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Relaxez-vous, nous v00s comprenons

22 décembre 2007

[Team Fortress 2] Le Pyro

Par Jashugan.

Disclaimer : Pour mieux savourer cet article, le chef vous conseille de déguster au préalable un petit apéritif de Maïté, pour imprégner ses papilles auditives d'un léger accent du sud qui conviendra parfaitement avec le plat du jour, présenté dans les mêmes tons fleuris de thym et de romarin.
Bon appétit (bien sûr).


Bonjour, bonjour, gastronomes de tous les horizons, bienvenue dans notre émission culinaire hebdomadaire.
Alors aujourd'hui Micheline, je vais vous gâter, car je vais vous parler de la fameuse technique de cuisson que tous les grands chefs nous envient, je veux bien entendu parler de la Cuisson à la Flamme ! Fameuse car elle permet de faire ressortir toute la saveur des aliments, à partir de quelques gestes simples à retenir.
Et pour cela, quoi de mieux qu'un bon exemple Micheline ? Plusieurs bons exemples, vous avez tout à fait raison. Et c'est pourquoi je vous ai concocté quelques petites recettes idéales pour apprendre les bases de cette méthode révolutionnaire.
Présentation, c'est parti.


Le secret de la Cuisson à la Flamme repose sur une constatation très simple : plus l'aliment est frais, plus délectable il sera. C'est pour cela que les plus grands préparateurs ont inventé une technique toute particulière, qui consiste à allier la chasse et la cuisson. On ne peut pas faire cuire aliment plus frais que celui qui s'enfuit lorsque vous l'approchez de la casserole !

Comme il est plus simple dans ce cas d'approcher la casserole de l'aliment, ces astucieux cuisiniers ont inventé la rôtissoire portable :

Lance-flammes


Et suite aux divers problèmes de combustion de toques et pertes de sourcils, ils ont aussi pensé à la tenue adaptée :

Pyro


Pratique et confortable, elle offre une protection contre les retours de flamme sans pareille, et protège aussi des rayons UV nocifs pour les peaux délicates. Il y a même des petits rangements à l'avant pour les épices et les aromates, comme c'est bien fait ! Le seul problème, c'est le masque déclaré obligatoire par l'Association de Règlementation de la Chasse à la Flamme, qui n'est pas très coquet et étouffe la voix, comme si on portait une cagoule trop serrée. Mais à Rome, fais comme les Romains, n'est-ce pas Micheline ?

Maintenant que vous êtes bien équipés, il va vous falloir obtenir les précieux éléments de base de nos petits plats. Je m'en vais vous donner les secrets d'une approche réussie pour remplir votre panier le plus vite possible et sans bobo.


Le braconnage

Il y a pas mal de gibier convenable pour une bonne chasse à la flamme : chevreuil, sanglier, mouton, bœuf, éléphant, tortue ... Mais la viande la plus adaptée à ce traitement reste encore la viande de Joueur. Le joueur est un animal bipède et omnivore, qui se déplace généralement en troupeau hétéroclite de plusieurs familles différentes. Les joueurs sont farouches, territoriaux, et n'hésitent pas à attaquer quiconque s'approcherait de leur abri. Ils passent leur temps à roder autour de ce dernier, ce qui confère à leur chair l'élasticité idéale pour le traitement que nous allons leur faire subir.

Ils sont vraiment intéressants à étudier ces Joueurs, Micheline, et en plus ils brulent très bien. Mais ce qu'il y a de plus surprenant voyez-vous, c'est qu'il en existe deux espèces principales, Caeruleus Fatuus à la robe azurée, et Puniceus Hebes aux reflets pourpres, qu'ils se détestent cordialement, et qu'ils passent leur temps libre à gamer s'attaquer sans raison particulière.
En bons chasseurs, nous allons en profiter pour nous infiltrer dans leurs nids, là où ils élèvent leurs petits, les journeaux. Et les journeaux, ça s'enflamme sans effort !


Ouhhh, des côtes de porc !


L'infiltration

Méfiants par nature, les joueurs ne sont pas faciles à approcher. Tout d'abord, il va falloir vous déguiser vous-même en joueur. Une fois choisie votre couleur, prenez l'instrument adéquat : les bleus ne marchent que sur les rouges, et inversement. Je ne sais pas trop comment tout cet attirail fonctionne, mais c'est bien pratique pour ne pas éveiller les soupçons de ces animaux chafouins et agressifs, qui n'hésiteraient pas à vous attaquer dans le dos.

