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Le saviez-vous ? Si on écrit raton-laveur@raton-laveur.net sur le site, je me fais spammer

25 juin 2007

Vous allez me détester. Mais pas plus que moi. (Version 2.0 avec les images)

(Pour les procès, envoyez vos lettres à ElNarez)
(Vous pouvez également peter la gueule de Rukawa, puisqu'il héberge les images)

Lors du dernier Quartier Libre, j'avais parlé de You Don't Know Jack, dont raton avait parlé mais dont il n'avait jamais osé aborder le cas. Cet été, je vais continuer dans la série "raton en a révé, Arez l'a fait". Sauf que là on va aller dans le cauchemar. Je fais ça pour que vous n'ayez jamais à le faire, mais fuyez tant qu'il est encore temps, on va parler de CA. Les 4 personnes qui auront compris, faites fuir les autres. Il est encore temps de partir en courant, d'exploser votre ordinateur, de détruire votre écran à coups de massue, de vous crever les yeux, de déclencher à distance des erreurs 500, de partir loin. Très loin. Car personne n'est prêt à ça. PERSONNE. Même ceux qui savent de quoi je parle en connaissance de cause savent qu'ils ne sont pas prêts. L'editotaku va enfin posséder son maître étalon de la honte, son pire article jamais écrit, bref, on va taper dans le lourd, voici enfin un article sur le PIRE. Et pour la peine, on va mettre ça en NSFW. Et faire continuer ça dans un lien isolé. Parce que vous faire cliquer un lien pour ce genre de trucs, c'est ça aussi la honte 2.0.

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Élitisme animesque ou comment l'Otakie devint snob avec l'âge

Par Nixou



On a tous connu ça: à neuf-dix ans, encore écolier(e), devant sa console ou en train de mater des DA, des adultes débarquent et demandent quel intérêt y a-t-il à jouer ou à regarder "toujours les mêmes trucs répétitifs et sans intérêts". C'est l'époque des discours de Télérama et de Ségo pour la version soft et un tant soit peu argumenté, et des délires de Famille de France pour la version hard et réac. C'est l'époque où les divertissements originaires du pays du soleil levant n'ont pas encore été remplacés par l'Islam dans le rôle d'incarnation de la peste du multiculturalisme métissé et décadent, l'époque où quelques sketchs vraiment drôles surnagent dans un océan de considérations petites bourgeoises que nos soixante-huitards vieillissants de parents s'échangent d'un air entendu dans leurs discussions du dimanche après-midi (c'était avant que Drucker ne prenne possession de ce créneau). Bref, l'époque où nous autres joueurs de jeux vidéos, consommateurs d'animes passés dans les programmes jeunesse (voir les deux à la fois) sommes soumis à l'anathème de ces vieux cons qui se définissent par leur droit de vote et leurs engueulades pseudo-idéologiques entre la poire et le fromage.

À l'époque, nos réactions d'enfants, puis d'adolescents furent des plus simples: on a tous décrété que les adultes étaient des andouilles qui n'y pigeaient rien et qui nous pompaient l'air par simple perversité et envie de nuire. On s'est dit "fuck les vieux cons", et on a pas changé nos habitudes. Des groupes de personnes partageant les mêmes goûts se sont formées, et avec le temps, de drôles d'institutions ont vu le jour



L'ennui dans l'histoire, c'est que les vieux cons avaient raison, en tout cas, qu'ils n'avaient pas complètement tort: Oui, DBZ était un DA de merde, Oui, les jeux d'arcades étaient souvent des gadgets répétitifs avec de jolis couleurs, Oui, une bonne partie de la production des jeux vidéos se composait de produits de qualité discutable auxquels on jouait sans avoir de véritable recul critique, Non, les mangas n'étaient pas forcément une analyse fine et subtile des travers de la société japonaise, et oui, il y avait là dedans beaucoup de trucs répétitifs et sans intérêts.



Et finalement, on en vint au 21ème siècle: Ben Laden devint l'homme le plus célèbre du monde, Le Pen nous fit défiler en criant "Chirac président" (Quand j'y pense...) George Lucas oublia d'engager scénariste et metteur en scène pour sa seconde trilogie, bref, l'époque aidant, nous fumes obliger de devenir nous mêmes ces adultes honnis.

Sauf qu'une fois adulte, il fallait bien se pencher à nouveaux sur nos loisirs d'enfants, surtout si on ne les a pas complètement abandonné. Et là, les années, la "culture" et le comportement pavlovien de l'adulte aidant, il faut désormais rationaliser à tout crin, donner un verni intello à la moindre de ses activités. Et voilà comment, après avoir secrètement conspué la bande à Téléramoche, l'otake, authentique ou simplement consommateur occasionnel, finit par se Téléramaïser à son tour.

