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Relaxez-vous, nous v00s comprenons

Japanime

08 décembre 2003

J'adore quand les femmes disent ça


(Brave Soul)

Ajouté hier sur la liste de Noël: une version de Brave Soul avec un jeu dedans.
Ajouté aujourd'hui sur la liste de Noël: Dites, cette nouvelle saison de Cowboy Bebop axée autour d'Ural Terpsichore, le mari de la Heavy Metal Queen, ça n'arrivera jamais? C'est tout, on aura juste droit à son journal de bord et rien d'autre? Mouuuuu... Allez, c'est Noël, sivouplé... Et la suite d'Hellsing? Uniquement si Kouta Hirano est d'accord, et il est pas trop chaud parce que cette série n'a pas super marché au Japon? Okay, je faisais que demander, hein...

01 décembre 2003

Encore un truc génial qui sortira jamais du Japon

Le lecteur AM3 pour GBA est typiquement un de ces gadgets géniaux que j'achèterais sans hésiter. En version courte, c'est un lecteur de SmartMedia qui contiennent des animes - pour commencer, Detective Conan, dont AB a les droits de diffusion français depuis des années mais n'a pas l'intention de le sortir pour des raisons corporatives...
Ces SmartMedia sont vendues aux alentours de 2€, soit cinq fois moins cher que chez nous, et le lecteur est à moins de 30€. Sans parler du fait que le tout s'adapte sur GBA, donc un énorme marché mondial dominant. Franchement, trouvez-moi une seule bonne raison pour que ce truc ne soit pas importé. Parce qu'il ne le sera sans doute pas, et comme d'habitude, on saura jamais pourquoi. Pfff.



Calendrier de l'Avent
Aujourd'hui, sur sa lette au papa Nowel, Raton a demandé:
Un nouveau trou dans sa ceinture. J'ai maigri depuis l'année dernière.

27 novembre 2003

Lisez la presse

Le Libé d'aujourd'hui consacre son cahier central aux mangas, avec tout le plaisir que cela cause quand un journal un peu moins con que la moyenne et écrit plus gros que le Monde s'y colle. On y lit même les mots “fanfic”, “Fruits Basket” ou “yaoi”, c'est dire. Je vous l'accorde, Osamu Tezuka devient “Osomu”, Sangoku devient “Sangoru”, mais bon, faut pas demander la lune non plus - c'est la presse généraliste. Dans tous les cas, ça reste une très bonne lecture pour les béotiens qui lisent cette colonne (il y en a?), et en plus y'a des arguments “prêts à l'usage” face aux anti-mangas ;) . Alors hop, comme c'est un peu tard pour descendre acheter le journal, lisez pendant que c'est gratos.

EDIT: Même FRA n'a pas à - trop - se plaindre de cet article.
Et j'ai oublié de le dire, mais ça y est, le premier numéro de l'hebdo CanardPC, made in la fine équipe de Joystick, est sorti, et c'est du bonheur en papier, en couleur et avec des agrafes pour tenir le tout en échange d'1€90.

25 novembre 2003

Sac à cou...rrier

Eh bien! Il semblerait que mon lectorat adoré préfère parler de Sexy Beach 2 et de hentai dans la privauté de l'email plutôt que de passer par les commentaires publics. Ca me gène pas, hein, au contraire. Après tout, ce blog est là pour vous, parce que s'il était là pour moi, ça servirait à rien de le lire... Enfin, on en reparlera un autre jour.

La chose qui est le plus souvent revenue est - étonnamment - la peur des mosaïques: je parle d'un patch sans en dire davantage, et vous semblez apeurés à l'idée de squatter 4 gigas de votre disque dur pour avoir droit à une exposition du néo-cubisme dans la Japanime. Vous pouvez le trouver ici, ainsi que tout un tas de goodies et d'aide technique. Entre nous, ça me surprend que des (a)mateurs de hentai soient gênés par ça: comme c'est omniprésent (à l'exception des versions d'origine fournies aux importateurs étrangers), je pensais que tout le monde avait déjà un plug-in dans le cerveau qui filtrait automatiquement la censure. Bref.

Oui, je pense sincèrement que le jeu pourrait être optimisé: 4 gigas et 30 images/seconde, c'est trop gros et trop lent pour ce que c'est. Mais je chipote puisque ça reste jouable et que nous n'avons pas affaire à une production de plusieurs millions de dollars.

Surpris par le fait que je lise SomethingAwful, on m'a demandé si j'ai vu le lien vers le site de Sabrina. Ben maintenant c'est fait, et j'ai envie de mourir.
Voyez-vous, Sabrina est une gentille personne otaku pur sucre et purement nipponne. Au point qu'elle vie une sorte de cosplay permanent en se promenant tout le temps avec un masque à l'effigie d'un personnage d'anime féminin. Il y a quelques Sailor-senshis ou BellDandy, par exemple. Forcément, ça fout un peu les jetons de voir les longues galleries de photos prises un peu partout dans le Japon, avec cette anime-girl dessus; le cosplay est poussé jusqu'aux tenues d'écolière, de gymnaste, les perruques, jusque dans la Webcam qui diffuse des streamings 24 heures sur 24 (Mozilla? Astuce: installez le dernier Windows Media Player et il mettra le plugin tout seul)... Waw. Streaming en 256 kbps ultra-fluide et avec une belle image qui me refait penser que chaque Japonais a littéralement tout l'Internet chez lui, mais c'est autre chose.
Là où j'ai senti qu'un lobe de mon cerveau a tout simplement planté sur une superbe kernel panic error, c'est quand j'ai appris que cette personne est un mec.
Il porte donc en permanence une sorte de collant qui recouvre tout son corps, des fringues de fille et ce foutu masque. Pendant une demie-heure, je l'ai regardé - en connaissance de cause - sur sa Webcam, avec ce masque et ces yeux qui ne clignent jamais. Il portait une chemise et une jupe, en arrière-plan on voyait un canapé et des rideaux avec des petites fraises rouges. Il dodelinait de la tête, recoiffait la mèche de sa perruque bien brossée. A un moment, il s'est levé et a commencé à déboutonner sa jupe.

