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Je suis pro-euthanasie, alors que quelqu'un m'abatte

13 décembre 2004

Session IRC du 12 décembre

Vous n'étiez pas là? C'est normal, j'avais fait exprès de prévenir au dernier moment pour avoir peu de monde pour le premier jour, faisant figure de test. Il n'empêche que ce fut un franc succès: ceux qui ont tenu jusqu'au bout se sont couchés à 2h15! Nous avons même eu une visite en provenance directe du Japon (Adoru, qui était sûrement en train de faire la queue pour sa PSP^^), ainsi que de plusieurs membres de la team GameFAN - que du beau linge! En plus de Keul, qu'on ne présente plus et qui n'aimait pas se faire kicker, il y avait bien sûr des lecteurs fidèles qu'on voit souvent dans les commentaires (Nerv, Marc, Garric, Ricton...). Les discussions ont tourné autour des animes récents, des MMORPG, de Fred B, des conventions et des cosplays - que des trucs d'otaku, à l'image du site. Donc, merci encore une fois à toutes celles et tous ceux qui sont venus, et à dimanche prochain!

12 décembre 2004

Monsieur Mur

Hier, vous avez eu droit à une présentation en bonne et dûe forme (quoique) de Keul, le "gars de la maintenance" du site. Evidemment, pour les besoins de l'article, sa description est un peu brodée: mon PC ne lui sert pas de chauffage, il n'a pas besoin de ramper sous son PC pour l'entretenir, il ne porte pas un caleçon mais un slip.. Par contre, il parle vraiment de l'absurdité des DVD double face aux filles.
Aujourd'hui, continuons le hors-sujet des jeux vidéo et des animes en parlant d'une autre personne qui m'est chère: monsieur Mur. Il me suit depuis des années, et même s'il ne parle pas beaucoup, sa rigueur et sa droiture m'ont toujours impressionné.
M. Mur ne parle pas, mais il a l'oreille: mettez un disque de Death In Vegas ou de Ken Ishii avec les basses à fond, et il groovera avec vous, sans jamais un beat de décalage. Ce type a le flow en lui. M. Mur m'a vu grandir. Donc, il a vu beaucoup de jeux vidéo. Et pourtant, il joue très mal. Sûrement que c'est dû à sa dureté naturelle: avec ses mains de béton dans des gants de plâtre, il a toujours eu du mal à tenir une manette. A chaque fois que je lui en prêtais une, poussé par la frustration de ce putain de niveau 6-1 de Dick Tracy sur Megadrive, tout Ecco sur Dreamcast ou plus récemment Viewtiful Joe, il me la rendait aussitôt. Pas toujours en bon état, mais il tenait à me voir jouer, encourageant à faire des efforts. La première fois que nous avons eu cet échange ("saleté de jeu vidéo, tiens Mur, prends ma manette, ah tu la veux pas, il faut que j'essaie encore? d'accord"), je ne savais pas ce que "gambatte" voulait dire, mais M. Mur en était déjà l'impersonnalisation. En tout cas, ce n'est pas du tout le comportement de Mme Fenêtre... Alors celle-là, excusez mon vocabulaire, mais c'est une vraie salope. Grande ouverte en été et frigide en hiver, et elle garde la manette ou a le coeur brisé quand on lui propose de jouer - c'est selon les saisons là aussi. Elle porte des rideaux pas discrets pour un sou (on voit parfaitement à travers), question musique, elle ne vibre que pour les avions militaires qui passent le mur du son (fétichisme des uniformes, sans doute)... Au moins, M. Mur n'est pas coquet, mais s'il se couvre de posters d'animes, c'est peut-être par pudeur. Il y en a encore de l'époque DragonBall Z, hérités de ces temps où les débats philosophiques tournaient autour de "Son Goku, il explose Sonic et Mario en même temps" (conversations sur le point de revenir: Son Goku, il éclate Naruto et Luffy en même temps). M. Mur est plein de ressources: c'est de lui que vient la prise d'électricité, et il a toujours un peu de place en lui pour ranger un pot de Nutella de contrebande (au cas où une bande de mannequins prendait le pouvoir et interdirait tout aliment riche en calories). Nous avons tous un M. Mur chez nous: prenez-en soin.

