23 décembre 2003
Xmas Shopping Guide - Last Day Rush Special
Xbox: Prenez Star Wars KOTOR si - comme moi - les bugs ne vous font pas peur (la version PAL en a moins, mais quand même), Crimson Skies si vous aimez les deathmatches un peu plus originaux qu'un FPS classique, Top Spin si vous n'avez pas Virtua Tennis 2, Project Gotham Racing 1 si vous ne voulez pas dépenser tout votre fric dans le 2, et SoulCalibur 2 parce que c'est le seul bon jeu de baston sur la console. Evitez True Crime (sous-GTA3, d'autant que le Double Pack sort le 2 janvier), XIII (stupidité artificielle à tous les étages; ça me fait mal, j'aime bien la BD) et Amped 2 (“Le proprio du téléphérique t'a offert une tranche de pizza!”).
GameCube: Zelda si vous ne l'avez pas déjà, Mario Kart Double Dash si personne d'autre ne l'a autour de vous (ou si vous êtes déjà 4 sur la console du copain, c'est l'occasion de les relier), et Viewtiful Joe si vous avez des nerfs d'acier. Je trouve F-Zero GX moins fun que Double Dash, Resident Evil Zero se finit trop vite, Billy Hatcher est moyen, sans plus... Pas joué à 1080° Avalanche. Profitez-en pour faire un tour dans l'occase, il y a de quoi manger: Eternal Darkness doit être trouvable pour 15€, pareil pour Metroid Prime ou Rogue Leader 2. Evitez DBZ Budokai, le 2 sort sur Cube en février.
PSX2: Prince of Persia (sony a payé pour l'exclu console durant la période de nowel), l'Eye Toy et le Double pack GTA3. Je comprends toujours pas comment sony peut prétendre avoir fait une “révolution” avec leur jeu à caméra alors que toutes les webcams PC sont fournies avec quelques jeux du niveau de l'Eye Toy. Beyond Good & Evil est trop cher neuf pour 15 heures de jeu, prenez-le en occase. Sur une autre note (de musique), Dance Europe n'est qu'une sous-merde de DDR, et le vrai import européen de Dance Dance Revolution de Konami se nomme Dancing Stage Euromix - fourni avec un tapis officiel, et vous savez que ça devient rare. Ca se trouve en déstockage pour une quarantaine d'euros alors que les ersatz (Dance Europe ou Popostaracadémie) sont deux fois plus cher. Une copie plus chère que l'original, qui l'eût cru?
PC: In Memoriam (40€ seulement, cool!) fait toujours l'effet d'une bombe sur le Wired, et j'attends difficilement le 25 pour le commencer. Pour rester dans le point& click, pensez aux Chevaliers de Baphomet 3 et le pack “Microïds vide son grenier pour financer Syberia 2” Amerzone + Syberia. Si vous avez un fanboy de SquareSoft à gâter, prenez l'import de Final Fantasy 11 (80€ environ, ouch). N'oubliez pas Prince of Persia et Call of Duty, hein. Evitez les émulations de console (KOTOR, Silent Hill 3, Dead To Rights, Halo, PES3) qui soit demandent une bécane surpuissante, soit sont une insulte à votre carte graphique, soit les deux.
Si vous aimez vous faire du mal: achetez une ATI Radeon 9600 ou 9800 (XT ou pas), remplissez le bon pour recevoir la version complète de Half-Life 2 quand il sortira, puis sortez le poster le jour même. Le courrier ne partira pas tout de suite car c'est férié, le jour de Noël. Rentrez chez vous, servez-vous une tasse de café et attendez. Vous pouvez installer la Radeon pour patienter, mais bon, vous aurez fini avant d'avoir le jeu qui va avec.
DéVéDé: Interstella 5555, la version remasterisée du Roi et l'Oiseau, ou une intégrale d'un anime pour pas cher trouvée chez Déclic Images.
“Il y a autre chose que les animes et les jeux vidéo dans la vie”: Le coffret édité par Delcourt des premiers volumes de Fruits Basket, édité à pas-beaucoup d'exemplaires. Ca plaît à tout le monde, même les gens qui n'aiment pas les mangas - vivi, toi aussi Gio. Ajoutez un bon d'achat au Virgin Megastore ou des chocolats, c'est bon les chocolats. Ou une chemise.
