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You are a super player ! (Burning Force sur Mega Drive)

Japanime

08 novembre 2007

Meilleure page de manga de la semaine - Kimikiss

Voici la meilleure page de manga aperçue cette semaine. C'est extrait de Kimikiss, adapté du jeu vidéo, qui a droit à une version animée qui commence à être diffusée. Le perso principal aide la demoiselle sportive à accomplir son rêve de devenir professionnelle, et cette dernière le remercie par un baiser. Admirez !



Si vous avez entendu un craquement dans votre crâne, c'est normal ; vous n'avez pas l'habitude du moé ou vous avez oublié ce sentiment depuis que Ken "Love Hina" Akamatsu fait de la merde ou que Masakazu "Video Girl Ai" Katsura a laissé tomber les amourettes de collégiennes pour faire Zetman.

Analyse. La fille était donc en train d'arroser, et en mettant le tuyau dans son dos, le jet fait un joli arc-en-ciel. Il fait surtout la plus belle métaphore éjaculatoire que j'ai vu depuis un bon moment ! Pile dans l'axe du mec, et même la forme est au poil. Ca me rappelle cette scène uro de Yakin Byoutou où il y avait également un arc-en-ciel. Des analogies pareilles, on en voit régulièrement, mais cette combinaison, ajoutée à l'adorable ambiance de la scène, en fait aisément la meilleure chose vue cette semaine. J'ai aussi trouvé la meilleure page de manga de l'année, mais ça attendra les Tanuki Awards le mois prochain.



Pendant ce temps, Nolife en reportage à la Chibi Japan Expo :











J'essuie une larme furtive. Les habitués de cette colonne sont déjà au courant de ma croisade contre le HK, mais petit rappel pour les plus récents. Là, le stand où se promène Suzuka ? Je vous parie mes couilles sur la table que c'est celui de New City Games. Vous savez, tous les CD d'animes et de J-Pop à 10 ou 15 € que vous voyez dans la mangathèque moyenne ? Les coffrets "import" de DVD avec 13 ou 26 épisodes dans une boite ? Contrefaçons. Mal imprimées, mal réalisées, illégales. Le fan qui les achète au lieu de pomper des MP3, en croyant qu'il contribue à faire tourner un cycle vertueux rémunérant éditeurs et auteurs pour leur labeur, se fait pénétrer. Il ne fait qu'alimenter un circuit mafieux complètement tabou : les fans n'en parlent pas de peur d'apprendre que leur "collection" est bidon ou de vexer leurs potes avec une remarque similaire, et les magasins qui alimentent leur stock chez Konci, New City Games ou One Shot Manga le font 1) par ignorance, 2) par escroquerie, 3) par flemme de chercher un vrai fournisseur et d'expliquer aux clients la différence de prix.
C'est logique, aussi : on dénomme "otaku" le premier téléchargeur de trucs japonais qui mate des animes sur Dailymotion, alors comment espérer que le fan moyen s'y connait assez pour ne pas se faire arnaquer ? Les méchants vendeurs voient ce peuple de narutards comme une cible facile à berner, alors pourquoi se priver ? Mais quand même, en cette période de politiques policières aux résultats chiffrés, je ne comprends toujours pas pourquoi la répression des fraudes ne s'intéresse pas de plus près à notre petit monde. Okay, ils font une descente tous les six mois à Konci, mais ils pourraient se faire l'équivalent d'un mois de saisies en visitant une convention sur le Japon. Comparé aux autres hobbies, la contrefaçon de CD et DVD de japanime est omniprésente en France ; vous trouvez souvent des bootlegs de groupes ou de films occidentaux dans des boutiques ayant pignon sur rue ? Dans les magasins de CD ou de DVD, les vendeurs s'y connaissent et n'essaient pas d'entuber des clients qu'ils savent connaisseurs. Ce n'est pas notre cas : on a les commerces qu'on mérite.

07 novembre 2007

Chirurgie plastique

(épisode précédent, épisode suivant)

Il est quatre heures du matin, alors minimum syndical :







C'est donc le Legend Gundam tiré de Gundam Seed Destiny en 1/100e, Clear Color Version (plastique transparent), brut d'assemblage. En fait, je vais expérimenter avec ces kits afin d'aborder le prochain (je veux une Eva !) d'une main sûre. Mais voilà : plastoc transparent oblige, impossible de peindre le moindre détail, et à moins d'utiliser du vernis émail en guise de colle (non mat ; c'est le pot à coté), pas de consolidation possible. Même en utilisant du papier de verre super fin (le sachet de Tamiya 400, 600 et 1000 qu'on voit aussi sur le cliché), on ne peut pas vraiment retirer les marques de grappes sur certaines pièces. Bref, n'essayez pas ça chez vous.

