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C'est incroyable le nombre de trucs anglais intraduisibles en français : bitchslap, futureproof, ass-to-mouth...

20 août 2006

Edition Limitée



(si vous ne connaissez pas Dream Land, j'ai fait un article avant la parution du premier volume et c'est édité chez Pika)



Ce soir, c'est la session IRC qui commence, ben, maintenant, sur #editotaku@irc.worldnet.net - ou vous pouvez passer avec la case prévue à cet effet dans la barre de menu. Avec un programme spécial, intitulé "t3h shame", où je posterai en direct un article trop honteux pour paraître en bonne et dûe forme dans cette colonne. Si vous ne pouvez pas être là ce soir, des fourbes posteront sans doute le log.

18 août 2006

Black is beautiful



Les commentaires, c'est super : après la remarque de Spartan sur cet article, j'ai essayé d'éditer la palette de couleurs de Mai Shiranui dans KOF 2002 (Xbox)... D'accord, ça marche. Mais maman, comment je fais pour jouer avec ces teintes contre papa ? C'est pas possible mon chéri, je t'ai déjà dit qu'il est parti acheter des cigarettes. Mais maman, ça fait plus de dix ans que tu me dis ça. C'est parce qu'il est allé acheter des cigares cubains chez monsieur Castro qui est malade, alors ça prend du temps. Mais mama-silence mon fils, prends ces pièces et va jouer aux bornes d'arcade du multiplexe, maman doit travailler très tard ce soir.
Je ne suis pas sûr, mais cette conversation a dû débuter à l'époque où j'ai découvert miss Shiranui. Tout ça pour dire qu'on peut éditer la palette, mais impossible de trouver comment jouer avec les couleurs ainsi modifiées... C'est toujours rigolo d'éditer du pixel, mais autant que ça serve un minimum, non ? A croire que cette fonctionnalité est réservée aux tordus qui dessinnent des Shermie lépreuses et des Iori avec une couleur de peau anormale. Ah merde, SNK l'a déjà fait avec les versions Orochi de ces personnages.

Au fond, pourquoi se casser ainsi le cul ? Tecmo a déjà tout prévu dans Dead Or Alive, vu que Kasumi - le clone de Shinarui totalement assumé, ou si peu - dispose de la ténébreuse garde-robe qui va bien. Sauf que voilà :
1) DOA is shit
2) quand j'y joue, voilà le résultat,
3) extrait de mon profil XboxLive sur Dead or Alive Ultimate :



16 août 2006

Et dire que c'était sous mon nez depuis tout ce temps

Ronde habituelle dans les magasins de jeux vidéo de la zone. Une maman achète une console pour offrir à une petite cousine : DS, psp ? Non, moins cher. GBA ? Non. Elle opte pour un GB Color et une cartouche de Titeuf. J'essaie de la pousser à prendre "le modèle au-dessus", mais rien n'y fait ; vous savez, la DS peut lire les cartouches GBA, ce serait un choix un peu plus pérenne que ce vieux fossile. Elle me demande, et vous, vous l'avez, la DS ? Je la sors de ma poche. Ah, qu'elle fait, parce que moi, dit-elle avec la fierté d'un gamin qui vient de gagner trois POGs à la récré, j'ai une psp ! Je sors la mienne de l'autre poche. Elle pose deux billets de 5 € sur le comptoir et se téléporte dans la rue avant que le vendeur n'ait le temps de lui donner son ticket de caisse.
Un type avec un téléphone-portable-qui-fait-appareil-photo et un cahier à spirale accoste le marchand, en demandant s'il peut prendre des clichés du rayon import. Il essaie avec quelques copains de faire un site web de comparatifs des prix et de la qualité des magasins, accueil compris - il en profite pour râler contre Micromonio qui l'a presque malmené quand il a demandé l'autorisation pour les photos. Il parle des collectors qu'il référence, et cite le livre officiel de Final Fantasy VII, l'épais guide en français qui était sorti à l'époque et qui se négocie à présent entre 150 et 300 euros sur le web. Nom d'un petit Jésus en Lego sur la croix en Construx. Je suis tellement sur le cul qu'il me faut un petit moment avant de réaliser qu'il s'agit précisément du bouquin que j'avais acheté alors que je jouais à FF7 PC avec une 3Dfx et un pad Gravis. Jamais terminé, pages blanches comme au premier jour, et sur mon étagère vitrée depuis des années. Il y a encore un Post-It là où je m'étais arrêté, dans le donjon infesté de fantômes où RedXIII part à la recherche de son père. Ben oui, ça m'a vite lourdé. Il y a encore le prix d'origine sur le quatrième de couverture : 79 francs. Tu parles d'un investissement.

En parlant de livres, c'est demain que sort le sixième et dernier volume de Keishicho 24. Yay.

