Ainsi donc, Tonkam vient de sortir le premier tome de "Ma Femme est une étudiante", de Hiyoko Kobayashi. Okay, le titre semble tout droit sorti d'un porno des années 70, mais c'est la traduction fidèle du nom original - et dans la grande tradition des shonen manga pour ados aux achats guidés par leurs afflux sanguins, tout le scénario y est expliqué. Sauf que voilà, dans mon étagère, il y a ça :
Vous. Me. Haïrez.
Japanime
27 septembre 2007
Hiyoko Brand, Kurumi, Sonic et Télérama<img src="./nsfw.png" />
Par Raton-Laveur le 27 septembre 2007, 11:47
02 septembre 2007
The Taste of Tea
Par Raton-Laveur le 02 septembre 2007, 18:41
Résumé en une image :

Ce long-métrage nippon (lourdement primé) est une de ces oeuvres contemplatrices, où quelques personnages errent dans leurs pensées sans faire grand-chose. Une petite famille nipponne avec le papa qui hypnotise des gens, la maman qui gribouille, le grand-père lolicon, la petite fille qui a des visions, le frangin amoureux, l'oncle qui lâche le stress de la ville... Si vous avez aimé Mes Voisins les Yamada, vous adorerez The Taste of Tea. Ce dernier joue énormément sur les délires intérieurs de tout un chacun, avec de sacrés spécimens : une séquence en animation, une chanson qui rend fou, et même un passage bruité à la bouche... Sans parler de la capture d'écran en début de texte. Ca prend son temps, avec pas mal de plans-séquences. On s'amuse des pérégrinations des personnages, on s'étonne de la présence d'Anna Tsuchiya dans un rôle secondaire, et on termine le film avec - évidemment - un grand sourire.
Pendant ce temps : J'ai enfin terminé F.E.A.R. , échéance sans cesse repoussée par pas-de-config-assez-puissante, crash-de-skeudur-bye-les-sauvegardes, je-joue-à-autre-chose et j'en passe. Vu le rythme auquel je rattrape mon retard (l'article précédent abordait Shadow of the Colossus, et ces deux jeux datent de 2005), je devrais jouer à BioShock aux alentours de 2010, peut-être sous Windows Seven. Vous n'allez pas me reprocher ce retard, hein ? Vous avez vu le design de ce site ? Je suis coincé au XXème siècle. Un peu comme Animint qui vient de sortir un podcast uniquement écoutable avec mozerfuking RealPlayer. Bref. Que dire de plus sur ce titre : c'est effectivement le meilleur shoot-dans-les-bureaux qui existe, l'IA est diabolique, et le scénario n'avance pas d'un iota jusqu'au dernier chapitre, où Monolith réalise que ça serait bien de finir l'histoire. Histoire fortement inspirée par Ring et Akira, mais venant des gusses qui ont pondu le mégacool Shogo M.A.D (le meilleur jeu vidéo US inspiré par la japanime), le résultat est à la hauteur de toutes les attentes. Ah oui, et petit truc personnel : F.E.A.R. est à l'exacte frontière du jeu vidéo PC entre "config clavier sympa" et "putain trop de touches". Il faut se pencher sur les cotés, gérer la visée à la lunette, la lampe-torche : tout ça je sais faire, mais là ma config de touches est pleine. Et faut encore ajouter les touches du ralenti, du lancer de grenades et deux-trois autres trucs. Juste ce qu'il faut pour m'embrouiller. C'est pas Tribes 2 et sa config clavier acnéique, mais c'est juuuuste de l'autre coté de la limite. Pour les défauts, ma peur d'une architecture foireuse fut confirmée : des escaliers de secours qui s'arrêtent de descendre au quatrième étage, des couloirs qui ne mènent nulle part, des rues qui débouchent sur un précipice au milieu d'immeubles... Mais bon, on excuse toujours ce genre d'aberrations en disant que ça serait pas drôle si c'était réaliste. Bof. Je n'ai pas trop l'intention de me faire l'add-on Extraction Point - réalisé par un studio extérieur - pour le scénario, vu qu'il prend de trop grandes libertés avec la trame principale (et vazy que je te ressuscite des persos, et vazy que je change le comportement du méchant). Yep, ce "pendant ce temps" était plus long que l'article lui-même, mais je veux pas gâcher la petite surprise qu'est Taste of Tea.
