Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


Cliquez ici pour être payé en jeux vidéo

10 janvier 2005

16 bites

Mince, Prof Choron est mort. Comme on ne parle pas trop de bédé franco-belge sur ce site mais qu'il est géré par un imbécile qui lit l'avenir dans les trous du gruyère, on va bien trouver un moyen de lui rendre hommage... La réponse, il faut la chercher (très loin) dans les jeux vidéo. Elle remonte à plus de dix ans, et dans un magazine qui s'appelait Micro News qu'on trouvait tous les 15 jours dans les kiosques. Ca parlait de l'Amiga, de l'Atari ST, de la Mega Drive et de toutes ces joyeusetés. Il y avait une page pour le "Major Thomson", qui était un listing de BASIC. Il y avait aussi des photos digitalisées de femmes toutes nues, qu'ils devaient trouver chez les demomakers du moment. C'était assez adulte, mine de rien: Carali et Edika y faisaient quelques planches (où un type au resto bouffait puis vomissait un ordinateur), il y avait des bédés avec des nichons dedans, et celle du jeu vidéo Bargon Attack était parue dans ces pages.
Un jour, il y a eu une interview de Choron. Humour salace oblige, les gars de Micro News ne purent s'empêcher de lui demander son avis sur les mots "16-Bit" écrits sur la Mega Drive (l'article était illustré d'une photo où le prof tenait la console - en version japonaise - dans une main, un cigare dans l'autre): "16 bites! Ah ben bravo! Moi j'ai une petite fille, ben je lui mets 16 bites devant le nez, ça va en faire une belle salope!" Je sais, je sais. Mais quand on lit ça alors qu'on a même pas de poils, je vous garantis que ça fait de l'effet.

09 janvier 2005

Mieux vaut tard que jamais

Même s'il n'y a pas eu d'annonce cette semaine, il y a bien sûr une session IRC en ce moment même, comme tous les dimanches à 21h, sur #editotaku@irc.worldnet.net. Si vous ne savez pas utiliser IRC, entrez votre pseudo dans le menu à gauche de cette page et en voiture Simone.
Il y a des gens jusqu'à pas d'heure dans la nuit, donc passez quand vous voulez. La quatrième saison de 24 commence ce soir aux States, mais avec le décalage horaire, vous ne pourrez pas avoir les épisodes avant 3h du matin, temps de téléchargement non compris: passez nous dire bonsoir en attendant^^.

Tajikarao

Manga en 4 tomes, publié chez Delcourt et trouvable dans un coffret simple mais sexy.

Mon copain Blacksad, c'est un accro à la bédé franco-belge. Alors il lit des magazines de pré-publication comme Pavillon Rouge, édité par Delcourt. Ou plutôt "lisait", parce que Pavillon Rouge n'est plus depuis quelques temps, et parce que je lui ai injecté de fortes doses de mangas et d'animes. Bon, peut-être que commencer par du Satoshi Urushihara n'était pas une bonne idée, mais comme la contamination a réussi, on va pas se plaindre non plus. Sauf que le gène de la BD, même s'il a la vie dure, est diablement résistant. La preuve: le patient achète des mangas, mais il a l'intention d'acheter tout ce que Delcourt édite en la matière - comportement flippant, non? La collection mangas de Delcourt étant Akata, vous savez aussi bien que moi qu'ils font du boulot de qualité.A la toute fin de Tajikarao, leur équipe a inséré un petit mot (en français et en japonais) remerciant les auteurs de cette oeuvre en leur nom et celui des lecteurs pour "leur sincérité et par conséquent, ce que [celle-ci] a provoqué dans leurs coeurs". Je sais pas pour vous, mais c'est la première fois que je vois ça. Dommage cependant que les quatrièmes de couverture soient fourrés de révélations sur ce qui se passe dans chacun des volumes qu'ils recouvrent...