Vécu : l'épisode 5 de Keroro Gunsou (ne cliquez pas sur ce lien, ça passe sur Télétoon - édité par Rouge Citron Productions, dont le site web ne marche plus). Parti acheter une maquette Gundam, Keroro apprend que le magasin de jouets va bientôt fermer et tente d'empêcher cela. De mon coté en quête des outils cités plus haut, le vendeur avait la même bouille que celui de Keroro et tenait le même discours mélancolique. Il ne proposait plus que des miniatures à une clientèle quadragénaire, les rares maquettes ne se vendant plus parce que "les jeunes d'aujourd'hui jouent aux jeux électroniques". Je comprends pourquoi Keroro est considéré comme le dieu des maquettistes, tant son émouvant discours mérite le nom de cet épisode : "la chanson de ceux qui aiment leurs jouets". En plus, le magasin où j'ai acheté cette maquette propose également le Gyan tant convoité par le sergent...

J'ai quand même passé dix fort agréables heures à retrouver les réflexes de maquettiste, entre le mauvais coup de cutter qui fait voler une pièce minuscule dans le bordel environnant, les échardes qui vous volent dans l'oeil et le remontage après une pièce montée de travers. Ca rend zen, on se satisfait de peu de choses et on se sent vraiment otaque tellement c'est pornographique. Y'a quand même quelque chose de dingue : je ne matais pas de Gundam, de peur d'être happé dans la complexité bidécenniale de la saga, et voici que je tombe dedans d'une manière fort détournée. Et comme j'ai commencé à mater Gundam Seed, la construction m'a aidé à comprendre quelques trucs de l'anime. Par exemple, pourquoi s'insultent-ils de façon fort soutenue, traitant l'adversaire de misérable, de chien ou de pilote indigne d'une Mobile Suit ? L'armure et les combats sont pareils à des escarmouches de samouraïs, les lasers en plus. Les pilotes ont la même mentalité un peu naïve, empreinte d'honneur et de quête de sens dans la guerre ; je ne l'ai compris qu'en façonnant moi-même chaque élément de ce Mech. Bref, essayez ça chez vous.

03 novembre 2007

Spring Smell

Je vais être honnête : je ne sais pas par quoi commencer cet article tellement il y a de points de départ. Bah.

L'otakulture (vous ne pouvez pas savoir à quel point j'adore ce mot) n'est finalement pas si répandue qu'on le croit. Hmm nan, déprimant comme début. Il y aura des Tanuki Awards cette année, et je sais déjà quel est le meilleur manga qui y figurera. Nan, ça fait spoiler. Quand j'étais jeune, je faisais des maquettes d'avions. Ah oui, bien ça, nostalgie, pas otaque, parfait. Allez, on y va.



Voici le triste état de quelques modèles de l'époque. Je devais avoir 10 ou 12 ans, et après les temps de chargement de 30 minutes de vieux jeux vidéo, cette activité a fini de me forger une excellente patience. Que des avions de Seconde Guerre Mondiale, sûrement par influence des simulateurs de vol sur Amiga qui ponctuaient d'excellents moments d'amour père-fils ; ma dernière tentative abandonnée en ce temps-là fut d'ailleurs un Rafale D, peut-être trop moderne (ou full of fail) pour être terminé. J'ai encore quelques boites neuves de maquettes à faire... Le gros fuselage, c'est ma pétasse de soeur qui s'est - volontairement - assise dessus. Le noir (un Hurricane MK IIc) est le seul à avoir parfaitement survécu. C'était du bon vieux maquettisme classique : peinture, lime, colle, décalcomanies à l'eau, papier journal et tout le tralala. Z'avez vu, j'ai même fait des peintures en camouflage ! Je détestais faire les trains d'atterrissage ! Mais après le Rafale, j'ai laissé tomber. J'arrivais pas à le terminer - sûrement que j'ai réalisé la vacuité de peindre une pièce blanche avec de la peinture blanche.

