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Laurie-Anne Bourdain lit ce site tous les jours

Japanime

08 février 2008

Chirurgie plastique, épisode 2

(épisode précédent, prologue)


Comptez environ 15 heures.


En attendant le nouveau pécé, j'ai donc terminé le Strike Freedom Gundam 1/100ème en Clear Color Version qui accompagnait le Legend Gundam de la dernière fois. Là où le Legend avait été simplement assemblé, j'ai fait usage des Gundam Markers offerts par Shikaze et de colle. En fait de colle, il s'agit de vernis : la maquette étant en plastique transparent, le produit classique aurait laissé des traces en séchant. C'est tout aussi solide et ça ne se voit pas.


Ne vous étonnez pas du présentoir sur la photo précédente, je l'ai ramené au magasin parce qu'ils voulaient le voir.


J'ai quand même l'intention de faire une sorte de guide pour les débutants absolus, puisque ceux que je trouve sont en anglais/relégués à des posts de forums/trop complexes. Il faut croire que les maquettistes otaques sont vraiment peu nombreux, ou maîtres de leur art...



Chirurgie plastique, épisode 2 bis

Tout juste arrivé du Japon, Garric m'a offert un joli cadeau d'anniversaire :



C'est donc ma première figurine. Moi qui considère ces objets comme des ramasse-poussière, je suis ravi de faire une exception pour Mai Shiranui.

En parlant de cadeau, Goldy a sorti (pile pour mon anniv', yay) l'épisode 2 de Goldy No Tabi. Il était prévu d'ajouter une piste de sous-titrages dans la vidéo avant que je vous en parle, ce qui est maintenant fait. Y'a du musée Ghibli et des fesses dedans.

07 janvier 2008

Japanim-Sud, Vincent le Parc et le reste (avec mise à jour)

Avec l'impressionnante quantité de japanime disponible en France, nombreux sont ceux qui oublient que le Japon est toujours à l'autre bout du monde. Un pays complètement différent, au langage encore plus complexe que le nôtre, et avec des règles de business particulières. Ce n'est pas toujours facile d'importer tout ce que nous regardons, lisons et jouons. Le temps passe, mais la télé remplit encore son quota de reportages à la con, et on tombe régulièrement sur la "mode manga" et autres "japan maniacs", comme si tout cela n'était pas présent sous nos latitudes depuis trente ans. Car devant la télé, il y a régulièrement un esprit commercial qui voit là une manne d'argent et qui fera sa boutique pourrie ou partira au Japon en se prenant pour le roi du pétrole, y honorant l'excellente réputation du gaijin parfaitement con et irrespectueux. C'est difficile d'obtenir tel DVD ou tel contrat quand les japonais se rappellent de l'affaire Goldorak ou se font arnaquer lors d'une convention sur notre continent. Comme partout, il y a des brebis galeuses dans le milieu.

L'histoire que je vais vous raconter a commencé avec un paragraphe dans mon dossier de l'Epitanime 2004 (page du dimanche), continué avec quelques phrases dans celui de l'Epitanime 2005, et pourtant, ça ne se termine que maintenant. Je parle de ma petite enquête sur Japanim-Sud, la convention de, euh, japanime, dans, euh, le sud. De la France, s'entend. Certes, des évènements pareils qui sont annoncés mais n'apparaissent jamais, il y en a quinze à la douzaine, à l'image de leurs organisateurs, réunis en associations loi 1901 pour donner un vernis de légitimité sociale à leur otakisme. Sauf que là, non ; c'était financé par une société multinationale avec les moyens d'y arriver, mais qui avait chargé la mauvaise personne de s'en occuper.

Je vous préviens, ça va pas être joli

Ca commence donc en Suisse, avec une petite boutique de japanime comme nous en connaissons tous. Epris d'expansion, le patron ne veut plus se limiter à la revente de produits, mais carrément à leur import. Et pour illustrer ces échanges avec le Japon, créer un évènement où ils pourraient ainsi fournir eux-mêmes articles et invités. Pour s'occuper de tout ça, ledit patron trouve un certain Vincent Le Parc. Qui part au Japon tisser des relations, et y crée une société au nom de la boutique originelle. Ca se déroule plutôt bien, puisqu'ils ont aidé à la venue de Mai Yamane (chanteuse, entre autres, des génériques de fin de Cowboy Bebop) au Cartoonist 2002. Le temps passant, les ambitions grandissent ; il devient question de créer également un service de traduction d'animes, permettant ainsi aux éditeurs japonais de vendre leur came en territoire francophone sans passer par d'autres collaborateurs locaux. Et encore cette idée de faire une convention pour démontrer tout ça...