Il va ensuite falloir s'infiltrer dans le nid sans être vu. Vous me demandez pourquoi ? Eh bien, c'est très facile : depuis le temps qu'on les cuit à la broche directement chez eux, les pauvres, ils ont pris la sale habitude de s'équiper de moyens de défense. Et comme ils ne font pas dans la demi-mesure, c'est au lance-roquette qu'ils nous accueillent ! Ahh, ça mérite bien un passage au four, vous ne trouvez pas ?

L'essentiel, donc, est de ne pas emprunter les sentiers les plus foulés, mais de contourner, de prendre à revers, d'utiliser toutes ses ruses de trappeur pour qu'ils ne s'aperçoivent qu'ils sont cuits (ho ho) que lorsque l'inévitable se produit. Et si vous avez tout suivi, vous aurez compris que le meilleur moment pour la cueillette, c'est lorsqu'ils jouent avec leurs petits amis d'en face. Occupés à ses crêper le chignon, vous les ferez suzette en moins de temps qu'il n'en faut pour préparer la grand-veneur.
Et si, sur le coup, toutes ces belles gazelles cèdent à la panique et déguerpissent à toutes jambes, n'hésitez pas à les assaisonner de quelques pruneaux, pour une dégustation future.


La traque

Il arrive parfois que l'on croise des spécimens sur le chemin, qu'ils nous remarquent dans notre pourtant très discrète tenue de pizzaïolo en caoutchouc, et se mettent en tête de ne pas se laisser tranquillement servir pour le diner. Là, plusieurs choses sont à savoir en fonction de votre proie, car elles ne se valent pas toutes.
Il y a les gros patauds, les balourds de la place, qui se déplacent tels des gastéropodes valiumisés, et qui se sentent le besoin de compenser avec un gros calibre. Ceux là, ma chère, il faut les fuir le plus possible. Si vous n'avez pas l'occasion de prendre votre allume-gaz à votre cou, utilisez la technique du tourne-broche : faites dorer uniformément de tous les cotés en tournant autour alors que l'information de votre présence est encore bloquée entre leur œil torve et leur -délicieuse en pâté- cervelle de moineau péruvien. Les spécialistes du milieu, dans leur jargon professionnel, appellent ça le circle-strafe, ce qui signifie en anglais, si je me souviens bien, éléphant tournant au feu de bois

Choisissez bien votre prochain repas. Certains sont plus durs à piéger que d'autres car ils sont fourbes. D'autres au contraire, comme les nains geigneurs, sont bien plus faciles, mais peuvent être accompagnés de leurs chiens de garde. Attention à ne pas vous faire mordre, ces cabots n'ont pas les crocs très propres. Notez bien la place de leurs niches, au cas où un petit malin voudrait vous y mener en se sauvant. Eh oui, y'a pas écrit bécasse ici !

Et il y a le fameux, le met le plus délicat, la rolls des buffets, mais nous en reparlerons tout de suite après une page de publicité. Je vous en ai ramené un déjà prêt, sentez-moi ce fumet Micheline !

Ah, un dernier point avant la pause : si vous rencontrez un concurrent, n'hésitez pas, et faites-lui sentir qu'ici c'est vous le maître. Un combat d'usure se lance en général entre les deux opposants, et l'expérience dans le tourne-broche fera alors toute la différence.


Rôtissoire 2000, le meilleur pour les soirées vraiment hot !


Bien, nous revoilà après ces quelques réclames.
Je vais maintenant vous révéler deux recettes de ma composition, spécialement étudiées pour mettre en valeurs les particularités étonnantes de notre ingrédient du jour. Mais ne je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, place à la première recette :


L'espionnade flambée

Je vous l'avais promis, voici que revient le sujet sur le joueur le plus apprécié par les vrais gastronomes : le cameléspion. Les membres de cette famille sont dotés d'une capacité étonnante, celle de changer leur apparence en fonction de leur environnement. S'ils ne peuvent pas gober les mouches à la vitesse de l'éclair, ils peuvent en revanche se faire passer pour un représentant du nid adverse, ou carrément disparaitre à la vue de tous. Et tout ça pour échapper au chasseur de joueur, friand de viande de cameléspion, la meilleure de par le monde.
Mais comme tout animal doté d'une intelligence assez limitée, il ne peut lutter face à l'instinct, et nous allons utiliser tous ces atavismes pour lui préparer quelques petites surprises.

