Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


Yukiism = Ayanamiism = Ruriism

Jeux vidéo

04 mai 2007

Mettez-m'en deux de chaque - Vendredi

(Jeudi)



En voilà un que j'adore : le doublon ambassadeur. Pas avec les chocolats à la con et les putes de luxe, hein, je parle du vrai ambassadeur, qui oeuvre pour l'amour entre les peuples et la compréhension mutuelle en négociant les échanges de culture et d'armes gros calibre. L'ambassadeur qui aime son jeu vidéo et sait en faire don à son prochain, qui se laisse perdre pendant les premiers rounds pour ne pas écoeurer les invités, qui fait de grands dessins sur des tableaux blancs pour expliquer le mode Onslaught ou écrit un tutorial, et a toujours une boite de coté pour le p'tit gars qui cherche un bon jeu.

Nintendo a bien compris ça en généralisant le partage de jeu sur ses portables, permettant de jouer à plusieurs avec une seule cartouche. La stratégie du dealer : la première dose est gratuite. Et plus généralement, c'est pour ça que beaucoup de jeux sortent avec un mode multijoueur souvent bâclé, comme une exigence de l'éditeur. Ca prolonge la durée de vie du titre, paraît-il. Avec les numéros de série, c'est moins facile à pirater, qu'ils disent. Mais ça peut aussi multiplier les ventes, un client le conseillant à un autre pour jouer ensemble - la poussée d'Archimède revue et corrigée pour les liens sociaux. En version exacerbée, ça donne les jeux massivement multijoueurs - mais ça, on en parle déjà dans le Tiers-Beta.

J'adore les Unreal Tournament - 2004 ou pas - le studio Epic Games et la communauté de ces jeux. C'est beau, ça va droit au but, et c'est plein de niveaux, d'armes, de goodies. On peut toujours y jouer, qu'on soit deux ou trente dans la salle. Pas besoin de garder le disque dans le lecteur, le "No-CD" est inclus dans le patch officiel avec quelques cartes en cadeau. Tu veux créer les tiennes, ou faire tes skins et modèles 3D ? Tout est fourni, avec même un plugin pour Maya (et le Maya gratuit qui va avec est sur le disque) et un second DVD avec des heures de vidéos pour tout apprendre, sans parler des distributions de code source. Oh, et l'installeur pour Linux est déjà dans le disque.

J'ose croire que vous avez déjà tous fait ça : offrir un second exemplaire de quelque chose que vous avez adoré à quelqu'un que vous aimez, pour propager la bonne parole et partager les bons moments. Avec un sourire et une pointe de jalousie : "le veinard, il va vivre ça pour la première fois, lui." C'est ce que je me dis régulièrement quand j'écris un article sur un jeu obscur. C'est pour ça que je peux rédiger des pages sans dire un mot sur le scénario ou les personnages ; par peur presque panique de vous révéler la moindre surprise, pour que vous puissiez expérimenter ces divertissements de la manière la plus "vierge" qui soit. Tout du moins, c'est ce que je m'efforce souvent de faire quand je communique ma passion pour ces jeux, ces films, ces livres. Mais avoir un doublon par esprit missionnaire, c'est quand même révervé aux obsédés.

(Samedi)

03 mai 2007

Mettez-m'en deux de chaque - Jeudi

(Mercredi)



Bon, j'ai oublié que je l'avais déjà et je l'ai racheté sur Wii avant de retrouver la cartouche une semaine plus tard. CA ARRIVE A TOUT LE MONDE.

(Vendredi)

02 mai 2007

Mettez-m'en deux de chaque - Mercredi

(Mardi)

Ah, mon préféré : le doublon de sauvegarde. Complètement illogique et barré. "Ah mais ma Dreamcast m'a déjà lâché, achetons-en une troisième au cas où". Les GrosPix seraient fiers de moi. Puis une quatrième, avant même que la n°2 ne crève. Puis pareil pour la playstation, surnommée "la machine à DDR". Idem pour la NES. Et la Mega Drive. On a du mal à le voir sur le cliché, mais la deuxième MD est japonaise. Toutes soeurs jumelles, toutes en parfait état de fonctionnement, au cas où. La politique de sauvegarde étendue aux jeux vidéo. Navrant.



