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Ma maman a dit : "la vie, c'est comme un fichier de citations aléatoires pour un site internet, on sait jamais sur quoi on va tomber"

28 juin 2015

Japan Expo 2015 - La carte premium

il s'est écoulé 3 ans et 363 jours depuis le 30 juin 2011

Kept you waiting, huh ?Halls 4 et 5 : éditeurs, exposants japonais, espaces mode et arts martiaux

Jouez à SplatoonHall 6 : jeux vidéo, revendeurs et amateurs

Comme pour les éditions précédentes, cette carte modifiée de Japan Expo 2015 est un épluchage en règle des exposants pour séparer le bon grain de l'ivraie ; les gens sympathiques et vendeurs de produits originaux d'un coté, les gens antipathiques et revendeurs de contrefaçons de l'autre. Le tri a été opéré par Nady et je me suis chargé de transposer le tout sur la carte originale avec Paint.Net en ajoutant des blagues débiles. Comme toujours, cliquez sur les miniatures pour obtenir de gros fichiers que vous pouvez envoyer sur votre tablette/téléphone/PS Vita.

J'ai envisagé des solutions pour une carte plus active, de type page HTML5 ou application pour téléphone qui afficherait annotations et conseils sur la carte, mais c'est impossible à réaliser dans le temps imparti entre la publication de la carte officielle et l'évènement lui-même.

Miracle ! En même pas deux jours, Keul a pondu une page web complète avec recherche des stands, localisation, classement et numéro ! Vous pouvez aussi la charger une seule fois dans votre téléphone ou tablette et elle restera en cache, même si vous n'avez pas de réseau pendant Japan Expo ! Merci Keul, qui vous fait ses notes de version dans les commentaires !

http://raton-laveur.net/je2015/ : carte en version Web

Quoi de neuf sous le soleil, qui devrait taper à plus de 30° cette année ?

  • Le stand visité l'an dernier par les douanes n'est pas revenu, la grande majorité des boutiques indépendantes (susceptibles d'héberger des produits douteux) a été migrée vers le Hall 6, loin du Hall 5 réservé aux ayant-droits et clients japonais. Par le passé, le Hall 6 était partagé entre revendeurs à gauche et éditeurs à droite, ces derniers ayant donc une vue panoramique sur les faussaires de leurs propres produits. En 2013, Japan Expo avait envoyé un mail aux exposants pour leur rappeler d'être sages, pour le résultat qu'on sait.
  • Corollaire sur la contrefaçon - vous savez que ce sujet me tient à coeur. Un responsable d'Epitanime, convention attentive sur le sujet, avait résumé le sujet par "la nature a horreur du vide". Ces produits remplissent un espace laissé par les japonais qui proposent des produits trop chers, trop difficiles à trouver, ou qui ne proposent tout simplement rien du tout. Par le passé, il était impossible de se procurer certaines séries sans passer par un DVD aux sous-titres en mandarin, des bandes-son sans logo SM Records ou la moindre peluche sans yeux qui louchent ; au fur et à mesure que l'offre légale s'étend, ces cochonneries disparaissent. Le Toulouse Game Show m'avait expliqué qu'en ne prenant que des vendeurs du sud de la France qui proposent de l'officiel, on ne remplirait pas le quart de leur superficie, il en est de même pour la Japan Expo à l'échelle de l'Europe. Si ces escrocs comprennent qu'ils ne sont pas les bienvenus (par le truchement des exposants officiels qui ont une offre décente, des douanes qui saisissent leur stock, des visiteurs qui les boycottent), ils n'ont plus qu'à partir ou s'adapter. Cette carte vise évidemment ce but.
  • Pas mal d'exposants habituels sont portés disparus : Sony qui préfère mettre le paquet en Europe sur Gamescom et Paris Games Week, AOJI, Animeland... Le seuil de tolérance sur le prix du mètre carré aurait-il été atteint ?
  • Absence amusante : FreeLUG, l'assos des fans français de LEGO, laisse place aux nanoblocks japonais. Je note aussi avec un plaisir non dissimulé la disparition de Japan Mag, alias Made In Japan, qui m'aura consacré une page entière, rien que ça. A l'heure actuelle, ils semblent avoir un peu de mal avec leur comptabilité.
  • Autre absence notable : pas de nouvelle Japan Expo USA. L'édition de 2014 n'a pas atteint ses objectifs, et de mauvaises langues ont même affirmé que le cinquième jour de la Japan Expo 2014 parisienne avait pour seul but de renflouer les caisses après le lourd investissement de 2013. Que ce soit à Marseille ou en Californie, la SEFA a pour habitude d'exporter une recette francilienne qui n'est pas toujours compatible avec les sensibilités locales. Par exemple, les sudistes français ne paient pas leur mètre carré au même prix que la capitale, et les américains ont un peu de mal avec le concept "toute sortie est définitive".
  • La Japan Expo 2014 sera donc la seule édition sur cinq jours, vu que nous repassons sur un planning de jeudi à dimanche. Les visiteurs ont fini au bout du rouleau, et les exposants professionnels ont eu du mal à justifier de travailler plus de 6 jours d'affilée.
  • Petit ajout à la carte que j'ai pu concrétiser cette année : un petit extrait des évènements les plus intéressants pour chaque salle est inclus sur leur emplacement avec date et horaire. Je n'ai pas indiqué les dédicaces notables, car ça n'intéresse qu'une minorité aguerrie qui n'a pas besoin de conseil.
  • Je reste persuadé que les stands qui ont eu droit à un logo sur la carte officielle (Square-Enix, Nintendo, Bandai) ont dû payer pour ce privilège. Du coup, c'est bibi qui s'est coltiné l'ajout des logos sur les autres stands des éditeurs - pas de jaloux !
  • D'ailleurs, certains logos étaient dans une résolution illisible (peut-être parce qu'on leur a refilé des visuels foireux, allez savoir) ; j'ai ajouté un pack de textures HD, par exemple sur les expositions Evangelion, Hiromu Arakawa et Shichiro Kobayashi.
  • Je parlais plus haut de la superficie démentielle de Japan Expo, qui laisse ainsi entrer quiconque paie son stand. Ainsi, entre contrefaçons et exposants qui n'ont parfois aucun rapport avec la thématique, l'évènement a parfois un goût de cour des miracles. Cette année, la palme revient à Odin Electronics, emplacement 5A-M90, qui revend... du matériel de sécurité ! Auraient-ils confondu Japan Expo et Eurosatory, salon consacré à l'armement qui a également lieu au Parc des Expositions de Villepinte ?
  • Autre stand curieux, Japanezoom.com (emplacement 5A-J111), site qui héberge des vidéos pour le moins ambigües. Gardant un souvenir ému de ma rencontre avec Nana Nanaumi sur son stand à Japan Expo 2009, je ne manquerai pas cet arrêt.

