce domaine (honte à moi j'ai aimé Chrno Crusade)
Psychologie des Otakettes? Dejà pris
Philosophie? Plus jamais! je suis content de m'en être débarrassé (quoi que c'etait sympas de temps en temps, on se mettait au fond de la classe pour jouer à Mario Kart DS en reseau)
Jeux video? ouf enfin un domaine où je suis toujours dessus sans pour autant suivre tout le monde comme des moutons.
Bon ensuites il ne reste plus qu'à choisir entre mes differents jeux Hentai etc... Bon pour la peine je vais faire un article sur le dernier jeu acquis : Phantasy Star Universe




Pour situer le context, Sega s'etait lancé dans la conception de Phantasy Star Online sur Dreamcast qui etait le tout premier jeu Online sur console (apres Chu Chu rocket, et peut-être que j'en oublie ^^) .Sega etant dans le rouge,ils avaient baclé le premier puis ayant un peu plus d'argent, ils corrigent les defauts et ajoute un mode Ultimate pour la V2. Ensuites la mechante ps2 acheve la dreamcast, PSO survit sur Gamecube et Xbox (avec l'episode 2 ajouté). Apres 6 ans de combats acharnés face aux Rappy, On voit apparaitre dans les rayons de Carrefour un Phantasy Star Universe.

Tout d'abord micro-disques-dur s'abstenir : le jeu prend 8Go!! On n'a même pas le droit aux cinematiques qui font classe comme dans l'installation d'Act Of War .
L'installation etant terminée, on va alors tester la bête et je vais faire quelques tests qui ne servent à rien:

test n°1 :Jouer en reseau... pas Ok! il me faut enregistrer un compte play-sega et etant donée que je n'ai pas de Carte de credit ,je ne peux pas m'inscrire.
Test n°2 : Jouer en mode histoire... Ok! le jeu fonctionne tres bien
test n°3 :jouer sans le DVD... Ok! Tiens c'est etonnant c'est vraiment rare un jeu où on peut jouer sans avoir besoin du moindre disque (Peut-être que sega a compris que ça faisait chier le monde et que ça ne servait à rien...)

Malheureusement comme tous les jeux made in japan, on se contente du minimum pour le PC, un simple copier-coller de la version ps2 qui tire tout vers le bas.Par exemple à quoi sert de faire un petit menu si on se retrouve à refaire le même choix dans le menu principal


[screen au lancement du jeu]


[screen menu principal offline]


[screen menu principal online]

En plus si vous vous deconectez pour jouer au mode histoire, il faut carement redemarrer le jeu. Autre chose assez sympas pour ceux qui ont un 56K et qui veulent jouer offline,Gamegard vous fait chier et vous emmerde!!


[screen lancement du jeu]
Quoi? il faut obligatoirement un acces à internet pour jouer offline??!! et en plus dans le menu principal il est impossible de jouer en reseau!!! Pourquoi se donner la peine de griser un mode au menu principal si on est scané dès le depart sans distinction online/offline?? Depuis Shadow the Hedgehog, Sega fait conneries sur conneries.


Si vous lisez quelques tests au sujet de PSU, vous remarquerez que le jeu n'est pas terrible du tout...Afin de bien critiquer le jeu il vaut mieux comparer à un autre jeu, le plus proche etant PSO Blue Burst / PSO ep1&2.

Tout d'abord le mode histoire vous permet d'entrer dans la peau d'Ethan Weber un d'jeune humain qui veut devenir gardian apres une attaque de mechants Seed et va rencontrer plein de monde et patati patatra comme dans la plupart des RPG. ça ne casse pas 3 pattes à un cannard mais c'est apreciable comparé à PSO où il n'y a carement pas d'histoire (Scenario de MMORPG?), on en aprend plus comme les relations entre les humains et cast et que les newmans sont comme des asiatiques chez nous (vu que les humains ont dejà les yeux bridés, on ne peut faire mieux qu'en metant de longues oreilles à la Link ^^)