Depuis, j'ai considéré les figurines comme des ramasse-poussière. J'en ai quelques-unes, pas axées sur de la japanime ou des jeux vidéo, genre Wallace & Groomit ou un Zerg (alors que je n'ai jamais joué à StarCraft), et elles ramassent effectivement de la poussière. Surtout que ça prend plein de place sur une étagère déjà gavée de jeux vidéo, DVD, bouquins et autres supports culturels multimédia. Pour admirer la tridimensionnalisation de créatures virtuelles, je peux avoir mon fix sur des sites spécialisés ou en regardant la vitrine de la mangathèque du coin.

Poshu : miam
Raton-Laveur : EST-CE QUE C'EST UN ROBOT MAID ?
Poshu : t'as jamais joué à Virtual On ou quoi ?
Raton-Laveur : si, mais PAS AVEC CA


Le tome 3 de Genshiken est à lui seul responsable de ce qui vient de m'arriver. La prochaine fois que je vois Fabien Vautrin, je ne manquerai pas de le lui faire savoir. Ca parle longuement de maquettes Gundam (le titre de cet article correspond au chapitre dédié), et le dossier en fin de tome repasse une généreuse couche sur ce hobby (notez le mec en cape et masque dans les vidéos de ce lien hypertexte). Mais c'est surtout en apprenant qu'on n'avait plus besoin de se cochonner avec de la colle ou de la peinture que j'ai levé l'oreille. Pour cette dernière, les japonais utilisent même des feutres pour ne pas s'emmerder avec des pinceaux... Seigneur, des maquettes sans peinture et sans colle ? Gamin, je pense que j'aurais appris le terme de "tafiole" rien que pour désigner des produits pareils, et voilà que c'est ce que je recherche à présent. C'est concept : je me hais rétroactivement.

Ainsi donc, me voilà en train d'arpenter les magasins de modélisme ou de jouets pour chercher de quoi commencer. Une boutique de maquettes qui était là depuis que le monde est monde est à présent placardée - toujours déprimant. Une autre me dit qu'ils faisaient des maquettes Bandai avant. Quand j'entends une phrase qui finit par "avant", je réponds toujours "avant quoi ?", mais là, j'ai pas eu le coeur. Je vais dans un magasin de jouets, étonné de la multitude de types de clients : des mères avec leurs gamins demandant déjà leur Noël, des couples achetant des cartes de poker, des ados regardant les pistolets à billes... Un gamin qui voulait un train Lego (toute mon enfance) s'est violemment fait rembarrer par son père, qui lui lance qu'il devra le monter ; nos regards se sont rencontrés, et comme pour se justifier, il me lance :"de toute façon, je ne l'aurais pas laissé faire." Pas de maquettes à l'horizon. Même s'il y a un vendeur qui tient l'étagère Warhammer, il n'y a finalement pas de geeks - ou de geeks en devenir - en ces lieux. Je m'en vais en me demandant si les jouets "classiques" tiennent face aux jeux vidéo.
En fait, il s'avère que la boutique de japanime du coin qui vend des plamo (plastic models) est parfaitement anecdotique en France, ces machins s'achetant principalement en import sur le Net. Et non, j'achète au minimum par ce biais, j'ai déjà eu de sérieuses emmerdes avec les douanes. Je vous laisse lire l'article de Shikaze sur tout ce petit monde, il s'y connait et il m'a d'ailleurs aidé à trouver ce qu'il me fallait.

Ce qu'il me fallait ?

CE QU'IL ME FALLAIT ?!



Donc, ouais. Je crois quand même qu'un pote n'a pas complètement tort quand il a relié ce violent rush d'otakisme pur à une récente déception sentimentale. J'ai quand même la semi-impression d'avoir fait une connerie, hein (j'aurais pu me payer quelques jeux vidéo pour le même prix). Genre, comme la fille qui passe un bon moment avant de se faire engrosser, et qui, dans un élan expiatoire et masochiste, décide de ne pas régler rapidement le problème avec un cintre ou un aspirateur. Sauf qu'au final, elle a des jumeaux, et sa connerie prend tout de suite une autre ampleur. Je ne sais pas ce qu'on ressent à ce moment-là, mais comme cette boite contient deux maquettes, je dois pas être bien loin de cette émotion. Même si l'ensemble est un import US, les pièces et la notice sont en japonais. C'est donc du 1/100ème sans grade, et le "Clear Color Version" indique que c'est du plastique semi-transparent. Je ne vous cache pas que j'aurais préféré du mat, mais faisons avec ce que nous avons ! Je vais voir si la papeterie a des stylos qui pourraient faire office de Gundam Markers et j'ai déjà l'outillage de base. C'est pour moi une nouvelle façon d'être un wotaque ; pourvu que la prochaine ne soit pas le cosplay.

