23 avril 2004
47!
Comment patienter sagement? Ben par exemple, participer à la Beta ouverte de Lineage 2, ou Saga of Ryzom... NON! PAS RYZOM! Déjà, parce que c'est de chez Mamadoo Interactive, donc le poulain qui remplacera Dark Age of Camelot, devenu le pokémon-land des MMORPG. D'habitude dans un RPG, les premières bestioles qu'on dérouille pour se faire quelques points d'expérience sont des rats, ou des lapins, ou que sais-je... Dans Ryzom, ils ont pris des raton-laveurs. Bande de cons. Outre les considérations écologiques que cela met en doute (croyez-le ou non, le jeu est présenté comme ayant la main verte), c'est presque métaphysique d'être un humain qui est raton-laveur qui a un avatar humain qui tabasse des raton-laveurs. Avoir des jeux vidéo où votre avatar est directement un Tanuki permet de sauter les étapes et évite de se poser des questions qui font mal à la tête sur la séparation virtuel/réel.
Par Raton-Laveur le 23 avril 2004, 23:44 - Jeux vidéo 7 commentaires
22 avril 2004
Si vous n'avez pas GameOne, il sera dispo en téléchargement samedi sur leur site. Mais ça sera moins sexy qu'à la télé.
Notez que je suis pas un grand fan des F5, mais bon, faut bien rentabiliser le satellite... Et G1 avait diffusé les bitoman il y a quelques années, qui eux passaient largement plus pour de vrais amateurs (avec toujours Alex Pilot à la réalisation). Il suffit de voir les effets spéciaux et les moyens engagés sur les épisodes 3 et 4 de F5 pour se convaincre que c'est plus du semi-professionnel qu'une bande de potes qui s'amusent avec une DV...
EDIT: Voilà, c'est vu, plus qu'à attendre deux années pour le cinquième et dernier. C'était clairement du travail de pro, mais également bonnard!
Par Raton-Laveur le 22 avril 2004, 20:18 - Japanime aucun commentaire
21 avril 2004
Tenjou Tenge
Basé sur le manga d'Itô Ogure (davantage connu sous le pseudonyme-jeu-de-mots “Oh! Great”), qui a bossé sur Himiko Den - une saga en jeu vidéo PSX, manga et anime en 13 épisodes au générique sublime - et beaucoup de hentai. La version papier de Tenjou Tenge, qu'on pourrait traduire par “Ciel et Terre”, est dispo chez nous aux éditions Generation Comics (cher!) sous le nom “Enfer et Paradis”... Mouais, et en plus c'est édité dans le sens de lecture occidental.
Quelques mots sur l'histoire avant d'aborder l'anime proprement dit: TenTen entre dans la catégorie délaissée de la baston à l'école - d'autant plus après le scandale Ikkitousen. Deux yankees tentent de prendre les rênes du pouvoir dans une école de trop, celle qui est pleine de brutes en arts martiaux... Ils se retrouvent au milieu d'une guerre entre le club de Jyuuken (une technique qu'on voit dans plein d'animes, dont Naruto) et l'autorité scolaire du coin, un groupe d'élèves sadiques chargés de faire régner l'ordre. Tenjou Tenge m'avait également fait craquer pour combiner pas mal de choses propres aux animes mais qu'on voit rarement ensemble: les étudiants ont des katanas? Et ils peuvent lancer des boules de feu? Les filles ne sont pas trop niaises et prennent des douches? Il y a une vraie progression dans l'histoire? Et ils ont même des scènes de berserk ou des pouvoirs surnaturels?! Où est-ce qu'on signe? Evidemment, on voit jamais un prof et ils ne vont jamais en cours, mais c'est le genre de constat tellement commun qu'on pourrait en faire une loi des animes.
