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ECHEC EPIQUE

09 février 2005

Full Metal Alchemist

Il était une fois une chaîne de télé française qui faisait une chute d'audimat. Et à chaque pourcentage en moins, elle se répétait: "jusqu'ici tout va bien... jusqu'ici tout va bien... mais c'est pas la chute qui compte, c'est l'atterrissage". Depuis que Canal Plus (ou Canal + pour les puristes) a décidé d'écouter son petit cousin qui regarde des fansubs, elle a fait une bonne et une mauvaise chose. La mauvaise: engager un réformé P4 de GameOne comme présentateur de la case horaire pour les 18-25 ans - chez Canal, on écrit pas "case" mais "Kaz" d'ailleurs. La bonne: taper dans le catalogue de Dybex et Kaze pour nous montrer des animes récents, mal doublés et avec le générique d'origine. Noir se termine (dixit Laura sur #editotaku: "ça vire au drame lesbien sur la fin"), et on enchaîne sur Full Metal Alchemist. La grande question étant: "vont-ils prononcer 'alkemist' ou 'alchemist'?"

Série en deux saisons commencée au Japon en octobre 2003; la vélocité de la chaîne cryptée est louable, voire détentrice du record de la diffusion d'un anime la plus rapide de la TV française. Au fait, les éditions Pika semblent être sur les starting blocks pour la version française du manga. C'est animé par le studio BONES (Wolf's Rain! Cowboy Bebop!), produit par Square-Enix (assurant une flopée de jeux certifiés pourris) et édité chez nous par Dybex (garantissant l'absence de piste audio japonaise sur C+ Numérique, contrairement à Kaze pour GTO). Faut voir le bon côté des choses: les dialogues, riches en termes ésotériques, ont plongé bon nombre de fansubbers dans une confusion proche de la mienne quand j'ai entendu Brandon de Beverly Hills 90210 expliquer à ses parents et avec l'air le plus sérieux du monde qu'il était bourré au volant et avait planté la décapotable parce qu' "on [lui] avait servi du ponch en lui disant que c'était du jus de fruits" (moralité: "maintenant, j'ai un casier judiciaire"). Bref, entre les homonculi et la pierre philosophale, les fansubs français ont donné des résultats hilarants.
Parce que c'est un peu ça, Hagane No Renkinjûtsushi (pour les frimeurs et les japonais) ou Full Metal Alchemist (pour les autres): une quête de la pierre philosophale pendant les 26 premiers épisodes, des homonculi (singulier: homonculus) pendant les 26 autres, et un peu d'humour pour diluer le tout.
L'histoire? Deux frangins enfreignent les lois de base de l'alchimie (c'est pas bien de sauter les pages écrites en rouge de "L'Alchimie pour les Nuls"; ça tombe bien, y'a un rappel au début de chaque épisode) et y laissent quelques plumes, plus un bras (pas d'inquiétude, il se fait greffer un bras bionic), une jambe et un corps entier. L'anime suit donc leur voyage initiatique dans un univers steampunk, avec une guerre civile qui couve et des alchimistes un peu partout. Le concept de cette "magie" dans l'anime est très écarté de la version de Nicolas Flamel pour pousser le facteur "fun" au maximum: résultat, des éclairs, des boules de feu, des Gatlings et des trucs délirants tout partout. Techniquement, c'est très agréable à l'oeil, les génériques (qui changent à chaque moitié de saison, un effort réservé aux valeurs sûres du marché) sont bons, la musique orchestrale est bien assumée... On voit où est passé l'argent et c'est tant mieux.

La première saison tient du shônen convenu, avec ses allusions à l'adolescence, la découverte du monde ou les horreurs que l'Homme peut connaître (l'épisode 7 a la réputation méritée de secouer les téléspectateurs; ne dites pas qu'on ne vous aura pas prévenu!). On se force un peu à regarder les 26 premiers épisodes (les personnages auxiliaires auraient peut-être mérité un peu plus d'attention), mais la suite est davantage à la hauteur; on passe d'un bon anime commercial à un très bon divertissement aux rebondissements calculés et à l'histoire développée. Ca change de Noir...

07 février 2005

Le HK c'est mal

Ceux parmi vous qui utilisent un ordinateur pour autre chose que mater du porno et surfer sur le Net doivent déjà être au courant: Microsoft arrête Windowsupdate pour Windows 2000. Autrement dit, plus de correctifs de sécurité et tout le monde sous Windows XP... à moins qu'il ne s'agisse de l'occasion en or pour passer chez le pingouin alternatif. Sauf que les jeux vidéo sous Nux, c'est pas encore ça. Alors hop, à nous les interfaces de télétubbies, le chien qui cherche les fichiers et Windows Movie Maker qui n'exporte qu'en WMV. Je dis ça, parce que j'ai pas eu le temps de réinstaller Studio 9. Alors désolé si le fichier vidéo qui suit est au format Windows Media. Vidéo? Pour la deuxième fois sur ce site depuis la bande-annonce de Bad Mojo, oui mesdames mesdemoiselles messieurs. 13 Méga-octets.

Note d'intention: vidéo filmée en une seule prise, en totale impro, le dernier jour de l'Epitanime 2004, par un raton-laveur qui avait passé trois jours et deux nuits sans dormir - d'où le cadrage qui n'en a que le nom. Merci à Kami-sama, à la Croix Rouge Française, aux deux guest-stars Marc et Barthoze - sans parler de l'association Tsubasa avec ses applaudissements enregistrés.