Et vous voulez savoir le pire ? Je n'ai jamais vu un seul épisode de Gundam.



Mise à jour : Legend terminé.

25 octobre 2007

Candy Mon-Mon <img src="./nsfw.png" />

Warning : la lecture de cet article peut causer une overdose de nostalgie.

Wired publie ce mois-ci un petit manga racontant l'émergence desdits mangasses aux USA. C'est dispo en PDF et c'est une leçon d'histoire assez marrante. Accessoirement, ça fait réaliser combien la France a été en avance sur son temps.

Tenez, par exemple : le hentai en France. Dans les années 90, Tonkam était déjà une boutique aux coulisses bouillonnantes. Il y a eu les publications des U-Jin qui ont été censurées, par exemple. Manga Video, le label américain qui dissimule les catastrophiques éditions Pathé en France, sortait Urotsukidoji, que je n'ai pas besoin de présenter (parce que vous l'avez déjà vu, et sinon, ben vous n'avez pas à le voir). Et les magazines de jeux vidéo, nourris par la boutique Tonkam, saupoudraient leurs pages de "pin-ups manga" dessinées par Satoshi Urushihara ou Mon-Mon.



Les éditeurs de services Minitel surtaxés doivent une fière chandelle aux éditions Samourai. En fait, c'était un label qui cachait... Dynamic Bénélux. Et oui, les copains de chez Dybex. A travers les pages de cet artbook, on retrouve énormément de ces illustrations au détour d'un Player One ou des dernières pages d'un Génération 4.



Alerte Rétro à l'attention des jeunes lecteurs : La pin-up en haut à droite est reproduite sur l'étiquette d'une "disquette". C'était la clé USB du XXème siècle et on y mettait 1,44 Mo de données. Hey, mais comme cet article contient quelques images olé-olé, vous n'avez rien à faire ici, même si je devais sûrement avoir votre âge au moment où je lisais ces magazines. Allez, du vent !

Voici quelques extraits des Gen4 de mars et avril 1996, et au fond, celui de décembre 1996. Si vous n'arrivez pas à lire l'en-tête de ce dernier, il y a écrit "Gravez vous-même vos CD : 5 produits à partir de 3500 F". Ces mêmes numéros contiennent les tests de Bad Mojo, Wing Commander IV ou Command & Conquer Alerte Rouge, des jeux vidéo majeurs dans ma vie de gamer. Vous ne voyez pas non plus l'épaisseur de ces mags : 236 pages. Le Game Fan n°14 (été 2006, news, hentai et dossier Epitanime par votre serviteur) faisait 132 pages et nous étions heureux comme des papes. La raison ? Le marché de la pub n'est plus ce qu'il était. Donc, si vous étions enfermés dans les toilettes pendant très longtemps, c'était pour lire tout ça, pas pour scruter ces fameuses pubs.

1996 ? Putain, onze ans ? Merde, on peut feuilleter ces mags, et il y a des jeux cultes à toutes les pages. Duke Nukem 3D, Quake, Gabriel Knight 2, Destruction Derby, Warcraft 2... A coté de ça, admettons que 2007 se termine bientôt et que ça a quand même été une année de merde : dans quelques années, on retiendra Bioshock, l'Orange Box, et quoi d'autre ? Où sont les titres qui vous ont laissé une empreinte qui durera plus que quelques mois ? Halo 3 ? Heavenly Sword ? Fait chier.

Et en plus, Game One passe des clips de Lorie.