Les joueurs, bien que beaucoup pensent le contraire, sont des animaux très sociaux, qui vivent en meute. De même le cameléspion, quand il se déguise, tend naturellement à se diriger vers ses nouveaux semblables. On le retrouve donc souvent dans le mauvais nid, tentant de copuler avec tout son entourage proche. Mais comment faire pour débusquer cet fieffé animal parmi ses congénères ? Souvenez-vous, je vous en ai parlé au début de l'émission. Eh oui, comme je vous l'avais précisé plus tôt, l'outil que vous tenez dans vos mains ne brule que les joueurs de la couleur opposée !
Passez donc sans hésiter tous vos homologues au chalumeau géant, et l'un d'eux prendra peut-être feu, marquant le début des festivités.

Le cameléspion a une deuxième lubie. Il semblerait qu'un dérèglement hormonal héréditaire soit la cause d'une irrémédiable pulsion zoophile qui se déclenche à chaque fois qu'un membre de cette espèce croise un des chiens de garde des nains geigneurs. Il devient alors capable de tout, et tente par tous les moyens possibles de satisfaire ses instincts primordiaux.
Il vous suffira alors, si vous êtes plutôt pêche que chasse, de vous poster près d'un de ces points chauds, et attendre que le bouchon plonge. Un petit coup de napalm au passage lors de vos pérégrinations est aussi un bon moyen de vous assurer de la pérennité de l'espèce, et participe à la protection contre la maltraitance des animaux.


Le potes au feu

Cette recette, bien que succulente, n'est pas à mettre entre toutes les mains. Elle est assez difficile à réaliser, et peut être dangereuse. Veillez à bien respecter les consignes avant de vous lancer tête baissée dans cette tâche.
Les joueurs sont très territoriaux, on ne le répètera jamais assez. Ils défendent jalousement leurs possessions, et sont obsédés par la conquête. Une de leurs techniques préférées pour marquer un territoire est de se placer en bande sur un point d'eau. Indispensables à la survie de l'espèce, ils sont très prisés, et concentrent une population importante lors des prises. Ces évènements sont généralement festifs, et l'attention se relâche à mesure que les joueurs se détendent.
C'est là que vous intervenez.

Soigneusement caché dans les fourrés, à l'abri des regards, il va falloir s'approcher sans se faire remarquer, doucement, face au vent, jusqu'à pouvoir sentir l'haleine des fauves. Se déroule alors la phase la plus subtile : déboulez sur le point, tel un chien dans un jeu de quilles, et pratiquez la technique suprême des tourne-brocheurs : le méchoui pour quinze. Si l'effet de surprise est bien calculé, vous devriez pouvoir festoyer d'une bonne demi-douzaine de spécimens différents, à remuer dans une grande marmite pendant quelques longues secondes. Rien de tel qu'un bon potes au feu pour se redonner des forces.


Voilà, notre émission culinaire touche à sa fin. Pour finir, je ne saurais que vous conseiller ces quelques sources d'informations pratiques pour qui veut se lancer dans la Cuisson à la Flamme :

- Un bon reportage sur un chasseur débutant, lors de sa première sortie en conditions réelles : Ignis Solus
- Un documentaire sur un expert cette fois, qui vous apprendra tous les tenants et aboutissants d'une bonne chasse : How to play the Pyro
- Un manuel très pratique pour apprendre sans se fatiguer : Pyro
- Et une attention particulière à Gérard, napalmoculteur de son état, qui m'a envoyé une photo exclusive de la 3ème convention mondiale de la Passion de la Grillade, un tel élan d'enthousiasme, c'est assez émouvant : photo

Merci à tous de nous avoir suivis, et à la semaine prochaine.



C'est prêt ! (un scout, ça l'est toujours)
Bon appétit !