L'une des méthodes les plus simples pour intellectualiser un loisir, c'est de comparer les meilleures productions de sa branche du divertissement aux pires productions des médias concurrents. C'est vrai: pourquoi avoir des complexes d'infériorité devant la ménagère fan des feux de l'amour quand on a Logh? Pourquoi ne pas comparer Jin-Roh à l'inflation de tortures patriotiques de 24 heures? Il y a bien quelques héroïnes qui peuvent renvoyer les Buffy et compagnie aux vestiaires, quelques héros autrement plus intéressants qu'un Navaro vieillisant et même le chien de Télé Z est battu. D'ailleurs, en fin de compte ça a à peu près les même mécanismes qu'un anime de "tranche de vie" et en fin de compte, même les pires produits venu du Japon n'ont pas vraiment à souffrir de la comparaison avec des produits occidentaux, tels la Star'Ac et compagnie. Bref, il est aisé de ce dire que ces vieux cons qui critiquent animes, JV et consorts ne regardent pas mieux, quand ils ne regardent pas pire. D'où la terrible tentation de s'autoproclamer élite intellectuelle de la société de consommation:

Voyez le Raton, qui parle de "son" agrégateur et de "ses" lecteurs comme d'une forme d'élite intellectuelle des matteurs d'animes. Il n'est pas le seul d'ailleurs: d'autres parmis ses relations peuvent revendiquer un loisir "complexe" qui pousse à réfléchir (pour citer Death Note en exemple, boum, douche froide) ou parler de profondeur scénaristique à tout bout de champs, ou encore pour plonger dans des exercices d'auto-justification aussi convaincantes qu'un jeune sarkozyste n'osant pas avouer qu'il veut obliger l'épicière du coin à payer ses frais de succession à sa place.

Tout cela procède d'un même mouvement: le jeune Otaku devenu adulte ne pouvait plus se contenter de dire "fuck le monde des adultes" et à vouloir donner un verni rationnel à ses loisirs, il a fini par se fabriquer une forme d'idéologie au rabais, associée à un discours faussement intellectuel, qui a même maintenant ses propres gauchistes crétins et ses minorités visibles l'ensemble essayant de se donner une apparence de posture dépassionnée et distanciée (via les alibis de l'auto-dérision), apparence qui ne tient pas quand on voit la tendance des uns et des autres à s'autocongratuler et à rejeter toute forme de remise en cause.

Bien sûr, il y a quelques exceptions: des spécimens rares capables d'avoir la bravitude de dire: "Oui, je Matt (haha) des gamineries et j'assume" mais dans le fond ceci reste l'exception.



En fin de compte, l'Otaku, le vrai, celui qui n'a pas de vie hors de ses loisirs, comme le très abâtardi qui a une existence sociale hors de son ordinateur, est un animal qui vieilli très mal: jeune, il est solitaire ou clanique (ce qui revient au même, un clan d'otakus étant à la base le même individu en dix exemplaires), adulte, il s'embourgeoise et devient persuadé qu'il est plus futé que la moyenne: devenu aussi élitiste qu'un néo-con ou qu'un scientologue, il affirme avoir découvert des vérités inaccessibles au commun des mortels vautré devant la chaîne du temps de cerveau disponible qu'il méprise, oubliant le temps qu'il a pu passer à rendre son cerveau disponible devant le club do.



[Note de raton-laveur : Toujours dans le cadre du Quartier Libre, cet article a eu un droit de réponse le lendemain par mdt, lisible ici.]

Du sexe et des filles....

Article totalement SFW rédigé par Kaede, parce qu'on est lundi, et que, d'après moi, le lundi déchire sa race.

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And now, for something different...

(Attention, cet article est rédigé par Shikaze)

Les avertissements d’usage ayant été lancé, on peut passer à la suite, qui, comme vous vous en doutiez, est .

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24 juin 2007

De feminae Otakae

Par Mdt



Otakette (n,f) : femelle Otaku. Passionnée par la culture japonaise, spécifiquement ses univers graphique, musical et vestimentaire.

Cette définition arbitraire posée, je vous propose donc, à l'occasion de ce quartier libre d'été, une petite réflexion impertinente sur le phénomène de l'otakette. J'entends par là la montée en puissance récente des individus de sexe féminin dans un milieu jadis traditionnellement masculin.

Les plus anciens d'entre vous, sans toutefois remonter à la guerre du Vietnam, se souviennent des premiers temps de l'internet. Windows 95, des sites en HTML, des pages persos ridicules blindées de .gif animés, ICQ et IRC. Sur ces chats, une population à 99% masculine, où les seules filles étaient des fakes honteux du type "jesucepour10cents" ou "grosseins93". En passant, je parierais volontiers qu'une bonne moitié d'entre vous a un jour incarné un de ces cyber fantasme.

La suite, tous le monde la connaît : le PC à 4000F, Windows XP, Free RTC gratuit, l'ADSL, les sites internet en PHP, les egoblogs blindés de .gif animés et MSN. Une génération entière se connecta à internet, changeant radicalement le visage de la toile. Le progrès n'ayant pas que des aspects négatifs, notons l'immense progrès que constitue la possibilité de downloader du porn en bonne qualité rapidement.

Ainsi, l'otaku, autrefois un homme regardant le soir des épisodes d'EVA mal subbés téléchargés sur Kazaa en quelques jours, trouve désormais son pendant, l'otakette, une femme regardant le soir des épisodes de Fruit Basket mal subbés téléchargés sur Emule en quelques heures. Mais, plus encore, ces jeunes filles vivent japonais, s'habillent japonais (Visual Kei, Gothic Lolita -que Nabokov me pardonne-, etc.), écoutent de la musique japonaise (aka J-Music, la pire abomination musicale jamais crée par l'homme après la variété française). Les esprits chagrins me rétorqueront qu'il s'agit plus d'un Japon fantasmé que du Japon réel, mais ce n'est pas le sujet de cet article.

Ce que je désire ici, c'est établir quelques vérités sociologiques sur l'otakette. En bon scientifique, je me propose d'aborder trois points fondamentaux, à savoir "qui", "pourquoi" et "comment" l'otakette.

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