Comme toujours, vous pourrez me croiser dans les allées de la convention. Amusez-vous bien, pensez aux conseils écrits sur la carte et merci pour votre fidélité !

30 juin 2011

Japan Expo 2011 - La Mégacarte

Après l'hypercarte 2008, la powercarte 2009, l'ultracarte 2010 faite par Arez, tant de fidélité ne pouvait donner qu'une Mégacarte.

C'est pas ma faute.

 

Okay, j'admets, c'est ma faute.

La SEFA ayant cette année distribué l'agencement sous forme de PDF incomplets et de JPG sous-dimensionnés, nous avons dû bosser avec les moyens du bord - métaphore appropriée quand Arez m'a aidé depuis son Joli Bateau. Deux fichiers, donc : japanime d'un coté, jeux vidéo de l'autre.

Quoi de neuf cette année, pendant que nous avons épluché chaque exposant pour trouver ceux qui sont à visiter et ceux à éviter ? Dans nos recherches, nous avons hélas remarqué que la contrefaçon est encore très présente : toujours aux mêmes endroits (en bas à gauche), rendant les affiches des organisateurs appelant à la bienveillance des visiteurs toujours plus décevantes. Nous avons aussi remarqué la présence de gens qu'on se demande franchement ce qu'ils foutent là, comme l'opticien Paris Miki, orienté vers les gens qui ont plus d'argent sur le nez que sur votre CCP. Mettez ça dans votre smartphone et croisez-moi dans les allées pour me parler de gâteaux.

 

Pendant ce temps : Arez, Poshu et moi tenons depuis quelques mois un podcast hebdomadaire sur les jeux vidéo, et je pense qu'il a trouvé son rythme de croisière. Il est disponible sur le Joli Bateau, sur iTunes, et il est diffusé toutes les deux semaines le vendredi et le dimanche sur Radio Tsumugi.

30 avril 2011

Tonkam

Il y a un an pile, la boutique Tonkam fermait. Evènement typique de vieux con, à classer dans la case "The times, they are a-changin'". Personne n'en avait vraiment parlé sur le moment, hors des forums de vieux cons cités plus haut ; à peine une news sur Mangavore signée Sebkun, attaché de presse chez Tonkam, contenant une petite interview de Sébastien Moricard, directeur de la com' chez Tonkam. Les gens achètent leurs mangasses dans d'autres boutiques qui ont repris le moule de Tonkam ; ceux qui veulent des DVD/Blu-Ray attendent les réductions pendant les conventions ou passent sur Amazon ; ceux qui veulent des goodies non contrefaits les trouvent sur le Net, et ceux qui se font sucrer vont ailleurs. Les autres téléchargent et ne voient aucun mal à cela.

Ceci dit, ce n'est pas un manque de fréquentation qui est à l'origine de la fermeture - plutôt l'éternelle question des loyers parisiens. Pour autant, l'échoppe avait plus l'air d'un musée qu'autre chose, tant les produits exposés tenaient de la collection un peu rétro, avec beaucoup de productions extraites de l'âge d'or de la boutique dans les années 90. Le lieu avait un fort caractère historique (relaté ici), et les gens présents lors du dernier jour d'ouverture étaient plus là pour l'hommage que pour profiter des soldes de clôture. Les invendus réapparurent ensuite sur un stand discret Tonkam-Boutique à Japan Expo 2010, bien loin de celui de Tonkam-Editions.

En parlant des éditions Tonkam, j'avais abordé il y a quelques temps le revirement de ces derniers après avoir été échaudés par la censure. Au milieu des années 90, ils s'étaient retrouvés interdits d'exposition pour un manga ecchi d'U-Jin, et avaient tenté bec et ongles de défendre leur liberté d'édition. Au milieu des années 2000, ils censuraient largement, discrètement et stupidement un autre manga ecchi du même U-Jin.

Je vous ai fait un petit florilège des clichés pris ce jour-là. Gwegz était présent pour filmer un peu, mais il a perdu la bande - dommage, vous auriez entendu les patrons passer La Dernière Séance d'Eddy Mitchell en mettant les gens dehors. Il m'a demandé quel était mon souvenir lié à ce lieu ; j'ai répondu que lorsque j'étais entré pour la première fois, il y avait des étagères en bois, des murs en bois... et que pour mon dernier passage, ils placardaient l'endroit, probablement avec du bois.

Cet article n'a pas vraiment de but, si ce n'est de servir de mémoire pour la boutique Tonkam et ses efforts passés. Parfois, il est bon de se rappeler ceux qui ont bien joué.

 

Mise à jour : j'avais confondu Sébastien Agogué et Sébastien Moricard, tous deux chez le marketing de Tonkam - corrigé.