Du coup, parlons-en un peu, de cette version animée. Evacuons tout de suite la grosse déception: malgré la production de chez Mad House, ce n'est aussi beau que du X Clamp ou du CardCaptor Sakura... Car c'est sous-traité aux coréens! Les américains ont l'habitude de faire ça, les japonais s'y mettent: notez que c'est le cas de Naruto depuis sa troisième saison, et que le principal élément qui "trahit", c'est les visages. Là c'est pareil: c'est plus que correct dans l'ensemble, mais les traits un peu gras pour les bouches et le nez, les yeux parfois trop plats, la disposition de la ligne de front, font parfois tilter. Faut vraiment être maniaque pour voir ça, je vous l'accorde. A part les faces, tout bouge vraiment bien et c'est le principal.
En fait, là où j'attendais cet anime au virage, c'était sur la censure; Get Backers avait été complètement édulcoré et perdait tout le punch du manga. Oh! Great a cet indicible talent de dessiner des héroïnes qui portent un habit d'écolière sur une page, un kimono à la suivante, et du cuir à la troisième (et parfois plus rien à la quatrième, mais c'est autre chose). Les scènes de baston sont relativement sauvages, l'ambiance n'est pas toujours très légère, le fan service y est parfois pervers: un bon seinen trop susceptible de se faire saccager pour ratisser un public plus large à la télé.
Et là, joie: c'est très fidèle, et les coupes se limitent au minimum syndical pour passer sur le petit écran! Les filles portent des soutifs quand leurs vêtements se déchirent, le déroulement de l'histoire est plus chronologique pour être plus facile à suivre, et surtout... Les bagarres sont encore plus violentes, et ça en devient jouissif. Tout du moins, c'est ce que l'on a pu constater sur pièce avec ces trois épisodes, relatant le premier volume du manga: le combat Souichirou/Takayanagi, déjà sanglant dans la version papier, passe carrément au stade de boucherie.
En voilà une version animée qu'elle est bien! Qui plus est, les génériques ayant beau sentir le travail visuel bâclé, j'en suis devenu accro...
Par Raton-Laveur le 21 avril 2004, 22:08 - Japanime 14 commentaires
19 avril 2004
Oubliez pas
La légende du Serpent Blanc, le film carrément à l'origine de la carrière de Miyazaki, est en salles depuis mercredi dernier. Un film à l'origine de tant de choses et d'énergies déployées, quoi. En parlant de cela, cette motivation, ces efforts, ces réalisations et toute l'aventure humaine que représente l'animation nipponne... J'ai senti pendant un petit moment la place que j'y occupais.
C'était il y a à peine deux semaines, devant Kiki's Delivery Service sur grand écran (et pas dans un petit cinoche de banlieue!), que j'avais déjà vu il y a quelques années sur une VHS américaine fansubbée à l'ancienne (sous-titrages faits à l'Amiga). Et là, 15 années après sa création, Kiki était en train de voler sur son balai dans une salle de cinéma français. Parce que Disney avait les droits. Parce qu'ils diffuseront tout le catalogue Ghibli. Parce qu'ils ont jugé que c'était rentable. Parce que c'est mondialement reconnu, même dans notre vieille Europe. Parce que ça marche. Parce que nous tous avons pu le prouver. Avec nos achats, nos lobbyings, nos conventions, nos communautés, tout ça. Durant les dix premières minutes de Kiki, j'ai vu défiler ma petite vie d'otaku: toutes ces années à prêter des VHS à tout va, à évangéliser auprès de ceux qui en avaient une image stéréotypée, à empiler les DVD, à organiser des projections publiques, à traverser la France pour aller en convention... Un activisme de plein de gens, encore loin de s'essouffler, en tout cas. Ma minuscule part à un effort qui permet d'avoir un film en stéréo vieux de 15 ans (et maintenant, le Serpent Blanc qui date de 1958) dans un multiplexe. On y est tous pour quelque chose, chacun pour sa part. Je réalisais la mienne et en admirais le résultat, 16 mètres sur 9. Pendant ces dix minutes, je n'ai pas arrêté de pleurer de joie.
