24 janvier 2005
Deuxième Semaine Quartier Libre, Compte-rendu
-"Ce Septembre dont on n'avait jamais vu la fin (et autres histoires)", par Rataime;
-Le test de Perimeter sur PC, par Smog ShadowSeth;
-Le mail d'une copine de QTCX au Japon, à propos du secret des nippons pour avoir un faible taux de chômage;
-Une présentation du manga "Transparent", par Keul;
-"How To Draw a raton laveur in one lesson", par Cyber_Penpen;
-Une présentation de l'anime "NieA_7 - Domestic Poor @nimation" par Nemo;
-Une "étude de l'absorption de liquides par un Procyon lotor", par Findae;
-La présentation du manga "20th Century Boys" par Garric.
Soit 8 articles pour 7 jours, dans la moyenne classique de l'éditotaku^^. La semaine s'est clôturée avec la discussion sur IRC où nous avons parlé de flamewars, rigolé du fiasco complet de mon enchère sur Ebay, et smurfé non-stop sur du Gwen Stefani (la beta européenne de World of Warcraft ramait un peu hier soir). Bref, la semaine a été très bonne de mon côté! Méga-merci encore à ceux qui ont écrit, et merci à vous pour continuer à lire l'éditotaku!
Blacksad vient de me téléphoner à l'instant pour me dire qu'il y a une émission sur Foune Radio à propos de la japanime, avec le rédac' chef du Virus Manga (une sous-marque d'Animeland) pour invité. Au moment précis où je me suis connecté, le présentateur a fait une vanne salace sur "Laputa". Et allez, il est 20h28 et ils parlent de hentai.
A part ça,
Par Raton-Laveur le 24 janvier 2005, 20:30 - Général 45 commentaires
23 janvier 2005
20th century boys
J'ai découvert cette serie il y à pas longtemps, et ca va au delà de ce que je pensais : c'est du très bon.
L'histoire : Le personnage principal, Kenji gère un convini et vit avec sa mère et la fille de sa soeur, qui a demandé de garder son fils en attendant qu'elle revienne. Nous sommes en 1997. Un jour, un de ses amis d'enfance, surnommé Donkey se suicide, tout du moins, c'est la thèse officielle. Kenji reçois un peu après sa mort, une lettre de Donkey lui demandant s'il connaissait ce dessin : une main avec l'index levé au millieu d'un oeil. Ce logo à été crée par lui et ses amis en 1969 pendant son enfance. ils s'inventerent un jeu de gosses où ils crèerent une base secrète dans le but de combattre une organisation censé détruire le monde, ainsi qu'un scenario catastophe où l'humanité devait subir des attaques, puis etre anéantie à la fin de l'an 2000. Le logo lui, etait le symbole de leur amitié. Au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire, on apprend que ce symbole appartient a une secte dirigé par une personne surnommée Ami, et que leurs propheties d'enfant sont en train de prendre forme.
Bien qu'à la premiere vue, ça peut sembler classique, son scénario est très bien pensé. Bourré de rebondissements, on ne s'ennuie quasiment pas une seule fois, il faut dire qu'on en attendait pas moins de Urasawa, le createur de Monster, entre autre. On trouve enormement de références (musiques, mangas, films, ou évenements historiques d'époque), en effet, on passe souvent d'une certaine époque au présent (et l'inverse évidemment), enfin quand je dit présent, c'est celui du debut de l'histoire, car celle ci evolue dans le temps avec ses personnages.
Tiens, les personnages principaux justement, il sont très attachants, chacun d'eux ayant leur propre histoire, mais tous étant reunis par le même rêve d'enfant, qui est un des themes principaux de l'histoire. Bref Je voudrais pas spoiler, mais ce que je peux dire, c'est que la qualité du scénario devient de plus en plus élevé au fur et a mesure que l'on progresse, on a sans arrêt envie de connaitre la suite.