03 mars 2011

Droit de réponse de Gameblog.fr

(en réponse à cet article. Ayant reçu un fichier Word, j'ai tenté de conserver autant que faire se peut la mise en page originale.)
 
 

A l'évidence, de l'avis de la Rédaction de Gameblog.fr, chacun a le droit de critiquer et de ne pas se reconnaître dans la ligne éditoriale que nous avons choisie. Il est tout à fait normal de l'exprimer, ce n'est pas ce qui motive ce droit de réponse.

Mais la critique est une chose, les erreurs factuelles et la diffamation en sont d'autres, et après que notre journaliste Julien Chièze a passé plus de deux heures au téléphone avec l'auteur, si quelques infimes corrections factuelles ont bien eu lieu, elles sont loin d'être exhaustives, malgré de notre côté des explications beaucoup plus amples et précises. Comme il n'est pas dans notre nature de porter l'affaire au-delà de ce cadre, nous nous contenterons donc d'apporter par ce droit de réponse les très nombreux éléments que l'auteur n'a pas ajoutés ou corrigés. Par avance, nous nous excusons de la longueur de ce droit de réponse, mais elle est à la mesure de la quantité d'amalgames et d'erreurs commises par l'auteur.

D'abord, Julien Chièze a créé une auto-entreprise pour séparer, justement, ses activités non journalistiques et l'entité Gameblog.fr de manière nette. Quant à la "requête si surprenante qu'elle a fait rire jusqu'aux journalistes du Monde" ; il s'agit plutôt d'une seule journaliste, qui se trompait, lorsqu'elle a formulé ce commentaire, parce qu'elle ignorait que cette requête a bien fait l'objet d'une rétribution (d'ailleurs, l'illustrateur continue de travailler pour Gameblog contre rémunération). Par ailleurs, si Raton-Laveur avait fait l'effort de mieux enquêter à ce sujet, il aurait découvert sans peine que ces éléments ont été postés bien avant qu'ils ne soient rappelés ici (http://www.gameblog.fr/blogs/JulienC/p_23791_logo-spootnix-le-vainqueur).

Paris Games Week

  • Si une barre Windows Media Player est apparue pendant la présentation, ce n'est en aucun cas parce que celle-ci n'était pas en temps réel. C'est un incident lié au fait que plusieurs appareils étaient reliés au même écran par commodité, et qu'une commutation éclair a eu lieu par erreur. La démo était bien en temps réel et des plantages publics en témoignent. Dans le texte original (que vous pouvez visionner ici : http://www.gameblog.fr/EditotakuGameblog_post_original.pdf), Raton parle de "fiasco" et de "mascarade" ; ceux qui ont assisté à cette avant-première semblent majoritairement de l'avis inverse, et ravis d'avoir pu y assister. Bref, les problèmes de ce point sont, après correction, nuls et non avenus.

Heavy Rain :

  • Des publicités pour le jeu sont bien apparues sur le site autour de sa sortie. Il se trouve en effet que les publicitaires préfèrent acheter de la publicité autour de la sortie du produit qu'elles concernent : c'est souvent plus efficace, et c'est le cas pour tous les jeux qui sortent. C'est aussi le cas pour les magazines papier, les autres sites internet, la télévision, pour toutes les industries et dans tous les cas de figure. Par ailleurs, la publicité de Gameblog est gérée par une régie externe, Free Zone, c'est à dire une société différente dans laquelle ni la société Gameblog ni ses membres n'ont de parts, et qui commercialise ces espaces de manière indépendante, ainsi que ceux de nombreux autres sites.
  • Le blog de David Cage a été mis en place après un reportage chez Quantic Dream, au cours duquel nous avons proposé à David Cage ce Blog VIP. Il se trouve que le contenu des posts a été écrit en français à la base, puis traduit en anglais pour IGN, il a donc accepté de les partager dans leur forme originale avec les lecteurs de Gameblog. Bien entendu, aucune transaction financière, dans un sens ou dans l'autre, n'a eu lieu.
  • La tenue des Blogs VIP de Gameblog appartient à leurs propriétaires, qui y postent ce qu'ils veulent. La rédaction n'a découvert qu'après coup que les images choisies par David Cage pour illustrer son post sur la soirée de lancement du jeu étaient celles de Jeuxactu. Nous ne nous sommes pas faits "choper" puisque nous ne le savions pas nous-mêmes. Nous les avons contactés aussitôt, ils ont accepté qu'elles soient ainsi utilisées. Nous avons rajouté la note sous chacune des photos, avec un lien vers Jeuxactu ; rien de "timide" dans cette ajout, visible en de multiples endroits. Rappelons au passage que ces photos sont tout de même celles d'une soirée organisée par David Cage et Quantic Dream à l'occasion de la sortie de leur jeu, et sur laquelle ils figurent – ils ont donc des droits les concernant.
  • Nous ne nous excuserons pas d'avoir aimé le jeu suffisamment pour lui mettre 5/5. C'est parce que nous avons aimé ce que nous connaissions à l'époque du jeu que nous avons tenu à la mise en place d'un Blog VIP, et non l'inverse. Par ailleurs, il n'est pas rare que des jeux soient sanctionnés d'un 5/5 sur Gameblog, une telle appréciation ne représentant pas par ailleurs dans notre système une quelconque perfection (http://www.gameblog.fr/news_20492_les-tests-de-gameblog-evoluent).
  • Gamekult et toute autre publication a tout à fait le droit, fort heureusement, de ne pas être du même avis que nous. Raton Laveur fait ici un raccourci et un amalgame graves ; Julien Chièze, et la Rédaction, comprennent en effet que Sony ait souhaité ne pas faire de publicité sur Gamekult après que le site a exprimé une opinion tiède sur le jeu et uniquement cela, pas le reste de l'incident entre ces deux parties, pas la liste noire. Ne pas acheter de publicité est une chose, couper les relations en est une autre. C'est d'ailleurs précisément ce que Julien Chièze dit dans cette même interview de Console Syndrome (parlant du blacklistage de Sony) : "ça me choque. Gamekult a tout à fait la liberté de ne pas aimer Heavy Rain et de le dire. C’est la base du journalisme". De plus, la phrase de Raton "Donc, la gestion de la publicité liée au rédactionnel c'est normal" n'a rien d'autre à faire ici qu'entretenir l'amalgame et la confusion. Il n'y a pas de "gestion liée au rédactionnel de la publicité" là-dedans ! Aucune contradiction avec ce que nous avons exprimé, simplement un annonceur qui choisit de ne pas annoncer sur une publication qui n'a pas aimé son produit. Raton Laveur oublie purement et simplement de citer ce qui concerne le reste de l'incident, hors retrait de la publicité.
  • Raton écrit : "Dans cette même interview, il critique Gamekult" ; c'est faux.