Pause. C'est qui, ce Vincent Le Parc ? Mes traces les plus anciennes remontent aux années 90. Etat des lieux de l'époque : pas d'internet, des fansubs clandestins créés sur Amiga et distribués sur VHS, et une boutique parisienne, Tonkam. Player One et Consoles+ y nourrissaient leurs pages, peu de gens râlaient devant la richesse de l'offre au Club Dorothée. Qui censurait à la hache, mais hey, on avait des mercredis matins longs de quatre heures entre Saint Seiya, City Hunter, Dragon Ball Z et j'en passe. AnimeLand était un fanzine, et les gens influents de l'époque tenaient sur une table de restaurant. Littéralement, d'ailleurs : chaque samedi, une ou deux petites associations de passionnés organisaient des gueuletons à Paris, où se retrouvaient ceux qui fonderaient plus tard Kaze ou Japan Vibes. Le boui-boui qui faisait office de lieu de rencontre s'appelait le Tenshi Bar, et l'association la plus importante à l'époque s'appelait Otaku New Wave. Qui deviendra Jade, organisatrice d'une certaine Japan Expo, qui eut lieu en 2000 à l'école d'informatique Epita. Avant que Jade se tire avec le nom pour créer sa propre convention, pendant que les étudiants d'Epita continueront cet évènement sous le nom d'Epitanime.
La seconde association s'appelait Made In Japan, précisément créée par ledit Vincent Le Parc. Ses membres allaient au Tenshi Bar et passaient quelques VHS. Il y rencontrera une japonaise, qu'il épousera avant de partir au Japon, et avant de se faire embaucher pour créer un évènement dans le sud de la France. Vous me suivez ? Fin de la pause, on continue.

En 2004, un bureau francais est ajouté aux vitrines suisse et japonaise. En fait de bureau, il s'agit juste d'un pied-à-terre pour remplir le carnet d'adresses, dirigé par le président d'une association de promotion des sentai/tokusatsu et un staff de même pas dix personnes (en comparaison, il faut plus d'une centaine de personnes pour qu'Epitanime puisse exister). Mais il faut bien comprendre qu'ils ont toutes les chances de réussir : les conventions dans le sud sont anecdotiques au mieux, ils ont des moyens financiers plus conséquents qu'une bête association de fans, et des contacts au Japon. Mi-2004, ils hésitent entre trois lieux pour l'évènement : Toulon, Montpellier et Marseille. Toulon, en raison du passif Cartoonist, bien sûr, mais qui risque de causer quelques problèmes avec la municipalité, justement échaudée par cette expérience. Marseille est ensuite écartée puisque le Cartoonist a sorti des affiches y annonçant sa renaissance (pour le résultat qu'on sait). Fin 2004, ce petit monde sera viré par Vincent, qui garde les carnets d'adresse et le boulot déjà fait auprès des salons. Pour cette année de travail, le gars à la tête de cet office francais empochera 150€. Voilà pour Japanim-Sud, qui même si elle n'a jamais existé, aura probablement contribué à faire passer les otaques pour une bande de comiques auprès de quelques offices municipaux.

Pendant tout ce temps, Vincent Le Parc n'a jamais quitté le Japon, continuant à y traîner ses guêtres. Il croise le chemin de talentueux fanzineurs francais, que vous connaissez peut-être. Indice : ils ont fait l'affiche des Japan Expo 2001 et 2004 ainsi que la couverture de Game Fan 3. Talentueux au point que la Shueisha, la célèbre maison d'édition japonaise, leur demandera de faire les illustrations d'un roman. Mais voilà, les p'tits francais ne lisent pas assez le sushi pour piger l'histoire ; Vincent se propose pour traduire la chose, sauf que le résultat sera bâclé et livré en retard. Et pour cause : malgré ses années passées sur l'archipel, lui-même parle japonais comme une vache espagnole, et il avait engagé un nègre pour faire la traduction. Les dessins livrés aux japonais seront régulièrement refusés, le projet prendra du retard, mais sortira finalement dans la souffrance. Même si un second tome est prévu, il reste dans les limbes... Encore un exemple où les francais passent pour des rigolos, ce qui ne manque pas de faciliter la tâche au prochain à passer dans les bureaux nippons. Je pense que vous commencez à voir la ligne directrice de ce texte.