Par Raton-Laveur le 19 avril 2004, 19:55 - Japanime 4 commentaires
18 avril 2004
Singles VS Sexy Beach 2
Aux antipodes de Sexy Beach 2 en fait, où n'importe quelle fille est emballée en 15 minutes chrono... Mais dont le gameplay se résume à faire tourner la caméra autour d'un modèle 3D en secouant honteusement la souris de temps en temps. Les deux jeux ont la même finalité, sont ennuyeux chacun à leur manière et n'ont pas de vrai défi; l'un se concentre sur le cheminement vers un objectif et l'autre sur le but proprement dit. Y-a-t'il quelque chose de comparable dans d'autres jeux vidéo? Peut-être l'éternel débat entre RPG occidentaux (création du personnage, vivre l'histoire à sa manière) et orientaux (personnages imposés, vivre une histoire), et encore... Ou d'une façon plus générale, une des grandes questions sur notre média favori et ses méthodes de narration: le joueur doit-il être acteur d'une pièce de théâtre, ou devrait-il avoir son mot à dire, que ce soit sur le déroulement ou la fin de l'histoire? Quel est le véritable sens de l' “interactivité” pour un jeu?
Par Raton-Laveur le 18 avril 2004, 21:46 - Jeux vidéo 11 commentaires
17 avril 2004
Conspirations
Toujours au fait de ces diverses manipulations orchestrées par des manitous qui manient tout, j'ai enfin pu mettre la main sur le film Wasabi. Oui, le truc par le réalisateur de Taxi et avec Jean Reno dedans. Pas maté le long-métrage en soi, mais uniquement le générique de fin et une scène aux alentours des 50 minutes. Ceux qui l'ont vu savent de quoi je parle, puisque tout le monde y fait référence en voyant mes tapis Dance Dance Revolution: Jean Reno et Michel Muller s'essayant à la borne d'arcade.
Après vérification, voici sans aucun doute le plus long topo que vous aurez l'occasion de lire sur une séquence probablement aussi oubliable que le film lui-même (je vous rappelle que je ne l'ai pas vu!). La scène s'ouvre sur une BMG de remplissage pour musicien fatigué, genre “beat downtempo sur synthé Fisher-Price”. La caméra fait quelques plans sur la salle d'arcade (on voit House of the Dead, avec les bruitages remplacés par des sons de pistolets laser!) alors que Reno, Muller et Ryoko Hirosue débarquent, cette dernière en sautillant dans l'escalier avec ses platform boots. Reno: “C'est normal qu'il y ait autant de jeux dans une boîte de nuit?” Présentation des figurants qui font connaissance des français: de parfaits stéréotypes des japoniais, qui font des poignées de main toutes bizarres. En fond visuel, deux bornes de Dance Dance Revolution 5th Mix. Les jeunes invitent Reno à monter dessus, qui refuse: “Ah non, j'ai un peu mal au genou...” Maintenant je comprends d'où vient cette excuse ressortie si souvent par ceux qui ne veulent pas essayer. Finalement, il se lance, et le morceau choisi est “Dive” quand même de niveau 4, on peut choisir mieux pour un débutant! Suivant les plans de caméra, les flèches ne correspondent pas toujours à la chanson et la musique est mise au premier plan sonore. Du coup, ça fait tilt dans ma tête: Dive est le morceau des BeForU, un girls-band créé de toutes pièces par Konami uniquement pour la promo de DDR, et qui était composé de quatre thons chantant horriblement mal, soit dit en passant. Nan, sérieusement: un quatuor de casseroles, et pourtant, entre J-Pop, J-Rock et J-House, j'en ai bouffé de la J-shit! En tout cas, si Konami tenait vraiment à faire la pub de son jeu, il ne s'y serait pas mieux pris.