Jinkô Shojo 3 (Artificial Girl 3) for dummies

Par Luz

Pour ma première participation au quartier libre, je vais faire dans le mais bien dans l'esprit des lieux, tous du moins pour ce qui est du sujet. J'ai nommé, Jinkô Shojo 3 aussi connu sous le nom d'Artificial Girl 3, suite attendue du 2 sorti le 26 novembre 2004. Pour ce qui est du 1, pas la peine de chercher, pour ce que j'en sais, ce ne fut qu'une démo technique.

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21 décembre 2007

Guess the anime! powered by MS paint

par Sonocle Ujedex

Réalisé avec honte à l'aide de Google image et de MS paint, et ce dans le but de vous reposer après tant de texte long mais intéressant, "Guess the anime" est le grand rébus de l'anime rien que pou vous, inspiré par le "Guess the meme" (lien NSFW) de 4chan.
La règle est simple : trouvez, à partir des images pourries présentées, un titre d'anime bien connu.

Assez insulté votre intelligence. Laissons votre sens du déchiffrage picturale (je crois que ce terme est une contradiction) faire le reste. Mais attention! Parmis ces titres , il ya un piège, et il est bien tordu, je vous l'assure.

Ready? Go!

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20 décembre 2007

(Malheureusement) un favoris (qui existe) réservé au Anglophone

Par Caze_N / Psychômann

Je voudrai attirer l'attention sur un site que je fréquente depuis des années, découvert par l'intermédiaire d'un ami tombant sur un guide et cité à l'occasion par raton.

Il en parle à l'occasion sans vraiment avoir fait le point sur se site qui mérite une place dans nos favoris.

Si vous avez assez de volonté et/ou un minimum de connaissance en anglais, toutes une pléiade de critique et d’information vous sont offertes quotidiennement par le site http://www.somethingawful.com/ - Traduire littéralement par « www point quelque chose d’atroce point com»

Quelque soit les questions les plus insondables que votre esprit n'a jamais osé vous confronter tel que comment :
- battre les adversaires que l'on peut rencontrer sur une borne DDR ?
- survivre dans n'importe quel RPG ?
- se protéger soi-même de la pornographie ?
- survivre à la guerre en Irak ?
- Battre des Monstres Surnaturels ?
- Pêcher ?
- Trouver un appartement ?
- Survivre à un ouragan ?
- Faire un Animé ou un Film de S.F. ?
Et beaucoup d'autres et plus encore ... à travers ses nombreux guides.

Si vous avez aussi besoin de suivre l'actualité « complète » sans censure sur :
- Les jeux vidéo (particulièrement ceux hentaï avec un supplément de tentacule selon la marée)
- Les sites les plus calamiteux qui soit (pour webmestre complexé)
- Les expressions à la mode à lancer après "Kikoo" dans votre Instant Messenger du moment.
- d'autres évènements du net (ou pas) qui peuvent faire plus que douter sur la loi de Darwin appliqué à l'homme. Heureusement les Darwin Awards sont décerné chaque année avec le plus grand sérieux.

Si vous avez du temps à exploiter intelligemment faite une pause, Untitled-Document vous attend.

The Internet Makes You Stupid.

19 décembre 2007

Claymore

Par Smog ShadowSeth

Tiens, pour une fois je vais parler d'autre chose que de jeux auxquels personne ne joue dans un quartier libre. Pas facile aussi de trouver ce de quoi on ne parle pas sur ce site. Enfin bref.

Claymore, donc. Anime de son état, adapté du manga éponyme de Yagi Norihiro, se déroulant dans un monde médiéval pas franchement joyeux. Les humains vivent dans la peur constante d'agressions de créatures démoniaques appelées Yoma, ressemblant un peu à des loups garou dans leur mode de fonctionnement. Il préfèrent opérer la nuit et dévorent les entrailles de leurs victimes, avant de reprendre apparence humaine. Dans ce monde, seul une force armée parvient à les contrer efficacement: les guerrières que l'on nomme Claymores; créatures mi-humaines mi-yoma, capable de sentir la présence de ces derniers et d'utiliser leur force issue de leur condition d'hybrides et utilisant de larges épées à deux mains à qui elles doivent leur nom.