17 volumes sont sortis au Japon où la serie est toujours en cours, et 14 en France. C'est édité chez Génération comics, et malgrès quelques defauts comme les onomatopées modifiés et plutot moches, où encore le prix (8,99 Euros, mais c'est souvent le cas chez eux, Full Metal Panic est à presque 10 Euros par exemple), ca reste d'assez bonne qualité, mais je pense que ca vaut quand même largement le coup.
Par lectorat le 23 janvier 2005, 20:49 - Japanime 5 commentaires
MIRCator
Par Raton-Laveur le 23 janvier 2005, 18:35 - Général 2 commentaires
Le Château Ambulant
Cette critique va être aussi douloureuse pour vous que pour moi, alors commencons sans plus tarder.
Dernier long métrage d'Hayao Miyazaki? L'homme avait dit ça pour Sen To Chihiro No Kamikakushi, mais était revenu sur sa décision à cause des évènements du 11 septembre 2001. Hauru no ugoku shirô n'est cependant pas son dernier projet puisqu'il planche déjà sur quelques Ghiblies, autrement dit des courts métrages diffusés au Musée Ghibli. Dernier "gros" projet alors? On est en droit de le croire.
Surtout en voyant les références distillées au compte-gouttes tout au long du film qui feront tilter les fans. Le château ambulant est entouré de nuages à l'instar d'un autre château (mais dans le ciel celui-là), les défilés militaires aperçus au loin font penser aux mêmes démonstrations aperçues dans Porco Rosso, l'intérieur de la demeure d'Hauru n'est qu'un long panorama des thermes de Chihiro (des couloirs à la chambre en passant par la chaudière avec esprits fournis en série), et Sophie qui dit bien haut que "c'est dur d'être vieux" doit parler pour son dessinateur. Pas son auteur, pensez donc, puisque pour la première fois depuis Sherlock Holmes, Hayao Miyazaki se base sur l'histoire d'un autre. Qui là aussi a ses propres références: les soldats se mettant en chasse des rebelles seraient dirigés par une mégère beuglant "coupez-lui la tête!" que ça ne m'aurait pas plus surpris que ça. Le film râtisse large comme le monde, piochant ses influences partout et aboutissant à un pot-pourri qui a vraiment une odeur de baisser de rideau en apogée, d'adieu avec une oeuvre "complète". Ou chef-d'oeuvre, au premier sens du terme, comme on l'a beaucoup lu dans la presse. La dernière fois que Télérama a fait sa couverture sur de la Japanime, le titre était "La Folie Manga: art ou japoniaiserie?" (semaine du 24 août 2002); cette semaine (numéro du 15 janvier), on y lit "Miyazaki: le maître du dessin animé". C'est en remarquant ce genre d'évolution qu'on se dit que notre vie a un sens.
Sauf que voilà: ce film ne m'a pas plu. Pour adopter le langage des jeunes, il part sérieusement en waïe sur la fin (après la visite chez le Roi). Le rythme s'accélère subitement, des personnages qu'on croyait importants sont relégués à de la figuration, les plans de narration s'empilent... Je me suis perdu dans le labyrinthe de Miyazaki, et ce n'est pas un compliment. Toute la dernière partie m'a complètement gâté l'histoire. Dans une des rarissimes interviews données pour la sortie du film (celle dans le Libé du 12 janvier), Hayao Miyazaki défend cette construction qu'il qualifie d'onirique, d'échevelée, comme un "manège qui tourne", pour reprendre ses mots. Pourquoi n'ai-je pas ressenti cette forme de narration dans Chihiro ou une autre de ses oeuvres? Quoique; attendez une petite minute. En fait, le studio Ghibli m'a déjà fait ce coup-là. Dans Laputa, après l'arrivée de Muska au royaume volant. Là aussi, je commençais à me demander pourquoi autant d'éléments étaient non pas révélés mais ajoutés à l'histoire si près de sa fin.
