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Date de la dernière mise à jour de ce site : sometimes I feeeel like I want to kiiill alllez tous ensemble avec moi

Japanime

08 avril 2006

Gakuen Heaven

Anime basé sur un jeu vidéo, Gakuen Heaven est...

...

Non, je peux pas écrire là-dessus.

C'est du shonen ai à une dose qui m'a fait couiner de douleur comme je n'avais pas couiné de douleur depuis "l'anime hentai qui ne peut être nommé". Si vous ne voyez pas à quoi je fais référence, estimez-vous heureux.

Bref, ne sautez pas sur Gakuen Heaven en croyant avoir affaire à un anime plein de fan service sucré. Ou plutôt si, mais pas au fan service qui peuple habituellement cette colonne. Vous savez que je subis les pires horreurs pour que vous les évitiez... en voici une.



ABANDONNEZ LE NAVIRE ! LES HOMMES ET LES GARCONS D'ABORD !

14 mars 2006

Shinigami No Ballad

Quand une industrie florissante a soif d'encore plus d'argent, la marche à suivre est évidente : il suffit de râtisser plus large dans la pyramide des âges. MacDo a créé les Happy Meals, l'industrie pharmaceutique les camisoles chimiques pour mouflets, les jeux vidéo ont pour ambition de squatter toute la famille avec leurs "divertissements digitaux" ("console" est maintenant un mot tabou), et les boutiques japonaises de fringues gothiques ont pondu Rozen Maiden et Shinigami No Ballad.
Au cas où il y aurait besoin de le rappeler, le gothique est quand même d'origine européenne, vous savez, l'architecture des églises et tout ça. Et à l'instar du rock californien ou des légendes grecques, le voyage vers les antipodes n'a pas été sans heurts. A l'arrivée, les légendes grecques ont donné Altered Beast, le gothique avec des gens qui se scarifient la peau en jouant à Doom a été exploité dans les fesses pour donner des résultats vestimentaires proches du Bisounours dépressif, et le rock californien est toujours aussi naze. Bref, faut pas confondre les versions japonaises avec les versions originales.

Shinigami No Ballad est vraisemblablement un de ces animes faits pour enseigner une seule chose aux enfants. Pokémon nous a appris que Nintendo pouvait vraiment vendre n'importe quoi, Mon Voisin Totoro expliquait qu'un épi de maïs était un super cadeau pour sa maman, et Shinigami No Ballad nous dit que la Mort est une lolita gothique (gosu loli si vous avez envie de frimer). Qui s'appelle Momo. Avec un chat horriblement animé et une faux plus grande qu'elle, pour le sous-entendu sexuel qui va bien afin de justifier le sempiternel "double niveau de lecture" de la culture visuelle nipponne. C'est tout ce que vous pourrez tirer de cette série, même en la matant en entier - ça, c'est un des châtiments qui m'attend au dernier sous-sol quand cette gamine viendra me chercher. Surtout avec une qualité de production aussi passable et des acteurs de voix à l'encéphalogramme plat.
Sérieusement, le troisième épisode sort dans deux jours, mais les deux premiers suffisent amplement à comprendre la suite. Momo et son chat sont les seuls personnages récurrents ; à chaque fois, il y a un maximum de deux ou trois personnages, et le "client" de mademoiselle est bien mis en évidence (il est évidemment le seul à la voir ou à l'entendre). C'est un peu comme l'intro d'un épisode de Six Feet Under, où on sait bien qu'il va y avoir un mort pour occuper la famille Fisher, mais étiré sur une demi-heure. Donc oui, c'est chiant. Et naïf. A en mourir. Prenez les collections de livres "Monsieur et Madame", ajoutez "Madame Gothique" et vous y êtes.

Premier épisode : un couple d'écoliers s'occupe d'un chaton errant. La fillette est inexplicablement prise d'un malaise, tension dramatique, le garçon l'aide en sortant... son spray de salbutamol. La petite est juste asthmatique ! Et un asthme magique, qui ne se manifeste que dans les moments où elle ne fait rien et surtout pas quand elle grimpe une grosse volée d'escaliers. A l'école, le lendemain de son décès, quelqu'un a mis un bouquet de fleurs sur sa table. Non, ce n'est pas une coutume japonaise. C'est juste de mauvais goût. Ne faites pas ça chez vous, c'est sérieusement tordu. Si on veut apprendre aux enfants à gérer la mort, leur montrer ce genre de rituel digne d'un concert de Visual Rock n'est sûrement pas la bonne méthode. Episode suivant : un couple de collégiens, et Momo passe son temps à apparaître devant le mec pour lui dire qu'il va bientôt crever. Sauf que c'est pas pour tout de suite et qu'elle faisait ça uniquement pour qu'il fasse quelque chose de sa vie au lieu de mater le plafond de sa chambre, comme par exemple culbuter la suscitée demoiselle. Le tout enrobé de phrases dignes de Forrest Gump ("ce ne serait pas amusant si on pouvait changer son destin"... wtf ? J'espère avoir mal compris la phrase !), bien évidemment. Autrement dit, les auteurs ont vendu ça à une boîte de production avec cette "approche de la mort" complètement dégénérée, mais cet anime reste un sous-marin commercial des nippo-gothiques pour infiltrer les jeunes esprits innocents et leur vendre des souliers avec des motifs de crucifix sur la semelle. Au secours.