Cette peur stupide du lendemain, c'est la faute à la Saturn. Pas la console, elle se porte très bien. Je parle des jeux. Cette pétasse - et je pèse mes mots - disposait du système anti-copie le plus stupide au monde, ce qui est sûrement la raison pour laquelle il a été rarement contourné. Voyez-vous, les informations authentifiant le disque, qui le différencient d'un vulgaire CD-R, sont situées sur le bord du disque. La zone la plus fragile et la plus exposée aux rayures. Comme si vous rangiez vos cassettes audio contre l'ampli 5000 Watts et les disquettes 3 pouces 1/2 sur le caisson de basses. C'est sur la Saturn que j'ai commencé à enregistrer un taux d'échec conséquent en essayant de lancer des jeux achetés en occasion, phénomène rarissime à l'époque des cartouches mais quand même moins fréquent chez "l'autre console 32-bits". C'est à cause d'elle que je demande à vérifier chaque disque avant de sortir la carte bleue ; même si le jeu accepte de démarrer aujourd'hui, est-ce que ce sera toujours le cas dans cinq ans ? Dans dix ans ? Ma cartouche de Legend of Thor marche encore à la perfection quinze ans plus tard, mais mon disque de Legend of Thor 2 sur Saturn tourne dans le vide depuis longtemps. Je dois avoir au moins trois exemplaires de SoulCalibur, tous en état de marche.

Parfois, c'est une autre peur du lendemain qui sévit : celle de ne pas retrouver un jour ce jeu qui me fait de l'oeil en ce moment même sur l'étagère. Ca, c'était Thunder Force IV (encore lui), aisé à trouver "à l'époque" mais que je n'avais pas acheté, déclenchant une chasse à la cartouche pendant quelques années une fois la Mega Drive retirée de la chaîne de fabrication. Et si à force de trouver des jeux Dreamcast, je venais à manquer de cartes mémoire pour tout enregistrer ? Autant faire des provisions. Et si la Metal Slug Anthology ou Twilight Princess GameCube devenaient introuvables demain ? Du coup, on emmagasine des titres tout juste moyens, choisis parce qu'on en avait entendu vaguement parler il y a longtemps ou parce qu'on a un souvenir nébuleux de la critique dans Player One... Mais ça aide aussi à trouver quelques perles. Dans cette frénésie débile, on en vient parfois à racheter le même jeu, réalisant après coup qu'on l'avait déjà. Et pendant ce temps, on passe à coté d'autres titres plus récents, édités par de petites entreprises indépendantes qui ont besoin de notre soutien, car risquant de se faire bouffer par les grands méchants loups, Ubi ou EA, au choix. Bah ; lorsqu'elles auront vraiment disparu, on prendra soin de se procurer leurs titres dans les bacs d'occases. En double exemplaire, si possible.

(Jeudi)

01 mai 2007

Mettez-m'en deux de chaque - Mardi

(Lundi)



Là, on commence à tomber dans le n'importe quoi : le rachat du même jeu dans différentes régions. La barrière de la langue ? Non ! Pourquoi prendre un jeu incompréhensible ? Il n'y a que les squareux pour acheter des Final Fantasy en japonais sans comprendre un seul kanji. Ne faites pas ça.

Il y a l'argument technique : le bridage à 50 Hz qui a pollué les jeux PAL pendant si longtemps, poussant encore aujourd'hui à importer des titres ps2 qui n'ont toujours rien compris à la vie. Mais la Dreamcast avait lancé l'initiative du mode 60 Hz sur sa logithèque.

On peut aussi parler des jaquettes, le cas Jet Set Radio / Jet Grind Radio étant assez évident.

