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PUTAIN MON CHAT VIENT DE PISSER DANS UNE CAISSE DE CD

Japanime

30 avril 2006

Non, je suis pas mort

Ce ne sont que des rumeurs. Je n'étais pas non plus en prison... C'est simplement que le site a légèrement été chamboulé cette semaine et qu'entre les points Godwin, ceux qui se sont crus sur un chan IRC et ceux qui plus généralement du caca dans la tête, une bonne centaine de commentaires sont passés à la trappe sur ces deux articles. Au fond, on s'en fout un peu : c'est pour la bonne cause. Et une énorme merci à tous ceux qui y ont allés de leur petite news (jusqu'en territoire ennemi) pour bien montrer que les fans et les scantradeurs ne sont pas tous des voleurs/impatients gâtés-pourris/kikoololeurs. J'ai déjà été poignardé à l'Epitanime 2005, peut-être qu'on me retrouvera transpercé de kunais pour la 2006.

En plus, j'ai découvert des fans de poupées nippo-coréennes customisables (si j'ai bien compris, ça s'appelle des BJD - Ball Jointed Dolls - et des Pullips), un truc que je connaissais pas du tout. Et quand elles posent pour la photo, elles sont capables de faire (volontairement) le même regard vitreux que leurs jouets de collection. La première fois, ça surprend.



En ce dimanche soir et comme chaque dimanche soir depuis un an et demi, session IRC commencée à 21 heures sur #editotaku@irc.worldnet.net (ou entrez votre pseudo dans la case à gauche). Et comme c'est minuit, les images cochonnes commencent à remplir le chan - et personne ne s'en plaint, mine de rien.

29 avril 2006

Air Gear (anime)

Les habitués de cette colonne le savent déjà : je suis un fan d'Ito Ogure, alias Oh! Great. Mangaka complètement barré et au style génialement exagéré, il est parvenu à détrôner Satoshi Urushihara dans mon petit coeur tout perverti, catégorie "dessinateurs de femmes toutes nues". Exploit en soi, vu que l'auteur de Lemnear ou Plastic Little était en haut de mon classement depuis presque quinze ans...
Faut dire qu'Oh! Great assume sérieusement : ses premiers titres cochons s'offraient le luxe d'avoir une histoire qui tenait debout, et Naked Star, son ouvrage hentai le plus récent, fait cotoyer quelques histoires sans scènes licencieuses à côté de one-shots hallucinants de perversion. N'allez pas croire que tout cela est réservé au domaine de l'import ! Entre Tenjou Tenge (too hot for America) que nous avons ici en manga à la traduction française basée sur l'édition italienne et Air Gear qui avait commencé sa parution dans le Shonen Collection des éditions Pika (en attendant les volumes reliés), ses titres les plus récents sont disponibles. En cherchant un peu, on trouve également sous nos latitudes le manga Himiko Den (1999, édité chez Génération Comics), qui raconte une histoire médiévale-fantastique dans un univers partagé avec le jeu vidéo playstation et l'anime éponymes - le projet dotHack n'a rien inventé -, et Majin Devil (qui contient une ragoûtante scène d'accouchement d'araignée géante sortant d'une étudiante alitée à l'infirmerie scolaire).

D'une certaine façon, les mangas d'Oh! Great sont l'archétype du manga selon le stéréotype des familles de France remontées contre le Club Dorothée : bourrés de violence et de sexe (pas si) insensés, femmes trop sculpturales pour être honnêtes (chez cet auteur, elles mènent toujours le jeu), histoires à la narration désordonnée, et le tout exagéré dans des proportions délirantes. Mais c'est précisément ce que recherche et aime mon moi otakiste au niveau le plus primaire, viscéral, éhonté. La démagogie, c'est s'adresser à l'instinct le plus primitif de l'homme pour s'adresser au plus grand nombre : la violence et le sexe, c'est la meilleure façon d'y arriver. La télévision l'a bien compris et applique à la lettre la philosophie de Cléon en gavant les ondes de reality-shows. Oh! Great est-il un démagogue, en me faisant tomber sous son charme par la plus vieille méthode du monde ? Peut-être pas : au fond, il ne suffit pas de mettre culs et nichons pour me faire tomber (?), encore faut-il bien s'y prendre. Or, Oh! Great s'y prend à la perfection. Démagogue, peut-être, mais alors démagogue de choc.

