Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


Ce n'est qu'un jeu vidéo

Japanime

03 novembre 2003

Comme à la maternelle, les ciseaux en plus

Les logs ne mentent pas, comme dirait l'autre. Et ils me disent que ce joyeux site a toujours un pic de fréquentation chaque lundi et mardi.
Autrement dit, vous me lisez depuis votre boulot - mais ça, je le sais déjà. “Boulot”, dans le sens que les gens intelligents ne travaillent pas mais font semblant de travailler: “bossez plus intelligemment mais pas plus dur”, c'est ça que ça doit vouloir dire. Ou alors j'ai mal compris Dilbert.

Et bien, je vais vous aider dans cette tâche en vous faisant utiliser l'imprimante, histoire de faire croire que vous trimez tellement dur que vous pouvez matérialiser physiquement votre dur labeur. Vous vous souvenez de l'article de ce week-end sur le Tachikoma Album de Yoko Kanno?




et les instructions:

Si vous ne pigez pas le japonais, tout ce qu'il y a à lire est qu'il faut découper les lignes pleines, plier les pointillés et coller les surfaces blanches. Amusez-vous bien et baissez la tête, le boss a failli vous repérer.

31 octobre 2003

Yoko Kanno, je t'aime!

Mais comment elle fait? “Be Human” est le mini-album qui finit la bande-son de Ghost In The Shell Stand Alone Complex - je dis mini-album car il ne fait que 47 minutes pour 22 pistes dont 7 cachées (et 6 qui font moins d'une minute!). Certes, on sent que certains morceaux font un peu remplissage ou n'étaient tout simplement pas au niveau pour figurer sur la première BO, mais le reste est superbe.
L'album étant dédié aux Tachikomas, on n'en perd pas une miette. La chanson “Be Human” est un vrai hymne à la joie d'être humain car impersonnifié par une intelligence artificielle, un autre morceau est un thème de sentaï chanté par les Tachis (“nous ne sommes pas vivants mais nous sauvons des vies avec notre IA!”), les fonds sonores entendus durant les omakes... Que du plaisir. Le livret contient des photos avec des Tachikomas autour d'un feu sur une plage, en train de paître dans un champ d'herbe... Purement génial. L'édition “first press” de l'album contient même un découpage à coller et monter soi-même pour avoir son Tachikoma perso!

19 octobre 2003

Mireille et Tsukasa sont dans un vaisseau...

Après Noir et ses épisodes 11 à 21 où il ne se passe rien et .hack//SIGN et ses 26 épisodes où il ne se passe rien, l'équipe Bee Train sort sa nouvelle série, Avenger. C'est en cours de diffusion et j'ai vu le premier épisode où il ne se passe rien.

Oh la mauvaise langue.

Ne vous y trompez pas, j'ai vraiment apprécié Noir. C'est juste qu'il y a comme un trou dans l'histoire, et vers la fin, les scénaristes réalisent qu'ils doivent boucler quelque chose. Résultat, la fin était franchement foireuse alors que le reste était très agréable à regarder.
Pour .hack//SIGN, il a déjà gagné le Tanuki Award de la plus grosse déception de l'année dernière; principalement parce qu'on avait une histoire de grande conspiration, que des mystères étaient partout, que l'on avait pas seulement affaire à un MMORPG mais à quelque chose de bien plus grave, et que les persos qui enquêtaient malgré eux réalisaient tous les quatre épisodes que tout ce qu'ils savaient étaient faux et qu'ils étaient de retour à la case départ. Au bout d'un moment, ça tape sur le système, d'autant plus que les OAVs (hackLiminality) étaient franchement tordues.

Pourtant, y'a jamais à se plaindre sur le plan technique: Yuki Kajiura fait des morceaux assez beaux pour acheter les CDs, le dessin et l'animation restent constamment à un bon niveau, le chara design est soigné, et les univers créés sont superbes (même leur vision de la France dans Noir n'est pas - trop - caricaturale). C'est juste que les scénaristes de Bee Train sont des branleurs.

Dans Avenger, c'est pareil, mais en encore plus mou que .hack//SIGN: un personnage principal mi-blasé mi-sadique, et le reste ne donne pas envie de voir la suite. Je dis pas grand chose parce qu'il n'y a pas grand chose à dire, quoi. Bon, je parle quand même en ayant vu UN épisode, donc ça reste un first look. Mais l'impression me colle que la baisse de niveau observée dans .hack ne fait que continuer avec Avenger...

17 octobre 2003

Safety first

Règle élémentaire de sécurité: quand vous devez monter un nouveau ventilateur pour votre pécé et que vous regardez la série live de Sailormoon juste après, ne faites pas comme moi: ne laissez pas le tournevis sur la table, prêt à être utilisé dans un accès de folie.

Pour justifier les couleurs de cheveux, elles ont toutes une perruque. Pour réaliser les scènes de transformation, ils ont utilisé des images de synthèse complètement psychédéliques. Pour Luna, le chat qui parle, ils alternent entre une peluche (que Bandai va sûrement vendre à des milions d'exemplaires) et encore des images de synthèse.