Version longue

05 février 2005

rand()

Vous l'avez déjà remarqué, le logo de l'éditotaku est sélectionné aléatoirement parmi les résultats du concours de mascottes. Toutes les contributions ne sont pas là pour autant, la réduction au format 150x150 ayant fait des victimes. Mais bon, on les utilisera bien pour autre chose! Pour le moment, la seule façon de savoir qui a dessiné quoi est de regarder le nom du fichier - en attendant de faire une page dédiée aux courageux dessinateurs pour leur talent.
Encore merci à Bishop (fournis-moi une version avec des marges plus fines!), MLA-kun (sa page DeviantArt), Rataime, Revy-chan (qui en a marre de préciser qu'il est un mec), Antlia (qui n'a pas survécu au redimensionnement), Cyber-Penpen (qui en a fait plusieurs, ainsi qu'une leçon de dessin!), J@mes314, Findae, moi-même, Chazumaru... Quant au script, merci à Keul, celui qui fait porter du cuir au PHP et le fouette chaque matin.
Bien sûr, vous pouvez continuer à poster vos dessins dans l'article dédié, ils seront ajoutés!

Sacro-sainte session IRC dimanche soir, 21 heures: prenez la pilule rouge et passez par #editotaku@irc.worldnet.net, ou prenez toujours cette pilule rouge mais en passant par le menu à gauche après avoir entré un pseudo.

04 février 2005

Mémo



A part Puyo Puyo, pour le "now playing":
-Dungeon Siege - Legends of Aranna
-Project Zero (le deuxième épisode vient de sortir sur Xbox en version spéciale, donc session de rattrapage)
-OutRun2 et R: Racing
-Mafia (les dernières missions sont corsées)
-Legacy of Kain - Defiance (décevant)
-et un gros tas de Mega Drive: j'ai mis la main sur une trentaine de cartouches, dont Landstalker, Herzog Zwei, Probotector et j'en passe.

02 février 2005

Bleach

(merci masskot!)

Que celles et ceux qui restent dans leur maisonnette se réjouissent: on va parler d'un manga trouvable dans toutes les bonnes épiceries françaises; pas besoin d'avoir recours à la magie de l'import. Bleach de Tite Kubo (ou Taite Kubo, c'est selon) est un shonen édité par Glénat en sens de lecture oriental, sur un bon papier et avec une adaptation de qualité, avec 8 volumes chez nous pour 15 tomes actuellement au Japon. Ah oui, cette intro est on ne peut plus positive.

Et non, la phrase précédente n'est pas suivie d'une diatribe négative envoyant ce manga aux oubliettes. Laissez tomber Naruto, c'est un shonen basique programmé pour durer aussi longtemps que votre porte monnaie tiendra le coup. Laissez tomber Hunter X Hunter, Togashi est mort depuis longtemps mais son éditeur tente de vous cacher la nouvelle. Laissez tomber l'idée de m'envoyer un email enragé à cause de ce que vous venez de lire - écrivez plutôt un commentaire. Bleach est original dans son scénario, son design, ses inspirations et ses personnages, mais reste attirant même en prenant une page au hasard et en y connaissant rien à tous ces mangasses. Petit bijou, quoi.
Synopsis: Ichigo Kurosaki (Ichigo veut dire "fraise" en japonais) est un jeune sauvageon aux cheveux roux qui arrive à voir des gens qui sont morts - il faut lire ça en chuchotant pour comprendre la référence. Il n'est pas dépressif pour autant et mène sa vie normale de lycéen entouré des sempiternels rôles "camarade de classe générique" et "duo de filles amoureuses" (dont une qui remplit généreusement le quota "gros seins"). Un soir, il rencontre un shinigami - dieu japonais de la mort, je précise pour ceux qui n'ont pas vu Full Moon wo Sagashite. Merde, j'avais oublié que Full Moon... est un shojo, oh la honte, on va encore me jeter des pierres. Bref, ledit shinigami femelle est en chasse des esprits des morts restés ici-bas et hantant les vivants, afin de les exorciser à grands coups de katana dans la gueule. Mais le combat tourne mal, et Ichigo joue le remplaçant au pied levé.
A partir de là, on serait en droit d'imaginer un manga narrant les aventures de ce shinigami débutant, affrontant des esprits toujours plus puissants: on prend les GhostBusters, on leur donne des sabres et on observe. Sauf que c'est pas du tout ça. Bleach ne lâche pas les personnages d'une semelle, et les scènes d'exorcisme sont vraiment secondaires. Certains se découvrent une sensibilité pour voir les morts, d'autres tombent amoureux, mais personne ne fait tapisserie. Ca ne traîne pas, c'est marrant quand il le faut et bien raconté le reste du temps.
Pour le dessin, les encarts sont tout simplement irrésistibles grâce à leurs influences multiples: un titre anglais, une mise en forme japonaise, et une mode européenne - les personnages font un vrai défilé dans les ouvertures de chapitres. Outre ces originalités, le trait se concentre encore sur les protagonistes (surtout leurs visages, les corps étant très fins) et délaisse un peu les décors. Le tramage est correct, l'impression de mouvement est bien rendue, le découpage est relativement sage, l'ensemble déborde d'énergie. Et pour ne rien gâcher, l'adaptation en anime est de qualité - ils ont même pensé à mettre un filtre sur l'image quand des esprits sont à l'écran. Bleach est donc une excellente pioche de la part de Glénat, honorée par une très bonne édition. Lu et approuvé!

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