Synopsis: un village paumé au fin fond du Japon qui vit en perpétuant un culte pour le dieu du coin, un de ses anciens habitants qui revient avec les yakuzas aux fesses, et deux jeunes voyageurs qui se perdent dans le coin. Oui, ça va pas trop parler de petits z'ozieaux-piou-piou et de jolies abeilles beez-beez. L'histoire est le condensé d'un des grands dilemmes du Japon, pays où le passé traditionnel et le présent plus que futuriste se téléscopent. Comment atténuer ce choc des générations et ses répercussions sur les plans sociologique, écologique, politique, et tout un tas d'autres mots sérieux en -ique? Pas en se contentant de faire des jeux vidéo avec des ninjas en tout cas, mais ça ils le savent déjà. Les conséquences sont racontées avec un côté assez terre-à-terre - les villageois, tous vieux, ont bien conscience qu'ils sont voués à disparaître, eux et leurs coutumes - et les yakuzas, méchants de service de mèche avec les politiciens mais aussi un soupçon d'honneur, sont tout aussi bruts. En guise de figuration, les thèmes de la guerre, de la famille ou de l'amour sont aussi abordés. Tajikarao pesant 4 tomes, il n'y a pas de temps mort, chaque chapitre vaut son pesant de cacahouètes et le dessin est très soigné (surtout les postures et les proportions des personnages). Cependant, l'histoire trouve le moyen de rajouter un côté fantastique avec les apparitions du dieu, le fameux Tajikarao; son intrusion dans un monde sinon très réaliste donne à ce manga l'indéniable statut d'un conte. Il représente le dernier espoir des habitants contre l'intrusion d'un monde moderne qui veut leur mort, le dernier effort forcément violent et enragé puisant au plus profond de leur tradition. Formulé autrement, un des personnages raconte que Tajikarao n'a été appelé que 3 fois en 1000 ans et a à l'une de ces occasions mis en pièces quelques 800 samouraïs, alors faut pas le faire chier. Le scénario est plaisant mais la happy end a de fortes odeurs de contes de fées; sûrement pour donner espoir au lecteur, quoi qu'il en coûte, et afin de respecter la trame d'une légende.
Delcourt a même pris le soin de compiler (à la fin du volume 3) les encarts écrits par les auteurs lors de la prépublication, où ces derniers mettent en lumière leurs recherches. Ils parlent des voyages qu'ils ont fait dans les coins reculés du Japon pour trouver des villages avec leurs rites et leurs déités bien à eux, des hésitations du jeune dessinateur (Kanji Yoshikai) face à son scénariste expérimenté (Jimpachi Mori, auteur de N.Y. No Benkei, qui avait pour héros un tueur à gages)... Mais finalement, le trait est vraiment classique - en tout cas, il me semble diablement années 80. Vous voyez Stratège? Ben c'est dans le même genre: visages ronds, arrière-plans très présents, tramages contrastés. Etrangement, ce n'est pas le style utilisé dans les couleurs sur les couvertures pour autant (quoique!). Et personnellement, je trouve un je-ne-sais-quoi de froid à ce dessin: il m'écarte des personnages et de leurs émotions plus qu'il ne m'en rapproche. En tout cas, il s'agit du manga typiquement impossible à adapter en anime. Dans l'ensemble, Tajikarao est donc un bon manga qui a l'intelligence de ne pas traîner en longueur pour nous conter sa fable: traditionnel dans son histoire et sa construction, il est à clairement réserver aux plus âgés. Et pas "plus âgés" dans le sens de "plus expérimentés"; au contraire, les gens qui s'y connaissent peu en mangas et ont passé un bon moment avec Jirô Taniguchi (une des fiertés de Casterman en France, avec Le Journal de Mon Père et surtout Quartier Lointain) devraient adorer Tajikarao.

08 janvier 2005

Et Silent Hill 4 dans tout ça?

L'année dernière, l'éditotaku s'était offert une grosse plongée dans le monde merveilleux des gamines dingues sur des fauteuils roulants et des gens attirés dans un bled paumé du nom de Slient Hill. Ca consistait en une critique en rangs serrés des trois épisodes et tout le monde s'était bien amusé. Puis on m'a prêté Silent Hill 4 - The Groom, mais silence radio... Alors raton, on a trop les jetons des gens qui sortent des murs? Disons plutôt qu'on en a marre de cette maniabilité de merde. Pourquoi changer une formule qui marche? Le héros de SH4 (qui, encore plus que les persos précédents de la série, donne l'impression de s'être pris un hachoir à viande en pleine face) est aussi difficile à diriger qu'un paresseux; je parle de l'animal ET de quelqu'un de mou. Même avec une Dual Shock 2, il ne sait pas gérer son inventaire, il est lent à la détente, nul au combat, catastrophique au slalom entre les zombies - une discipline en attente d'homologation aux Jeux Olympiques. Et en plus, quand il croise, dès le début du jeu, une bonnasse encore plus sexy que Lise Faitéva, il est aussi expressif qu'un veau. Overgame dit que ces défauts de maniabilité ne font qu'accentuer le malaise du joueur? Tu parles: ils accentuent surtout son énervement. Le mien, quoi. Autrement dit, l'article sur SH4 risque de se faire attendre, et si article il y a, il ne sera pas très élogieux sur la maniabilité -_-.

06 janvier 2005

Les vieilles boîtes de jeux PC, c'est cool mais ça prend de la place



Cliché pris à l'occasion de l'opération "Epoussetage 2005". Une médaille en chocolat à ceux qui reconnaîtront tous les titres (version haute résolution: c'est pas dur, il suffit de savoir lire^^), une gifle à ceux qui calculeront l'argent brûlé dans cet amas de carton.



(Version 2006)

- page 171 de 319 -