Après avoir lâché l'affaire Japanim-Sud, il part se faire employer dans d'autres boites nipponnes, dont un éditeur d'art-books. Indice : si vous aimez Range Murata ou Yoshitoshi ABe, vous avez un de leurs ouvrages sur votre étagère. Le même ABe qui est passé à Epitanime 2007 et à Polymanga 2005 en Suisse... et c'est justement lors de ce dernier évènement qu'on retrouve Vincent. Engagé par la boutique suisse présentée en début de texte, il fait venir ABe. Puis à Polymanga 2006, toujours sous l'égide du magasin suisse, c'est Range Murata qui est invité. Vincent vend des artbooks de Murata : il remplit sa tâche... avant de disparaître avec la caisse, soit un million de yens (voir mise à jour en fin de texte). Le genre d'incident qui n'a pas facilité la venue d'ABe (qui travaille régulièrement avec Murata) à Epitanime 2007, vous en conviendrez.

Et ensuite ? Fin 2006, il ressort des brumes pour annoncer que Japanim-Sud est toujours d'actualité. Puis on en arrive à aujourd'hui... Il bosse à Akihabara, le célèbre quartier de Tokyo, dans une célèbre chaîne de magasins d'informatique au logo tout bleu. Pour vous dire combien le monde est petit, Vincent connait l'adorable Sébastien Jarry, ce dernier enchaînant les baitos dans les restaurants ou les boutiques entre quelques passages à la radio ou à la télé. Mais même s'il est recherché par pas mal de gens à qui il doit de l'argent (dont sa belle-famille japonaise), il ne se cache pas vraiment. Quand l'éditeur des artbooks le retrouve et lui demande l'argent disparu en Suisse, ce dernier finit par accepter de rembourser à pas de fourmi, prétextant une mauvaise situation financière. Sauf qu'il y a deux petits éléments qui ne rassurent pas. Primo, ses emplois sont systématiquement des "baitos", des jobs à la journée sans contrat de travail, d'où il peut s'envoler sans crier gare. Secundo, il a récemment déménagé - et croyez-moi, un déménagement au Japon, ça coûte très cher.

Mais lors du dernier week-end de décembre 2007, c'était le Comiket 73... Et qui était en train de se promener sur les stands de mangakas et designers réputés ? Vincent Le Parc. Et vous voulez savoir le mot le plus fin de l'histoire, celui qui m'a fait lâcher mon stylo pendant que je faisais mes recherches ? "Vincent Le Parc" n'est qu'un nom d'emprunt. L'impétrant s'appelle en fait Vincent Maltese, mais il a même utilisé le nom de Vincent Martinez. Vous vous souvenez de l'intro de cet article, où j'écris que pour chaque brebis galeuse, la diplomatie des otakus prend du plomb dans l'aile ? Je ne me sens aucunement investi d'une mission de nettoyage, mais à la lumière des agissements de certains, il y a des jours où l'on doit fermement rouler un magazine et donner un bon coup sec. Ce que je fais.



Mise à jour : Depuis la publication de cet article (qui a été repéré par Nonoche, merci !), de nombreuses personnes ayant bossé avec M. Le Parc ont réagi dans les commentaires. On trouve des gens qui ont participé à la fondation de Japan Vibes, qui bossent chez Mandarake, qui ont traduit nombre de mangas que vous avez dans votre bibliothèque ou organisé des conventions... Et c'est unanime : les informations de ce texte y sont confirmées, beaucoup ajoutant leur propre expérience avec le monsieur. Même JPopTrash est passé pour admettre que le portrait du fan mythomane était basé sur Vincent Le Parc. Puis Vincent en personne est venu, a fait quelques réponses, puis m'a lancé un ultimatum, exigeant que j'en dise plus sur mes sources, sous peine de plainte et tout le reste. En particulier, il tenait à savoir d'où je tenais le chiffre d'un million de yens, somme que j'attribue à la caisse de Polymanga avec laquelle il se serait envolé. Gag : il ajoute lui-même qu'il n'a pas une dette d'un million de yens, mais de 120 000 yens, avouant ainsi lui-même qu'il a effectivement "oublié" de rembourser de l'argent à un éditeur. En-dessous, j'explique par le menu cet élément de l'article. Ah oui, et j'en profite pour montrer qu'il a menti à plusieurs reprises dans ses explications.