06 mars 2006

REC

C'est quand même naze d'être un otaku. Lors du processus de création de notre passion, nous sommes à la fin de la route, au pied de la pyramide. Aucun pouvoir, et rien d'autre à fournir qu'un amour unilatéral envers une industrie qui nous crache à la gueule tout en saignant à blanc nos portefeuilles. Esclaves du système. C'est d'autant plus naze que cette machination anonyme fait en sorte qu'on ne la laisse pas tomber : les MMORPG n'ont pas de fin, les jeux vidéo passent régulièrement à la next generation, et les animes sont produits à la chaîne. Pour ça, il faut beaucoup de cerveaux. Et quand ils s'assèchent, dans une pénurie d'imagination et de créativité, ça se voit cruellement. C'est lors de ces pannes que les otakus, face à un produit particulièrement creux, réalisent la vacuité de ce qu'ils font et laissent tomber leur hobby, trouvent un job dans une compagnie d'assurances, écrivent un billet blasé sur leur site web, se tranchent les veines - une ou plusieurs réponses acceptées.

REC est un anime qui raconte les débuts d'une seiyuu, ou doubleuse de voix (remarque en provenance de M. Sarcasme : quand le site Web officiel fournit une description aussi courte du personnage principal, c'est mauvais signe pour la série). Autrement dit, un anime sur des gens qui font des animes. Vous voyez la mise en abyme et le manque flagrant d'inspiration qui va avec. Quand on s'offre ce genre de délire, il faut quand même assurer, à l'instar de la Plume de Fer - ou se coucher, comme le dernier et anticlimatique épisode de l'OAV Golden Boy. Genshiken est hors-concours, puisqu'il aborde le cas des otakus et non de l'industrie elle-même. Mais quand même, pondre un anime pour illustrer les gens qui en font, c'est super prétentieux, non ? C'est comme Charlie's Angels 2, le film fait par et pour Hollywood, dont l'humour ne fait rire que les producteurs saupoudrés de cocaïne qui ont donné un feu vert à ce pet de cerveau.

A leur décharge, les producteurs de REC semblent quand même avoir eu conscience que ce scénario mal réchauffé au four micro-ondes est parti pour faire un flop. Ce qui, entre nous, ne risque pas de faire fausse note avec le reste d'une saison télévisuelle de japanime qui pisse le sang depuis la fin de Gundam Seed Destiny (dixit Shikaze, notre expert ès robots qui se mettent sur la gueule : "une série Gundam où tout le monde survit à la fin et où les robots ne sont pas en miettes, c'est pas une série Gundam"). Ainsi, chaque épisode dure guère plus de 10 minutes et tout ce que l'on pourrait qualifier de "profondeur scénaristique" a l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette. C'est bien simple, toute l'histoire est condensée dans l'opening. Objection, hurle quelqu'un dans un microphone de Nintendo DS : REC est une série qui réalise qu'elle n'ira pas bien loin, alors elle se permet quelques libertés qui font quand même plaisir. Non, je ne parle pas de la mascotte de l'anime, qui pue le papa Azumanga mal digéré. Par "libertés", je parle de trucs que les animes ne se permettent habituellement pas. Par exemple, le pauvre type qui accompagne notre héroïne de doubleuse (ou doubleuse d'héroïne, c'est vous qui voyez) s'offre le luxe de la mettre dans son lit dès le premier épisode. Et pas pour faire simplement dodo. Et pas juste en rêve. Et, ô suprême sacrilège, en profitant d'un moment de faiblesse de sa part ! Car bien évidemment, son appartement vient de brûler - sûrement la faute à une deus ex machina hors normes, ça grille vite ces choses-là. C'est pas merveilleux, autant d'infractions aux lois des animes en l'espace de quelques minutes ? Moi, ça me laisse rêveur. Tout ça dans une série 0 % ecchi, sans culottes ou tétons visibles ! Même les honteux mais éhontés Mahoromatic ou Ai Yori Aoshi n'avaient pas osé ça. Mais encore une fois, ces écarts de conduite ne sont permis que parce que cette série disparaîtra des esprits aussi vite et furtivement qu'elle y est entrée. Anime insignifiant, passez votre chemin.