Ou la date de sortie ; mais Sonic Adventure 2 a eu une sortie mondiale simultanée. Sauf qu'il y a la jolie édition du dixième anniversaire, qu'on garde précieusement en souvenir de ces temps reculés où le hérisson bleu était encore une marque de qualité.

Et la facilité à faire tourner l'import ? Thunder Force IV japonais qui a quelques problèmes sur une console européenne, par exemple. Ou la flemme de chercher son disque de boot pour la DC. Dans la plupart des ca(rtouche)s, une bonne Action Replay en arrimage symétrique (*) entre la console et le jeu suffisait. Et mine de rien, avoir TF IV en JPN et EUR, c'est collector, nan ?

Sans parler des "différences de fonctionnalités" : l'ajout des nombreux langages européens est un excellent bouc émissaire utilisé par les éditeurs quand ils ont la flemme de convertir des trucs. Mario Golf EUR sur GameCube perd son stage spécial Zelda, God of War 2 perd son affichage en progressif...
Et dans le cas des DVD, c'est le contraire, avec des langages qui disparaissent. Ou pire, avec Pathé/Manga Vidéo, le plus mauvais éditeur français d'animes : des sous-titres basés sur le doublage français (!), des scènes censurées qui ne l'étaient pas sur leur version VHS (Les Ailes d'Honneamise, Zone 1 et 2 sur la photo), les réencodages foireux et compressions bourrées d'artefacts (Macross Plus, VHS plus les DVD Z1 et Z2)... Vous voyez, c'est pas ma faute, c'est les éditeurs qui nous forcent à racheter les mêmes trucs avec toutes leurs conneries. Mais raton échaudé craint l'eau froide : à force de rééditions toutes plus idiotes les unes que les autres, il n'a toujours pas acheté le moindre DVD de Neon Genesis Evangelion.

(Mercredi)

30 avril 2007

Mettez-m'en deux de chaque - Lundi

Est-ce que les nouveaux jeux vidéo de qualité sont si rares qu'on en est réduit à racheter les mêmes titres aimés ? Cette semaine, on va fouiller dans cette aberration mobilière communément appelée "ma collection de jeux vidéo" et (tenter de) justifier ces doublons, bien souvent achetés en parfaite connaissance de cause. Y'a du boulot ; si vous avez envie d'aider, essayez de parler dans votre site ou dans les commentaires de votre (vos) doublon(s) favori(s) sur votre étagère.



Aujourd'hui : le "doublon portable". Cas d'étude : OutRun2 Coast2Coast, sur XB et racheté sur psp. Il suit le fil du tout premier doublon que j'ai fait, il y a presque quinze ans : c'était Dr Robotnik's Mean Bean Machine, déjà acheté sur Mega Drive et racheté sur Game Gear. Pour ce premier épisode, la réponse est facile : pour y jouer partout. J'étais accro à Dr Robotnik/Puyo Puyo, qui reste mon Tetris-like chouchou.
OutRun2, c'est pareil ; on ne fait qu'acquérir une version portable d'un jeu aimé dans le salon, qu'on aime trop pour attendre de revenir sur le canapé. Ca me démange de racheter la Metal Slug Anthology sur psp pour la même raison, alors que je l'ai sur Wii. Ces doublons sont donc parfaitement acceptables, mais restent réservés aux jeux exceptionnels pouvant justifier d'une addiction.
Cependant, il reste le cas spécial de la psp et de ses étonnantes capacités d'émulation, qui permettent de sacrément augmenter les possibilités de "fabriquer son propre doublon" au lieu d'acheter les compilations fleurissant sur la machine... Pour peu que vous ayez encore la cartouche originale, bien entendu. Quand on a cette console, acheter un UMD au lieu de coller un émulateur sur le MemoryStick ne se justifie plus que par l' "achat citoyen" ou la peur (infondée) de bidouiller sa console. Bah ; à voir la flopée de portages de titres psone/pstwo (la psp mérite son nom), le "doublon portable" a encore de beaux jours devant lui.

(Mardi)

- page 28 de 142 -