Notez le nombre d'occurences de la (ma) première personne dans les phrases précédentes. Vous savez déjà que les articles postés ici n'engagent que leur auteur, mais ça fait bizarre de ne pas rejoindre l'engouement général. Non pas que ça ne me soit pas déjà arrivé, bien au contraire, mais nous parlons aujourd'hui d'un Ghibli. Bon d'accord, tout le monde n'était pas d'accord sur Neko No Ongaeshi. Mais nous parlons aujourd'hui d'un Miyazaki, bordel! Télérama aurait pu manger ses propres couilles en salade avant d'encenser ce film par pur exotisme chic; leur rédaction a dû vraiment adorer pour en arriver à mettre sous cloche un lourd passé anti-anime et tartiner 10 (!) pages - ainsi que faire acte de révisionnisme au passage en portant Akira aux nues alors que le film était, côte à côte avec DBZ, une de leurs cibles favorites dix ans plus tôt. Une bonne tranche des trois pages et de l'interview de Libé sont consacrées à montrer l'importance de cette narration qui se veut délicieusement anarchique et à laquelle je reste froid. Ou tout simplement connement insensible; en tout cas, y'a pas mieux pour se sentir abruti et/ou incompétent. S'ensuivrait normalement le débat pour savoir si les rares qui n'ont pas apprécié le film "à sa juste valeur" ont raison ou pas; en tout cas, je mets davantage en doute mes capacités que celles d'Hayao Miyazaki. Si je ne suis pas arrivé à suivre le film, c'est tout simplement parce que j'ai encore beaucoup à apprendre. Faut positiver, je ne suis pas non plus complètement victime d'immaturité crasse: la preuve, je commence à comprendre ce qu'il y a d'affriolant dans les porte-jarretelles.
Y'a pas à dire, faut que je le regarde encore une fois.
Par Raton-Laveur le 23 janvier 2005, 00:59 - Japanime 15 commentaires
22 janvier 2005
Boisson d'avril
Cet article ne parlera pas des thèmes principaux de l'Editotaku : pas de jeux vidéos, pas de japanimation (alors que j'aurais pourtant pu rédiger un très long article pour cracher tout le mépris que j'ai du dernier navet de Miyazaki, et a fortiori de toute son oeuvre). Il ne parlera donc pas des thèmes annexes, ne vous aidera pas à faire fructifier votre culture de navets, ne vous apprendra pas de nouveaux ragots sur Fred B., et ne vous sera en réalité d'aucune utilité. Cette introduction faite, et montrant que j'ai bien lu régulièrement l'Editotaku - ou plutôt que je sais utiliser la fonction recherche - vous devez vous demander de quoi va parler cet article. Ou pas. Enfin, ce n'est pas bien grave, je continue quand même. Quel thème fabuleux va-t-il aborder, pour faire honneur à celui qui a permis sa rédaction ?
L'alcool.
Ou plutôt non, une étude sur Raton et l'alcool.
Voir en réalité une étude de l'absorption de liquides par un Procyon lotor (je ratisse large pour éviter la censure).
Bref, on va bien s'amuser comme des petits fous.
Pour cela, je me suis armé de patience, et j'ai commencé mes recherches. Par Google. Oui bon ben ça va, hein. Je ne suis pas un geek, je fais avec ce que j'ai moi. Donc, par ce biais, j'ai découvert une chose bien curieuse : lorsque l'on fait une recherche avec boisson+raton+laveur, c'est l'Editotaku qui arrive en tête. Il y a baleine sous gravillon, comme dirait l'autre (mais c'est assez, dit la baleine). J'ai étudié par la suite de près le régime alimentaire du raton-laveur, et j'ai découvert des choses étonnantes sur ce site :
Le régime alimentaire omnivore du Raton laveur est très varié. Il mange en effet à peu près tout ce qu'il rencontre. Il a la réputation de laver sa nourriture avant de la manger, mais cela est faux puisqu'après avoir mouillé ses aliments, ce qu'il ne fait d'ailleurs pas toujours, il les mange, qu'ils soient propres ou non. Le Raton laveur s'alimente d'une grande variété de petits animaux aquatiques. Il trouve à tâtons dans l'eau les écrevisses, qui sont ses préférées, les huîtres, les palourdes et les larves d'insectes. Sur terre, les vers de terre, les limaces, les grenouilles, les salamandres, les tortues, les couleuvres, les insectes, et même des oiseaux et les petits des rats musqués et des lapins font son régal. Une partie importante de sa diète est végétale. Il se nourrit de petits fruits, de glands et raffole du maïs. Lorsqu'il en a l'opportunité, il fouille dans les poubelles pour se dénicher un bon repas ! Avec un si grand choix de nourriture, il n'est pas étonnant qu'il prenne beaucoup de poids pendant la saison d'abondance de nourriture et qu'il puisse facilement peser à l'automne le double de son poids du printemps.