20 février 2006

Kuro Ai

- Tu ne vas pas encore faire un article sous forme de dialogue quand même ?
- Ben si. En fait, j'allais faire un texte sur Dokutsu Monogatari, mais j'arrête pas de repousser l'échéance devant la difficulté de la tâche...
- Difficulté ?
- Faire un papier 100 % amour pur sans que le lecteur se mette à penser que c'est ironique.
- Je crois que ce qui est surtout difficile maintenant, c'est de faire croire que ton site ne parle pas que de hentai. Tiens, regarde les statistiques : sur les 20 mots utilisés dans un moteur de recherche pour débarquer chez toi, 10 sont à caractère adulte. Il y a même "world of warcraft porno" dedans.
- Heu, mais il est qu'en 20ème position celui-là !
- Vu que je viens de l'écrire encore une fois, ça ne risque pas de s'arranger.
- Mince. Tiens, en parlant de hentai, j'ai vu Kuro Ai. Tu connais ?
- Mhhh... Un autre anime du studio qui a fait Shintaisou ?
- Comment tu le sais ?
- Cette discussion est entre toi et toi-même. Difficile de faire plus nombriliste.
- Enfin bon, oui, c'est réalisé par la même équipe, qui bosse toujours pour Pink Pineapple. Mais comme elle ne semble pas avoir de nom précis, ce n'est pas toujours facile de trouver leurs productions... Je crois que leur dernier truc s'appelle Seifuku Shojo, à base d'histoires courtes. Cependant, un certain Teruaki Murakami étant le réalisateur et chara designer de ces animes, il doit y être pour beaucoup dans la qualité de ces animes.
- Et ce Kuro Ai en deux épisodes, est basé sur le jeu vidéo du studio Clock Up...
- ... que je ne connaissais pas et qui a l'air de faire du fort bel ouvrage.
- L'anime étant donc réalisé par ce que je crois être la meilleure équipe dans le milieu, c'est techniquement superbe. Comme avec Shintaisou, ça fout la grosse honte au reste des productions pour adultes, ce qui inclut Shintaisou Shin qui avait été réalisé par un autre studio.
- Et ça raconte quoi ?
- Première scène : une lolita gothique qui se fait prendre par des tentacules.
- ...
- ...
- ... continue, je crois qu'on tient une perle...
- attends, pour une fois, c'est une exception ! Moi qui croyais que les tentacules étaient un fantasme purement féminin, voilà que-
- Mais d'où tu sors ça ?
- Hein ?
- Les tentacules, que ça plaît aux femmes. Tu la sors d'où, cette idée ?
- Ben déjà, sois logique. Si ça plaît pas aux hommes, ça doit bien plaire au reste de l'humanité, non ?
- Tu ne dis pas tout, là...
- Euh non, je vais pas en dire plus.
- Ah ? Tu n'écrirais pas ici que c'est une fille qui t'a raconté ça ?
- Tu fais chier, à connaître toutes mes pensées.
- On discutera de ma connerie plus tard. Donc ?
- Donc c'est lors d'une convention, une demoiselle chevronnée m'a raconté ça. Voilà. Ce genre de fille dans le milieu, ça impressionne toujours par le nombre de choses que ça sait et que ça ne raconte pas. Tu sais, celles qui ont fait un peu de cosplay, ou un peu de fansub, ou un peu de conventions, ou un peu de tout cela à la fois. Les mecs savent qu'elles sont là, mais ils ne cherchent pas à être élégants pour autant, ils continuent à se comporter comme les otakus graisseux qu'ils sont - tout du moins pour la plupart. Alors elles assistent ou entendent des trucs à te filer des complexes pendant des mois, et au lieu de revendre ça à la presse à scandale ou d'ébruiter tout ça, elles gardent ça pour elles.
- Mais alors, pourquoi une d'entre elles t'a dit ça ?
- Je sais pas. Peut-être qu'elle voulait juste voir ma réaction.
- Auquel cas je présume qu'elle n'a pas été déçue ?
- Bref. Son idée est que les tentacules, ça plaît aux filles parce que ça fait bien plus de membres qui sont bien plus zélés pour les satisfaire. Histoire de ne pas m'enfoncer plus avant dans la direction navrante que prend cette discussion, je vous conjure de suivre le lien précédent vers Exploitation Now et de lire le chapitre sur le bus d'écolières japonaises qui tombent sur un monstre à tentacules. Les lambeaux d'estime qui me servent d'amour-propre vous en seront reconnaissants.
- Cependant, Kuro Ai n'est pas axé sur ce fantasme.
- Et on l'en remercie. Même s'il y a pas mal de choses assez hardcore, on n'atteint pas le niveau de débauche de Shintaisou, qui doit enfreindre quelques articles de la convention de Genève. Pour le reste, ça en serait presque classique : bondage, gangbangs, demoiselles pas forcément consentantes, et encore des tentacules lors du finale. Mais purée, c'est vraiment soigné, bien animé, bien doublé...
- En parlant de soin, il y a quand même un détail qui m'a déplu : à plusieurs reprises, lorsque les demoiselles sont en train de jouer du pipeau, les animateurs ont cru bon de dessiner un poil au coin des lèvres... Beurk.
- Et pourtant, lorsqu'elles parlent, aucune ne semble avoir un cheveu sur la langue ! Cependant, lorsqu'elles sont en train de jouer du pipeau au monsieur, on entend parfois qu'elles sont en train de sucer sur un ballon de baudruche... Je pourrai même plus regarder un clown faire des petits chiens avec des ballons sans avoir une idée de travers.
- ...
- D'accord, j'ai rien dit.