Voilà voilà, session IRC dominicale sur #editotaku@irc.worldnet.net dès 21 heures.

Ce long-métrage nippon (lourdement primé) est une de ces oeuvres contemplatrices, où quelques personnages errent dans leurs pensées sans faire grand-chose. Une petite famille nipponne avec le papa qui hypnotise des gens, la maman qui gribouille, le grand-père lolicon, la petite fille qui a des visions, le frangin amoureux, l'oncle qui lâche le stress de la ville... Si vous avez aimé Mes Voisins les Yamada, vous adorerez The Taste of Tea. Ce dernier joue énormément sur les délires intérieurs de tout un chacun, avec de sacrés spécimens : une séquence en animation, une chanson qui rend fou, et même un passage bruité à la bouche... Sans parler de la capture d'écran en début de texte. Ca prend son temps, avec pas mal de plans-séquences. On s'amuse des pérégrinations des personnages, on s'étonne de la présence d'Anna Tsuchiya dans un rôle secondaire, et on termine le film avec - évidemment - un grand sourire.
Pendant ce temps : J'ai enfin terminé F.E.A.R. , échéance sans cesse repoussée par pas-de-config-assez-puissante, crash-de-skeudur-bye-les-sauvegardes, je-joue-à-autre-chose et j'en passe. Vu le rythme auquel je rattrape mon retard (l'article précédent abordait Shadow of the Colossus, et ces deux jeux datent de 2005), je devrais jouer à BioShock aux alentours de 2010, peut-être sous Windows Seven. Vous n'allez pas me reprocher ce retard, hein ? Vous avez vu le design de ce site ? Je suis coincé au XXème siècle. Un peu comme Animint qui vient de sortir un podcast uniquement écoutable avec mozerfuking RealPlayer. Bref. Que dire de plus sur ce titre : c'est effectivement le meilleur shoot-dans-les-bureaux qui existe, l'IA est diabolique, et le scénario n'avance pas d'un iota jusqu'au dernier chapitre, où Monolith réalise que ça serait bien de finir l'histoire. Histoire fortement inspirée par Ring et Akira, mais venant des gusses qui ont pondu le mégacool Shogo M.A.D (le meilleur jeu vidéo US inspiré par la japanime), le résultat est à la hauteur de toutes les attentes. Ah oui, et petit truc personnel : F.E.A.R. est à l'exacte frontière du jeu vidéo PC entre "config clavier sympa" et "putain trop de touches". Il faut se pencher sur les cotés, gérer la visée à la lunette, la lampe-torche : tout ça je sais faire, mais là ma config de touches est pleine. Et faut encore ajouter les touches du ralenti, du lancer de grenades et deux-trois autres trucs. Juste ce qu'il faut pour m'embrouiller. C'est pas Tribes 2 et sa config clavier acnéique, mais c'est juuuuste de l'autre coté de la limite. Pour les défauts, ma peur d'une architecture foireuse fut confirmée : des escaliers de secours qui s'arrêtent de descendre au quatrième étage, des couloirs qui ne mènent nulle part, des rues qui débouchent sur un précipice au milieu d'immeubles... Mais bon, on excuse toujours ce genre d'aberrations en disant que ça serait pas drôle si c'était réaliste. Bof. Je n'ai pas trop l'intention de me faire l'add-on Extraction Point - réalisé par un studio extérieur - pour le scénario, vu qu'il prend de trop grandes libertés avec la trame principale (et vazy que je te ressuscite des persos, et vazy que je change le comportement du méchant). Yep, ce "pendant ce temps" était plus long que l'article lui-même, mais je veux pas gâcher la petite surprise qu'est Taste of Tea.
Voilà voilà, session IRC dominicale sur #editotaku@irc.worldnet.net dès 21 heures.