PSO c'est avant tout de la baston, PSU c'est aussi de la baston mais en mieux (prononcez "mieuxe") les combats dans PSU sont beaucoup plus dynamiques que dans PSO.
Au niveau de la personalisation des touches c'est beaucuop plus limité dans PSU, là où PSO vous proposait 6 touches entierement customisable pour ataques & sorts, PSU n'en possede que 4, customisable à moitié. A moitié car tout dependra de l'arme dont vous étes equipé :
-un fligue seul ne vous donne pas le droit de customiser, vous n'avez qu'un bouton pour tirer
-un sabre + un flingue vous donne le droit d'associer une technique en rapport à votre sabre (3 boutons: tirer, trancher et trancher avec attaque special)
-un rod vous donne le droit de choisir 4 sorts
Bien que celà semble pourris comparé à PSO ça a l'avantage de changer rapidement de sorts (on change de rod et hop! je suis equipé de Resta). Les TP n'existent plus (fini les monofluids, difluids et Trifluids), maintenant ce sont les armes qui stockent des points de technique/magie! Vous etes à court de magie? Alors changez d'arme. Les ataques puissantes disparaissent, les ataques speciaux sont customisables au même titre que la magie, ça tombe bien car il n'y avait pas de coups tournoyantes pour abattre 4 ennemies en même temps dans PSO avec des dagues ^^. Enfin bonne nouvelle pour les debutants, plus besoin d'apuyer en rythme, on peut bourriner un bouton pour faire des combos de ouf!

Niveau graphismes, ça reste beaucoup plus beau que PSO mais on peut dire que la version PC a été bridé pour ressembler à la ps2 (chargements trop frequents, ralentis bizards en gardant la framerate constant). Et enfin niveau estetique, il est rare de vouloir porter des vêtements fluo apres avoir joué...

Enfin bref, pour resumer : Avant d'acquerir Phantasy Star Universe il faut avoir joué à Phantasy Star Online et ne prendre en compte que les evolutions entre ces 2 jeux. La press "specialisé" se contente uniquement à le comparer à ce qu'il n'est pas: un MMORPG. Comment peut-on atribuer une bonne note à un jeu puis totalement casser un jeu qui est une evolution en tout point superieur?? Comment peut-on noter Metal Gear Solid comme etant un excelent jeu alors que ce n'est qu'un film (on une animation flash évolué)?? Y'a de quoi devenir parano!

Pour l'Histoire - Lettres de Narutards aux ayant-droits de leur série favorite.

(Compilé par ElNarez pour le lulz et écrit par cette joyeuse bande de comiques-troupiers de Puissance-Naruto)

Il y a quasiment un an, raton évoquait le cas des narutards. Pour résumer, Kana leur demandait gentiment via un mail d'arrêter leur merde et de virer les scantrads de Naruto et eux geignaient. Si il semble que les mails de Kana soient perdu à jamais dans les tubes de l'Internet, il reste les mails de nos amis, que j'ai conservé soigneusement. Si la situation n'a pas changé un an après, à la plus grande consternation des hommes de goût que nous sommes, les deux courriers de nos amis sont pitoyablement drôles, tels un Waluigi à chacune de ses apparitions. Voici donc l'imbécilité humaine exposée au seul jugement de vos commentaires que vous trouverez en cliquant le lien ci-après.

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25 juin 2007

Docteur Raton-laveur ou comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer l'animation japonaise

Par Mdt


Cet article est une réponse à celui de Nixou, lisible plus bas. N'ayant pas prévu de le faire et manquant de temps, je m'excuse par avance pour son caractère brut et mal fini.


Cette semaine quartier libre sous le signe astrologique du Troll. Après mon humble participation sur les otakettes, Nixou fit encore plus fort : il conspua non plus le tier de la proportion de la communauté otake (proportion de fille inventée par moi-même à l'instant), mais sa totalité. Ou, du moins, le spécimen qui constitue le coeur de cible de l'éditotaku, à savoir l'otaku éclairé.
Il part du postulat que notre génération, celle qui a grandit devant Jackie, Corbier et Dorothée, appréciait alors des animés japonais de qualité médiocre, moqués par la société adulte. Et explique le cycle infernal que constitue ce curieux retour aux origines : les otakus désormais adulte tentent désormais de justifier leur passion enfantine, en décernant aux animés récent diverses palmes : scénario intelligents, réalisations osées, thèmes fédérateurs, portraits soignés d'une société, d'une civilisation qui n'est pas la notre. De censuré, l'otaku serait devenu censeur.


