01 juin 2005
Keul m'a offert un téléphone portable
Pour ceux qui débarquent sur ce site ou qui ne lisent pas la FAQ, Keul est le fort aimable lecteur qui prend également en charge le côté technique de ce site. Il bidouille le PHP, il fait les copies de sauvegarde, il me sauve la peau quand Free a ses règles et il a même récemment codé le robot du chan IRC (#editotaku@irc.worldnet.net chaque dimanche soir à 21h). Et la Famille n'oublie pas quand on lui rend un service: le Don Ratone sait se montrer reconnaissant. Là, quand je l'ai croisé à l'Epitanime, je lui ai carrément dit: tu choisis quelque chose dans le forum, pourvu que ce ne soit pas du HK, et je te l'offre. Il n'en a même pas profité pour prendre une figurine de Rei Ayanami en bikini pour que ce soit moi et non lui qui passe pour un pervers devant le vendeur ou un artbook limité à 2 exemplaires dans le monde pour me ruiner; il a juste demandé un coffret de Last EXILE en promo. J'adore ce mec.
Au fait, si vous vous attendiez à lire le rapport annuel sur l'Epitanime en lieu et place de ce texte, laissez tomber. Il sera posté dans la semaine, mais en dehors des fanfics lemon, il m'arrive rarement de pondre 10 pages en 2 jours. Considérez ce papier comme un morceau de blog (rempli de violence totalement gratuite) à la manière de la petite rencontre de l'an dernier pace qu'il faut bien vous occuper en attendant de finir le compte-rendu. Accessoirement, vous êtes sur le point de vous souvenir pourquoi il est bon que je n'écrive jamais ici comme dans un vrai blog en parlant de sa vie - le résultat n'est jamais bon.
Ainsi, le premier soir, Keul m'a offert son vieux téléphone portable. Il venait d'en avoir un nouveau, alors hop, j'avais droit à l'ancien avec une mobicarte en prime. Lui et QCTX avaient passé leur temps dans la file d'attente à le customiser. Et ils savaient tous les deux que je déteste les téléphones portables.
Laissez-moi le répéter : je hais les téléphones portables. Sangsues à pognon qui ont des écrans délirants et une qualité sonore de merde, à l'expansion dénuée de toute surveillance médicale digne de ce nom et capables de faire des tonnes de trucs mais sans pouvoir en faire un seul correctement. Même les jeux vidéo sont à chier. Je boycotte ces machins et quand je dois en utiliser un, c'est généralement parce que j'ai un revolver sur l'autre tempe et que je n'ai pas l'intention de mourir avant d'avoir joué au Sonic nextgen entrevu à l'E3. Quand j'en porte un à mon oreille, j'ai une lourdeur dans le crâne pendant la conversation et les 30 minutes qui suivent - soit c'est parce que je suis le seul à pouvoir sentir que ces tucs vous grillent la cervelle, soit c'est parce que nous avons encore beaucoup à apprendre en matière de psychosomatique. Comme tous les téléphones au monde, ça sonne toujours au mauvais moment, comme tous les systèmes de communication instantanée, ça suspend votre concentration et ça vous interrompt à l'instant où vous êtes sur le point de trouver un sérum contre le cancer, ça n'arrange pas votre syndrome du canal carpien, et à défaut de créer une génération entière de crétins lobotomisés infoutus d'écrire correctement (on a vu des mots en SMS dans des copies du bac cette année, ça s'invente pas), ça rend vraiment con.