Et évidemment, n'importe quoi dans les Tanuki Awards positifs aussi, c'est bien à offrir^^. Allez, joyeux Noël, super Hannukah et merveilleux Kwanzaa à tout le monde!
Par Raton-Laveur le 23 décembre 2003, 21:48 - Général un commentaire
21 décembre 2003
Tanuki Awards 2K3 - Japanime
Hilarant, techniquement bon et qui ne tombe jamais dans l'eau de rose, FMP2 est à voir absolument!
Meilleur shojo: Selon l'âge, Uchuu No Stellvia ou Witch Hunter Robin
J'ai pas pris le risque de les départager alors ils sont cités tous les deux; on sait tous combien c'est dangeureux, les fangirls enragées.
Anime le plus commercial: Onegai Twins
Prix spécial “quand est-ce que vous vous déciderez à l'importer, ça devient lourd à la fin”: Martian Successor Nadesico
Nan sérieux, pourquoi est-ce qu'on ne l'a toujours pas chez nous?
Plus grosse déception: anime I“s
Ca arrive souvent que la version anime d'un manga ne tienne pas la comparaison, ben là, c'en est un. D'autant plus douloureux que la version papier est d'un très bon niveau...
Meileur anime hentai: Bible Black
Ai Shimai rate la médaille de peu, principalement à cause de son sous-titre (”Deux fruits pas assez mûrs“, mouhahaha) et pareil pour Mezzo Forte parce que l'histoire est moins bonne que son grand frère Kite.
Pire fan-service: Popotan
Au sens premier de ”pire“; les autres nominés étaient du gabarit de Divergence Eve ou Ikkitousen, mais Popotan est ”pire". Avec un design aussi enfantin et un déroulement scénaristique pareil, on culpabilise de voir tout ce fan service. Etre émoustillé devant ça, c'est comme l'être devant les filles de pokémon: c'est sale.
Pire repompe: Ikkitousen
Sur Rival Schools, oeuf corse.
Meilleur espoir pour l'année à venir: ex-aequo entre Gunslinger Girl et Shingetsutan Tsukihime.
Meilleure OAV: Macross ZERO
Ces gens-là ont pris une grosse massue et ont abattu une cloison dans ma tête pour faire un peu de place. Puis ils ont rempli le tout avec de la qualité et ont laissé libre le petit espace aménagé pour que je ne devienne pas complètement fou. Macross ZERO a explosé tous les standards de beauté connus à ce jour.
Meilleur long-métrage: Neko No Onganeshi
A l'instar de Zelda qui a obtenu l'award du meilleur jeu de l'année, le studio Ghibli obtient sa place sur le podium pour la qualité d'une production qu'on ne critique que difficilement pace qu'après tout, ça n'arrive jamais assez souvent pour qu'on puisse s'en plaindre. Comme dirait l'autre, on ne sort pas de l'observation d'une éclipse de soleil totale en disant qu'on a vu mieux comme phénomène naturel.
Pire anime: Battle Programmer Shirase
Autres nominés: Di-Gi Charat Nyo, Mabuharo, Dear Boys, Shadow Skill... Comme chaque année, y'en a trop pour tous les citer. BPS rafle la mise pour son fan service dérangeant, son personnage über-hacker et sa médiocrité technique.
Meilleur anime: RoD the TV
J'en vois déjà qui se plaignent de ne pas voir Wolf's Rain: allez, avouez-le que c'était quand même très inégal comme anime. Okay, l'année dernière c'était Read or Die. Mais quand on trouve le moyen de faire un univers avec un vampire sur une île en forme de clé de Sol ou suivi d'une intrigue pleine de rebondissements distillée au compte-gouttes avec des persos crédibles et de grandes scènes d'action tout en étant le digne successeur d'une OAV, on tient un winner.
Par Raton-Laveur le 21 décembre 2003, 12:54 - Japanime 9 commentaires
20 décembre 2003
Tanuki Awards 2K3 - Jeux vidéo
Beau, stable, cinématique, rapide, immersif...
Pire Quake-like: Counter-Strike
Mais comment peut-on encore jouer à ce jeu de nos jours? Ce n'est pas une sorte d'abandonware nostalgique, mais bien une tique du grand public qui s'accroche même s'il est complètement dépassé par ses pairs.