Vous avez donc deux positions possibles:
-Vous êtes fan de SailorMoon. Là, vous êtes aux anges: ça m'a l'air très fidèle au manga (beaucoup plus que l'anime en tout cas), les actrices ne sont pas trop mauvaises et ça colle autant que possible dans la mesure d'une série en live action.
-Vous êtes un être humain normal. Là, vous découvrez des sensations primales que votre cervelet gardait endormies depuis l'époque de votre ancètre Cro-Magnon: le système digestif qui panique, l'adrénaline pompée par litres entiers, la respiration qui s'accélère, les paupières qui se dilatent, l'inconscient qui vous dit de fuir, et finalement, l'utilisation du tournevis.

Ces temps-ci, ça recycle grave quand même: Hokuto No Ken, Saint Seiya, Evangelion, Sailormoon, sans parler des américains qui ont Eva, DBZ ou Gunnm dans leurs cartons... Tant qu'Escaflowne reste en dehors de tout ça, pas de quoi paniquer.

16 octobre 2003

Onegai Twins - Finale

La série déjà discutée dans cette colonne ici puis vient de s'achever au 12ème épisode. J'ai toujours considéré que finir sur autre chose que le n°13 ou 26 est un coup de pute envers les spectateurs, puisqu'ils ne sont pas psychologiquement préparés à affronter la fin de la série. Personnellement, j'ai pour habitude de fredonner les premières notes de l'Internationale en lançant la lecture d'une finale...

Disons-le avant que je dise une bêtise: ça va être dur d'en parler sans faire du spoiler. Ejectons donc tout de suite l'avis personnel, si vous le voulez bien, et ensuite on spoilera un peu après avoir prévenu les foules.
Onegai Twins est donc une série qui avait mal commencé, en marchant sur les pas du fan-service d'Onegai Teacher, ce qui n'allait pas du tout avec une délicate histoire de jumeaux orphelins - avouez que c'est autre chose qu'un type qui se marie avec une institutrice à gros seins venue d'une autre planète. Twins a remonté la pente d'une façon surprenante pour raconter une tendre histoire sans se prendre la tête ou tomber dans le graveleux, tout en restant d'un très bon niveau technique. Cellulos superbement colorés, animation de bonne facture, BGM qui se laisse écouter et seiyuus bien dans leur rôle.
La fin arrive donc comme je l'avais prévue: happy-end obligatoire sous le signe du WAFF. C'est un mal? Non. J'ai pas passé un mauvais moment devant Onegai Twins, mais ce n'est pas non plus une série au-dessus de la moyenne. Et même si ces dernières années, la Japanime prend un malin plaisir à se surpasser et à réécrire les règles à grands coups de Wolf's Rain, Last EXILE, Read or Die et autres, il faut bien faire quelques animes standards de temps à autres, au minimum pour faire facilement de l'argent sans prendre de risque. Chobits, Mahoromatic, Tokyo Underground ou les Onegai sont là pour ça.
Est-ce que je vous recommande de mater Twins? Non. Comme séries intimistes, tendres et pas déprimantes, “I! My! Me! Strawberry Eggs”, “Fruits Basket” ou “Kareshi Kanojo No Jijou” méritent largement plus que vous gaspilliez quelques heures de votre existence à les regarder - surtout qu' “I! My! Me!” est une série tellement étonnante et sortie de nulle part (contrairement à Furuba et KareKano) qu'elle mérite votre attention. Twins est dans la norme, et R-L.net ne se lit pas pour y rester.

Et maintenant, SPOILER CENTRAL! Surlignez le texte si vous avez vu tout Onegai Twins ou n'avez pas l'intention de le mater. Mais bon, vous gênez pas dans les commentaires, hein...
Ainsi, Karen (la gomen-girl) est la soeur de son frère (sic) et Mina devient sa femme. Jusqu'au dernier moment, on se demande pourquoi est-ce que Mina, l'autre fille, a elle aussi les yeux bleus et la foutue photo commune aux trois personnages...
On a justement notre réponse au dernier moment, à la fin du générique: bien que le frangin soit ambigu dans ses paroles, on devine qu'ils sont finalement triplés: il affirme que c'est Mina et lui sur la photo et que Karen “dormait à ce moment”. Wow.
Donc, dans leur tradition des non-dits et de leur esprit ouvert, nos amis japonais n'ont pas pu s'empêcher de taper dans ce que nous autres occidentaux bornés appellons de l'inceste. Bien que la production nipponne ait vraiment attendu le tout dernier moment de la série pour lâcher la révélation, je suis curieux de savoir comment les américains feront passer la pilule dans leur version - en supposant qu'ils croient les fans encore assez étroits d'esprits pour ne pas laisser passer ça... Qui parie qu'ils couperont tout simplement les voix pour mieux écouter le générique de fin?

- page 59 de 75 -