Dimanche soir, lors de la session IRC hebdomadaire, Smog ShadowSeth a sorti sans le vouloir une bombe à fragmentation qui m'a pété en pleine gueule, planquée dans sa moisson habituelle de jpegs. Comme on a déjà explosé le quota mensuel de hentai, je laisse cette image à votre disposition en cliquant ici au lieu de l'exposer aux yeux des petits enfants qui (ne) lisent (pas) ce site. Si vous avez peur de cliquer parce que vous êtes au boulot, je décris : il s'agit d'un cosplay de Mai Shiranui. Oui, encore un. Sauf que celui-là est avec des fringues noires... et bien sûr, ça change tout. Comment faire plus bandant que Mai Shiranui et sa tenue rouge ultra-légère ? Réponse : avec la même chose, mais en noir. C'était si évident que je n'y avais jamais pensé - surtout que de mémoire de fanboy de la belle depuis presque 15 ans, je ne crois pas qu'il existe de sélection de palette noire dans les KOF ou les Fatal Fury où elle est apparue. Je dois une sacrée chandelle à cette cosplayeuse - et en parlant de chandelle, je garde cette image sur mon disque dur. Pour, hummm, usage personnel, bien sûr. A titre de sauvegarde (à l'heure où j'écris ces lignes, DeathCom.net est hors-service) et de documentation. On en n'en a jamais assez dans ce domaine, tant le cosplay est un monde étrange.

15 août 2006

Phoenix Wright - Avocat à la cour

Phoenix Wright vit dans un pays étrange. Un des personnages dit bien que c'est la France (pour la VF tout du moins - la cartouche européenne ne contient curieusement que les langages français et anglais), la monnaie est l'euro... mais on dit "votre honneur" au lieu de "monsieur le président" quand on est à la cour, et les accusés peuvent être condamnés à la peine de mort. Au détour d'une date, on devine que les évènements du jeu se déroulent en 2016 ; les personnages ayant un peu plus de 20 ans et les références à leur enfance étant régulières, on devine le sempiternel message distillé dans l'ensemble de la pop-culture japonaise - "ce sont les enfants qui feront le monde de demain". C'est important de donner le bon exemple. Mais c'est quand même un pays vraiment étrange, où un témoin voit un homme se faire tuer par un autre type, et le lendemain, on apprend finalement que l'assassin était une femme. Et que personne, pas même les scénaristes, ne trouve quoi que ce soit à y redire. Pourvu qu'on n'y pense pas ou qu'on tombe sur une histoire où le scénariste n'était pas bourré, c'est quand même dans les scènes de procès (et pas d'investigation, j'y reviens dans un instant) que le jeu brille : ça crie, ça vanne, ça sort les thèmes musicaux qui vont bien, un témoin pète les plombs, on crie "Objection" comme dans le Tribunal du Peuple, on se marre et on ressort avec un verdict "Non Coupable". En parlant de crier, il n'y a que trois phrases digitalisées dans tout le jeu : "Objection !", "Prends ça !" et "Un instant !". Et pourtant, ça suffit à certains pour affirmer que le doublage français est, je cite, "totalement ridicule".

Phoenix Wright vit dans un jeu bizarre. On parle, on parle, on parle, on fait un choix de temps à autres, et on essaie de ne pas cliquer sur la mauvaise case au mauvais moment de la conversation pour ne pas vexer le juge et perdre le procès. Dit comme ça, on comprend pourquoi on peut trouver des articles sur le jeu qui semble si inintéressant que ledit texte ne parle même pas dudit jeu. Histoire visuelle ? Ben oui. Mais non, en fait. Car il y a un élément qu'on ne trouve normalement pas dans ce genre : l'inventaire. Ca, c'est réservé aux jeux d'aventure occidentaux. On récupère des objets en cliquant un peu n'importe où à l'écran, on les garde dans une liste en bas de l'écran (ou dans le cas de la DS, dans l'écran du bas) et on les utilise vaguement sur un perso en espérant que ça marche. Alors avant d'aller au tribunal, Phoenix Wright mène l'enquête. En fait, on déplace Phoenix Wright d'un lieu à un autre, déclenchant un script de conversation, jusqu'à ce que Phoenix Wright en ait marre et décide de retourner au tribunal. Parfois, c'est bizarre : il vient juste de trouver une note avec "6-7S 20/12" écrit dessus, ce qui ne veut évidemment rien dire en l'état, et il se dit que c'est bon, on a assez d'éléments, pas besoin de chercher la signification de cette note, en avant pour le tribunal. Hun-huuun.