Meilleur jeu d'action: Panzer Dragoon Orta (articles ici et là)
Sans surprise, puisque je suis un fanboy de la série.
Pire jeu d'action: Super Mario Sunshine
Toi aussi, fais un remix technique de Mario 64 (plus un Yoshi inutile) et une difficulté inégale entre les niveaux avec ou sans Jetpack...
Meilleure surprise: Steel Battalion (articles ici, là et pis là aussi)
Mais c'est clair que c'est pas demain qu'on refera une folie pareille. Le coup de coeur alternatif (ex-aequo?) de dernière minute revient à Otogi.
Meilleure console:
Nintendo GameCube. Un Zelda, un Metroid, un Double Dash, une baisse de prix, un FFCrystal Chronicles...
Pire console: N-Gage
Meilleur magazine de jeux vidéo:
Canard PC, convaincu tout de suite. Gaming reste encore instable, le deuxième numéro me semblant en-deçà du premier de par quelques informations ou phrases douteuses. Okay, sur 200 pages ça fait pas beaucoup mais c'est à dire.
Pire magazine de jeux vidéo: Playguide
Ca partait d'une bonne intention, l'ancienne équipe de GameOne. Et finalement, les mauvais réflexes de la télé restent gravés, avec une écriture à l'emporte-pièce et un ton djeunz généralisé... Je vous accorde qu'il y a largement pire (les 90% restants de l'étalage du marchand de journaux), mais vous aussi vous avez arrêté de les lire depuis longtemps, non?
Pire jeu de l'année: Devil May Cry 2
Ah, vous avez oublié qu'il était sorti?
Meilleur jeu de l'année: The Legend of Zelda - The Wind Waker
Non, ce n'est pas SoulCalibur 2 et vous savez pourquoi. Okay, Zelda a été un chouilla plus court ou moins réfléchi que ce qu'on attendait, mais ça reste un très grand jeu. Les prises de risque de Nintendo (Eiji Aonuma qui prend définitivement la place de Miyamoto, Cell Shading, disparition d'Hyrule...) méritent largement d'être récompensés pour le résultat obtenu, et c'est pas tous les jours qu'on a un tel concentré de qualité à se mettre sous la dent.
Par Raton-Laveur le 20 décembre 2003, 12:21 - Jeux vidéo 7 commentaires
19 décembre 2003
Xmas Shopping Guide part 1: Game Boy Advance
Alors, c'est Noël, la période où la société de consommation passe avant une raison dont tout le monde se fout, cortège de piétinements sauvages dans les magasins remplis de comptables salivants devant une telle manne de pognon - représentée par des veaux lobotomisés qui font fonctionner l'économie à grands coups de jeu vidéo et de dévédés. Vous n'êtes que des pions sur un échiquier, des pièces de Lego dans une création géante, des petits portefeuilles qui en remplissent un géant. Maintenant que vous le savez, autant bien jouer ce rôle.
SI vous n'avez pas de GBA, faut-il en acheter un? J'étais sur le point de passer au SP. Sauf que la Game Boy Next est prévue pour Noël 2004, à temps pour contrer la PSP. On le sait déjà, ça ne ressemble pas à Nintendo de sortir sans arrêt de nouvelles consoles; ils préfèrent presser chacune d'entre elles comme un citron. Mais ils font ça quand ils ont peur pour leur monopole, et le GBNext n'est qu'une nouvelle étape pour le garder. Effet d'annonce? On se souvient de l'Ultra 64 annoncée en 1994 pour sortir trois ans plus tard! Mais la menace PSP est réelle, et le big N le sait. En tout cas, je ne prends pas le risque de conseiller l'achat d'un GBA SP ou d'un GBA neuf alors qu'il serait bon à mettre au placard dans un an. Trouvez-en un (SP ou normal) d'occase si vous en avez marre du noir et blanc ou que vous n'arrivez plus à trouver des jeux pour la NeoGeo Pocket. En tout cas, c'est mieux qu'un téléphone portable (N-Gag compris).
Si vous en avez déjà un, pensez à Mario & Luigi Superstar Saga et FFTactics (si vous n'avez pas le premier sur PSX) ou un épisode de Golden Sun ou Advance Wars (vous avez le premier, prenez le second; vous n'en avez pas, prenez le premier, c'est moins cher). Pour offrir au petit cousin/frangin/gizmo/voisin du coin, pokéconneries si vous êtes une grosse loose ou un épisode des Super Mario Advance si vous voulez leur faire comprendre ce qu'ils ont raté, quand nous on avait leur âge.