L'acteur français suit les flèches, appuie sur les flèches... Et un gros “FAILED” apparaît sur l'écran: Reno a perdu. Ryoko Hirosue (qui avait appris tous ses dialogues français en phonétique pour les ressortir par coeur) lui dit que “c'était très bien pour un débutant”, phrase standard n°32 qu'on ressort à toute personne qui vient d'essayer. Il descend de la borne, et les jeunes exhortent à présent Michel Muller d'essayer... Quand il se décide, c'est encore Dive qu'on entend. Mhhhhh. Notons également qu'il s'en sort mieux que son collègue. Quand on vérifie le générique de fin, consternation: aucune référence à Konami ou à BeForU, même dans les chansons utilisées ou les marques aperçues dans le film! Sont pourtant cités de gros noms nippons comme DoCoMo ou Japan Airlines... Bah; bornons-nous à croire à une énième théorie conspirationniste, ça sera plus simple que de chercher la version japonaise du film pour regarder son générique.
Par Raton-Laveur le 17 avril 2004, 14:55 - Jeux vidéo 6 commentaires
15 avril 2004
R.o.D. The TV
26 épisodes scénaristiquement bien équilibrés, sans bouche-trou et avec un beau final. Certes, la qualité de la production s'est quand même essoufflée sur le dernier quart: c'était particulièrement visible sur l'animation, contrastant avec les seiyuus qui ne se sont jamais relachées. Avoir une image un peu fade et un vocal superbe, tout le contraire de ce que les doublages français nous ont fait subir, ça surprend... Enfin. A part ça, le côté technique était plus que correct: couleurs nettes (à part les backgrounds un peu baveux), musique jazzy toujours aussi sublime (Taku Iwasaki!), openings et endings retouchés.
Côté scénario, le grand univers RoD continue à se fournir tout en s'embriquant avec ce qui existe déjà: six romans, quatre mangas (plus deux de Read or Dream), une OAV en trois épisodes, un CD de dramas... Et on pourrait s'arrêter là. Tout fan que je suis, autant j'en redemandais après l'OAV, autant on peut penser que tout a été dit après cette série TV. Chaque personnage a eu sa dose d'antenne (à part Maggie peut-être? Mais cela colle à son personnage fort taciturne et discret), et j'ai eu ma dose de saignements de Nenene.
Episode préféré? Le 9 (“Le Crépuscule des Ténèbres”), où les soeurs Paper croisent le chemin de Drake Anderson dans un onsen. On y trouve tout ce qu'il faut (y compris de la nudité) et c'est le moment où l'on commence à comprendre que les rôles de chacun ne sont pas aussi clairs qu'on le croit - le tout bouclant sur une ambiance bien sombre qui tranche avec le début plus léger de la série.
Mention spéciale pour un passage de l'épisode 24, où Yomiko Readman tente de réconforter Anita: le genre de rôle confié à n'importe qui d'autre que la pire biblio-maniaque du monde, et elle s'en sort pourtant très bien; toujours est-il que je ne m'y attendais pas du tout.
A la façon du feeling RoD croisant les vieux James Bond aux pouvoirs surnaturels, la trame emprunte des canons de Japanime tout en réfléchissant sur des thèmes peu communs pour ce média. On trouve donc de classiques manipulations génétiques ou légers conflits familiaux (et même quelques tentacules!) face à des réflexions sur le savoir ou la paix. Qu'est-ce qui est mieux, des peuples éternellement en guerre car ayant des cultures différentes, ou un monde en paix n'ayant qu'une seule connaissance universelle? Il est même question dans un épisode d'un langage commun, faisant penser à la novlangue de 1984. C'est une marque de fabrique (en voie de disparition?) de l'animation japonaise d'avoir des opposants aux héros qui ne confinent pas au manichéisme stupide, mais qui ont des raisons précises et valables pour casser des dents: RoD TV en est une illustration. Le camp en face des soeurs Paper démontrera jusqu'au dernier épisode un fanatisme bien plus compréhensible que malsain; ça fait réfléchir et c'est tant mieux.