Phoenix Wright est quand même marrant. On sent que Capcom, développeur vénéré car utilisant ses piles de Street Fighter et Megaman pour financer des projets risqués, avait conçu ce projet en one-shot : peu de personnages qui se recoupent perpétuellement et une dernière affaire qui part en feu d'artifice sérieusement enflé. Les auteurs, croyant bien que cette cartouche serait la première et la dernière aventure de leur jeune avocat, ont ainsi fait le quatrième procès qu'il tente de faire rire, réfléchir, pleurer, et que le résultat part dans tous les sens sans vraiment toucher au coeur. Mais voilà, la carrière de Phonenix Wright ne s'est pas arrêtée là : quatre cartouches au Japon, plus ce remake DS qui est arrivé chez nous. Pour l'occasion, il a droit à une cinquième histoire, histoire de justifier l'achat auprès des petits japonais. En tout cas, une fois terminé, on n'y revient pas ; à l'instar des autres jeux d'aventure, la cartouche est ensuite condamnée à tourner auprès de votre réseau de potes - la preuve, je joue sur celle de mon copain Garric. Sans aucun doute, une objection valable à l'achat au prix plein pot. En fait, à son achat tout court. Faites-le vous prêter.

13 août 2006

Coyote Ragtime Show

Etat d'esprit second. Le cerveau a la consistance d'un morceau de bois, pas un seul mot ne s'écrit à l'écran, même pas pour s'excuser du mutisme mental. Ca pense à peine et ça ne sort pas du tout. On prend bien sagement son paracétamol, mais ça ne change rien. On met ça sur le dos de la chaleur, et on ne peut pas appeler ça des vacances. Désolé pour le silence.



La subtilité. Vous connaissez ? Quand on s'en sert bien, ça peut devenir le plus gros point fort d'un anime ou d'un manga. Tenez, prenez le studio Clamp : leurs oeuvres font un carton à chaque âge parce qu'ils sont subtils. Okay, tous les mecs y sont gays comme des pinsons (et/ou pédos), les femmes y sont aussi lesbiennes que des limaces, mais ce n'est pas évident au premier abord. Un "adulescent" (purée, que je nourris une relation compliquée avec ce mot) feuilletant les mangas Clampesques se mettra à crier "OMG LESB HOT ACTION" à chaque page, un garçon prépubère se contentera d'interrogations innocentes plus ou moins déplacées avec ses contacts sur MSN Messenger, et une gamine de dix ans sera accro à la chasse aux Clow Cards de Sakura. Les merveilles des différents niveaux de lecture de la bande dessinée japonaise cartonnent aux sous-entendus subtils.

Sauf que pas mal de studios n'en ont rien à cirer. Au contraire, même : ils interprètent cette "subtilité" comme la manifestation d'auteurs qui ne vont pas au bout des choses. Ils se disent, ces machins de lopettes marchent déjà du tonnerre, alors on va faire pareil mais en boostant tous les paramètres de 500 %, et on tient un carton assuré. Exemple pratique : prenez Chobits et son héroïne mutique sans défense et au passé inconnu. Boostez la libido des personnages secondaires, "gonflez" le physique de l'héroïne, fringuez-la avec un collier de soumission SM, et vous obtenez DearS. Alternative : la même chose mais avec tous les personnages féminins assoiffés de sang : résultat, Elfen Lied.
Allez, encore une fois, je vois que ce petit jeu vous amuse. Prenez CardCaptor Sakura, remplacez les sous-entendus yuri des héroïnes (âgées de dix ans) par une homosexualité sortie du placard, ajoutez du furry, de la nudité et une violence trop graphique pour correspondre aux plus jeunes audiences. Vous l'avez deviné, on obtient Magical Lyrical Nanoha. La liste est virtuellement infinie.

Un dernier pour la route : prenez Cowboy Bebop - le meilleur anime de ce côté de la galaxie -, remplacez les héros ultra-cools et décontractés par des gars sans peur et sans brioche, augmentez le quota gonzesses, ajoutez une forte dose du fantasme moé à la mode (les maids), et vous obtenez Coyote Ragtime Show. Essayez de poser ça sous forme d'équation, vous verrez que c'est une recette scientifiquement infaillible - même si au passage, la subtilité de l'oeuvre originale est partie aux chiottes. Au fond, est-ce un problème ? Les auteurs n'ont pas voulu faire dans la finesse, et en ont fort justement profité pour faire dans le grandiloquent, le grandguignolesque, le grand-n'importe-quoi... Et ça marche. Ils s'offrent même le luxe d'un premier épisode à la Big Trouble in Little China de John Carpenter, où les personnages principaux sont vus d'un point de vue extérieur. Pour le reste, c'est à base de win et c'est techniquement nickel... Et le héros est joué par Akio Otsuka, qui est décidément bien à la mode ces derniers temps. Enfin bon, si vous avez déjà lu le manga Black Lagoon (et donc, que l'adaptation animée ne vous intéresse pas) et que vous recherchez un anime blindé d'aventures pas très philosophiques, c'est un très bon morceau.



Oui, session IRC en ce moment.

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