Ce n'est pas pour autant que j'ai commencé à faire bouffer le portable à Keul avant de lui défoncer le ventre à coups de poing pour que la batterie éclate dans son estomac et qu'il meure en pleurant des larmes de lithium, ou un truc dans le genre. D'abord parce qu'il y avait des gens de la sécurité pas très loin, et qu'ils n'auraient pas été de mon côté si j'avais expliqué que cette folie meutrière était motivée par le don d'un portable ; tout le monde aime ces gadgets et les gens dans mon genre sont seuls contre tous. Ils m'auraient tabassé à leur tour avant de m'abandonner dans un coin sombre de la convention avec un anus ensanglanté, à côté du cadavre de Keul encore secoué de spasmes. D'ailleurs, cette envie de faire un mort m'a vite quitté ; le lendemain, il m'a demandé comment ça se passait avec le portable. Ce dernier affichait toujours la même chose ("Clavier Verrouillé") et les batteries se vidaient progressivement; d'ici quelques heures, elles seraient mortes et avec elles ledit désir assassin. Illustrons un peu ce désir: la veille, "tuer Keul" était à peu près au même niveau que "peloter cette cosplayeuse de Tifa" (photo prise par Neuro "400 ISO en plein jour c'est cool pour avoir des clichés tout blancs"). A présent, il était classé pas loin en-dessous de "couler un bronze pendant la nuit sur le stand de Konci" - sachant que je n'avais pas spécialement envie de faire caca, mais je suis sûr que vous pouviez vivre sans savoir ça aussi bien que moi sans un fucking téléphone portable. Un jour, Raikoh m'a dit que son magasin avait tellement de Nokia 7110 (le modèle utilisé dans le premier Matrix) qu'ils avaient dû en détruire pour faire de la place dans les rayonnages.
Bon, ça marche comment ce Nokia ? Si on le branche sur son chargeur, j'entends un bruit bizarre dans les fières enceintes 5.1 de mon PC. Quand je l'approche de mon oreille, j'ai mal à la tête. Le sortir devant les orgas d'Epitanime leur fait dire "ohhh un 33 10!" et me faire répondre "mais non c'est pas mon numéro de téléphone". Le tenir pour se promener dans les menus fait vibrer des petits os dans mon poignet et dans mon cou. Ah non le cou, c'est à cause des bandoulières pour le Nikon et la caméra DV qui ne m'ont pas quitté du week-end (si on se casse la gueule, paf, 2500€ de matos en moins et une nuque brisée en plus, mais on s'en fout un peu de la nuque). Merde, il se fait tard et il faut que je tape le compte-rendu.
Par Raton-Laveur le 01 juin 2005, 03:41 - Général 13 commentaires
30 mai 2005
Epitanime 2005 - Fini

Photo prise par Psykoz, responsable des nocturnes d'Epitanime, lors du démontage de la convention et pendant que j'étais allé chercher à manger (lundi 30 mai, 3h01).
Bon, maintenant laissez-moi un peu dormir, je dois en être à 15 heures de sommeil en 4 jours -_-
Nous nous excusons pour cette interruption momentanée dûe à l'Epitanime, l'éditotaku retrouve dès à présent son rythme de publication habituel...
Par Raton-Laveur le 30 mai 2005, 23:58 - Japanime 7 commentaires
26 mai 2005
En voyage

On se revoit à l'Epitanime ce week-end.
Par Raton-Laveur le 26 mai 2005, 12:02 - Général 12 commentaires
24 mai 2005
Togari
Edité chez Delcourt et terminé après 8 volumes (tous parus chez nous), Togari est un manga qui a tout pour plaire : une histoire avec de nombreux éléments originaux, peu de personnages pas trop stupides, des rebondissements et un auteur qui sait où il va (Yoshinori Natsume est déjà bien avancé dans son nouveau manga, Kurozakuro). Le scénario ? Dans le Japon médiéval, Tobé, un vagabond qui survivait en usant de la force finit par se faire couper la tête. Il se retrouve en Enfer et passe quelques siècles à se faire torturer pour expier ses péchés, jusqu'au moment où on lui propose de se racheter... Sur Terre, les gens commettent des méfaits car ils sont guidés par leur côté obscur (*), leur "Toga". On confie à Tobé une épée magique, la "Togari", qui se nourrit du mal; il doit la maîtriser en utilisant sa propre noirceur tout en chassant les Togas qui se feront absorber par l'épée ; s'il capture 108 Togas en 108 jours (merci le bouddhisme), il pourra rester sur Terre... Mais lorsqu'il revient pour exécuter son contrat, il débarque en plein Japon moderne.
Tout est bien fait : le ressort comique du "voyageur dans le futur" est tenu au strict minimum, le dessin est soigné, et le peu de personnages que croise Tobé ne lui volent jamais la vedette. L'histoire est pimentée par quelques éléments scénaristiques bien trouvés : par exemple, comme le héros est un malfaiteur, il ne peut pas s'attaquer aux gens mais uniquement à leur Toga, sous peine de voir ses coups retournés contre lui; ou comme les gens sont guidés par leur Toga, ils restent en état de choc une fois que Tobé les a "libérés" - et la recrudescence de malfaiteurs retrouvés ainsi ne manque pas d'attirer l'attention d'un inspecteur de police...
