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25 décembre 2007

NUiTS de Noël



Quand ils sont venus squatter chez moi pour choper des maquettes Demonbane et dormir par terre, Shikaze et Poshu (respectivement Demoman et Medic de choix dans l'équipe Editotaku sur Team Fortress 2) m'ont laissé ces cadeaux : des Gundam Markers pour Shik et Christmas NiGHTS pour Shu. Ce dernier a aussi "oublié" son déodorant et son dentifrice pour prétexter un comeback, mais comme je m'en sers chaque matin, il a intérêt à se dépêcher de repasser avant que je les vide. Et avant de me parler des objections hygiéniques afférentes à l'utilisation d'un déo usagé, relisez le titre de cette colonne. Quoique, s'agissant du déo d'un autre otaque, peut-être que j'aurais dû être plus prudent ; c'est vrai quoi, on n'utilise pas ce genre de considérations cosmético-secondaires, surtout quand il faut les payer... Enfin, maintenant que j'y repense, ça doit expliquer pourquoi mes aisselles parlent (à l'intérieur de ma tête) de déclaration d'indépendance à chaque fois que je les renifle. Tant que les bras restent bien le long du corps, tout risque de guerre civile est, euh, étouffé, si vous me permettez l'expression.



Bref ! Les Gundam Markers sont des inventions fabuleuses, effectivement supérieures à tout autre produit pour peindre les détails de vos maquettes. Même quand c'est sec, on peut l'effacer avec une gomme à papier ! Je ferai partager ma petite expérience à ceux qui n'ont jamais tenté de fabriquer leur propre ramasse-poussière. Pour le moment, finissons Noël avec brio !



Que dire que les fans ne savent pas déjà ? Distribué aux habitants de la planète Saturn(e) à Noël 1996, Christmas NiGHTS est un paradoxe de collectionneur : tous ceux qui ne l'ont pas disent que c'est un collector introuvable, et tous ceux qui l'ont disent qu'il est facile à choper.



C'est donc une petite démo du premier niveau de NiGHTS Into Dreams, entièrement skinné dans l'ambiance de Noël : sapins, musiques, angelots et vidéos spéciales. Christmas NiGHTS est également disponible sur le remake ps2 du jeu.



Même le boss se bat autour des cadeaux !



Mais il y a pas mal de bonus : le disque profite de l'horloge interne de la console, contient de nombreux artworks, un karaoke... C'est véritablement un cadeau de Sega fait à ses gentils clients, soigné et mignon. Un peu comme le Peggle Extreme qu'on trouve dans l'Orange Box, mais en mieux. Symbole d'une époque que l'on n'ose déclarer perdue mais que l'on a du mal à retrouver, c'est un bijou qui rejoint fièrement la pile de jeux que je fais tourner chaque nuit de Noël, en attendant le vieux barbu. Il existe, je l'ai croisé hier soir dans les rues de Yokosuka.



Joyeux Noël !

24 décembre 2007

Game Center CX (MAJ avec images)

Kono message ha Tetho no teikyou de okurishimasu.

La télévision japonaise est mondialement connue pour la médiocrité intrinsèque de ses programmes, à un point tel que cela en devient même hypnotisant (exemples : 1, 2, 3, 4…). Pourtant dans cet océan de déchets, il existe quelques perles qui méritent le détour, où l’on trouve les émissions de Cyril Takayama ou bien Game Center CX. Etonnamment le Japon n’a jamais eut d’émission mémorable sur les jeux vidéos, ce qui peut nous surprendre, nous français, qui en avons été gâtés, de Microkids à Gameone, mais ça c’était avant Game Center CX.



Imaginez, un comédien trentenaire nul en jeu vidéo, s’acharnant à terminer des classiques des générations 8 et 16 bits durant des heures, ignorant bravement les multiples game overs et les avertissement contre l’épilepsie qui recommandent une pause toutes les deux heures. Présenté comme ça, ça semble idiot, mais pourtant pour peu que l’on ait baigné dans cette (sous-)culture cela ce révèle un véritable régal.