    À aucun moment Julien Chièze ne critique le choix de Gamekult de communiquer sur ce litige en public dans l'interview accordée à Console Syndrome : il explique. Citons : "Quand Sony appelle Gamekult et qu’ils s’expliquent entre eux, ça reste dans la sphère privée" en effet, lorsque les deux parties sont au téléphone à ce sujet, cela concerne la sphère privée (c'est un fait, le coup de fil n'étant pas alors retransmis sur tous les téléscripteurs mondiaux). "Mais si plus tard, tu vois des traces de cette discussion sur Twitter ou autre, ça déborde dans le domaine public". Encore une fois ce n'est qu'énoncer un fait. "Je comprends alors que Sony puisse se braquer et que cela ait envenimé les choses" : fin du passage incriminé par Raton. Où Julien Chièze a-t-il critiqué Gamekult ? Ils sont libres de gérer leurs conflits comme ils l'entendent, et en l'occurrence, nous n'avons pas l'audace, contrairement à Raton, de prétendre connaître tous les tenants et aboutissants du dit conflit pour y apporter un jugement plus prononcé.
  • "les rédacteurs travaillent communément sur le rédactionnel d'IG Magazine" ; c'est faux.

    Dans quelques cas bien particuliers les deux rédactions ont échangé des contenus, mais IG Magazine dispose de ses propres équipes rédactionnelles. Nous n'assurons pas le contenu du magazine, pas plus que nous ne le décidons.
  • "les pubs sur le site sont majoritairement tournées vers le jeu vidéo, semblant oublier que le public du site a également besoin d'autres loisirs, de s'habiller ou de manger ;" Encore une fois, ce sont les publicitaires qui décident d'annoncer sur Gameblog, et non Gameblog quoi choisit les publicités qu'il diffuse. Il se trouve que ces publicitaires préfèrent acheter de la publicité sur les médias qui parlent de leur catégorie de produits, car il se trouve que les lecteurs de ces médias s'y intéressent. C'est souvent plus efficace. C'est encore une fois Free Zone qui commercialise les espaces publicitaires de Gameblog, sans intervention de la part de la Rédaction. Par ailleurs, Gameblog a déjà eu des publicités pour des pizzas, du poker en ligne, des fournisseurs d'accès à Internet, de la téléphonie mobile, du e-commerce, etc. Nous serions ravis de pouvoir ajouter les pantalons et les auberges de jeunesse à cette liste, mais… c'est du ressort de Free Zone, notre régie de pub externe (et surtout des annonceurs en question).
  • "Ce dilemme est impossible à résoudre, et cela a bien été démontré aux USA par GameSpot" ; GameSpot a une régie interne, et mène sa barque comme il l'entend. Notre régie est externe. Gameblog n'a jamais modifié de note ni licencié de collaborateur pour des questions publicitaires et ne le fera jamais. Nous ne savons même pas toujours quelles sont les publicités que nous aurons d'une semaine sur l'autre, et les découvrons lorsqu'elles sont imprimées sur les pages, parfois pour un jeu que nous avons mal noté… sur la page même du test.

 Chasse à l'audimat :

