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Les autoroutes de l'information : un business sérieux.

28 juillet 2005

Bokusatsu Tenshi Dokuro-chan

(ou en français, Dokuro-chan, l'ange qui vous tabasse à mort, comme on l'a traduit sur #editotaku)

On dit que le Kama-sutra a été écrit par un vierge. J'ose croire que c'est vrai, parce que ça va tout à fait dans le sens du comportement moyen du jeune être humain en manque sexuel. Sans rentrer dans les détails des moeurs sexuelles ou de la fréquence des relations entre membres des otakus et membres du sexe opposé, contentons-nous de dire que le monde actuel a tendance à détraquer les esprits s'ils attendent trop avant de tirer un coup. Au fur et à mesure que le temps passe, le métrosexuel insatisfait développe un fétichisme pour ses pieds, le fan de science-fiction s'imagine perpétuellement enlevé par des amazones de l'autre bout de la galaxie, et l'otaku baisse l'âge limite des protagonistes apparaissant dans sa collection de doujinshis. Ne riez pas ; moi qui avais oublié pourquoi je ne consultais jamais les statistiques de r-l.net, je viens de m'en souvenir : actuellement, la requête la plus utilisée sur les moteurs de recherche pour arriver sur l'éditotaku est très largement "Uta Kata". Je hais l'Internet français. Non, sérieusement, regardez des sites comme AnimeKa : comme je suis dans l'incapacité de les consulter plus de 3 secondes sans que mon cerveau s'éteigne, je ne peux que penser - sans pouvoir hélas le vérifier - que le système de notation des séries propose aux visiteurs de mettre un 10/10 ou de changer de page.
Si on ajoute à ce formidable vivier de pervers pépères une éducation castratrice, on obtient l'obsédé moyen qui ce matin encore était en train de se caresser l'entrejambe juste à côté de vous dans cette rame de métro bondée. Evidemment, cette phrase ne s'applique qu'à ceux qui ne sont pas en vacances ; les autres, retournez bronzer sur la plage et ne vous demandez surtout pas qui est ce monsieur tout barbu de l'autre côté de la dune.

Machin truc Dokuro-chan commence donc comme n'importe quel autre anime d'écoliers, avec n'importe quelle autre histoire d'ange-venu-du-futur-et-qui-vit-dans-le-placard-gnagnagna. Puis le personnage principal se fait sauvagement assassiner par la demoiselle, ce qui n'empêche pas la somnolence de faire son office - on a déjà vu ça depuis longtemps dans Urusei Yatsura, au hasard. L'opening (dont la mélodie tend à vous violer par l'oreille gauche) commence et les pensées du premier paragraphe défilent en même temps que le générique gnagnantissime.
Le premier épisode commence alors sur un JT abordant coup sur coup la bosse de W Bush, les lunettes de Kim Jong-Il, Michael Jackson, et tiens, voilà qu'un perso dégaine justement le manga de Rumiko Takahashi. Roh, de l'humour pour les grands... Et ça continue pendant les deux épisodes de 10 minutes chacun dans le trip rendu célèbre par South Park : du dessin pour petits avec une déconne pour les grands. Il n'y a aucune morale et c'est tout aussi stupide que du Nabeshin dans ses grands jours (Excel Saga et surtout Puni Puni Poemi) ; on retrouve d'ailleurs les tics de ces animes conçus avec une dose léthale de substances illicites, comme les dialogues prononcés à tout berzingue et les motivations ou pouvoirs magiques absolument débiles (et kudos pour la référence aux OS-tans avec le nom de Sabato-chan). La deuxième fournée d'épisodes de cette OAV est du même tonneau : Dokuro-chan lit du Kafka, tout le monde est un pervers en puissance, et on aimerait presque voir le film qu'ils vont voir au cinéma. En bref, j'ai eu quelques fou-rires en regardant cet anime : conséquence logique, je vous le recommande. Voilà qui est fait.

26 juillet 2005

Et l'article d'aujourd'hui ?

Il est là - et il parle de Façade.