Player One de novembre 1994, mars et septembre 1995. Avec les tests de Secret of Mana (98%), du hentai - Do Kyu Sei !- chroniqué en fin de magazine ("tous les titres cités sont disponibles en import chez Tonkam"), l'annonce de la sortie au Japon des derniers volumes de Dragon Ball Z et DNA² (et de la fin de Akira en France), des captures d'écran de Mai Shiranui sous la douche dans le Laser Disc de l'OAV 3 de Fatal Fury, 3x3 Eyes en couverture, RG Veda de Clamp édité en France... L'internet n'existant pas à l'époque, tout cela s'apprenait par envois massifs de colis entre France et Japon. Il y a aussi la naissance des éditions Manga Player (qui deviendront plus tard les éditions Pika), la sortie du Virtual Boy, du premier Ace Combat... Et pour acheter tout ça, on passait par la VPC ou par la petite boutique spécialisée. Quoique j'ai acheté quelques jeux Mega Drive américains à la Fnac...
Alerte Rétro à l'attention des jeunes lecteurs : si vous n'avez pas connu tout ça, les années 90 ont un message pour vous : VOUS VOUS ETES TROMPES DE DECENNIE !



Pub de VPC. Manga Dragon Ball en francais : 15 volumes sortis.
Vous savez ce que j'ai fait quand j'ai eu mon premier scanner ? Bah, vous ne voulez pas le savoir. Ogenki Clinic, Iria, les films DBZ, l'animebook Porco Rosso.... Notez les OAV de Shin Angel sur VHS doublées en francais : la traduction avait été assurée par le vénérable René-Gilles "Nao" Deberdt, spécialiste national ès Saint Seiya. Je vous garantis que quand on voit son nom au générique de fin alors qu'on a une main dans la boite de Ouatex, on regarde derrière soi pour s'assurer qu'il n'est pas dans votre chambre en train de vous regarder. Oui, je sais, je devais vous parler de l'art-book Candy Mon-Mon, et voilà que je fais juste le vieux con nostalgique. Et encore, j'ai pas dégainé les Tilt Microloisirs des années 80.



Et à l'époque, pas de Wikipédia pour frimer : même les notes de traduction étaient pointues. Je comprends pas : à l'époque, tout se faisait à la perfection, alors pourquoi il y en a qui réapprennent ce savoir-faire d'un produit bien importé ? Pourquoi est-ce qu'il y a des traductions foireuses alors qu'il y a beaucoup plus de japanophones en France ? Pourquoi est-ce qu'il y a une (auto)censure alors que le hentai qui sortait à l'époque était bien plus dérangeant ? Je lisais ça alors que je n'avais même pas de poils au cul. Si j'avais vraiment été influencé par ce stupre, je serais actuellement en train d'écrire de longs articles sur tout cela en attendant que l'acide fasse effet sur le cadavre qui refroidit dans la baignoire.





Mise à jour : Non, je ne lisais pas Okaz et Yoko. Axel s'occupe de leur cas.



Pendant ce temps : Vous vous souvenez de Goldy, le gentil présentateur du podcast NipponActu qui était parti au Japon il y a quelques mois ? Ouais, moi non plus. Mais il a commencé à monter ses souvenirs vidéo, et le premier épisode est disponible en téléchargement.

Grande Guerre des Maids, état du champ de bataille (épisode précédent) : j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise : nous avons perdu Emma, celle pour qui nous avons forcé un round supplémentaire dans les éliminatoires, celle qui n'avait pas de gros seins ou de costume affriolant, celle qui a tenu jusqu'en quart de finale grâce à nous. La bonne : nous avons vaincu Mahoro. "Nous", car ce tour de force n'a été possible que grâce à la team éditotaku. J'ai eu des messages de lecteurs qui squattaient les ordinateurs de leur boulot, "empruntaient" des hot-spots Wi-Fi municipaux, ou ne manquaient pas de passer 30 secondes sur l'ordi des copains pendant les mi-temps du rugby. Bravo et merci : ce fut violent et sale, mais l'objectif principal est atteint. J'avais prévu de faire un long discours, mais ça attendra le debriefing final ; je crois qu'Axel et moi avons pas mal d'introspection à faire.
Mais ce n'est pas terminé ! L'objectif secondaire est actuellement exposé : Izumi de He Is My Master, un kyste dans l'histoire du studio Gainax, opposée à Siesta, la maid nymphomane de Zero No Tsukaima doublée par Yui Horie (Narusegawa dans Love Hina). Votez Siesta ! Pour l'autre round (Mikuru de Haruhi Suzumiya contre Sanada de UFO Princess Valkyrie), franchement, c'est déjà emballé et pesé pour Mikuru - qui s'en plaindra ?
Nous avons analysé chaque candidate, épluché l'ordre des matchs, poussé les prétendantes qui avaient le plus de chances d'éliminer nos cibles, et nous sommes en train de gagner. Les derniers rounds se dérouleront avec des personnages forts issus d'excellents animes, avec de telles doses de moé qu'il n'y aura même pas besoin de donner des consignes de vote pour avoir un beau podium. Editotaku : Le Bon Goût Dans l'Otakulture Francaise, rien que ça.