L'histoire commence alors que Claire, Claymore de son état, arrive dans un village ayant fait appel au service de l'organisation gérant les guerrières pour se débarrasser d'un yoma ayant déjà dévoré plusieurs villageois. Elle y fait la rencontre d'un jeune garçon qui contrairement au reste du village n'est pas terrorisé par sa présence. Car les sorcières au yeux d'argent, comme elles sont parfois nommées, ne sont pas vraiment bien vues des humains normaux, chez qui circulent suspicion, méfiance et crainte envers ces femmes à moitié monstre. Une attitude qui semble laisser de marbre Claire et les autres Claymores.
Chacun semble vivre dans son coin en surveillant l'autre, jusqu'au jour où Claire croise le jeune Raki, qui manifeste un vif intérêt pour elle.

Claymore n'est pas un anime comme on en voit (trop) souvent, avec des héros sauveurs et désintéressés ou encore autant un objectif noble à atteindre coûte que coûte. Ici, le monde est à l'image de sa condition: gris et ne laissant que peu de place à l'espoir, les jours pour sa survie se suivant et se ressemblants jusqu'a ce qu'on tombe sur de plus gros problèmes, soulevant enfin un début de quête concret. Tout, dans l'histoire, tend dans ce sens. Les claymores sont toutes des êtres formatées mentalement et physiquement, ayant toutes la même tête de dépressive je m'enfoutiste, qu'on distingue à peine les unes des autres par leur coiffure. Rares sont celles qui ont une personnalité bien propre, ou un objectif dans la vie différent que de massacrer un maximum de Yoma avant d'en devenir soi-même un une fois qu'elles ne pourront plus contenir leur part de bestialité au fond d'elle.

Ce n'est pas la joie, mais il faut tirer partit de la moindre petite lueur que l'on voit, quitte a y laisser des cadavres dans la foulée. Voilà à quoi pourrai se résumer le credo de Claymore. Certain ont dit qu'en cela il se rapprochait de Berserk; mais je ne m'avancerais pas là dessus n'ayant jamais lu le manga sus-cité. Ce que je peux en dire, c'est que la recette a été diablement prenante en ce qui me concerne. L'héroïne ne joue pas aux miraculées systématiques que l'on présente dans bon nombre de shonen; entendez par là qu'elle y laisse souvent des plumes en cours de route. Même si sa progression suit néanmoins la logique de montée en puissance des mangas du genre; si ce n'est que la progression est parsemée de pertes, de désillusions et de danger permanent pouvant venir à tout moment de n'importe où; des alliés comme des ennemis. On est, sur certains points du moins, loin des stéréotypes du genre. On n’échappe pas cependant à la méchante société corporatiste sans scrupules; n'hésitant pas à monnayer les services des guerrières qu'ils créent en injectant du sang et de la chair de démon dans les corps d'orphelines "recrutées" de force par des hommes en noir. Ou encore a envoyer au casse-pipe ses guerrières trop désobéissantes ou ayant vécu trop longtemps à leur goût.
On a aussi droit à quelques personnalités typique des personnages féminins de japanime. Mais pour ce dernier point, le paradoxe a été pour moi que celles qui étaient dotée de cette particularité apportaient un souffle d'air à l'histoire plus qu'elle ne la rendait stéréotypée. Car voir une boute-en-train au milieu de toute ces filles d'apparence dépressive, ou une Tsundere extrême répandre des insultes à chaque réplique et tranchant nettement avec "le reste", contribue grandement à nous rappeler que malgré toute la merde qu'il y a dans ce monde, il existe d'autres voies que de laisser faire. Et que les arpenter au milieu de tout ce gris sombre est ce qui fait l'intérêt de cette histoire.

L'anime se termine en 26 épisodes sur une fin ouverte, légèrement différente de ce qu'il se passe dans le manga au même niveau. Néanmoins l'histoire ne fait que commencer dans le manga, dont déjà 11 tomes sont paru au japon et 6 en France, chez Glénat. Le manga est en prépublication mensuelle sur le Shonen Jump.
Coté réalisation, l'anime a été pris en charge par le studio MadHouse, à qui l'on doit notamment la série des X de Clamp (ainsi que le film et les OAV de ce dernier)
Pas encore de licenciement en France, la série étant récente (lancée au milieu de l’année) ; mais elle fait partie désormais de la liste de vœux personnels, et j’espère sincèrement la voir arriver en France un jour ou l’autre.

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