24 juillet 2005

Show the love

(au moment où j'écris ces lignes, c'est la session IRC hebdomadaire qui est en cours. #editotaku@irc.worldnet.net, ils m'attendent pendant que je tape ça, alors bon, passez donc un dimanche dès 21 heures si vous n'étiez pas là ce soir)

Vous vous souvenez de l'iMac qui avait tenté de me tuer pendant mon sommeil ? J'adore redonner un sens à la vie de vieux ordinateurs abandonnés par leur possesseur, mais j'avais été choqué par les limitations de cet ordinateur, surtout comparé à des PC Intel de la même époque qui me servent toujours aussi fidèlement. Evidemment, le texte était passé pour une diatribe anti-pomme de mauvaise foi, alors que ce n'était qu'un résumé de ma mauvaise expérience.

Je crois lui avoir trouvé une façon d'être utile : comme pour les vieux PC, en lui collant un Linux dessus. En l'occurence, la distribution à la mode et en français, Ubuntu. C'est lent, mais contrairement à MacOS9, on peut faire quelque chose avec... Enfin, vaut mieux avoir une souris à deux boutons, hein.



A part ça, j'arrive à finir Façade sans me faire éjecter avant la fin de l'histoire - après trois semaines, c'est un bon début. Accessoirement, être concentré à mort sur peu de jeux en même temps et ne rien pouvoir écrire de correct avant de les avoir bouclés me fait réaliser combien la règle "au moins un article tous les deux jours" peut être parfois contraignante...

22 juillet 2005

Façade

J'ai cessé ma ronde entre KOTOR 2 et Resident Evil 4 pendant suffisamment de temps pour essayer Façade... Mais pas assez pour vous écrire quelque chose à son sujet. Surtout qu'à la manière de Seaman sur Dreamcast, ce jeu basé sur les entrées "libres" du joueur (système inventé par les Leisure Suit Larry) semble avoir été playtesté avec un soin effrayant tellement le nombre de réponses possibles est vaste. En tout cas, je ne suis pas arrivé une seule fois à une conclusion parce que je me fais systématiquement éjecter avant la fin.

20 juillet 2005

Fantastic Poor

C'est officiel : après Sin City et Fantastic Four, je déteste officiellement Jessica Alba. Elle joue plus mal que mon testicule droit, a un sex appeal se résumant à des lèvres assez grosses pour remplacer les chambres à air de mon vélo, et dispose d'une dérangeante propension à attirer le moindre angle de caméra sur sa permanente ou son inintéressant décolleté.

Et le film ? Marvel continue sa longue crise conversions, oscillant entre le pire (DareDevil/Elektra) et le meilleur (X²) et pas mal de trucs fades au milieu (Hulk). Donc là, c'est fade et convenu (le réalisateur ayant à peu de choses près un seul autre film à son actif : le remake US de Taxi...), suivant le cahier des charges : présentation des personnages, obtention des pouvoirs surnaturels, sauvetage, interrogations profondes sur leur identité, apparition du méchant, combat, fin pseudo-ouverte laissant fantasmer les fans sur une inexistante suite. Ajoutez un Stan Lee jouant à Hitchcock quelque part pour amuser les fans, des scènes à la MTV sur fond de rock californien pour les djeunz, une overdose d'images de synthèse (là encore ils n'ont pas trop poussé, mais les trucages "élastiques" sont déplorables) et saupoudrez le tout de sponsors. Même sans avoir beaucoup joué à Burnout 3 Takedown (EA oblige, vous savez ce que c'est), on ne peut que remarquer l'influence de ce jeu vidéo sur la physique des accidents de voiture dans F4 : les voitures volent comme des fétus de paille et se désossent comme si elles étaient faites de pâte à modeler... On sait avec quoi les infographistes ont occupé leur temps libre.
Fans de comics, retournez plutôt à vos théories sur le contenu de Spidey 3 (à mon avis, en plus du retour du Bouffon Vert, on va avoir Venom, puisque Jameson, le cosmonaute qui le ramène sur Terre, apparaît dans le 2e film) et X-Men 3 (Phoenix ! Je veux voir Avalon ! Et y'a aucune chance, mais aussi Onslaught ! ). J'hésiterais presque à dire que le premier groupe de super-héros Marvel méritait mieux, mais même pas. Un film pop-corn et vide-cerveau à peine correct, sans aucune ambition et dont l'objectif avoué est de n'être qu'une pierre de plus dans le ratissage cinématographique des licences de l'éditeur. Allez, Dr Doom est bien rendu, on peut au moins lui accorder ça...

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