Et puis tiens, parlons-en, de ce final, et tant pis si je dois jouer de plus belle sur la corde raide pour en dire le plus possible sur un anime tout en en dévoilant le moins possible. La série TV a opposé sa progression lente de 26 épisodes aux trois épisodes de l'OAV pleins comme des oeufs; les formats sont différents, ainsi sont les buts, et les deux dernières fournées le prouvent - pareil pour les 2 à 4, on a connu des débuts plus énergiques pour garder son public... Alors que tout le monde s'attend à 2x25 minutes d'explosions dantesques (à l'image des 12 et 13 de milieu de saison) et même si leur quota réglementaire est rempli, une bonne partie du dernier opus est dédiée à ce qui sera la clé de leur réussite: les livres. Jusqu'au générique, les auteurs tenaient à rappeler que c'était le sujet premier de RoD et que les explosions n'étaient que secondaires. Tant mieux; on a trop l'habitude de subir l'inverse.
Par Raton-Laveur le 15 avril 2004, 23:44 - Japanime 2 commentaires
13 avril 2004
Nell a chopé un gros cul!
(Advance Wars)
(Advance Wars 2 - Black Hole Rising)
Par Raton-Laveur le 13 avril 2004, 22:59 - Jeux vidéo 6 commentaires
11 avril 2004
Super pratique pour composer un numéro
Notez également les différences entre les testeurs de chaque compagnie: Microsoft avait pris un gorille pour essayer le premier pad Xbox. Nokia avait choisi Edward aux mains d'argent pour approuver le N-Gage aux si petits boutons. Il semblerait qu'à présent, ils demandent leur avis à des Mogs: pour que les touches soient si proches du bord, il faut vraiment avoir des doigts très courts.
LOL de la semaine: une pétition pour que Nokia fasse des efforts sur le projet N-Gag... 700 signatures au moment où j'écris ces lignes, et c'est pas prêt d'atteindre le millier.
Par Raton-Laveur le 11 avril 2004, 12:32 - Jeux vidéo aucun commentaire
10 avril 2004
Now playing
On en a parlé récemment et indirectement, à cause de la sortie de MGS Twin Snakes (pondue par les canadiens de Silicon Knights, auteurs d'ED). Techniquement rien de génial (sorti aux débuts de la console, originalement prévu pour N64, et tiendrait largement sur une Dreamcast), on peut à présent le trouver une quinzaine d'euros, mais... Eh bien, en version courte, c'est tout simplement le deuxième jeu GameCube que je m'achète; le premier était fourni avec la console, ça remonte à un an et c'était Zelda. Masskot - qui poste parfois ici - m'avait prêté Mario Sunshine, Metroid Prime et autres incontournables, mais aucun jeu ne semblait justifier l'échange “argent contre le droit de figurer sur l'étagère”. Mon Cube devenait une sorte de running joke, obtenant le titre peu enviable de “boîte à Zelda”, à l'instar de ma PSX1, “la machine à DDR”.
En version longue, quand on joue à Eternal Darkness, on réalise qu'il n'y a rien d'étonnant à ce que ces gars-là aient hérité du portage de Metal Gear Solid. Hideo Kojima a toujours eu pour habitude de considérer le gameplay de ses jeux comme étant véritablement une extension du joueur: la console et le moniteur devenant partie intégrantes du média proprement dit, au lieu de n'être que simples fournisseurs techniques d'images et de sons. Le combat contre Psycho Mantis, Boktai, l'utilisation du pistolet dans la version MegaCD de Snatcher (poussant à garder une main sur le flingue en cas de mauvaise rencontre)... Eternal Darkness est fortement inspiré des écrits de Poe ou Lovecraft, la gestion de la folie des personnages rappelle le JDR papier de l'Appel de Cthulhu, une jauge de santé mentale étant présente. Au fur et à mesure qu'elle descend, le personnage pète un câble et commence à hurler ou à halluciner; là où ça devient grandiose, c'est que certains effets de son délire affectent carrément le joueur, par des moyens dignes de Kojima. Passez une heure avec ce titre et vous y aurez droit.