Je jure devant Dieu qu'il s'est déshabillé.

En-dessous, il avait un body en soie rose, qu'il a gardé (finalement, Superman doit vraiment exister), ainsi que son masque. L'article de SA ne mentait pas en disant qu'on pouvait voir une petite bosse à l'entrejambe quand il était debout. Il est resté planté comme ça et a fait coucou à la caméra. Je me suis rappelé qu'au moment où l'image était apparue sur mon écran, il avait aussi fait coucou. Comme s'il avait un compteur sur son écran qui lui indiquait quand les gens se connectaient pour le mater et qu'il en profitait pour leur dire bonjour. Il avait fait coucou au moins une dizaine de fois en cinq minutes.
Il m'est arrivé de vouloir taper des auteurs de fanfics jusqu'à ce que ça saigne, nombre d'entre eux étant de “mauvais fans” qui ne font que pourrir la réputation de leur fandom. Les vrais, les hardcore gamers, les otakus et tout ce public restreint, on regarde toujours avec envie ceux qui sont au-dessus de nous, même si on est déjà gravement atteint. Quand je regarde ces japonais avec des coussins en forme de fille qui ont des orifices là où il faut, je me dis “woaw, ça doit prendre de la place si on le laisse gonflé”. En voyant ces collections parfaites, je me dis que moi aussi j'aimerais avoir les huissiers tous les jours à ma porte si c'est pour être enfermé avec ça. Inévitablement, on regarde le niveau suivant avec respect et on fait tout pour y être.

Mais en voyant ce dingo qui se travestit avec des collants et un masque de fille, assumant ce rôle en permanence, j'ai peur. Peut-être parce que je viens de voir le haut de l'échelle, mais aussi parce que je ne veux pas devenir comme ça. Lire des fanfics est lire un bout des Enfers, comme s'il s'agissait de quelques pages du Necronomicon. Ecouter Britnez Spears est entendre ce qu'ils passent dans les hauts-parleurs du Pandemonium, comme s'il s'agissait d'une boîte de nuit dégénérée. Regarder Sabrina à travers sa Webcam est voir un otaku qui a vraiment donné son âme au Malin pour avoir un LaserDisc de plus. Bordel, en matant cette Webcam, des tas de choses vous passent par la tête: et pourtant, c'est quelqu'un qui vient de poster une critique d'un jeu hentai qui parle. La principale étant que tôt ou tard, si on ne fait pas attention, nous serons tous des écolières masquées avec des testicules sous un collant. Pensez-y.

14 novembre 2003

Battle Programer Shirase

Ou BPS pour faire court. Attention, anime daubesque droit devant!

Ca raconte l'histoire de Shirase, un informaticien de génie. Mais quand j'écris ça, je veux dire que même Neo, Shinji Mimura ou même Kevin Flynn passent pour des scripteurs IRC. Parce que notre homme, il peut taper sur six claviers à la fois, programmer sur un téléphone portable ou pirater un satellite... Hum, non: les auteurs ont dû se dire que même dévier la route d'un satellite, c'est trop facile. Shirase peut pirater trois satellites à la fois.
Il est accompagné d'une gamine qui joue sur le complexe-fantasme Lolita latent (sic) du spectateur, d'un vendeur de nouilles (!), d'une autre gosse de 10-12 ans qui est aussi une m4d h4K3r... Et c'est tout, si on ne compte pas les quelques “ennemis” récurrents (qui suivent le stéréotype de ceux qui ratent tout le temps leurs plans). Une belle brochette de losers avec une personnalité aussi profonde qu'une flaque d'eau, en somme.
Je vous raconte le premier épisode: un super-ordinateur a été volé, et on engage ze Battle Programmer Shirase pour désactiver l'engin avant qu'on s'en serve pour faire des choses pas catholiques. Vous savez comment il s'y prend? En l'espace de dix minutes et allongé sur un banc public, il pond un programme qui fait exploser l'ordi à distance. Sur un banc public? Ben oui, il a fait ça avec... un téléphone i-mode! Un beau spécimen d'uberkid, ma bonne dame! Un autre? Dans le deuxième épisode, il pirate donc TROIS satellites, les aligne et les fait tomber en synchro sur la Terre, tout ça pour causer un tsunami et arrêter un bateau.
Techniquement, c'est le désert. Les couleurs sont horriblement vaseuses, les seiyuus ne se forcent pas, un trait gras délimite les persos (esthétique très milieu-fin des années 80), l'animation est réduite au strict minimum... Tout ce qu'on peut sauver, c'est le générique de fin (qui taperait bien dans un DDR), et encore, je suis généreux. Scandale: chaque épisode fait 10 minutes et s'arrête brutalement, sans véritable transition ou fin de l'intrigue! Il est clair que c'était prévu pour un format 26 minutes et que pour une raison que je préfèrere ne pas connaître, BPS a été charcuté et distribué en 3 tranches hebdomadaires par épisode. Ca sent l'anime produit sur un coin de table de cuisine avec l'argent restant d'un autre projet...

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