  • Les citations de sources : Gameblog cite systématiquement d'autres sources, quotidiennement, soit par "-Via-" (exemple : http://www.gameblog.fr/news_21095_gdc-2011-shenmue-3-sega-enfin-prêt) en fin de news, soit directement et nommément dans les corps de textes, et ce qu'ils soient anglo-saxons (http://www.gameblog.fr/news_20015_playstation-phone-les-specificites-techniques), japonais (http://www.gameblog.fr/news_20817_le-developpement-de-la-ps4-suspendu), français (exemple http://www.gameblog.fr/news_20007_top-20-des-ventes-de-jeux-video-en-france-en-2010) ou même papier (http://www.gameblog.fr/news_20942_the-last-guardian-le-plein-d-infos). Par ailleurs, certains de nos confrères sont bien moins systématiques que Gameblog sur ce point (notamment dans le cas de sources françaises), chacun pourra l'observer de lui-même.
  • Les sources d'information sont multiples, et nombreuses sont celles qui parviennent à plusieurs publications en même temps. Par exemple toutes les rédactions reçoivent des communiqués de presse identiques et au même moment. Ce qui ne veut pas dire qu'elles les traiteront en même temps. Lorsque nous postons une info de source officielle par exemple, ce n'est pas parce que d'autres l'ont posté avant que nous devons les citer.
  • Quand Raton écrit : "une news (signée Julien Chièze) intitulée "Bioshock 2, des putains de sodomites partout" avec pour sous-titre "Les développeurs sont-ils allés trop loin ?" ", Raton-Laveur a enlevé des guillemets, semant la confusion en attribuant ces propos au journaliste qui écrit la news. En réalité, le véritable titre de la news est : "BioShock 2 : "des putains de sodomites partout" ", c'est à dire une citation extraite des dialogues du jeu. Lorsqu'on rétablit cet élément, la thèse de Raton n'est plus illustrée que par un exemple erroné, donc non recevable. On peut, nous aussi, légitimement poser la question : pourquoi avoir retiré ces guillemets ?
  • La Wi Hi-Fi : d'abord, la news est au conditionnel, et taggée "Rumeurs". De même son texte fait usage de conditionnel et de pincettes. Par ailleurs, la source nous ayant révélé ce nom de code et le cœur de l'information (Nintendo envisageant de présenter quelque chose sur sa prochaine console de salon à l'E3 2010) est la même que celle qui nous a permis de révéler en exclusivité mondiale que Mizuguchi allait ouvrir la conférence Ubisoft, qu'il y annoncera un successeur de Rez, qu'il s'appellera Child of Eden, informations qui se sont toutes révélées exactes (http://www.gameblog.fr/news_16004_e3-10-child-of-eden-le-prochain-mizuguchi). Parfois, des plans changent à quelques heures même d'une conférence. C'est même très courant à l'E3 où les conférences s'enchaînent à quelques heures les unes des autres. Nous avions choisi de révéler cette information également, celle-ci ne s'est malheureusement pas concrétisée. Elle n'en demeurait pas moins, au moment de sa publication, tout à fait valable et sourcée.

Star System :

  • Raton écrit : "Vous devez le voir à la quantité de sources citées : en écrivant cet article, j'ai quand même fait mes devoirs." Il ne suffit pas de mettre des liens, et de faire des citations tronquées pour "avoir fait ses devoirs", comme l'illustre le présent Droit de Réponse. Faire vraiment bien ses devoirs l'aurait empêché de prêter de fausses intentions, de poster des faits erronés.
  • Le blog des rédacteurs, le blog de La Rédaction, et le blog de ses proches collaborateurs comme Cyril Drevet sont des pans tout à fait différents du fil d'actualité, qui agglomère news, articles, vidéos, dossiers, podcasts, etc. publiés par le site. Ils sont d'ailleurs désormais séparés en Home. En tant que blogs, ils sont personnels et ne relèvent pas de la ligne éditoriale du site. La Rédaction dans son ensemble considère ainsi que chacun est libre d'exprimer un point de vue tout à fait personnel dans ces espaces (tant qu'il respecte la Loi, bien sûr).

Nous avons aussi lu les commentaires. À l'intérieur, il y a encore beaucoup de faits affirmés sur les vies ou les parcours qui sont factuellement faux, mais nous avons déjà été bien longs. Nous ne reviendrons pas à chaque fois sur ce genre de diffamations, ou les qu'en dira-t-on.

Ce n'est pas la première fois que nous faisons l'objet de telles attaques, et ce ne sera probablement pas la dernière non plus, vu l'audience atteinte aujourd'hui par Gameblog et sa place grandissante dans le paysage des sites traitant de jeu vidéo. Tant qu'il s'agit d'opinions, elles ne nous posent aucun problème, nous savons ce qu'est notre ligne éditoriale, ses spécificités, et vers où nous désirons l'emmener. Et ce choix nous appartient. Libre à chacun de l'apprécier ou non.

N'oublions pas non plus que le jeu vidéo est un divertissement, que Gameblog traite son actualité de manière diverse. Sérieusement avec des dossiers de fond, interviews, articles divers, news factuelles, parfois plus légèrement dans ses à-côtés comme les blogs, ou ailleurs, le tout saupoudré de bonne humeur.

Et maintenant, on va manger des gâteaux.

Julo, JulienC, Trazom et RaHaN

02 mars 2011

Gameblog (avec mise à jour)

Personne ne fait confiance aux critiques de jeux sur Micromania.fr. "Critique" au sens large, vu que seuls les journalistes totaux écrivent ainsi - les autres parlent de "test" - en considérant qu'on ne teste pas un livre ou un film. Personne ne fait confiance à Micromania.fr pour l'impartialité de leur critique, puisque chacun sait que Micromania nous vend ces mêmes jeux. Si un client hésite à acheter un produit et tombe sur leur test négatif, il garde son argent... pas très commercial. Même chose, mais à l'envers : jeuxvideo.fr, site de news et de critiques/tests, vous propose de lancer votre propre boutique franchisée jeuxvideo.fr. Là encore, quel intérêt jeuxvideo.fr aurait à descendre un jeu qu'une boutique jeuxvideo.fr est susceptible de nous vendre ? Depuis, le site a été revendu à M6, mais les boutiques profitent toujours de cette ambiguïté... Et jeuxvideo.com, dans les poches d'Ubi Soft et d'une agence de communication ?

 

Crise de confiance

Janvier 2011 : et là, c'est le drame : Julien Chièze, co-fondateur de Gameblog.fr, a annoncé en janvier dernier qu'il lance sa propre agence de com', précisément spécialisée dans le jeu vidéo, tout en continuant à gérer le site. L'annonce n'étant pas assez ubuesque en soi, M. Chièze en profitait pour lancer un concours auprès de ses lecteurs pour qu'ils lui conçoivent le logo de sa boite - une requête si surprenante qu'elle a fait rire jusqu'aux journalistes du Monde. Serais-je un oiseau de mauvaise augure, un méchant raton-laveur aigri qui prévoit le pire alors que ladite agence n'existe pas encore ? Voici quelques faits d'armes :