18 février 2006

Icare

Tiens, encore une bizarrerie. Alors que je croyais que les éditions Casterman avaient le monopole des productions de Jirô Taniguchi, voilà qu'Icare sort de chez Kana. Peut-être que ces derniers ont profité d'une ouverture dans le contrat, puisque ce manga est également à porter au crédit de Moebius, qui en est le scénariste... Oui, le même Moebius que celui de l'expo Moebius-Miyazaki, le seul et unique. Ca tient en 284 pages sur moyen format et c'est difficilement identifiable autrement que sous le nom de "machin". Oui, comme l'ONU.

Lors de son avant-propos, Jean Giraud nous prévient : Icare n'est pas tant une réécriture du mythe grec qu'il n'est un délire onirique. Toute l'histoire est en provenance directe d'un rêve, et les circonstances qui l'ont amené à publier le résultat sous forme de manga sont si particulières qu'elles sont probablement dûes à un dysfonctionnement de la Matrice.
C'est l'histoire d'un garçon qui vole. Tout connement. Il flotte dans les airs, on ne sait pas comment, et il a passé son existence isolé dans une verrière sous la surveillance d'un gouvernement qu'on imagine volontiers décadent. Bien évidemment, il s'échappe.

Fin.

Quoi, je vous ai gâché la découverte du scénario ? Ben je sais pas si je l'ai déjà dit, mais je nourris une peur panique du spoiler envers vous autres qui lisez cet éditorial. Mais honnêtement, il n'y a rien à dire sur le scénario, tout simplement parce que ce volume n'était bien évidemment pas censé être unique. Il se termine d'ailleurs sur un entretien passionnant - dont un extrait conséquent est lisible ici - où Moebius explique ce bordel. C'est peut-être la meilleure chose à tirer de ce livre, en fait. On y découvre le scénario avant remaniement en manga, qui laissait augurer une énorme saga résolument adulte... et la déchéance du projet par la faute des sondages aux lecteurs lors de la prépublication japonaise, qui n'est finalement qu'une annulation parmi tant d'autres dans l'industrie de la bédé nipponne. Ainsi, les chapitres parus sont réunis dans ce recueil, et le reste a bien peu de chances de paraître un jour. Ce que l'on a dans les pattes est clairement le premier chapitre d'une grosse histoire : des factions rebelles, une histoire d'amour, une charismatique méchante-général-lesbienne-esthète-sado-maso et j'en passe. Sauf qu'à la fin du livre, tout ceci n'a plus grand intérêt sans suite... Arrivé à son terme, j'ai eu le même sentiment que le jour où j'ai bouclé le CD 2 de Panzer Dragoon Saga sans avoir les disques 3 et 4 - les hurlements d'incompréhension folle en moins. Ou la pseudo-fin de Halo 2, sauf qu'elle est assumée par ses développeurs. En l'état et à l'instar de Togari, impossible de vous recommander cet ouvrage, puisqu'il est inachevé.
Qui l'achètera, à part les fans de Moebius ou ceux de Jirô Taniguchi, curieux de savoir le résultat de l'un dans le manga ou de l'autre dans la SF ? Pas grand monde, et cette parution reliée est la dernière tentative pour qu'Icare ait un succès suffisant et la parution de la suite. Alors faute de mieux, on édite une histoire sans fin... ou alors, on peut se contenter de la conclusion, et on s'interroge alors sur tous ces personnages prévus pour une saga qui n'existe pas. Dans les deux cas, on reste sur sa faim.



Si vous aussi, vous aimez les scénarios avec des gens qui s'envoient en l'air, il existe un endroit non médicalisé pour vous. C'est le canal IRC #editotaku@irc.worldnet.net, ouvert chaque dimanche dès 21 heures et accessible par votre soft IRC habituel ou par la case avec le pseudo dans le menu à gauche. Vous y trouverez des gens pour vous aider, qui vous montreront des images qui feraient peur à Benoît XVI et vous parleront de Super Monkey Ball DS. Ou alors ils vous proposeront de faire un Mario Kart DS. J'ai besoin d'un comprimé de Paracétamol.

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