Cette vision des choses n'est hélas pas totalement faussée. Le passage où il explique la vile méthode qui consiste à comparer le meilleur d'une culture au pire d'une autre pour glorifier la première et descendre la seconde est plutôt pertinent.
Cette méthode, en jargon scientifique, est définie comme hypercritique. Elle permet par exemple à de sombres connards de nier les génocides nazis. Point de Godwin ici, cette précision est uniquement présente pour votre culture personnelle.
Ce qui est plutôt amusant, c'est l'utilisation par Nixou de cette même méthode qu'il dénonce pour démonter les tentatives d'analyse des animés par les bloggeurs. Il prend ainsi quelques exemples isolés pour appuyer son propos, ignorant les nombreux articles et analyses de qualité qui peuvent exister ailleurs sur blogs ciblés. Appliqué à un film, cette méthode reviendrait à condamner un chef d'oeuvre pour une minuscule erreur de montage à la 4eme minute. J'ai même un exemple en tête : dans Blade Runner, en figeant l'image du DVD à un moment clef, on peut voir les câbles soutenant la caisse d'Harrisson Ford. Mais OMG quoi, ce film est une bouse!


Il me vient plusieurs objections. Tout d'abord, présenter les jeunes ados que nous fûmes comme des consommateurs décérébrés d'animés bousesques est une généralisation abusive. Nombreux parmi nous connaissions totalement la faible valeur artistique d'un DragonBall ou d'un Ranma, tout en passant outre.
C'est la dichotomie entre goût personnel et sens artistique qui se crée lors de la formation d'une personnalité, et explique qu'on puisse adorer une série, un film, un livre, tout en estimant sa valeur comme oeuvre à zéro. Certes, tous ne sont pas capables de cette distance. Mais la plupart des otakus possède ce minimum de bon sens qui leur permet de trier le plaisir brut du plaisir intellectuel. Un anime chiant peut être excellent (Miyazaki), un anime intéressant peut être excellent (Cowboy Bebop), un anime intéressant peut être mauvais (Evangelion), un anime chiant peut être mauvais (Naruto). Tout oeuvre peut s'apprécier à deux niveaux, le plaisir immédiat lors de sa vision, et l'analyse qu'on en fait à posteriori. Cette dernière est facultative mais nécessaire.


Nixou moque cette propension à trouver dans chaque animé bateau des trésors d'intelligence. Je ne suis pas d'accord. L'analyse, même non maîtrisée, est toujours préférable à l'absence d'analyse.
Prenons d'abord le cas de celles du Raton, qui sont en général très intéressantes et justes. Décortiquer un animé, ce n'est pas forcément glorifier la culture dont il est issu. Différents éléments s'offrent au spectateur, chacun pouvant être d'inégale valeur. Ainsi, Death Note, pointé par nixou, présente un scénario plutôt malin, voir intelligent. Si l'on précise cette vision, ce scénario est très intéressant sur sa moitié, puis s'essouffle dans sa dernière partie. Mais l'animé n'est pas que scénario. On peut ainsi pointer une réalisation moyenne, une mise en scène décevante, une narration passable. Au final, l'animé discuté se voit éclairé, le revoir avec ces éléments provoque un plaisir différent, une plus value par rapport à la première vision émotive.
Et, me direz-vous, dans le cas d'une analyse mauvaise? L'erreur, l'imprécision menace chacun d'entre nous. Au plus haut niveau, dans les plus hautes spécialisations, dans les domaines les plus précis, l'erreur existe. Je le constate souvent quand je parcoure certains libres écrits par des sommités. L'erreur n'est pas condamnable, car ce qui importe est la démarche : la volonté de comprendre (intelligere en latin) et de rendre ce qu'on pense savoir par écrit. Les skyblog sont peut-être une catastrophe orthographique et stylistique, mais au moins c'est de l'écriture. Lire Harry Potter ou un Manga est préférable à une absence de lecture. Un article analytique moyen est plus souhaitable qu'une absence de pensée.


Il ne s'agit donc pas de doter le hobby de lettres de noblesse, mais de reconnaître en chaque chose ce qui est bon et mauvais. Raton le fait régulièrement n'hésitant pas à pointer ce qui fait tâche dans l'animation et plus largement la culture japonaise.
Socrate, la base de notre culture occidentale, nous a transmis l'importance du questionnement, du doute, de la remise en cause. Ne pas exercer cet arbitrage nous rapprocherait au fond du Japon, ou la philosophie est bien différente. Peut-être est-ce votre souhait. Mais, en attendant, amis bloggeurs, continuez à écrire. Du flot de billets naîtra bien une petite lumière.

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