  • Paris Games Week (à peine deux mois avant l'annonce de la création de l'agence de com'), stand Square-Enix : j'assiste à une présentation de Deus Ex Human Revolution. Avant de voir le jeu, Julien Chièze arrive et se présente en citant Gameblog. Il joue rapidement le rôle du Monsieur Loyal, nous demandant de ne pas prendre de photos ou de filmer. Il s'éclipse, la présentation commence. Nous voyons une vidéo de gameplay datant de l'E3, avec une barre de défilement Windows Media Player qui apparaît un court instant par inadvertance. De l'aveu de Julien Chièze, la démo est instable et plante lors de plusieurs sessions. A la fin , le même revient comme une fleur et nous félicite pour avoir assisté à une avant-première exceptionnelle. Il m'a confirmé avoir touché une rémunération pour cette prestation.
  • Heavy Rain : le traitement de ce jeu par Gameblog a fait couler beaucoup d'encre : des publicités directement sur le site, suivies du blog officiel de David Cage, réalisateur du jeu, qui postera le même publi-rédactionnel en anglais sur IGN. Blog loin d'être au-dessus de tout soupçon, vu que les photos de la soirée de lancement du jeu seront purement et simplement volées sur JeuxActu (et même découpées pour virer le logo !) ; après s'être fait choper, ils ont timidement ajouté un copyright, mais les clichés incriminés restent en ligne. Et de la part d'un blog officiel, ne pas avoir des photos sa propre soirée pour son propre jeu, n'est-ce pas ridicule ? Revenons à Gameblog et à son traitement du jeu : la critique postée après ce battage médiatique couronne le jeu et lui met la note maximale de 5/5.
  • Heavy Rain, corollaire : Lors d'un podcast de Gameblog (merci à Reguen pour l'avoir retrouvé), la rédaction répond à ces suspicions en arguant que "la publicité est séparée du rédactionnel" (36ème minute). Pendant ce temps, Gamekult avait mal noté le jeu et Sony avait réagi en mettant le site sur liste noire. Interrogé sur ce sujet, Julien Chièze "comprend" le comportement de Sony. Donc, la gestion de la publicité liée au rédactionnel, c'est normal... mais un peu contradictoire avec ce qui a été affirmé dans le podcast ! Dans cette même interview, il critique Gamekult rendant public le comportement de Sony, jugeant que ces pressions tiennent de la "sphère privée". Et dans la même réponse, il déplore un manque de solidarité entre les sites français !
  • Le groupe Ankama, qui développe des jeux, édite des livres, produit des dessins animés, a investi dans Nolife et Gameblog. A l'heure actuelle, quand vous passez dans les locaux de Nolife (mais ils vont bientôt déménager), vous avez l'équipe de Gameblog qui officie à l'étage du dessus, et les rédacteurs travaillent communément sur le rédactionnel d'IG Magazine. Donc, quand Nolife a lancé l'an dernier une offre d'abonnement afin de "soutenir la chaîne", Gameblog a pu observer de près... Depuis quelques mois, Gameblog propose une offre Premium, afin de "soutenir le site". Entre autres avantages, la publicité disparaît du site. Dans le cas d'un traitement publicitaire comme Heavy Rain, que verrait le visiteur Premium ? En lisant un site épuré de toute publicité pour le jeu et une critique abordant une note maximale, l'utilisateur payant serait-il vraiment gagnant ? Car hélas, le conflit est possible et présent sur Gameblog : les pubs sur le site sont majoritairement tournées vers le jeu vidéo, semblant oublier que le public du site a également besoin d'autres loisirs, de s'habiller ou de manger ; à l'inverse, Nolife passe des pubs pour des pantalons ou des auberges japonaises...  Ce dilemme est impossible à résoudre, et cela a bien été démontré aux USA par GameSpot qui, après avoir viré un rédacteur en chef qui avait descendu Kane & Lynch alors que le site était couvert de ses pubs, a perdu bien des abonnés qui pensaient payer pour une impartialité fort illusoire. Est-ce vraiment correct d'empocher l'argent des publicitaires d'une main pour faire de la promo auprès des visiteurs, tout en promettant une critique impartiale et à l'abri des publicitaires avec l'argent des visiteurs dans l'autre main ?

A la lumière de ce comportement passé, on voit bien que Gameblog tient trop souvent du publi-rédactionnel. Ironie de l'histoire : au siècle dernier, les magazines papier Joystick et Joypad étaient édités par Hachette. Quand ils furent revendus aux éditions Future (depuis devenues Yellow Media), les membres des rédactions étaient partis pour créer Canard PC, Gaming (attention, lien vers un article que j'ai écrit en 2004) puis Gameblog. Précisément pour ne pas être réduits à écrire des pubs... et c'est ce que Gameblog est en train de devenir.

 

Chasse à l'audimat

Sur Direct8, chaîne de télé du groupe Bolloré (l'émission télé Gameblog passe sur DirectStar), il y a Jean-Marc Morandini. Le présentateur de la trash TV des années 90, celui qui s'est recyclé en pseudo-analyste du PAF, celui qui court après le buzz permanent, et dont les plagiats, dérapages et autres mensonges lui valent une rubrique dédiée chez @rrêt sur Images. Le buzz, ça passe aussi par des éléments de langage, faut que ça clique et qu'on sorte le pop-corn.