26 août 2007
Evergreen
Par Raton-Laveur le 26 août 2007, 22:32
Pour suivre cet article, il vaut mieux avoir lu celui sur Unbalance Unbalance.
Quand l'otaque se découvre pubère, il enchaîne des animes sur des amourettes de collégiens, pour mieux pallier au vide de sa propre vie sentimentale emplie d'acné et d'appareils orthodonthiques. J'appelle ça "les animes de péteux". Puis un jour, il grandit, et réalise la mièvrerie naïve de ces conneries. Ca se produit toujours au milieu d'un épisode, l'otaque devient enragé et nourrit ainsi une haine pour cet anime bien précis qui l'a éveillé. Par exemple, pour un pote, c'est Mabuharo. Pour d'autres, c'est Girls Bravo (et sa célèbre scène de la banane), ou Mai HiME/Otome. Pour beaucoup, ce fut Love Hina, qui était une excellente parodie des harem animes - jusqu'au moment où Ken Akamatsu a pris au sérieux sa propre bouffonnerie. Perso, c'est Tenshi No Shippo qui m'a fait tilter. Certains croient que c'est Chobits, mais en fait non, je hais Chobits parce que j'ai perdu 13 heures de ma vie et été infoutu de répondre à une question lors de l'Epitanime 2003 alors que je SAVAIS la réponse mais que je me suis pas senti pisser et j'ai répondu sans avoir tout lu la question et c'était la 12ème question sur 15 et j'allais tout gagner même les box de DVD et je suis passé pour un con devant un amphithéâtre plein et y'avait des gens que je connaissais même si c'était 2 heures du matin et je m'en souviens encore parfaitement et ça vient hanter certaines de mes nuits.
Je crois qu'Unbalance Unbalance sera la "série de péteux" de pas mal de personnes. Certains commentaires de l'article sont allés jusqu'à traiter ce produit de "charcuterie", ce qui est quand même assez vrai - et un peu méchant aussi. Récemment sorti chez Iku Comics (autre éditeur à ne pas avoir de site web à jour), Evergreen est une histoire en un seul volume signée Kengo Yonekura, déjà à l'origine de Yellow Hearts (trois tomes assez violents, également trouvable chez Iku) et d'autres choses traduites par des lecteurs de ce site. Oui, c'est du hentai, et contrairement à ce que la couverture laisserait penser, ce n'est pas saphique. C'est agréablement traduit et édité, évidemment vendu sous cellophane.
Second avertissement : presque toutes les scènes de sexe sont incestueuses - et j'insiste sur le "presque". Précisons aussi : c'est de l'inceste de type "manga", du genre frère et soeur qui font des chôôôses, et non de type "réaliste", genre tonton qui fait dodo avec les mômes. Inceste cependant consentant, mais je crois comprendre que les gens choqués par cela ne font pas la distinction. Deux couples de jeunes gens adultes et vaccinés qui se perdent un peu pendant un été. C'est délicatement raconté avec ce qu'il faut de perversion dans les actes sexuels et plus de sentiments que la moyenne des mangas hentai. C'est la griffe de l'auteur : si vous ne connaissez pas Kengo Yonekura ou ne comprenez pas pourquoi il y a autant de fans de cette dame, lisez ce bouquin et vous pigerez. En fait, pour celles et ceux qui n'ont jamais touché au hentai, ce serait même une excellente introduction et le seul manga hentai qui aurait sa place sur l'étagère de tout fan (adulte et décomplexé) de bédés nipponnes.
(c'est là qu'il a subtilement glissé "cette dame" pour préciser, l'air de rien, que Kengo Yonekura est une femme)
Car c'est vraiment ça, en fait : il y a plus de romance, d'épaisseur de personnages et d'intérêt de la part de l'auteur dans un seul chapitre d'Evergreen, manga hentai et donc forcément mauvais-maléfique-stupide, que dans tout Unblalance² et autres trucs de péteux. Lu et approuvé.