Ces derniers temps, je me suis acheté Street Fighter Anniversary Collection sur Xbox (la version de Third Strike qu'on trouve dessus est issue du remake ps2, miam; le film de SF2 est dans une version censurée, bouh), pour y jouer sur le XboxLive. Les éditions Larousse doivent avoir reçu un email leur proposant une nouvelle définition du mot "humiliation". J'ai proposé à M. Mur de joindre la partie, à nombreuses reprises. Très nombreuses.

11 décembre 2004

IRC

"... dysfonctionnement dans la compréhension profonde." Je finis cette phrase avec un sourire au coin des lèvres: c'est pas tous les jours qu'on arrive à caser "Jaguar", "café", "échangiste" et "banane" dans un discours sensé. Surtout quand il a Neon Genesis Evangelion pour sujet. Satisfait, je mordis dans le pain de mie recouvert d'une tranche de saumon aspergé de citron pressé. C'est peut-être ce qu'il y a de plus beau dans le mois de décembre, images érotiques de la Mère Noël mises à part: les tartines de Nutella peuvent laisser place à du saumon et personne ne s'en étonne.
"Mmmhhh" marmonna Keul, toujours allongé sous son PC. Ca fait un moment que ce type s'occupe du côté "technique" de raton-laveur.net, base MySQL et PHP; je lui ai toujours donné carte blanche pour qu'il s'amuse - "tu veux faire une version WAP du site? J'ai même pas de téléphone portable, mais vas-y". Ca fait encore plus longtemps que je le connais, et je ne comprends toujours pas pourquoi son ordi est assez gros pour qu'il soit obligé d'utiliser un skateboard pour se glisser dessous et le bidouiller. Ce garçon raconte des blagues sur les DVD double face pour draguer les filles, nom de Dieu. Depuis qu'il s'est à juste titre autoproclamé "gars de la maintenance", je me suis tellement éloigné de ces considérations bassement physiques que je n'ose même plus changer un tag de couleur de texte sans lui demander son avis.
BUNK! Je viens de me prendre une cuvette de chiottes en pleine face dans Half-Life 2 Deathmatch - et la chaleur dégagée par mon vieux PC pendant que ce jeu tourne fait office de chauffage pour tout l'appartement de Keul. Le saumon était nerveux avant de mourir empaqueté dans ce sachet de cellophane, il est plein de petites veines dures à couper. Retour au sujet principal de la conversation.
"-Enfin bref, peu importent les problèmes de communication des générations futures, surtout après le Second Impact. Simplement, un forum pour le site, ça m'enchante pas comme idée. Primo, parce que ça va être l'enfer à administrer: quand le site n'avait pas une audience suffisante pour un forum, ça n'aurait servi à rien, et maintenant ça risquerait d'imploser.
-Mais les commentaires de l'éditotaku n'ont rien de bien terrible, non?
-Peut-être parce que les commentaires ne sont que ça: des avis donnés sur des sujets que je lance. Un forum, ça a l'avantage et le défaut que ce sont les visiteurs qui décident du thème.
-C'est le principe de liberté...
-... ce qui m'amène au secundo.
-le jazz cubain?
-pas la Company Secundo, baka! Primo, puis secundo. Donc, deuxièmement: à chaque fois qu'on organise un "quartier libre", c'est un peu le silence radio en retour. L'année dernière, le cadeau de Nowel du site était une semaine entière où tout le monde pouvait poster ses propres articles. Résultat: trois textes! Un de Rataime, un de toi et le dernier signé par Légion, hilare devant ce silence! Quand j'ai organisé une session IRC depuis Venise d'où je postais mes carnets de bord, pareil, même pas une dizaine de visiteurs!
-Tu te plains?
-Non, j'observe. Dans ces conditions, avoue qu'il n'y a pas de quoi cautionner l'installation d'un forum! Puis les lecteurs du site doivent déjà avoir un forum de choix, un endroit sans trolls sur le Net où se poser. Je sais pas moi, TheInn, le Supa, caramail... Lâche ce tournevis, je déconnais pour caramail.
-Bah, les lecteurs le diront bien. On le fait, ce sondage?
-Oui, j'écris encore les questions.
-En attendant, on pourrait faire des sessions IRC hebdomadaires, à horaires fixes. Pas de problèmes à administrer, ça ferait fonctionner le canal #editotaku sur irc.worldnet.net et en le faisant régulièrement, on pourrait passer de bons moments.
-Bonne idée. Disons le dimanche soir, de 21h à 22h?
-Ouais. Mais en l'annonçant même pas 24 heures avant, t'es assuré de faire un flop pour la première session demain!
-Si on fait ça tous les dimanches, on s'en fout non?
-'ttention, cuvette de chiottes droit devant!
-Où ç-BUNK!