Prenons une information anodine et voyons son traitement. 5 décembre 2008 : OriginalSoundVersion.com note une ressemblance entre le thème de Robo dans Chrono Trigger et le célèbre "Never Gonna Give You Up" de Rick Astley, et arrive à contacter le compositeur pour lui demander si c'est volontaire (réponse : non). Le même jour, l'info est reprise par Kotaku, qui cite la source et ne fait pas de sensationnalisme. Elle arrive en France le 9 décembre via Génération-NT, citation de source, pas de pop-corn. Et le 18 décembre - une éternité plus tard pour un site de news - Gameblog, sous la plume de Julien Chièze, sort "Chrono Trigger, le plagiat qui fait mal". Morceaux choisis : "A vous de vous forger votre propre opinion. Mais autant vous dire que j'ai perso une petite idée. Oui, ça ne peut être que de la magie pure tellement ça tombe parfaitement en rythme ! [...] La vidéo ayant été supprimée (!!!) voici une nouvelle adresse non exportable où vous pourrez découvrir cet incroyable plagiat." Et le pire : aucune source n'est citée. Dans une interview, Julien Chièze déplore l'état d'esprit français où personne ne cite les sources ou exclus des autres sites, là où les anglo-saxons observent un cercle vertueux... "Faites ce que je dis, pas ce que je fais" ?

Car le buzz, les articles racoleurs, ça clique, et le clic, ça rapporte. Quand vous visitez un site web, vous entrez dans les statistiques du "visiteur unique" et des "pages vues": combien de personnes viennent sur le site, et combien de pages vous matez. Ce qui correspond à combien de personnes verront les publicités, et combien chaque personne verra de pub, chaque nouvelle page contenant son lot de bannières. C'est d'ailleurs pour ça que le moindre article qui fait plus de trois paragraphes est séparé en plusieurs pages... Les annonceurs, les éditeurs de jeux et autres décideurs, ces deux indicateurs, ils en mangent au petit-déjeuner. Souvenez-vous des boutiques jeuxvideo.fr en début d'article : le nombre de visiteurs sur le site est le premier argument utilisé pour vous convaincre d'investir dans la franchise. Or, quand vous voyez un lien qui ressemble à "gameblog.fr/blogs/redac/p_24259_la-ngp-est-arrivee-a-la-redaction-les-photos", forcément, vous cliquez... et vous vous faites troller avec un Julien Chièze qui tient un carton imprimé. Pour expliquer le troll, une explication foireuse du "nous voulions nous rendre compte par nous même la place qu'elle prenait." Ou une news (signée Julien Chièze) intitulée "Bioshock 2, des putains de sodomites partout" avec pour sous-titre "Les développeurs sont-ils allés trop loin ?" ; que dire des journalistes qui écrivent ainsi... Mais vous avez cliqué, vous avez vu les publicités - et même si vous utilisez AdBlock, vous êtes entrés dans les statistiques qu'ils présenteront pour leur prochaine campagne de publicité. Est-ce que le site vous a menti ? Oui.

Sans parler des articles objectivement mauvais : catalogué comme "Dossier", taggé "Réflexion" et "Humour" (on vient de le voir, le tag "humour" autorise beaucoup de choses), un article sur les rayons de jeux vidéo dans les supermarchés, bourré de lieux communs, de stéréotypes et d'affirmations mensongères. Et j'en sais quelque chose, puisqu'il cite un magasin que je connais... C'est d'autant plus dommage qu'il y a de vraies choses à dire sur les lieux de vente non spécialisés !

Gameblog peut se draper dans l'argument de l'humour, reste que sa réputation - déjà entachée par la crise de confiance expliquée plus haut - n'en sort pas grandie. Mais c'est assumé : Julien Chièze admet lui-même, que ces news que les lecteurs "qualifient de racolages, [...] en taux de clics, [...] en visibilité, [...] elles cartonnent. Systématiquement." Mais dans ce cas, il reste possible de voir que le mensonge est volontaire, car ce n'est pas toujours le cas ; quand Gameblog a annoncé une Wii Hi-Fi présentée à l'E3 2010 (article signé Julien Chièze) puis ne s'est jamais excusé pour cet énorme intox (repris par les sites américains), était-ce un bidonnage volontaire pour gonfler ses statistiques, ou était-ce l'authentique erreur d'une source ("informations en provenance de développeurs") ? Comment le savoir ? Du Morandini en version jeu vidéo, du Kotaku en français, purement et simplement, du mauvais journalisme ; c'est ce que Gameblog est en train de devenir.

 

Star System

Vous devez le voir à la quantité de sources citées : en écrivant cet article, j'ai quand même fait mes devoirs. En cherchant ces news bidon, ces conflits d'intérêt et autres interviews contradictoires, le pseudo JulienC revient sans cesse. Je n'attaque pas sa personne ; il accepte d'ailleurs de se mettre en avant, pourvu qu'il puisse "véhiculer une bonne image du jeu vidéo et faire parler de Gameblog". Le site était fondé sur cette promesse de grandes signatures de l'époque Joypad ou Player One ; forcément que le Star System est fourni en série. Là où ça devient douteux, c'est quand ça donne droit à de longues vidéos autofellatrices où l'on parle d'un jeu sorti depuis des mois dans le reste du monde tout en jouant très mal, des articles de blogs où l'on veut mobiliser ses lecteurs pour attaquer ses détracteurs avec des phrases aussi hallucinantes que "lorsque vous tombez [...] sur ce genre de personnages, [...] pourrissez-les [...]avec, je le répète, le respect des idées de chacun", et des lettres ouvertes pour se poser en parangon de vertu. 

Le blog de Cyril "Crevette" Drevet fut mon moment personnel où j'ai réalisé que le Père Noël n'existe pas. Cette signature vénérée qui critiquait des jeux vidéo alors que j'apprenais mes tables de multiplication, et qui vingt ans plus tard, sans éditeur ou secrétaire de rédaction, écrit avec plus de fautes de français qu'un participant de télé-réalité et trolle comme un fan de Star Trek.