Pendant ce temps : LA DEMO DE WORLD IN CONFLICT EST SORTIE, solo (1 mission) et multi (1 carte plus une autre si vous avez la prévente), textes et voix en francais (et le disque devrait être multilingue). Voilà pour l'annonce en caps lock parce que j'aime ce jeu, et n'oubliez pas qu'il y a déjà un clan Editotaku qui vous attend - ajoutez raton-laveur dans votre liste d'amis dans le jeu et bippez-moi. Session IRC en ce moment, où nous parlons des nouveaux animes de la saison.
Quand l'otaque se découvre pubère, il enchaîne des animes sur des amourettes de collégiens, pour mieux pallier au vide de sa propre vie sentimentale emplie d'acné et d'appareils orthodonthiques. J'appelle ça "les animes de péteux". Puis un jour, il grandit, et réalise la mièvrerie naïve de ces conneries. Ca se produit toujours au milieu d'un épisode, l'otaque devient enragé et nourrit ainsi une haine pour cet anime bien précis qui l'a éveillé. Par exemple, pour un pote, c'est Mabuharo. Pour d'autres, c'est Girls Bravo (et sa célèbre scène de la banane), ou Mai HiME/Otome. Pour beaucoup, ce fut Love Hina, qui était une excellente parodie des harem animes - jusqu'au moment où Ken Akamatsu a pris au sérieux sa propre bouffonnerie. Perso, c'est Tenshi No Shippo qui m'a fait tilter. Certains croient que c'est Chobits, mais en fait non, je hais Chobits parce que j'ai perdu 13 heures de ma vie et été infoutu de répondre à une question lors de l'Epitanime 2003 alors que je SAVAIS la réponse mais que je me suis pas senti pisser et j'ai répondu sans avoir tout lu la question et c'était la 12ème question sur 15 et j'allais tout gagner même les box de DVD et je suis passé pour un con devant un amphithéâtre plein et y'avait des gens que je connaissais même si c'était 2 heures du matin et je m'en souviens encore parfaitement et ça vient hanter certaines de mes nuits.
Je crois qu'Unbalance Unbalance sera la "série de péteux" de pas mal de personnes. Certains commentaires de l'article sont allés jusqu'à traiter ce produit de "charcuterie", ce qui est quand même assez vrai - et un peu méchant aussi. Récemment sorti chez Iku Comics (autre éditeur à ne pas avoir de site web à jour), Evergreen est une histoire en un seul volume signée Kengo Yonekura, déjà à l'origine de Yellow Hearts (trois tomes assez violents, également trouvable chez Iku) et d'autres choses traduites par des lecteurs de ce site. Oui, c'est du hentai, et contrairement à ce que la couverture laisserait penser, ce n'est pas saphique. C'est agréablement traduit et édité, évidemment vendu sous cellophane.
Second avertissement : presque toutes les scènes de sexe sont incestueuses - et j'insiste sur le "presque". Précisons aussi : c'est de l'inceste de type "manga", du genre frère et soeur qui font des chôôôses, et non de type "réaliste", genre tonton qui fait dodo avec les mômes. Inceste cependant consentant, mais je crois comprendre que les gens choqués par cela ne font pas la distinction. Deux couples de jeunes gens adultes et vaccinés qui se perdent un peu pendant un été. C'est délicatement raconté avec ce qu'il faut de perversion dans les actes sexuels et plus de sentiments que la moyenne des mangas hentai. C'est la griffe de l'auteur : si vous ne connaissez pas Kengo Yonekura ou ne comprenez pas pourquoi il y a autant de fans de cette dame, lisez ce bouquin et vous pigerez. En fait, pour celles et ceux qui n'ont jamais touché au hentai, ce serait même une excellente introduction et le seul manga hentai qui aurait sa place sur l'étagère de tout fan (adulte et décomplexé) de bédés nipponnes.
(c'est là qu'il a subtilement glissé "cette dame" pour préciser, l'air de rien, que Kengo Yonekura est une femme)
Car c'est vraiment ça, en fait : il y a plus de romance, d'épaisseur de personnages et d'intérêt de la part de l'auteur dans un seul chapitre d'Evergreen, manga hentai et donc forcément mauvais-maléfique-stupide, que dans tout Unblalance² et autres trucs de péteux. Lu et approuvé.