09 décembre 2004

Début de saison TV au Japon, épisode 9: Yakitate Japan

La japanime est une industrie. Les occidentaux s'acharnent à reconnaître une forme d'art dans le soin apporté à ces produits fabriqués à la chaîne pour les mass medias, dans leurs mécanismes de narration atypiques ou dans les multiples niveaux de "lecture". Pourquoi vouloir leur donner une légitimité à tout prix? Est-ce que les otakus font ça par passion ou parce qu'ils tiennent à se convaincre eux-mêmes qu'ils ne perdent pas leur temps?

Grande nouvelle: on s'en fout. L'intro au-dessus ferait fureur comme intro pour un article pseudo-intellectuel ou pour une dissertation de philosophie (sujet: "Les gros seins, pour ou contre?"). J'ai commencé ainsi pour rappeler que quand on est un aspirateur à fric, il faut parfois gratter dans les coins de la salle pour s'assurer qu'on a bien râtissé le plus large possible. Yakitate Japan est un de ces projets schizophrènes qui se prennent tantôt au sérieux (pour que le téléspectateur n'ait pas l'impression qu'on le prend pour une buse), tantôt au second degré (pour que les sponsors n'aient pas l'impression qu'on les prend pour des buses). On connaît ça avec les animes qui parlent d'un sujet ultra-pointu et qui tentent de le présenter à un public plus large: qu'il s'agisse de sport, de culture ou de jeux vidéo (qui a dit "le manga King of Gamers"?). Certains évitent ce dédoublement de personnalité: Hikaru No Go en étant l'exemple parfait. Mais pour un HikaGo, combien de Laura ou la Passion du Théâtre, de Slam Dunk, d'Initial D? On en arrive à penser à des conspirations du genre: l'association japonaise des troupes de théâtre/tuneurs/boulangers/"insérez ici un métier ou un hobby obscur" pense qu'elle n'a pas assez d'adeptes. Mais elle a du fric. Alors elle engage un mangaka pour répandre la bonne parole. Ce qui me fait réaliser que si cette théorie est bonne, le lobby des servantes et autres "assistantes de maison" est incroyablement puissant au Japon. En tout cas, les résultats sont là, même chez nous: le nombre de licenciés de la Fédération Française de Volleyball avait explosé quand "Jeanne et Serge" passait sur la Cinq, sans parler du jeu de Go... Allez savoir si Dead Or Alive Xtreme Beach VolleyBall a eu le même effet.
Au fait, Yakitate Japan est un anime de boulangerie. Non, vraiment. Bon, arrêtez de me regarder comme ça, c'est gênant. On voit donc des apprentis bonne pâte suant sang et eau pour pétrir le levain avec ardeur, le chauffer avec amour afin d'exhiber leur belle baguette. Il y a bien une fille dans ce truc, mais ses miches n'ont rien d'exceptionnel. En parlant de cuisine, la recette de ce genre d'anime est éprouvée: le jeune plein de passion, le rival surdoué, les duels au grand jour, les techniques cachées, les sous-entendus homo-érotiques et un manque complet d'originalité. Quand les boulangers français ont fait leur pub, ils nous ont sorti une campagne aussi conne que "si on ne mange pas de pain, un jour il n'y en aura plus"; à l'époque, j'avais pris ce slogan pour un éloge à la violence. Les lobbyistes français devraient regarder sur leurs collègues japonais et leur anime pour en prendre de la graine - ou plutôt de la farine... On se plante donc devant Yakitate et on a droit au boulanger d'en face qui est un français pédéraste, à un hémicycle de spectateurs venus assister à un duel de pains (diffusé à la télé, et je parle pas de boxe), à des maîtres qui portent cape et plumes. On se dit que c'est à prendre au second degré, et puis on voit de véritables petits cours sur la qualité de tel sucre ou tel lait... On les sent, les associations de boulangers en coulisses, les yeux rivés sur les statistiques des étudiants en boulangerie. Peut-être qu'ils piquent une crise quand les héros reçoivent pour mission de faire un pain "que même un cheval trouverait bon".