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21 décembre 2007

Guess the anime! powered by MS paint

par Sonocle Ujedex

Réalisé avec honte à l'aide de Google image et de MS paint, et ce dans le but de vous reposer après tant de texte long mais intéressant, "Guess the anime" est le grand rébus de l'anime rien que pou vous, inspiré par le "Guess the meme" (lien NSFW) de 4chan.
La règle est simple : trouvez, à partir des images pourries présentées, un titre d'anime bien connu.

Assez insulté votre intelligence. Laissons votre sens du déchiffrage picturale (je crois que ce terme est une contradiction) faire le reste. Mais attention! Parmis ces titres , il ya un piège, et il est bien tordu, je vous l'assure.

Ready? Go!

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19 décembre 2007

Claymore

Par Smog ShadowSeth

Tiens, pour une fois je vais parler d'autre chose que de jeux auxquels personne ne joue dans un quartier libre. Pas facile aussi de trouver ce de quoi on ne parle pas sur ce site. Enfin bref.

Claymore, donc. Anime de son état, adapté du manga éponyme de Yagi Norihiro, se déroulant dans un monde médiéval pas franchement joyeux. Les humains vivent dans la peur constante d'agressions de créatures démoniaques appelées Yoma, ressemblant un peu à des loups garou dans leur mode de fonctionnement. Il préfèrent opérer la nuit et dévorent les entrailles de leurs victimes, avant de reprendre apparence humaine. Dans ce monde, seul une force armée parvient à les contrer efficacement: les guerrières que l'on nomme Claymores; créatures mi-humaines mi-yoma, capable de sentir la présence de ces derniers et d'utiliser leur force issue de leur condition d'hybrides et utilisant de larges épées à deux mains à qui elles doivent leur nom.

L'histoire commence alors que Claire, Claymore de son état, arrive dans un village ayant fait appel au service de l'organisation gérant les guerrières pour se débarrasser d'un yoma ayant déjà dévoré plusieurs villageois. Elle y fait la rencontre d'un jeune garçon qui contrairement au reste du village n'est pas terrorisé par sa présence. Car les sorcières au yeux d'argent, comme elles sont parfois nommées, ne sont pas vraiment bien vues des humains normaux, chez qui circulent suspicion, méfiance et crainte envers ces femmes à moitié monstre. Une attitude qui semble laisser de marbre Claire et les autres Claymores.
Chacun semble vivre dans son coin en surveillant l'autre, jusqu'au jour où Claire croise le jeune Raki, qui manifeste un vif intérêt pour elle.

Claymore n'est pas un anime comme on en voit (trop) souvent, avec des héros sauveurs et désintéressés ou encore autant un objectif noble à atteindre coûte que coûte. Ici, le monde est à l'image de sa condition: gris et ne laissant que peu de place à l'espoir, les jours pour sa survie se suivant et se ressemblants jusqu'a ce qu'on tombe sur de plus gros problèmes, soulevant enfin un début de quête concret. Tout, dans l'histoire, tend dans ce sens. Les claymores sont toutes des êtres formatées mentalement et physiquement, ayant toutes la même tête de dépressive je m'enfoutiste, qu'on distingue à peine les unes des autres par leur coiffure. Rares sont celles qui ont une personnalité bien propre, ou un objectif dans la vie différent que de massacrer un maximum de Yoma avant d'en devenir soi-même un une fois qu'elles ne pourront plus contenir leur part de bestialité au fond d'elle.