Pendant ce temps : LA DEMO DE WORLD IN CONFLICT EST SORTIE, solo (1 mission) et multi (1 carte plus une autre si vous avez la prévente), textes et voix en francais (et le disque devrait être multilingue). Voilà pour l'annonce en caps lock parce que j'aime ce jeu, et n'oubliez pas qu'il y a déjà un clan Editotaku qui vous attend - ajoutez raton-laveur dans votre liste d'amis dans le jeu et bippez-moi. Session IRC en ce moment, où nous parlons des nouveaux animes de la saison.
23 août 2007
Unbalance Unbalance
Par Raton-Laveur le 23 août 2007, 10:09
(Oh wow, enfin un manwha sur l'éditotaku)
On le sait déjà, les coréens sont devenus les sous-traitants favoris de l'animation japonaise. A force de copier sur leurs voisins, il faut un oeil averti pour savoir à qu(o)i on a affaire. J'achète les deux premiers tomes d'Unbalance Unbalance sur les conseils d'Axel - et ce n'est qu'au moment de payer que je remarque que c'est édité chez Tokebi, l'éditeur ès manwhas au site pas à jour depuis des mois qui arrive à spoiler le principal twist du volume 2 dès le résumé en quatrième de couverture. Ah, et un manga coréen, ça s'appelle un manwha. Que ça se prononce mann-ha, avec expiration d'air sur le H. En tout cas, le dessin et la narration sont parfaitement clonés sur les japonais, pour sûr ; avec des pseudonymes nippons pour les auteurs et les persos, ça passerait comme une lettre à la poste.
Unbalance Unbalance est une énième histoire d'amour entre étudiant et prof, avec les triangles amoureux et les naïvetés coutumières fournies en série : élève machin aime mademoiselle truc, mais sa copine de classe bidule en pince pour lui, rincez et répétez. Ajoutez un truc pour se différencier de la concurrence, genre plusieurs profs - Happy Lesson - , la prof est une extraterrestre - Onegai Teacher - , la prof est une loli - Pani Poni Dash -, la prof est la soeur du perso principal - Evergreen, sujet du prochain article - , la prof est une girouette sérieusement atteinte d'un complexe d'Oedipe aggravé d'une tendance à se bourrer la gueule - le cas d'aujourd'hui, Unbalance Unbalance. Mais ça, on s'en tape. Si on arrive à passe outre la version francaise et ses fautes toutes les cinq pages mâtinées d'aberrations linguistiques (un examen "bi-semestriel", j'appelle ça un examen "trimestriel"), Unbalance Unbalance dispose d'un univers positivement terrifiant. Pour moi, tout du moins.
Ce qui va suivre est quelque peu tordu. Je vous demande votre attention.
Je vous ai déjà parlé de Charles Bukowski et de sa théorie sur les hommes - si vous avez la flemme de cliquer, il existe trois types d'hommes sur terre : les hommes à seins, à fesses, et à jambes. Ayant abordé la chose lors d'un article sur Oppai Slider, il va de soi que je suis dans la première catégorie. Or, dans Unbalance Unbalance, toutes les femmes ont des pastèques suffisamment généreuses pour résoudre à jamais la famine dans le monde. A ce point. Toutes. Même celles qui apparaissent pendant une seule case.
Vous vous souvenez de Gantz ? A toutes les pages, il y a des miches à rendre jaloux le syndicat des boulangers. Quoique ! Au milieu des pin-ups génétiquement gâtées, il restait Kojima, la lolita qui se rattrapait avec sa mâchoire, si vous me permettez l'expression. A l'instar de tous ces animes où il y a "la fille à gros seins de service", elle remplissait le quota inverse, celui de la planche à pain. Elle jouait un rôle essentiel : montrer que les petits seins existent dans le monde de Gantz, et qu'y avoir un doublé de ballons de basket n'est pas une évidence.