Vous ne remarquez rien ? Non, pas le fait qu'il mange sale et fouille dans les poubelles (ce qui n'est même pas évoqué dans la méthode pour faire maigrir ses poubelles)... A aucun moment il n'est fait mention de ce que boit un raton-laveur. Et sur aucun autre site je n'ai pu trouver d'autres informations sur le sujet. Ah ah ! On commence à être intrigué, hein ? Non ? Vous êtes sûrs ? Enfin, un petit peu quand même, non ? Non. Bon.
...
Ce n'est pas grave, je continue quand même. J'ai alors axé mes recherches sur le contenu de l'Editotaku et quelle ne fut ma surprise !
* suspense intense *
Je n'ai rien trouvé d'intéressant. Enfin, hormis peut-être le fait que Raton n'aime pas les yaourts natures. Car ce blog est un no boisson's land : Keul ne boit pas de café (mais on s'en fout en fait), et Raton ne boit que de l'eau (quand il faut tellement chaud qu'on pense à Pulco, et même pour le réveillon !). On a beau dire que sans alcool, la fête est plus folle (ce que ces blogueurs sont loin de confirmer), je trouve tout cela bien étrange. Raton ne peut pas boire que de l'eau (tiens, j'ai les mêmes verres chez moi) ! Et pour changer cela, j'ai décidé de l'aider en profitant de cet espace d'expression (que j'espère libre) pour lui montrer comment préparer quelques cocktails.
Enfin, un seul en fait. Un jour où je m'amusais à faire un blog sur les cocktails (aujourd'hui disparu, paix à son âme de blog), Raton m'avait dit qu'il me mettrait en lien quand je parlerai de cocktails sans alcool. Beuh. Quelle honte. Mais bon, je me suis fait une raison, à défaut de le ramener à la raison, et puis il faut bien commencer par quelque chose, donc... Sans plus attendre, je vais vous présenter le Safe Speed, seul thingytail sans alcool recommandé par Findae himself :
Au Shaker, avec trois ou quatre cubes de glaces (des glaçons, quoi), mélangez 1/3 de jus de pamplemousse, 1/3 de jus de citron, 1/3 de jus d'ananas, 2 traits de grenadine, 1 trait de jus de fruits de la passion et pour finir en beauté, un blanc d'oeuf. Vous aurez normalement un cocktail légèrement épais, avec beaucoup de goût, et possédant surtout l'avantage de ne pas vous faire rouler sous la table au bout du troisième.
Maintenant que Raton (et vous-mêmes, qui sait, hormis Yves ?) est armé d'un vrai cocktail pour affronter la vie en tant qu'homme, il ne me reste plus qu'à espérer trouver des preuves que tout n'est qu'une vaste conspiration visant à supprimer les cocktails et leurs amateurs. Je suis surveillé, je le sais. Mais ils ne m'auront pas, ah ah ! Moulder m'aidera, lui. Ah ah !
Findae
PS : L'année prochaine, le Martini Dry !
PS² : Je tiens à préciser que je ne suis pas responsable du jeu de mot foireux du titre de cet article. En plus, on est en janvier.
Par lectorat le 22 janvier 2005, 23:12 - Général 9 commentaires
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