Comme le but du GBA est de montrer que le gameplay n'a pas besoin de super graphismes, on peut trouver son bonheur dans les occasions: 20€ (25€ maximum avec boîte et notice) suffisent pour se faire un MarioKart ou du KOF dans le bus. Et prenez un câble link pour 7€, histoire de partager le fun (une seule cartouche suffit pour plein de jeux) avec cette fille à gros seins assise pas loin.
Par Raton-Laveur le 19 décembre 2003, 20:45 - Jeux vidéo 3 commentaires
17 décembre 2003
Chuuut
Xmas List:
- Toujours rien. Metal Gear Solid 2 Substance est annoncé en baisse de prix à 30€ dans Gaming, mais elle ne sera effective que le 6 janvier. Soit après la période de nowel, histoire de carroter quelques nigauds en plus. Achetez vos jeux en occase, surtout qu'avec le piratage généralisé, on trouve vite les jeux neufs dans le rayon usagé avec une étiquette 25% moins élevée.
Par Raton-Laveur le 17 décembre 2003, 22:00 - Jeux vidéo 3 commentaires
16 décembre 2003
Easy/Normal/Hard
Du coup, on n'ose par le dire, que le jeu il est trop dur. Oui, il y a un mode easy. Mais on touche pas à ces choses-là, on est une maison respectable. D'abord, parce que le mode “normal” mérite son nom: c'est le jeu tel que les auteurs l'ont voulu. Ils font les maps avec des ennemis ça et là, puis en retirent ou en enlèvent ensuite pour les niveaux de difficulté, ou changent la résistance des streums, etc... Mais la version originale, “normale”, c'est le mode éponyme. De plus, il y a énormément de jeux auxquels on ne rejouera pas (parce qu'on nous l'a prêté, parce qu'il n'a aucune replay value, parce qu'on en a déjà acheté un autre...), alors pourquoi se le faire en Easy? Je ne comprendrai jamais ceux qui essaient toujours un jeu pour la première fois dans ce mode. Ca me fait penser à Thief (Dark Project chez nous), où les trois niveaux se nomment “Normal”, “Difficile” et “Très Difficile”. Pourquoi ne pas les nommer selon le trio E/N/H? C'est carrément expliqué dans le fichier readme (vous voyez bien qu'il faut les lire^^): les auteurs ne trouvent pas le jeu “facile”, alors il n'y a pas raison de nommer le premier échelon ainsi. Simple comme bonjour.
Et puis bon: quand on est dans le bizness depuis presque 20 ans, one ne devrait même plus penser à fricoter avec le mode facile: un bibliothécaire ne lit pas de Reader's Digest, un motard ne prend pas de boîte automatique et un Jedi ne s'amuse pas avec un sabre laser à piles pour Padawan. Si on rejoue à un jeu déjà terminé, le mode Hard est là; quand au Very Hard, il ne sert généralement que pour les jeux simplistes ou pour ceux qui ont un jeu tous les ans, tenant à rentabiliser leur achat (on s'en servait quand même plus souvent à l'époque de notre enfance et des cartouches chéros, nan?).
Peut-être que les gars de la Viewtiful Team ont finalement rendu leur jeu suffisamment difficile pour le réserver à son public-niche: le gamer-platformer en 2D qui a bouffé du sentaï et des sauts à deux pixels près pendant son enfance. Mince, je rentre dans cette catégorie. Et c'est vrai que le jeu est franchement génial: graphiquement, il est irrésistible, la musique tape dans la rengaine entraînante de nos consoles d'antan, le gameplay est fendard et les persos ont tout bon. Mais pourquoi j'arrive pas à buter cette saleté d'éhélico?!
Forcément, cet article n'est en aucun cas un avis sur le jeu: c'est pas avec le premier niveau que je peux le juger. C'est plus un cri du coeur; même pour un coup de gueule, j'aurais eu la propreté de vous épargner mes moments d'impuissance, alors pour que je gueule contre un jeu treop dur, faut vraiment que ça vienne des tripes. Surtout qu'à part ça, le jeu est excellent... Bah. Adressé à des briscards, ce jeu est fait pour nous les vieux, élevés à l'Alien Street et au Xenon 2. Sûrement que les jeux vidéo actuels, de plus en plus faciles, m'ont un peu ramolli ces derniers temps. Ouais, le problème vient de moi finalement. Sans doute.