Unreal Tournament 2004 (PC)
Oui, ce jeu a longuement été abordé ici avant même qu'il ne sorte, et rien à faire, c'est toujours aussi bon. Parce qu'elles seraient suspectées de faire planter le master server, les statistiques sont toujours HS; je ne suis pas du genre compétitif, mais ce service a pour avantage d'indiquer combien d'heures de ma vie dénuée de sens sont utilisées à faire des pancakes avec le Manta. Donc, pas de stats, et c'est le seul défaut que je peux trouver à ce jeu. A en croire les critiques, ce n'est pas parce que c'est un UTfanboy qui vous parle: personne ne semble y trouver de points négatifs. Basiquement, c'est comme pour un Virtua Fighter ou un Total Annihilation: il y a tellement de choses sur le disque que chaque centime investi dedans vous est rendu au centuple. Et si vous en avez marre de l'ambiance sci-fi, il y a des mods pour tout le monde, sans parler des outils fournis pour s'amuser créativement.
Rez (Dreamcast)
Au secours! Ce jeu revient toujours dans la Dreamcast alors qu'il est là depuis plus de deux ans!
Syberia (Xbox et PC)
Microïds finissant ses stocks avec le peu de vie qu'il leur reste (mais Syberia 2 arrivera comme prévu), la version PC se trouve à 10€ en neuf (ou 15€ avec l'Amerzone, l'autre jeu de Benoît Sokal) contre 50€ pour la Xbox. Comme c'est donc signé Sokal, ça reste beau commme un dieu... Et surtout bien plus jouable et compréhensible que Myst, Schizm ou Zork, trois exemples de titres qui me sont toujours passés des années-lumières au-dessus du crâne. Syberia reste un jeu d'aventure très calme, contemplatif et reposé, où l'on croise rarement âme qui vive.
Kabuki Quantum Fighter (NES)
Nom de Dieu, que ce jeu est dur.
Warlock (Megadrive)
Acheté sur les 5€ qui me restaient après l'achat d'Eternal Darkness et sur un vague souvenir d'un test dans un Player One qui était plutôt positif. C'est un jeu de plate-formes standard, que je crois basé sur un film lui-même basé sur un comic ou un truc dans le genre. Sympa, et le rythme, loin d'être épileptique, s'offre même le luxe de quelques énigmes.
The King of Fighters 2003 (Arcade)
Bah quoi? Playmore a beau “coréaniser” le design de ses personnages, le système de jeu... Non. Normalement devrait suivre le genre de texte générique sur l'évolution du gameplay, des combos et que KOF99 reste mon favori. Tout le monde fait ça, alors il faut laisser sortir un cri, à propos des designs de SNK qui ressemblent de plus en plus à un mauvais manhwa (mais y en aurait-il seulement des bons^^?)
Mai Shiranui, oh Mai, amour de ma prime jeunesse, découverte de ma puberté à travers ton passage dans la douche au détour d'un article dans Player One sur l'OAV 3 Fatal Fury, personnage favori de tout SNK (avec Fio de Metal Slug)... Tu fus même le seul perso auquel je me suis adapté, apprenant furies et combos, au lieu de prendre un autre dont le style de combat me convenait mieux. C'est à cause de toi que j'ai le réflexe de toujours prendre un avatar féminin dans les jeux de baston. A côté de toi, Chun Li ou Kasumi, c'est de la gnognotte. Alors depuis que les coréens de Playmore ont mis la main à la pâte, pourquoi est-ce que tu as lentement commencé à dégénérer? Voilà à quoi tu ressembles à présent, comparé au temps de nos 16-bits. Qui a dit que les héros de jeux vidéo ne vieillissent pas? Qui a dit que les collections de vieux jeux vidéo n'ont pas de sens autre que nostalgique? Que la technologie avançant, ces derniers ne sont pas “vieille école” ou “davantage concentrés sur le jeu”, mais tout simplement obsolètes? Je vous le dis, tout ça c'est des conneries. Gardez vos vieilles consoles et vos vieux jeux, aimez-les et jouez-y.
Par Raton-Laveur le 10 avril 2004, 02:33 - Jeux vidéo aucun commentaire
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