Un fantasme reste, par définition, hallucinatoire. On rêve de ce qu'on n'a pas. Autrefois, les hommes imaginaient un monde où il ferait jour en pleine nuit, où l'on pourrait communiquer avec le monde entier en une fraction de seconde, où la machine ferait le labeur de l'humain. A présent exaucés, ces désirs sont remplacés par d'autres chimères : la vie éternelle, le voyage vers l'espace démocratisé, le voyage dans le temps, que sais-je encore. A partir du moment où l'impossible devient possible, où la barre est placée plus haut, l'élite devient le standard, avant de devenir la base. On trouve normal d'avoir de la lumière en appyant sur un bouton, et les électriciens qui accomplissent ce petit miracle sont payés au smic.
(Vous savez, si l'éditotaku n'affiche pas le texte en colonne (comme sur les autres sites web) mais sur toute la largeur de votre écran, c'est pour mieux vous tromper sur la longueur des articles. En les voyant au même format qu'ailleurs sur le Web, vous réaliseriez que ces conneries peuvent parfois être très longues. J'espère que vous matez ce site en fenêtre maximisée, à super haute résolution, et de préférence sur un écran large.)
J'ose croire que vous voyez où je veux en venir. J'affectionne les demoiselles élevées à la crème normande et au beurre, et elles ne courent pas forcément les rues. Mais dans un monde où toutes les femmes auraient un bonnet D, que deviendrais-je ? Bon, à cet endroit du texte, il y avait une liste de possibilités, mais on va juste dire que je n'ose y penser, c'est moins choquant. Peut-être que faute de poitrines à mater, je regarderais ailleurs sur les femmes. Unbalance Unbalance décrit ainsi un monde atroce, où les beautés d'ici-bas ne sont qu'une crasseuse norme - difficile de les trouver sexy si elles n'ont plus rien de spécial. Ah, Raptor Jésus en Plastique sur la Croix en Chocolat, viens-moi en aide.
Unbalance Unbalance fout la trouille.
Le fil de cet article continue dans le texte suivant, qui aborde le manga Evergreen.
On le sait déjà, les coréens sont devenus les sous-traitants favoris de l'animation japonaise. A force de copier sur leurs voisins, il faut un oeil averti pour savoir à qu(o)i on a affaire. J'achète les deux premiers tomes d'Unbalance Unbalance sur les conseils d'Axel - et ce n'est qu'au moment de payer que je remarque que c'est édité chez Tokebi, l'éditeur ès manwhas au site pas à jour depuis des mois qui arrive à spoiler le principal twist du volume 2 dès le résumé en quatrième de couverture. Ah, et un manga coréen, ça s'appelle un manwha. Que ça se prononce mann-ha, avec expiration d'air sur le H. En tout cas, le dessin et la narration sont parfaitement clonés sur les japonais, pour sûr ; avec des pseudonymes nippons pour les auteurs et les persos, ça passerait comme une lettre à la poste.
Unbalance Unbalance est une énième histoire d'amour entre étudiant et prof, avec les triangles amoureux et les naïvetés coutumières fournies en série : élève machin aime mademoiselle truc, mais sa copine de classe bidule en pince pour lui, rincez et répétez. Ajoutez un truc pour se différencier de la concurrence, genre plusieurs profs - Happy Lesson - , la prof est une extraterrestre - Onegai Teacher - , la prof est une loli - Pani Poni Dash -, la prof est la soeur du perso principal - Evergreen, sujet du prochain article - , la prof est une girouette sérieusement atteinte d'un complexe d'Oedipe aggravé d'une tendance à se bourrer la gueule - le cas d'aujourd'hui, Unbalance Unbalance. Mais ça, on s'en tape. Si on arrive à passe outre la version francaise et ses fautes toutes les cinq pages mâtinées d'aberrations linguistiques (un examen "bi-semestriel", j'appelle ça un examen "trimestriel"), Unbalance Unbalance dispose d'un univers positivement terrifiant. Pour moi, tout du moins.
Ce qui va suivre est quelque peu tordu. Je vous demande votre attention.