Ajoutés sur la liste au vieux barbu:
Hier: Rien. Le Père Noël a été capturé, on l'a tous vu. Est-ce que quelqu'un a pensé à l'impact de telles images sur nos chères têtes blondes, en pleine période de Nowel? Pourquoi continuer à être sages? Qui va s'occuper de nous le 25 décembre?
Aujourd'hui: “Des Construx, le Lego Rail modèle TGV, Super Probotector, QuackShot sur MegaDrive, la VHS de '100 000 guerriers de métal' (OAV 8 de DBZ), un abonnement à Pif Gadget”... Ah merde, c'est ma liste d'il y a dix ans. D'ailleurs, Papa Nowel ne m'avait pas apporté le TGV Lego; c'est sûrement pour d'autres cas de détournements de biens comme celui-là que les ricains ont fini par le coffrer.
Par Raton-Laveur le 16 décembre 2003, 19:05 - Jeux vidéo un commentaire
14 décembre 2003
Sur une autre note...
Xmas list:
Un WaveBird. Hummm, après réflexion, non: sinon il va gicler contre un mur lors d'une partie de VJ et il n'y aura aucun câble pour le retenir et limiter les dégâts...
Par Raton-Laveur le 14 décembre 2003, 22:25 - Jeux vidéo 5 commentaires
13 décembre 2003
O.TO.GI (ou Otogi)
Pour Xbox, développé par From Software (alors quand un site anglais écrit ça, on obtient “a game from From Software”^^) et édité par Sega. Notez que c'est le premier jeu que Sega sortit en tant qu'éditeur retrouvé, ayant délégué cette tâche pour les jeux Xbox et GameCube à Infogrames depuis la fin de la Dreamcast en Occident. Oui, c'est typiquement le genre de remarque totalement Sega fanboy et c'est assumé.
Comme je l'ai dit plus tôt, Otogi semble déjà atteint de la malédiction Sega: c'est un jeu génial qui passe inaperçu, et l'on ne réalisera sa qualité intrinsèque qu'une fois qu'il aura obtenu le titre de collector. Comme un Shenmue, un Panzer Dragoon ou un Burning Rangers. Sauf qu'il n'a pas été développé en interne par Sega.
C'est rare, mais je ne sais pas par où commencer l'article tellement y'a à dire. Mhhh, ne prenons pas de risques et expliquons l'histoire.
Le héros s'appelle Raikoh, et rentre dans la catégorie “ange déchu”: le genre de créature virée par son ancien employeur qui est généralement le bon dieu ou l'empire du coin, et maintenu dans un état de demi-vie par une autre société dont on ignore à peu près tout (autre exemple: Raziel de la saga des Legacy of Kain ou Garrett des Thief). Avantages: on n'est jamais complètement gentil ou méchant, on a des pouvoirs ultra-puissants pour contrer le nombre du camp d'en face, et “Ange Déchu”, c'est quand même cool sur une carte de visite. Désavantages: on a généralement une garde-robe dans des tons de noir et tout le monde veut notre peau. Ici, Raikoh est un “purificateur de démons”, parce qu'on ne peut pas dire “tueur de démons” - ils sont déjà morts. Look: une grosse armure de samouraï et un casque-bonnet qui en jette puisqu'on ne voit pas tout son visage. Armes: une longue épée et des sortilèges qui décapent.
En bootant le disque, on sent tout de suite une esthétique unique pour un jeu vidéo: le théâtre Kabuki. L'histoire est comptée sur un parchemin avec fond de tsuzumi crescendo, les backgrounds des menus sont des motifs de vêtements ou de toiles traditionnelles, bouger le curseur sur les options fait résonner le taiko... Des fleurs de sakura flottent sur l'écran de chargement, les ennemis sont présentés par une gravure, et tout ça reste sans fioritures selon le modèle japonais de ce qui est simple est beau. Du jamais vu.