Ce n'est pas la joie, mais il faut tirer partit de la moindre petite lueur que l'on voit, quitte a y laisser des cadavres dans la foulée. Voilà à quoi pourrai se résumer le credo de Claymore. Certain ont dit qu'en cela il se rapprochait de Berserk; mais je ne m'avancerais pas là dessus n'ayant jamais lu le manga sus-cité. Ce que je peux en dire, c'est que la recette a été diablement prenante en ce qui me concerne. L'héroïne ne joue pas aux miraculées systématiques que l'on présente dans bon nombre de shonen; entendez par là qu'elle y laisse souvent des plumes en cours de route. Même si sa progression suit néanmoins la logique de montée en puissance des mangas du genre; si ce n'est que la progression est parsemée de pertes, de désillusions et de danger permanent pouvant venir à tout moment de n'importe où; des alliés comme des ennemis. On est, sur certains points du moins, loin des stéréotypes du genre. On n’échappe pas cependant à la méchante société corporatiste sans scrupules; n'hésitant pas à monnayer les services des guerrières qu'ils créent en injectant du sang et de la chair de démon dans les corps d'orphelines "recrutées" de force par des hommes en noir. Ou encore a envoyer au casse-pipe ses guerrières trop désobéissantes ou ayant vécu trop longtemps à leur goût.
On a aussi droit à quelques personnalités typique des personnages féminins de japanime. Mais pour ce dernier point, le paradoxe a été pour moi que celles qui étaient dotée de cette particularité apportaient un souffle d'air à l'histoire plus qu'elle ne la rendait stéréotypée. Car voir une boute-en-train au milieu de toute ces filles d'apparence dépressive, ou une Tsundere extrême répandre des insultes à chaque réplique et tranchant nettement avec "le reste", contribue grandement à nous rappeler que malgré toute la merde qu'il y a dans ce monde, il existe d'autres voies que de laisser faire. Et que les arpenter au milieu de tout ce gris sombre est ce qui fait l'intérêt de cette histoire.

L'anime se termine en 26 épisodes sur une fin ouverte, légèrement différente de ce qu'il se passe dans le manga au même niveau. Néanmoins l'histoire ne fait que commencer dans le manga, dont déjà 11 tomes sont paru au japon et 6 en France, chez Glénat. Le manga est en prépublication mensuelle sur le Shonen Jump.
Coté réalisation, l'anime a été pris en charge par le studio MadHouse, à qui l'on doit notamment la série des X de Clamp (ainsi que le film et les OAV de ce dernier)
Pas encore de licenciement en France, la série étant récente (lancée au milieu de l’année) ; mais elle fait partie désormais de la liste de vœux personnels, et j’espère sincèrement la voir arriver en France un jour ou l’autre.

possibilité d'achat pour noel

by Ninjigen

Noel approche ... ou pas, quand je vois dans ma rue une centaine de guirlandes présentes depuis le 11 NOVEMBRE, je me dis qu'en tant que fête mercantile, elle a déjà commencé et n'est pas prêt de finir. ( Oui, je HAIS Noel ), cependant le raton a déjà fait quelques recommandations, et les offres de manga distribution sont toujours de vigueur. Pour ma part, je suis allé faire un tour du côté du Toulouse Game Show, sur lequel je vais dire un petit mot avant de continuer mon article, et j'y ai acheté quelques séries complètes, dont une par réaction purement fanboyesque. Plus particulièrement deux dont je n'avais jamais entendu parler, et qui visiblement ne sont pas extrêmement connues non plus: Muryoh ( plus connu sous le nom de Shingu ) et une autre dont j'ai la flemme de faire deux pas pour retrouver le nom complet à rallonge et dont je vais vous faire l'insulte de vous mettre un lien animeka, ( oui, bouuuuh ! ) d'ailleurs il faudrait toujours que je la regarde. Ces deux séries ont donc été achetées neuves pour 10€ après avoir vérifié qu'elles n'étaient pas issues d'un label HK.