On se plait à suivre Tobé : ce gars-là est paumé dans un monde presque plus hostile que lui, il dérouille du Toga à tour de bras en édifiant les gens qu'il croise, mais il continue à courir après le prochain esprit maléfique parce qu'il a pas que ça à foutre. Evidemment, il tombe finalement sur son nemesis, le genre de diable bien propre sur lui qui vous offre un Toga sur mesure en échange de quelques centimètres-cube de haine. Ce dernier se fait sa petite équipe composée de boss à battre avant d'arriver au dernier niveau, bref, tout va bien.
Fin.
C'est précisément à ce moment-là que le manga s'arrête. Et oui! Nous avons affaire à un projet tué dans l'oeuf. Rappel pour ceux qui débarquent dans le milieu des bandes dessinées au pays du Soleil Levant: le manga est une industrie (et quand on y réfléchit, c'est vrai que ça bouffe un nombre incroyable d'arbres). Les auteurs ont une vingtaine de pages à fournir chaque semaine, ils fouettent leurs assistants, ils se font engueuler par leur rédacteur en chef, ils ont les yeux rivés sur les sondages d'opinion des lecteurs, et leur histoire durera aussi longtemps qu'il en conviendra à ces enfoirés. Si ça plait, tu peux rester à raconter ton machin pendant plusieurs années, sinon tu finis dans la benne à ordures et on prend un mangaka plus neuf et moins abîmé (ou plus vieux et mieux éprouvé).
Togari est un de ces mangas qui ont été "annulés" pour une raison inconnue mais probablement liée à une quelconque et anonyme politique d'édition: sondages défavorables, besoin de faire de la place pour un autre, on ne le saura jamais et on s'en fout un peu. De notre petit point de vue français à l'autre bout du monde, on ne peut que constater la prise de risque assumée par nos éditeurs qui importent des séries toujours en cours de publication lors de leur parution chez nous et une incompréhension encore plus prononcée devant les aléas de production. On sent que le coup de hache est parfois particulièrement violent, puisque certains mangas se retrouvent terminés en 15 pages chrono... C'est le triste cas de Togari. Les seules personnes qui en achèteront désormais les volumes seront ceux qui ne se renseigneront pas pour apprendre que "la fin est à chier" auprès de ceux qui auront suivi la première édition, sûrement amers et ayant déjà revendu leurs volumes dans le pire des cas. Vous êtes prévenus: n'achetez pas Togari, la fin est à chier.
(*) désolé pour la référence à Star Wars, mais je ne fais que respecter un décret obligeant tous les sites web à en placer une avant la fin du mois. Voilà qui est fait.
(article posté en retard parce que Free n'a pas fonctionné de toute la nuit. Yay pour eux)
Par Raton-Laveur le 24 mai 2005, 12:53 - Japanime 18 commentaires
21 mai 2005
IRC et Epitanime
Attention, c'est une séance de double discussion vocale qui vous attend: la semaine prochaine, je serai comme chaque année à l'Epitanime. Oui, la convention se termine à 19 heures, mais je serai sûrement dans un coin en train d'assister au debriefing et autres joyeusetés (comme regarder les vidéos des webcams planquées dans le vestiaire des cosplayeuses).
Alors demain soir, en plus des discussions nihilistes habituelles, on va s'arranger un peu avec ceux qui viennent à 'tanime et qui ont envie de lui faire un petit coucou (en fait, c'est simple: cherchez-le un peu^^) ou de discuter des méfaits du HK. Si vous ne pouvez pas passer sur IRC, contactez-moi par mail ou laissez un commentaire dans ce sujet.
Ceux qui ne viendront pas auront droit au rapport annuel - comme toujours, agrémenté de quelques surprises - mais devront chauffer eux-mêmes le canal IRC dimanche prochain. On s'en fout, venez déjà demain soir.
Par Raton-Laveur le 21 mai 2005, 22:28 - Général aucun commentaire
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