Je vous ai déjà parlé de Charles Bukowski et de sa théorie sur les hommes - si vous avez la flemme de cliquer, il existe trois types d'hommes sur terre : les hommes à seins, à fesses, et à jambes. Ayant abordé la chose lors d'un article sur Oppai Slider, il va de soi que je suis dans la première catégorie. Or, dans Unbalance Unbalance, toutes les femmes ont des pastèques suffisamment généreuses pour résoudre à jamais la famine dans le monde. A ce point. Toutes. Même celles qui apparaissent pendant une seule case.
Vous vous souvenez de Gantz ? A toutes les pages, il y a des miches à rendre jaloux le syndicat des boulangers. Quoique ! Au milieu des pin-ups génétiquement gâtées, il restait Kojima, la lolita qui se rattrapait avec sa mâchoire, si vous me permettez l'expression. A l'instar de tous ces animes où il y a "la fille à gros seins de service", elle remplissait le quota inverse, celui de la planche à pain. Elle jouait un rôle essentiel : montrer que les petits seins existent dans le monde de Gantz, et qu'y avoir un doublé de ballons de basket n'est pas une évidence.
Un fantasme reste, par définition, hallucinatoire. On rêve de ce qu'on n'a pas. Autrefois, les hommes imaginaient un monde où il ferait jour en pleine nuit, où l'on pourrait communiquer avec le monde entier en une fraction de seconde, où la machine ferait le labeur de l'humain. A présent exaucés, ces désirs sont remplacés par d'autres chimères : la vie éternelle, le voyage vers l'espace démocratisé, le voyage dans le temps, que sais-je encore. A partir du moment où l'impossible devient possible, où la barre est placée plus haut, l'élite devient le standard, avant de devenir la base. On trouve normal d'avoir de la lumière en appyant sur un bouton, et les électriciens qui accomplissent ce petit miracle sont payés au smic.
(Vous savez, si l'éditotaku n'affiche pas le texte en colonne (comme sur les autres sites web) mais sur toute la largeur de votre écran, c'est pour mieux vous tromper sur la longueur des articles. En les voyant au même format qu'ailleurs sur le Web, vous réaliseriez que ces conneries peuvent parfois être très longues. J'espère que vous matez ce site en fenêtre maximisée, à super haute résolution, et de préférence sur un écran large.)
J'ose croire que vous voyez où je veux en venir. J'affectionne les demoiselles élevées à la crème normande et au beurre, et elles ne courent pas forcément les rues. Mais dans un monde où toutes les femmes auraient un bonnet D, que deviendrais-je ? Bon, à cet endroit du texte, il y avait une liste de possibilités, mais on va juste dire que je n'ose y penser, c'est moins choquant. Peut-être que faute de poitrines à mater, je regarderais ailleurs sur les femmes. Unbalance Unbalance décrit ainsi un monde atroce, où les beautés d'ici-bas ne sont qu'une crasseuse norme - difficile de les trouver sexy si elles n'ont plus rien de spécial. Ah, Raptor Jésus en Plastique sur la Croix en Chocolat, viens-moi en aide.
Unbalance Unbalance fout la trouille.
Le fil de cet article continue dans le texte suivant, qui aborde le manga Evergreen.
15 août 2007
Ma première VHS
Par Raton-Laveur le 15 août 2007, 22:49

Parmi les grandes différences de narration entre la japanime et les scénarios occidentaux, le rapport avec les méchants est particulièrement significatif. Rastapopoulos est une enflure, les Décepticons sont méchants "parce que". Mais au Japon, ce manichéisme disparaît souvent : dans Princesse Mononoké, Eboshi est-elle mauvaise pour tenter de sauver des anciennes prostituées du shogun local en vendant quelques arquebuses, quitte à raser la forêt ? Il y a une autre différence importante dans ce rapport : la puissance des méchants. Chez les ricains, les vilains sont largement inoffensifs, ridicules, et le héros s'en sort à peine griffé. En Europe, le méchant est accompagné de légendes attestant de ses pouvoirs, mais il s'avère pas bien offensif quand il est à l'écran. Par contre, au Japon, faut avancer la tête baissée. Les méchants peuvent faire vraiment mal et le héros en bave. Regardez ce passage de la fin de Mazinger Z, (série aussi culte au Japon que son futur spin-off, Grendizer / Goldorak l'est en France) ; le héros de millions de 'tits n'enfants se fait ratiboiser la gueule en diagonale et le pilote, Koji Kabuto (futur Alcor, le pote à Actarus dans Goldo), est amoché à en pisser le sang. Imaginez le traumatisme sur les gamins.