Parlons maintenant du Toulouse Game Show, convention attendue impatiemment par un certain tas de lettre qui n'a pas pu venir et où j'ai loupé quelques autres personnes de ma religion. Convention qui m'a pas mal décue au final, peut-être parce qu'à cause de mes achats je n'avais plus les moyens d'y rester la seconde journée, ptètre parce que de toutes façon, je ne suis jamais content. Qu'on soit clair, j'ai déjà été à une expo bien pire, je n'ai jamais été à la tanime, bien que certains m'y aient fortement encouragé, qui a le malheur de mal tomber durant l'année ( à savoir pendant la période du bac, puis des concours ), et je vais à la japan constater des scènes affligeantes, et je vais à l'édition du Game in Paris où il n'y a ni le Naheulband, ni les surplus de DVD distribués "gratuitement" après avoir payé l'entrée. L'exposition n'est pas trop mercantile justement, pas comme la Japan Expo où les stands les plus intéressants sont délaissés au profit de fouteurs de gueule. Cependant l'exposition manque de place ne serait-ce que parce que les Wii devaient être placées en dehors du salon, devant la sandwitcherie, et obligeant les joueurs à tourner le dos aux projections d'AMV ( oui il s'agit bien ici de propagande religieuse ). Des blind tests mal huilés où l'on voyait les titres à l'écran sans que l'animateur ne s'en aperçoive et des milliers de fans ( dont pas mal de chals ) qui chantaient le générique FRANCAIS de Dragon Ball Z pendant que je retenais mes envies de dissection en 17  mouceaux. Cependant, tout n'était pas si noir, il y avait une bonne ambiance, et la scène était quand même l'attraction principale. Je suis impatient de voir ce que ça donnera l'année prochaine. En attendant ils n'avaient toujours pas mon scroll épuisé depuis deux mois à Konci et je ne sais toujours pas pourquoi les seuls scrolls potables de Fate/Stay Night viennent tous de Fate hollow/Ataraxia.

Sans transition, parlons de Muryoh, mon achat récent. J'aime pas mal deux genres d'animes, les animes contemplatifs ( tranche de vie pour la plupart ) et les animes de mechas. Mais je n'ai jamais pensé que l'on pouvait concilier correctement les ceux ( après tout, ça donne un résultat soporifique quand on essaye de concilier contemplatif et héroic fantasy ). C'est pourtant ce qu'ont fait les créateurs de Muryoh.

Synopsis :

Hajime Murata est un lycéen au japon en 2070, période phare connue pour l'apparition dans le ciel de Tokyo d'un immense objet d'origine supposée extra-terrestre. Cependant ce jeune insouciant est plus intéressé par l'apparition d'un être marginal dans son petit lycée de campagne. Appelé Subaru Muryoh, ce personnage aux allures insouciantes dans un uniforme typique à une époque qui a aboli de telles coutumes fétichistes au grand dépit de certains. En plus d'attiser la curiosité d'Hajime, il semble être pas mal remarqué par le conseil des élèves. Cependant en sa qualité de pigeon délégué de classe, Hajime doit faire avec l'originalité du nouveau. Cependant un des membres éminents du conseil, réputé comme étant un sportif hors pair défie Muryoh sur le toit. De cette scène classique nait une autre scène classique où_le_pauvre_innocent_qui_n'avait_rien_à_voir_dans_le_bazar_se_retrouve_impliqué_dans_un_combat_d'êtres_paranormaux.




Que vaut donc cet anime ? A première vue le générique est tout ce qu'il y a de plus calme et ... soporifique. Ca m'en rappelle un autre au passage. Ensuite est dépeinte une ville tranquille de campagne, un lycée tout ce qu'il y a de plus normal, en résumé, tout part comme un anime contemplatif. Non que ça manque spécialement de son ( mis à part la musique de fond qui se fait oublier ) simplement que l'on entend tout ce qui se passe de la bouche de Murata, qui en profite parfois pour briser la barrière de l'écran pour s'addresser directement au spectateur. Même s'il le fait moins bien que Ruri Ruri. On passe donc de considérations en considérations qui se terminent souvent par un très sain : de toute façon ça m'inporte peu. ( ne te préoccupe pas des détails inutiles ) . On est donc balloté de considérations désintériorisées ( oui j'aime les néologismes ) en combats de "méchas" relativement mous. Parlons-en des mechas, entre le mécha au centre de l'histoire, shingu, qui ressemble plus à un shikigami selon la tradition shintoiste des espèces d'insectes, et un pauvre gamin qui les poutre sans aucun problèmes à mains nues. On l'aura compris, les combats de méchas virils et intenses où l'on s'envoie des galaxies à la tronche ( spoil ) , c'est pas le genre de la maison. Quoique, quand même, pour un truc fait de papier et de flotte, ils arrivent quand même à l'envoyer dans l'espace sans qu'il gèle, et ils gagnent.