Premier niveau du jeu: une baston contre des chimères dans une bambouseraie recouverte d'une brume bleue, le tout sous un croissant de lune. Quand Raikoh bouge, ses longs cheveux font le même effet de style que la cape d'Hotsuma dans Shinobi PSX2, mais en moins frimeur. Quand Raikoh saute, il retombe lentement, flottant presque spectralement. Quand Raikoh bourrine un ennemi en plein saut, on peut tourner autour de ce dernier pour le tabasser et le duo reste suspendu en l'air; une fois achevé, on flotte vers le prochain et des armadas entières peuvent être éliminées sans mettre le pied à terre. Jouabilité: deux touches pour l'épée (attaque faible et forte), une pour jeter les sorts et une pour sauter. On ajoute le dash et le lock-on plus la gestion de la caméra et tout est là; on utilise même pas tous les boutons de la manette. Ca bouge bien, l'action est soutenue, le tout avec des graphismes somptueux et cette musique envoûtante, omniprésente; Onimusha avait une bande-son plus symphonique qu'autre chose et on l'entendait à peine. Dans Otogi, on pense au duo Takeshi Kitano/Joe Hisaishi avec Dolls - encore du théâtre Kabuki.
Pour le gameplay, on est à un crossover de nombreux titres: Devil May Cry et Shinobi évidemment, pour les combos et combats effrénés à l'épée, Onimusha pour la gestion de l'énergie et de certaines évolutions, et plus étonnament... Gun Valkyrie. Les deux titres sont d'ailleurs tellement proches (hiérarchie des menus, briefings, HUD, feelings et mouvements du perso, difficulté apparente du titre, améliorations des armes...) que ça en est presque dérangeant. Même si le staff est différent, je considère carrément GV comme un brouillon d'Otogi, une sorte de concept copy perdue sur une chaîne de duplication de disques pendant que Sega décidait de replacer le contexte SF par du médiéval-fantastique en confiant le projet à From Software. Autrement dit, ne touchez plus jamais à Gun Valkyrie et prenez Otogi. Ah oui, pareil pour Gun Grave, vous pouvez aussi l'abandonner au bord de l'autoroute.
Ajout très intéressant pour un jeu d'action: une bonne petite dimension RPG. On gagne des XP après chaque mission, les armes faiblissent avec les combats et peuvent être réparées, des accessoires peuvent être achetés, on peut refaire les anciens niveaux pour gonfler ses stats... Du coup, le jeu n'est jamais trop difficile et c'est tant mieux, parce qu'il est déjà corsé.
Enfin, il faut bien parler du point fort du titre: tout plein de choses sont destructibles, et on est même encouragé à tout péter. En pratique, un combat dans un château: on explose les murailles, qui cachaient un fantôme dont l'âme trouve ainsi la paix. Puis on se charge des gargouilles qui ne sont que de vulgaires sortilèges: en les tuant, elles redeviennent un petit bout de papier avec un sortilège écrit dessus. Puis on fait sauter la porte principale à coups d'épée: ohhh, tout plein de démons qui nous tombent sur le coin de la gueule. Un sortilège (au choix: nuée de papillons, invocation de Phénix, de Dragons...) et vlam, une d'entre elles gicle 30 mètres plus loin, démolissant un mur, un escalier et un pilier avant de s'écraser contre le mur en laissant son empreinte dessus (ouais, comme dans les animes). Tout ce bordel fait un gros nuage de poussière (un vrai brouillard volumétrique, qui pour une fois ne donne pas l'impression d'être une image 2D floutée à mort), et du premier étage arrive une grosse gargouille qui nous cogne en plein saut: paf, on s'explose la tête contre le sol en abîmant le plancher et une colonne. Trop fragiisé, une coursive à l'étage s'effondre et les débris tombent sur Raikoh. Même pas mal: l'énergie est restaurée tant qu'il reste de la mana, qu'on récupère en tuant des ennemis (comme dans Soul Reaver). D'ailleurs hop, il est déjà debout le Raikoh et les démons tombent comme des mouches: faire un combo de 50 est monnaie courante et ça grouille parfois tellement qu'on peut taper dans les 300 ou 400 hits.