Game Center CX est apparu sur Fuji TV en 2003, à l’origine Arino Shinya, le présentateur, se rendait dans une entreprise de jeu vidéo connue (Konami, Namco, Nintendo…), pour la découvrir, puis à la toute fin, on lui imposait un challenge sur un vieux classique de la maison (comme faire 5000pts à Gradius). Rapidement la production se rend compte que c‘est la partie de l’émission que le public apprécie le plus et dès la deuxième saison cette partie se retrouve au cœur de chaque épisode.



Depuis la recette est rodée, à chaque émission Arino se retrouve dans un bureau quelconque ou se trouve une table de travail avec un moniteur et une console, un tableau Velleda, de quoi grignoter toute la journée et un stock de compresses froides (pour pouvoir tenir malgré la fatigue après 8H de jeu non-stop). Là les assistants-réalisateurs lui révèlent quel est le jeu du jour et, après une bref présentation du soft, il allume la console en lançant son cri de guerre : "Kanchô on !" et l’épreuve commence. Pour Arino c’est le début de l’enfer, car si l’homme aime les jeux vidéo, il y est extrêmement mauvais, pire que Marcus dans ses pires moments (à titre d’exemple, il lui a fallût près de 30h pour finir Super Mario World en arrivant juste à Bowser) et en plus la production semble apprécier de lui infliger des jeux plus sadiques les un que les autres, tel Makaimura, Another World ou bien Ki no bôken (préquelle de Druaga no tô, bientôt adapté en anime par Gonzo avec Ugetsu "bakuretsu tenshi" Hakua au design).



En théorie tout est bon pour qu’Arino finisse le jeu, guide book, passwords, cheat code ou glitch… Mais dans la pratique, ce n’est utilisé qu’en dernier recours, Arino est très persévérant et tient au maximum à finir le jeu par lui même. D’ailleurs a ce sujet il reste toujours très calme, malgré la frustration que peut engendrer certaines situations il n’y a jamais de pétages de plombs ou autres dérapages que peut engendrer ces situations. Mais dans certaines situations vraiment désespérées les assistants-réalisateurs viennent lui donner un coup de main, lui passant l’obstacle ou bien l’emmenant au boss du niveau, Arino ayant a les battre lui même.


Non ce ne sont pas des loubards mais la cavalerie qui vient sauver le pauvre présentateur


On se rapproche donc dans le fond de Level one ou de Chez Marcus, mais dans le fond seulement, car si le but de Marcus est de nous faire découvrir le début de jeux et nous permettre de trier le bon grain de l’ivraie, Arino lui cherche à aller au bout. De plus dans une émission le défi ne représente que 30 à 45 minutes de l’émission, il y a donc un montage des moments les plus intéressants. C’est par ailleurs très bien fait, misant beaucoup sur le suspense et le dramatique pour que l’émission ne soit pas que regarder un mec jouer.


Igi Ari ?


Game Center CX joue donc habilement sur la mode du retro-gaming, en effet à partir de la saison 2, seulement deux jeux furent sur des plate formes de plus de 16 bits (Tokimeki Memorial et Mario 64). Ainsi, si l’on a déjà joué au jeu du jour on les redécouvre avec plaisir, et si on y a jamais joué cela permet d’en avoir une vue assez complète, et peut même donner envie de le faire. De plus l’émission est parsemé d’intermède, soit des présentations de vieux jeux Famicom, soit des rencontres avec des créateurs connus (souvent en rapport avec l’actualité), ou bien des reportages comme une visite a Super Potato, variant un peu les plaisirs.


Kojima tentant d'apprendre à jouer à Arino


Bien sûr comme tout ce qui a du succès au japon, l’émission a eut le droit à des produits dérivés comme des guides de l’émission, saison par saison, des DVD, des figurines et tout récemment un jeu vidéo DS, crée par l’équipe derrière Electroplakton. Ce dernier, véritable émulateur de fausse nostalgie mériterait un billet a lui tout seul, il nous replonge dans les années 80 avec de faux jeux Famicom, leurs manuels, des faux mags de jeu… Une véritable Madeleine de Proust pour gamers, qui n’arrivera malheureusement jamais chez nous.