Le scénario,  bien que raconté d'un point de vue particulier, et dans une ambiance  particulière, reste bateau : des extra-terrestres attaquent la terre, et il faut s'en défendre. Les moyens conventionels ne marchent pas, et il faut faire appel à des forces surnaturelles.
Bien sûr les extra-terrestres ne sont pas aussi idiots et simples qu'ils en ont l'air.



Passons donc aux personnages, l'auteur y a passé plus de temps que le reste et j'aurais aimé dire que c'est réussi, seulement ... ( attention, spoils éventuels dans les liens suivants )
La tsundere a des twintail, théorie prouvée.
Le héros est un délégué de classe, il a donc des lunettes, théorie prouvée.
La silent moe est celle qui se bat le mieux, théorie prouvée.
Avoir une coupe Afro rend invincible, théorie prouvée.
Les clubs de sport japonais sont dirigés par des abrutis, théorie prouvée.
Etre je-m'en-foutiste sauve la vie, théorie prouvée.
Les forces spéciales doivent avoir une tenue ridicule, théorie prouvée.
Un mécha peut être piloté par des personnes de n'importe quel sexe avec un opening du même niveau de bourrinitude.

Au fait, c'est quoi le masculin de tsundere ?



A première vue on a affaire à un concentré de clichés qui contrastent avec l'originalité de l'approche, cependant ce sont des clichés qui sont ce qui font que les fans de méchas dépensent des milliers pour monter eux-même leurs plamos, en dépit du danger ambiant. Et que certains studios en profitent depuis des années, et que la moitié de Konci est destinée à Eva, alors que les deux tiers de sa clientèle sont des narutardés qui viennet claquer 14€ dans un bandeau. ( et d'autres qui viennent acheter un anneau hagaren qui leur glisse du doigt ajouterai-je perfidement ). Ce sont ces clichés donc qui donnent une bonne impression à la série, la même impression que l'on a quand on regarde un shonen classique, ou quand on mange une bonne tartine de nutella ( je remercie au passage le raton de m'avoir fourni un test pour mon algorithme de compression ), c'est "sympa", ça "fait passer le temps" et on ne ne regrette pas le visionnage. Cependant on regrette un potentiel raté. ici l'impression est moins forte, parce qu'on en ressort avec une pression frisant les zéro, pire que dans un anime sur des chats.



Enfin, que dire graphiquement ? C'est sympa, c'est, en plus du prix ce qui avait attiré mon oeil : le chara-design ressemble à celui de Kenichi. les décors ne sont pas vraiment fouillés, mais au moins ne font pas tache derrière.  Les mechas sont hideux, je l'ai déjà dit, mais je trouve aisément pire et je vais me faire trucider pour plus d'une raison. Les scènes d'action sont molles et très courtes, donc ne nécessitent pas d'effort spécial, plus précisément, la musique et l'atmosphère ne s'y prète pas, car mis à part une musique répétitive mais prenante quelques accords réutilisés, la bande son ne vaut pas vraiment le détour.



En conclusion, il y a pas mal d'autres séries à acheter pour 10€ qui pourraient vous satisfaire, et quelques chef d'oeuvres, mention spéciale à l'anime qui a commencé ce que nanoha a fini. Mention spéciale à l'anime qu'on_dirait_pas_mais_qu'il_est_gore. Pour 20 € mention spéciale à l'anime que j'ai revu le plus de trente fois en en loupant un épisode décisif. Mais si vous les possédez déjà, pourquoi ne pas vous décider pour cet alien ?



Sans transition, il est temps pour quelques lignes de pub :

Pub pour une fanfic interactive d'un lecteur de l'éditotaku qui n'assume pas son âge.
Pub pour une radio déjà promue par QCTX.
Propagande pour une base de données sacrée.
Pub pour un forum, pour les amateurs de Rôleplay.
Pub pour un site qui n'est pas assez mis à jour

Et un appel, parce que je cherche quelqu'un capable de faire le design d'un site ou d'en dessiner la mascotte, sûrement une miko.

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