En résumé: Otogi a un look'n'feel sans précédent: beauté et maîtrise dans l'exécution, bourrinage et destruction au max. On est au rendez-vous d'Onimusha, Devil May Cry, Gun Valkyrie et d'autres, les graphismes et la musique sans faille en plus. Le jeu n'est pas parfait, et ses problèmes se comptent sur les doigts d'une main: la routine des phrases des boss est complètement foireuse (ils répètent toujours les mêmes phrases à intervalles très courts: coupez le volume des voix avant d'aller les combattre), la caméra est parfois un peu raide, et c'est tout. On pourrait rajouter qu'on a pas le choix entre voix nipponnes et anglaises, mais c'est un défaut commun à tous les titres actuellement sur le marché (vous pouvez citer les exceptions, il n'y en a pas beaucoup). La qualité du jeu éjecte ces légers défauts, qui est donc un de ces joyaux Sega: peu y joueront mais tous seront conquis. Faites-en partie.
Au passage, Otogi 2 sort le 25 décembre au Japon et incluera 6 personnages. Oui, c'est cool.
(article sur Otogi 2)
Par Raton-Laveur le 13 décembre 2003, 14:13 - Jeux vidéo aucun commentaire
12 décembre 2003
Pourquoi le silence ?
Par Légion :
Ainsi Raton Laveur, grand pourfendeur de fanboys devant l'éternel, décide d'ouvrir son blog à nous autres, simples lecteurs. En toute logique nous devrions être ébahis de cet immense progrès des valeurs de la liberté d'expression sur le beau territoire de Raton-Land. Mais au bout de quelques jours, un difficile constat s'impose : Nous n'usons pas de ce droit.
Et là Raton Laveur est scié.
Ou plutôt, pour paraphraser une journaliste de Télérama à propos d'un homme dont je tairai le nom pour rester consciencieusement et consensuellement flagorneur auprès de notre ami Raton, il mériterait un oscar tellement il fait bien le type scié. Car je ne doute pas une seconde qu'il savait ce qui allait se passer. Car il nous connaît le bougre. D'abord, il sait parfaitement que nous sommes, pour ce qui me concerne en tout cas, mais je ne doute pas que ce soit vrai aussi pour le reste de son lectorat, beaucoup moins intelligents que lui. Pas question bien sûr pour Raton de dire ça, il n'est pas un situationniste ou un membre de Whitehouse, il n'en est pas encore réduit à avouer ouvertement qu'il méprise même et avant tout son propre public.
Mais ne nous sommes pas dupes, et ce pour une bonne raison, que Raton Laveur connaît tout aussi bien : Nous avons parfaitement conscience de sa supériorité à lui, et c'est justement à cause de cette conscience que nous n'osons poster sur son blog, car nous savons parfaitement qu'aucune de nos maigres contributions ne saurait arriver à la cheville de l'une des siennes, nous réalisons avec un terrible sens de la réalité que même notre prose la plus enjouée et la plus élaborée reste du niveau d'un graffiti comparé aux sublimissimes versets de notre rongeur-roi.
Alors il ne faut pas nous la faire à nous, Maître Raton, tu peux bien feindre d'être attristé par notre mutisme timide, nous savons parfaitement que tu te réjouis de cette situation en ce que tu sais parfaitement ce qu'elle signifie : Notre silence n'est que l'expression de l'infini respect que nous avons pour ta grande personne. Alors trêve de fausse modestie, devant tant de sycophantes dévoués, tu te dois de monter sur le trône qu'on te réserve, fut-il juché sur une montagne de crânes de programmeurs microsoft, fut il forgé avec les composants d'un million de X Box impitoyablement massacrées par les hordes barbares des hardcore-gamers qui ne demandent qu'à te servir !
Même si pour l'instant, ce qui va t'occuper l'esprit pendant quelques nuits, c'est d'arriver à distinguer l'ironie de la sincérité dans ce post qui, tu l'auras sûrement détecté dès les premières lignes, est bien trop lisse pour être honnête.
Par lectorat le 12 décembre 2003, 00:41 - Général 4 commentaires
11 décembre 2003
Otogi!
Bonne nuit pour le moment et brossez-vous bien les dents.
Ajouté aujourd'hui sur la liste de Noël:
Une chemise. Tout le monde reçoit toujours une chemise à Noël mais ça m'est jamais arrivé. De couleur claire, et avec une poche sur le devant pour y glisser le lecteur MP3.
Par Raton-Laveur le 11 décembre 2003, 22:52 - Jeux vidéo 3 commentaires
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