15 octobre 2007

tag=japanime

Comme quoi... Vous faites votre job de fan en achetant des imports de doujin-games, et voilà qu'Anima fournit précisément ceux-là avec les DVD d'Highurashi. Au delà de la plainte, c'est quand même une super nouvelle ! Higurashi Daybreak est un excellent jeu de baston 3D en 2 contre 2, et ce doit bien la première importation officielle d'un produit pareil. Reste à savoir comment ils vont gérer la localisation du bousin, tant il est atypique de faire tourner ces programmes sur des ordinateurs occidentaux. *soupir* Allez, ça fera un doublon de plus.

Pendant la session hebdomadaire sur IRC (#editotaku@irc.worldnet.net, chaque dimanche dès 21 heures), entre deux doses de H, nous avons pu profiter d'un excellent reportage sur Arte, "le candidat kamikaze". Dépêchez-vous, vous pouvez le mater gratos pendant quelques jours sur le site web de la chaine - il n'y a rien à la télé ce soir et vous le savez. Ca raconte l'élection d'un petit député dans une petite ville, et c'est positivement surréaliste ; paradoxalement, tout ce que vous avez pu voir ou lire dans vos mangasses et japoniaiseries est confirmé. Les hommes politiques financent eux-mêmes leur campagne en empruntant aux yakouzes, ils distribuent seuls leurs prospectus minables avec un mégaphone pourri (comme dans Transparent), la camionette électorale et le temple qu'on voit dans Ouendan sont là - le canal IRC est devenu tout fou à ce moment. Le pauvre type, qui a le charisme d'un coupe-ongles, a dû tout quitter pour être élu dans ce bled et a la voix enrouée à force de crier ses slogans. Il se fait engueuler parce qu'il arrive à un meeting avec 30 minutes d'avance, parce que sa femme ne veut pas quitter son boulot, parce qu'il salue mal. Etant du PLD, le parti de Koizumi, il reçoit une visite ubuesque de ce dernier, qui ne lui adresse même pas la parole et le laisse moisir pendant qu'il recueille les accolades. Que du bonheur.

En parlant de démocratie (notez la transition), le Grand Tournoi des Maids continue sur le site d'à coté. Je résume : on prend les maids de la japanime et on fait un concours de popularité. Et comme l'organisateur est un fan de Mahoro, il lui taille un parcours sur mesure pour lui assurer la victoire. Mais c'est sans compter sur la team Editotaku (c'est nous). Lors du match précédent, Mahoro était opposée à l'inconnue Steel Angel Kurumi et a gagné de justesse. A présent, l'ennemie est face à Maria de Hayate no Gotoku, et c'est l'occasion de la faire tomber. Les 48 % de Kurumi étaient un avertissement, et à présent, nous allons FRAPPER AVEC LA FORCE D'UN MILLIER DE DIEUX COLERIQUES. Là, j'ai utilisé du Caps Lock, c'est dire l'importance. C'était quand la dernière fois que j'ai écrit ainsi, hmmm ? Mahoromatic, à l'instar de He Is My Master, représente les années les plus noires de la Gainax. Et ce studio, qui vit un second souffle avec Gurren Lagan et Rebuild of Eva, doit nettoyer les traces de caca qui sèchent sur sa jambe. Nous allons l'aider en éjectant ces mauvais souvenirs de ce tournoi.
Pour l'autre match, c'est le duo Hisui/Kohaku de Tsukihime face à Emma, du manga éponyme - Axel a d'ailleurs illustré la candidature de cette dernière avec un magnifique dessin. Alors oui, deux pour le prix d'une, tout ça - sauf qu'on ne fait pas un coucours de rapport qualité-prix. Emma est une des candidates soutenues par notre équipe : elle n'aurait pas passé les éliminatoires sans notre aide, et nous avons même forcé un recompte des voix parce que les votes avaient été fermés 15 minutes trop tôt - assurant ainsi sa qualification pour la suite du tournoi. Serious business, je vous le dis ! Bref, votez Maria et Emma. En avant !

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