Si vous êtres arrivé jusqu’ici, vous devez avoir une folle envie de voir au moins un épisode, mais comment faire ? Regarder sur Fuji TV n’est pas possible, c’est sûr, vous pouvez donc déjà jeter un coup d’œil sur le guide des épisodes de Crunk Games qui vous donnera un aperçu de la chose. Puis tenter votre chance sur Youtube ou Nico² Douga, où des épisodes sont régulièrement postées et tout aussi régulièrement retirés, avec un peu de chance vous aurez la possibilité de voir un épisode sur un jeu que vous appréciez. Au delà, un épisode a été fansubbé en anglais et est aisément trouvable, mais il porte sur un jeu assez mineur (Transformers : convoy no nazo). Des épisodes complets sont trouvables sur les réseaux P2P elevens, mais les récupérer n’est pas à la porté du premier venu.
En fait l’idéal serait que la meilleur chaîne de télé du monde entier en fasse une adaptation française, nul doute que ce serait un succès immédiat auprès de son public.


Bikutori


Remerciements à banchan, Rukawa, Viki et Van-hai sans lesquels cet article ne serait sûrement pas aussi documentés.

Principe du CSS

Article complètement en retard de TetraDavid, en complément de l'article de Keul.
Pour ceux qui savent ce que signifie h2{color:gray;}, la lecture de ce billet vous sera totalement inutile.


Après le billet de Keul, vous vous décidez à entrer dans le monde moderne et avoir votre propre page ouaib. Vous créez et modifiez une page .html, y insérant quelques balises, et débutez ainsi votre site (qui vous n'en doutez pas fédèrera l'ensemble du web français dans son domaine d'ici quelques temps). Les plus pointilleux d'entre-vous (le terme masochiste fonctionne aussi) ajouteront un doctype et tout le nécessaire pour que la page soit valide.

À ce stade, il y fort à parier que les néophytes aient une réaction du type "c'est moche. Ce cadre là, il serait bien écrit en rouge... " L'ajout de style résout le problème ! Un <p style="color:red"> met le paragraphe en rouge :)

( une autre "solution", suffisamment moche pour justifier le NSFW, serait de mettre le texte en rouge sur une image...et de mettre l'image. FORTEMENT DÉCONSEILLÉ !)


OUI MAIS si je veux avoir tous mes paragraphes en rouge ? Il faudrait alors ajouter le style="color:red" partout... et en cas de changement de look ? find/replace sur l'ensemble du site....
La solution ? les CSS pardi ! (c'est pas vraiment une surprise, vu le titre du billet)

Voici le principe d'un fichier CSS (qui ont généralement une extension... .css) :
Définir tout le style dans un fichier annexe, pour pouvoir relooker et travailler facilement le style du site.

Exemple :
p { color:red; }
Cette ligne, à mettre dans le css (css à appeler dans le html :D ), permet de mettre tous les paragraphes de votre site (plus précisément, toutes les pages qui appelleront le fichier CSS) en rouge. Du vert plutôt ? remplacer red par green, et le tour est joué.

Plus compliqué : le site possède des paragraphes A à mettre en fond rouge, et des paragraphes B, à mettre en fond rose.
Il suffit, dans le html, de transformer le code pour les paragraphes A : <p>blabla</p> en <p class="paragrapheA">blabla</p>
Dans le css, il faut dire .paragrapheA { background-color:red} (notez bien le point devant le nom de la classe)
Idem pour .paragrapheB et background-color:pink
Recharger la page, c'est fini :)


Il existe de nombreuses possibilités en CSS, pour la police de caractères, les bordures, les couleurs, les positions des cadres, etc. (la version 3 de CSS devrait ajouter quelques petites choses intéressantes quand elle sortira)
Je ne détaillerai pas tout ici (ce n'est pas mon but, et je n'aurai pas assez de temps pour tout présenter), des tutos existent, ainsi que des sites listant toutes les possibilités en css.

En tout cas,
Joyeux Noël au raton ainsi qu'à tous les lecteurs !

Une aventure inédite du Poisson-Oiseau: la menace fangirl

Ordonné par le Poisson-Oiseau, honteusement gribouillé par Sonocle Ujedex ,qui failli se suicider à cause d'une série d'accident tragique sur son pc et son scanner.

Petit conseil: si ça vous plait (d'après les commentaires, ce cas de figure est réel), enregistrez les images sur votre DD. Les liens imageshack et compagnie ont tendances à disparaitre au bout d'un moment. Comme le Quartier libre n'est pas éternel et que j'aimerais épargner à Raton d'éditer ce billet, cette solution semble être la plus efficace.