Et quand le héros finit par se relever, terrasser l'ennemi et sauver la paix et l'humanité, ça vous forge toute une génération d'otakus pur sucre. Goldorak a eu le même effet ici : pourquoi croyez-vous que le mystère de l'Autolargue fut levé par les frenchies ? Que Wikipédia, pour ce que ça vaut, affirme que c'est le seul programme à avoir atteint les 100 % d'audimat en France ? Que Déclic Images / Manga Distribution aient eu les cojones d'en sortir des versions pirates, quittes à être condamnés à la ruine ? Que les Fatal Picards en aient fait une de leurs chansons les plus connues ? Goldorak est un des grands héros de la pop culture française et avec Albator, le pilier de la japanime en France. Je pèse mes mots.
Alors, imaginez quand l'otaque français lit, bien des années plus tard, le manga importé chez Dybex (et oui, ils ont - mal - édité quelques mangasses). Il n'y a que quatre volumes, et je vais vous spoiler la gueule sur la fin : Goldorak perd. Il a beau vaincre les méchants robots de Véga, les humains se lancent dans un holocauste nucléaire, tout le monde meurt, fin. Bis repetita : imaginez le traumatisme sur les gamins. En fait, non, pas besoin d'imaginer, puisque je fais partie de ces traumatisés. Ouais, le résultat n'est pas joli-joli.

Pas étonnant que tout le monde ait oublié ce manga pour en rester à l'anime, largement supérieur et qui finit bien, lui. Regardez cette jaquette : quel que soit l'âge, il y a de quoi devenir loco. Un énorme Goldorak qui écrase un Golgoth avec son poing ! Un autre Goldorak qui vole ! Un Actarus ! Alcor ! Tous les méchants ! Le staff nippon respecté ! Un résumé pas con ! Une maison d'édition basée rue Montgallet ! Je crois que je saigne du nez. C'est le premier anime que j'ai vu, non ? Il y a quelques temps, je vous avais parlé de mon premier jeu vidéo. Là, c'est ma première cassette vidéo - enfin, avant ça, j'avais des épisodes de Tex Avery enregistrés à la main par papa raton pendant que j'étais dans le bide de maman raton. A l'heure où d'autres mataient du Disney, j'ai grandi avec Droopy, le Loup, Bugs Bunny et les sous-entendus racistes des toons de l'époque. Ces VHS sont toujours là et n'ont pas remplacé le très censuré coffret DVD (seule édition DVD des Tex Avery au monde, exclusive à la France et uniquement trouvable à prix d'or), ignoré sur mon étagère. Un jour, maman raton revient du supermarché avec la cassette en photo. Elle commence à lire le titre : "Gol... Do..." et je reste comme un con, parce que j'ai trois ans, je sais pas lire et je suis lent à la détente.
Elle contient les épisodes 62 et 64, "Les Cygnes" et "Cinq Minutes Pour Mourir". Dans le premier, de gentils zozieaux sont transformés en bombes radioactives sur pattes, et dans le second, un Golgoth attaque la ville avec l'intention de faire exploser une bombe au "lasernium", qui a tout ce qu'il y a de plus nucléaire... Actarus et ses potes se battent comme des lions (et là encore, sont méchamment blessés au combat), mais au final, Goldorak ne peut désamorcer l'ogive, et risque sa peau métallique pour la faire sauter le plus loin possible - non sans avoir lâché un monologue sur le sacrifice pour l'humanité alors que les secondes avant l'explosion s'égrènent. Avec autant de références aux dangers de l'atome, pas étonnant que je n'ose même pas jouer à S.T.A.L.K.E.R. ! Même pas besoin de remater la vidéo, je vous raconte tout ça de mémoire, puisque cette cassette vidéo est un de mes petits trésors. Forcément, car c'est ma première VHS.
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