Ces lettres ouvertes, signées "Julien Chièze & la rédaction de Gameblog.fr", elles sont pile poil dans le crédo cité plus haut. En tant que lettres ouvertes, elles sont largement reproduites ailleurs et font donc "parler de Gameblog", surtout quand elles sont adressées à Michel Denisot et finissent par "A votre disposition si vous souhaitez prolonger le débat" ou à Nadine Morano avec "Nous nous tiendrons bien évidemment à votre disposition si vous souhaitez prolonger le débat". On peut aussi copier-coller les lettres ouvertes des copains qui appellent à... "un Grenelle « santé et jeu vidéo »". Quant à "véhiculer une bonne image du jeu vidéo", c'est facile, il suffit de s'indigner. Mais comment reprocher au gouvernement de faire un amalgame entre jeu vidéo et pornographie alors que le blog officiel d'un membre de l'équipe est bourré de nanas à poil, sans le moindre avertissement ou filtrage ? Comment prétendre que "le jeu vidéo est en train de passer à l'âge adulte" tout en faisant de l'humour puéril sur les seins de Lara Croft que l'on peut déchiqueter pour en faire une chaise douillette ? Que donne ce mélange des genres auprès des gens ciblés par ces lettres ? Est-ce que Gameblog et le jeu vidéo en sortent vraiment grandis ? De la pipolisation et de la tartufferie à la petite semaine pour faire parler de lui, c'est ce que Gameblog est en train de devenir.

 

C'est ce que Gameblog est en train de devenir

Julien Chièze n'a jamais caché que pour faire tourner un site pareil, il y a des impératifs financiers à respecter. Ankama a investi des sous et aimerait bien en revoir la couleur. Or, avec l'argent que l'on va chercher chez des intérêts contradictoires (des publicitaires qui veulent une presse aux ordres et des lecteurs qui veulent de l'indépendance), ça n'aide pas à la crédibilité - voir la première partie de cet article. Crédibilité d'autant plus entachée quand on raconte de grosses bêtises pour faire de l'audience - seconde partie. Et ni l'un ni l'autre ne s'améliorent quand on tape dans un culte douteux de la personnalité - troisième partie... A un moment de son existence, on dirait que Gameblog est tombé sur Kotaku et y a vu son modèle spirituel ; la chasse au buzz et à la rumeur, une écriture douteuse et démago, la soumission face aux éditeurs et aux annonceurs, et un zeste de cul. En arriver là pour garder la tête hors de l'eau, vraiment ? Avoir quitté les éditions Yellow Media, trop lisses et corporatistes, pour glisser vers un mauvais tabloïd ?

Je n'écris pas un article en appelant au boycott de Gameblog ou en arguant qu'il n'y a plus rien à sauver. Mais l'annonce en début d'année d'attacher une agence de com' à un site d'information est tellement significative de l'état actuel du navire qu'il me fallait pondre ce texte. De même, je n'ai pas arrêté de réécrire mes tournures de phrase pour ne pas être pris pour un méchant aigri comme je le mets au début... Il n'est jamais trop tard pour un peu de transparence ou de rigueur journalistique, surtout quand on est un des plus gros sites français en la matière.

 

Pendant ce temps : Ecoutez Radio Tsumugi. Je suis venu pour les aider à atteindre leur quota d'audimat, je reste pour la qualité de la playlist. Et Keul a ajouté un widget Twitter dans la barre de menu, pour ceux qui ne lisent pas encore le site via RSS - hey, il faut encore passer ici pour mettre des commentaires !

 

 Mise à jour du 3 Mars 2011 : J'ai été contacté par Gameblog qui souhaitait corriger plusieurs éléments dans l'article. Le texte a été modifié, et voici la liste des changements :

  • La démo de Deus Ex Human Revolution n'était en vidéo que pour l'intro, le reste étant en temps réel. Julien Chièze m'a affirmé que Square-Enix n'a donc pas truqué la présentation ; le code utilisé était très instable et causait de nombreux plantages. Ce passage contenait également une interrogation ouverte, demandant s'il avait mis sa réputation en avant "par altruisme ou par intérêt mercantile" ; comme il m'a également affirmé avoir été rémunéré pour cette présentation, cette question est remplacée par une affirmation.
  • Le blog "bourré de nanas à poil" n'est pas celui d'un rédacteur, mais d'un membre de l'équipe (le webmaster) qui rédige parfois quelques critiques sur Gameblog (par exemple, celle de Dragon Age : Origins).
  • Julien Chièze n'est pas le "boss" de Gameblog, mais le co-fondateur.
  • Les lettres ouvertes ne sont pas "toujours" signées "Julien Chièze & la rédaction de Gameblog.fr".

Je présente bien évidemment mes excuses aux parties intéressées pour ces erreurs factuelles.

Une autre modification a été apportée à un élément de langage, concernant le concours lancé auprès des lecteurs pour concevoir un logo, une requête que je qualifiais de "burnée" ; ce mot qui a choqué Julien Chièze a été remplacé par "surprenante". De plus, il rappelle que le gagnant a été rémunéré. Enfin, il souhaite apporter une réponse au commentaire n°55 de Chonko, concernant l'iPad qui lui a été offert par un lecteur : il s'agit vraiment d'un cadeau très généreux fait par un lecteur très discret, et non celui d'Apple ou d'un intérêt privé. J'ai aussi tenu compte du commentaire n°48 de Mapple pour certaines citations sorties de leur contexte.

La conversation avec Julien Chièze a ensuite tourné sur mes inquiétudes personnelles envers le site, aussi bien sur la tonalité que sur les mélanges de genres. Pour tout ceci, un droit de réponse m'a été promis de la part de la rédaction de Gameblog, que je publierai bien évidemment.

Mise à jour du 3 Mars 2011 à 20h30 : Droit de réponse publié. Il sera également présent demain sur Gameblog.fr.

Mise à jour du 4 Mars 2011 : On parle de cet article et des réactions sur la quotidienne de Gameradio.fr (42ème minute).

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