Un côté du cerveau se dit que bon, après tout, pourquoi pas, pense à HikaGo: si ça peut marcher pour un jeu de plateau millénaire, les animes peuvent nous parler de n'importe quoi de façon passionnante. Puis l'autre partie du cerveau, celle qui nous dit "ça coûte 200€", "ne fais pas ça" ou "ne la crois pas, elle a moins de 18 ans" nous affirme: "mais... c'est un anime... DE BOULANGERIE!" Et sincèrement, que lui répondre? C'est vrai, en restant à bonne distance de l'écran et en se bloquant sur le second degré, on évite de se suicider par insertion de baguette dans le rectum. Surtout qu'avec un tel sujet (la boulangerie, pas le cul), il y a du grain à moudre. Mais ça n'est pas drôle pour autant - en fait, je suis resté de marbre. En japonais, "pain" se dit "pan": et on a droit à des jeux de mots genre "Ja-pan" ou "Pantasia" (le nom de la boulangerie où les persos bossent) jusqu'à ce que du levain vous coule par les oreilles. Scénario passant par tous les lieux communs des mangas abordant des sujets clandestins, techniquement réduit au strict minimum en animation et en dessin (pourtant, le staff n'est pas composé d'inconnus: la musique est même assurée par Taku "Read or Die, Witch Hunter Robin, Kenshin Tsuioku Hen" Iwasaki), à l'humour qui tombe aussi plat que les pâtons pétris à longueur d'épisodes, la version animée de Yakitate Japan est une pâte congelée mal réchauffée au four micro-ondes. Et peu importe la température, même si on le prend au 200° degré j'accroche pas. En France, on appellerait pas ça "boulangerie" mais "pain chaud" - c'est la législation qui veut ça. Mangez des Cracottes!

07 décembre 2004

Merci mamie

Un rouleau de pâte feuilletée,
du sucre en poudre,
3 pommes (reinette de préférence),
une petite brique (20cl) de crème fraîche (au lait entier de préférence, même si c'est pas très diététique),
2 oeufs.

- Préchauffez le four à 200°, position "chaleur tournante" si vous avez un de ces engins avec une molette et 40 façons différentes de cuire.
- Dans le plat, on met la pâte feuilletée (laissez le papier ciré, ça économise la corvée de beurrage), puis on la saupoudre de sucre.
- On épluche les pommes, on les coupe en 4, puis on réduit les quartiers en lamelles, qu'on dispose dans le plat. C'est la partie la plus technique, et pourtant y'a pas de quoi casser trois pattes à un canard: il faut que la répartition soit égale mais bien serrée - si vous faites une jolie spirale, vous avez gagné. Moi, je commence par les bords en revenant vers le centre du plat.
- Hop, ça part au four 20 minutes. Pendant ce temps:
- 100 grammes de sucre + 2 oeufs + la crème fraîche - mettez les 20cl si vous avez un grand plat, sinon mettez-en un peu moins: il ne faut pas que ça déborde du plat! Mettez le tout dans un bol, prenez une cuillère et mélangez-moi ça, je veux un truc bien homogène au final. Léchez la cuillère quand personne ne regarde. Y'en a pour 3 minutes chrono à préparer cette crème, alors faites un petit UT2004 en attendant que les 20 minutes du four passent.
- Dès que c'est bon, sortez le plat, mettez votre crème dessus, et retour au four pendant 15 à 20 minutes. Surveillez un peu, faut que ça soit bien doré.

Touche finale: de la confiture, d'abricots de préférence. Ou si vous voulez vous la jouer "pro", du nappage de pâtisserie; mais entre nous, la confiote d'abricots après moins d'une minute au four micro-ondes, c'est pareil. Laissez refroidir avant de bouffer, ça vous permettra de réaliser que vous avez fait une tarte aux pommes.
Sauf qu'en discutant de la recette autour de moi, il s'avère que chacun a sa méthode pour faire cette pâtisserie: la technique abordée ici (consistant à cuire la pâte et les pommes, se situant au fond du plat sous la crème) semble être peu répandue. M'en fous, c'est comme ça que ma grand-mère elle fait.

Edit (23h45):

Notez le bonus: des raisins secs^^.

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