Lire la suite...

LO-kawaii

par mt-i, encore à la dernière minute et sur des trucs de pédo. Et ce coup-ci, .

Moé et ero font-ils bon ménage? Difficile de croire en tout cas qu'ils ne se mélangent pas. Les otaques ont une capacité étonnante à nourrir pour certains personnages à deux dimensions des sentiments affectueux et chastes, et à feuilleter l'instant d'après avec délectation des doujinshi dans lesquelles elles (oui, parfois ils aussi, et non, je ne veux pas le savoir) se font déchirer le sphincter par des formes de vie tentaculaires. Ou à verser des larmes à la lecture des scénarios tragiques de leurs gyaruge, mais réclamer quand même que le jeu se termine par un épanchement de semance.

Cela dit, les otaques ne sont qu'une poignée, et si la société japonaise a la réputation d'être à certains égards moins coincée du cul oppressive sur le plan sexuel (en tout cas pour les messieurs) qu'un Occident coulé dans le moule judéo-chrétien, elle se compose, dieu et la morale publique soient loués, d'une grande majorité de personnes douées de bon sens et qui savent encore distinguer, au sein d'un paysage visuel florissant, ce qui relève de la satisfaction des besoins culturels d'une part et des besoins naturels de l'autre. Ces mêmes personnes découvrent par moments avec effroi ce que les otaques manigancent pendant leurs réunions sous-terraines, et ne manquent pas de faire entendre leur réprobation. Miyazaki lui-même (non, pas celui-là, l'autre) a fait part quelquefois du malaise que lui inspirait la tendance de ces vieux pervers à fétichiser et souvent érotiser ses héroïnes, jeunes filles ou petites filles.

Tae-chan découvre LO


D'ailleurs, s'il y a une façon sûre de s'attirer un rejet unanime et immédiat, plus encore que les doujinshi ero bien trash, c'est sans doute la représentation de situations explicites où figurent des enfants — ou même d'ailleurs sa simple suggestion, qui semble déjà hautement subversive. Le Japon a mis un certain temps à intégrer la vérité éternelle, immuable et universelle selon laquelle la sexualité de l'enfant n'existe pas, et doit en tout état de cause n'avoir aucun rapport, y compris fictionnel, avec celle des adultes, mais ça vient petit à petit.

Kono lolicon domomeSalopards de lolicon, vous devriez avoir honte!


En attendant, il continue de se publier au grand jour du manga pour adultes mettant en scène des petites filles de tous âges, et si l'on prend la peine de regarder ce dont il s'agit, on ne trouve pas tellement de ces « manga ultra-violents contenant des descriptions d'actes sexuels impliquant des enfants » dont Gwenaëlle Abolivier parlait sur France Inter ce matin. Le manga lolicon, comme on l'appelle parfois, décrit certes des contacts sexuels entre enfants ou avec des enfants, mais il est très rare que ce soit sous l'angle de la violence.

À la différence du H en général, dans lequel le viol et la coercition sont fort présents, le manga lolicon est un domaine où domine très largement la consensualité. En outre, il n'est tenu par aucun impératif de réalisme physiologique : ainsi, lorsqu'un homme mûr et une fillette expérimentent la position du missionnaire, la chose peut-elle être présentée comme plaisante pour l'un et l'autre. Et si c'est une défloration, rien ne dit qu'elle doive être sanglante. Les points sur lesquels la nature est presque toujours respectée sont la petite taille, la poitrine au plus naissante et l'absence de pilosité pubienne, mais il s'agit sans doute moins de vraisemblance que de conformité à un certain idéal esthétique.

En fait, une large part du manga lolicon met en scène un personnage de petite fille dont les traits physiques et psychologiques sont très classiquement moé, et décrit le débordement d'affection que suscite ce caractère moé chez un homme plus âgé — débordement accueilli avec tendresse, et le plus souvent provoqué tout à fait consciemment. Et si l'on ne peut certainement pas faire entrer tout le genre dans ce schéma un peu grossier, il y a une tendance générale, identifiable sans doute dans le H en général mais particulièrement visible dans le manga lolicon, à un graphisme élégant ou joli plutôt qu'affriolant, et des relations amoureuses plutôt que simplement sexuelles. Ce mouvement « erokawaii » est en quelque sorte la frange licencieuse (mais je ne dirais pas indécente, ni d'ailleurs secondaire) du moé.

Une couverture de TakamichiCouverture de LO 26 par Takamichi


Il est sans doute significatif, de ce point de vue, que le magazine emblématique du manga lolicon, Comic LO (LO pour Lolita Only, et c'est le seul à fixer une telle ligne éditoriale), ait toujours fait figurer en couverture des illustrations élégantes et paisibles, sans élément provocant ou sexuel. Il se distingue en cela d'à peu près toutes les publications de manga pour adultes, aux couvertures volontiers aguicheuses.

Tous les auteurs de manga lolicon, même dans LO, ne donnent pas sans exception dans le style erokawaii. Le prolifique EB110SS, par exemple, écrit en postface de son dernier recueil quelque chose qu'on pourrait traduire par « je ne cherche pas à dessiner du manga loli, mais du manga pédo », et il est en effet plus intéressé par les nymphomanes en jupette que par les figures virginales objets de dévotion. On pourrait citer aussi Oota Takeshi, spécialisé dans l'insertion de sextoys vibrants dans tous les orifices de ses nymphettes. Je ne conseille pas, mais chacun ses fantasmes...

Cela dit, il me semble qu'une part importante de ce qui paraît dans LO ou dans les pages loli d'un magazine comme Comic RIN relève bien cet erokawaii, et est souvent digne d'intérêt, au moins au plan esthétique, au-delà du simple exercice de la main droite. J'aimerais présenter quelques auteurs de ce genre et que j'apprécie — en fait, c'est l'unique objectif de ce billet, et je ne sais pas trop comment je me suis retrouvé à passer l'après-midi à écrire tout le blabla qui précède (mais je suppose que les lecteurs frileux seront déjà partis rendre leur dîner avant d'en arriver à ce point, ce qui est peut-être une bonne chose). Voici donc une petite sélection.

Atashi ga shite ageru


Sekiya Asami est une femme mangaka et doujinshika qui a une prédilection très prononcée pour le lolimoé. Ses personnages féminins sont souvent des fillettes de dix-douze ans, qui ne sont donc plus tout à fait des enfants et ont hâte de grandir, mais s'accrochent un peu malgré tout aux privilèges de l'enfance (pouvoir faire des caprices, recevoir des câlins, etc.) que les jeunes hommes qu'elles côtoient sont tous prêts à accorder. Son trait fin et un peu naïf accentue encore l'atmosphère moé des situations qu'elle décrit.

Elle a dessiné pour Comic RIN un certain nombre de telles petites histoires, ero mais mignonnes et touchantes, qui sont par la suite parues en tankoubon. Si vous avez déjà mis les pieds sur le /l/ de 7chan, vous avez sans doute pu lire l'une d'entre elles au moins, L'autre côté du mur, qui est restée plusieurs mois d'affilée en sticky en tête de cet imageboard.

Depuis un peu plus d'un an, et parallèlement à ses passages dans RIN, Sekiya Asami travaille sur Haru no chuu, un manga non-H sérialisé dans Dengeki Moeoh, et qui se termine ce mois-ci.

Nante daitan!

Nendo est un mangaka loli qui participe régulièrement à Comic LO. Il a commencé en fait dans le genre toddlercon sous le nom de plume de Sano Yuu, puis a changé son pseudonyme en même temps que l'âge de ses héroïnes. Elles restent cependant plus jeunes que la moyenne de ce qui paraît dans LO (ce qui fait jeune, oui), et leurs partenaires sont souvent du même âge. Les scénarios évoquent fréquemment des jeux innocents au départ et qui, comme on le dirait dans le cas des adultes, dérapent de temps à autres.

C'est donc de l'innoncence juvénile que Nendo s'attache au fil des pages à dresser un portrait assez lisse et tout en rondeur. Dans l'ensemble, c'est assez mignon, je trouve son recueil Miseijuku shoujo zukan (« imagier des fillettes immatures ») pour moitié au moins assez plaisant à lire. Mais sur la fin, ses personnages sont vraiment trop jeunes à mon goût. Par ailleurs, il a un intérêt occasionnel pour les furries ou les animaux de compagnie qui pourra facilement rebuter (le lolifurry à la limite du toddler, c'est quand même ce qu'on peut appeler un marché de niche...).

Misuzu est taquine


Onizuka Naoshi est également un collaborateur régulier de Comic LO, depuis les premiers numéros. Ses héroïnes sont de jolies fillettes qui ne sont pas loin d'être des jeunes filles, qui le savent et qui en jouent. Elles appartiennent souvent aussi au moe-zokusei « petite sœur » (blood-related ou pas), ce qui ne gâche rien. Graphiquement, Onizuka-sensei a un style assez classique mais élégant et efficace. Il se dégage toujours de ses dessins une impression de douceur assez enjouée.

Il a tiré de ses contributions à LO deux recueils déjà : Life is peachy, qui est d'une lecture toujours plaisante, et One hot minute, qui est encore meilleur sans doute — quoi qu'il n'ait pas grand-chose de hot, malgré son titre.

A day in the life


Nagatsuki Misoka a été lui aussi contributeur régulier de LO, quoi qu'il n'ait pas eu l'occasion d'y publier ces derniers mois. On peut se faire une idée de son style sur son site perso, et il rend compte de son activité et d'autres sujets plus personnels sur son blog. On y apprend notamment qu'il se considère comme lolicon (c'est-à-dire pédophile, mais l'expression japonaise n'est pas tout à fait aussi émotionnellement chargée que peut l'être le mot français), et parle avec beaucoup d'humanité, je trouve, de cet état et de ce que signifierait à son sens l'interdiction du manga lolicon.

Lui aussi dessine de préférence des enfants de dix-douze ans entre eux. Son œuvre la plus connue est certainement A day in the life, un drame romantique en six chapitres (plutôt rare dans le H) entre quatre préadolescents maladroits dans l'expression de leurs sentiments... et qui incorpore quelques éléments ero. Ce doit être le premier manga lolicon que j'aie lu. L'écriture manque sans doute de finesse, et les situations ne paraissent pas très vraisemblables, mais on est facilement ému par ces personnages découvrant un peu trop brusquement leur nouvelle condition de grand garçon ou de grande fille. Je trouve le character design un brin filiforme, mais les planches aquarellées ont une personnalité singulière finalement assez plaisante.

Actuellement, le temps que Misoka-sensei trouve à consacrer au dessin est passé sur un 4-koma du genre love comedy collégienne appelé HR ~Home Room~ et sérialisé dans Manga Time Kirara Carat.

You are mine


Et encore une femme pour finir : Sasakura Ayato est mangaka et doujinshika loli, et qui dessine presque toujours ce qu'elle appelle des « filles fortes », par quoi il faut entendre des loli-tsundere, ou même, disons-le franchement, des loli dominatrices, belles et revêches. En cela, à mon avis, bien loin de s'éloigner des canons du moé ou d'en prendre le contrepied, elle pousse juste un peu plus loin l'expression qu'on en attend : il n'y a pas si loin de la dévotion attendrie à la soumission.

Son recueil Shoujo-ryuu Koufuku Kakushu-ron (« Sur la manière de se saisir du bonheur, à la mode fillette », ou quelque chose comme ça) est certainement aussi erokawaii, mais sans doute un peu plus ero que ceux que j'ai évoqués, dans la mesure où ses personnages féminins ont un côté assez sensuel. La narration est également moins lisse et plus forte qu'ailleurs. Koibito ijou, papa miman présente par exemple un salaryman qui est poussé par ses proches à fréquenter une veuve, et tombe au premier regard amoureux de sa fille. Celle-ci s'en aperçoit et le lui fait avouer, à genoux. Il se répand en protestations d'amour et la demande en mariage à la place de sa mère.

Sasahara Ayato a commencé dans Hina Kan, qui a été plus ou moins l'ancêtre de LO, et contribue actuellement irrégulièrement à Comic RIN. En parallèle, elle est chargée de l'adaptation en manga de Shakugan no Shana sérialisée dans Dengeki Daioh — ce qui, compte tenu de son inclination pour les filles fortes, n'est pas si surprenant.

Voilà voilà, joyeux Noël à tous.

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