Sauf qu'à sa décharge, ses mangas ont un gros défaut. Ils sont si soignés, si beaux (toujours), si complexes (parfois), si pervers et dénués de tabous (souvent) qu'ils ne semblent supporter aucune adaptation dans un autre format. En anime, par exemple. La série télé TenTen avait pas trop mal commencé, mais le budget semble avoir été englouti par les premiers épisodes tant la qualité s'est vite dégradée - avant de finir dans le mur, bien incapable de communiquer le trop vaste univers original.
Là, c'est Air Gear qui s'y colle. Air Gear, c'est une équation simplissime : Jet Set Radio + Oh! Great = raton-love. Toujours ce soin maniaque du détail, le monde énorme, les personnages que rien ne retient, les scènes hallucinantes que le lecteur gobe sans ciller. Dans mon article sur l'anime de Tenjou Tenge, j'avais dit qu'Oh! Great était bien le seul à dessiner une héroïne qui porte un kimono sur une page, du cuir sur la suivante et rien sur la troisième - et que le lecteur trouve ça normal. Ou qu'un type arrête d'un seul coup de poing une Benz-Benz-Benz qui zoome-zoome sur lui, que ladite voiture fasse un salto, et que le lecteur (encore lui) reste zen-zen-zen. Dans Air Gear, on arrête un camion de 30 tonnes d'un coup de boule et on escalade des immeubles avec des rollers boostés.
Et comme prévu, la transition en anime du manga à rollers glisse comme du Brian Joubert aux JO de Turin : gamelle monumentale. Sauf qu'ils n'ont rien fait pour qu'il en soit autrement, quand même. Le style Air Gear, avec ses graffitis déjantés suivant chaque personnage dans ses tricks ? Son côté légèrement ecchi ? Son rythme ultra-rapide ? Inutile d'espérer tout ça quand cet anime n'est même pas foutu d'avoir un générique correct, tout en glissements de cellulos et en personnages statiques. Vous savez déjà que les intros d'animes sont toujours chiadées : comme le téléspectateur va devoir se les taper 13 ou 26 fois, y'a intérêt à soigner la minute trente d'ouverture. L'anime Himiko Den, tiens ; son générique d'ouverture est un chef d'oeuvre, carrément réalisé par Keiji Gotoh. C'est presque une règle, lectorat adoré : si l'intro, un morceau d'animation de 90 secondes qui doit supporter les rediffusions multiples dans l'esprit du spectateur, si les producteurs ne sont même pas capables de faire ça correctement, c'est très mauvais signe pour la suite. Avec Air Gear, je crois qu'on a tout simplement le pire opening que j'ai jamais vu. Okay, on voit tout de suite qu'ils n'ont rien compris au style, okay, la chanson choisie est naze, mais ils auraient au moins pu faire quelque chose de dynamique. J'ai vu mieux en Flash sur le Web.
Pour le reste, que dire ? Les seiyuus n'y croient pas une seconde, les animateurs non plus, les couleurs sont baveuses, les décors sont minimalistes... seul point positif, ça a le mérite de ne pas traîner - au point que des trucs aussi inutiles que le "développement de personnages" part aux oubliettes. Je dirais de l'anime d'Air Gear que c'est un gâchis s'ils avaient vraiment tenté d'en faire quelque chose... Mais il n'en est rien : il s'agit d'un programme télévisuel pour occuper 26 minutes d'antenne qui n'a strictement aucun intérêt et qui n'a aucune motivation pour avoir le moindre intérêt. Sans doute que ça sortira en DVD chez nous - et là, nous pourrons vraiment parler d'un gaspillage de ressources qui auraient pu servir à localiser n'importe quel autre anime un tantinet plus intéressant (comme Himiko Den, tiens). Nullissime.

25 avril 2006

Scantrad Naruto chap 304 Français Direct Download

Il est peut-être 4 heures du matin (mes yeux --> -_- ), mais voilà l'épisode le plus récent ! Si vous prenez la série en cours, vous devez absolument lire le chapitre précédent ici !

Lire la suite...

22 avril 2006

Narutardé mental

Vous le savez déjà, je suis d'avis que rien ne justifie la diffusion illégalement gratuite d'oeuvres que nous aimons. Aucun argument n'est valable, du lâche qui vole ses jeux sur le Net mais ne pousse pas son raisonnement jusqu'au bout en volant le reste de ses "nécessités" matérielles à l'abruti profond qui pense que ses fansubs sont de meilleures publicités pour sa série favorite qu'une diffusion à la télé ou une disponibilité sur les rayonnages de grands magasins nationaux. D'ailleurs, il est toujours bon de rappeler que l'unique but de l'invention des fansubs est de promouvoir des animes qui n'auraient autrement aucune chance d'être officiellement importés. Non, ce n'est pas pour "essayer avant d'acheter". Non, avoir des Petaoctets d'animes sur ton disque dur ne fait pas de toi un otaku. Et non, tu ne sers aucunement ta putain de "cause" en rippant les MP3 de la série pour en faire une sonnerie de portable.
C'est dans ce genre de comportement lobotomisé qu'on fait la différence entre les fans et les cons. Les premiers ont bien compris que la japanime en France ne redorera son blason (quelque peu terni par Dorothée, même si TF1 a quand même davantage servi les animes qu'il ne les a desservis) qu'en démontrant que les gens en veulent. Quand on aime un manga, on l'achète. Quand on apprécie qu'une chaîne de télé passe un anime, on se pointe sagement devant le poste pour prouver qu'il y a une audience. Et quand un éditeur a fait l'effort de massivement publier la série qu'on aime, avec une énorme campagne de pub et un travail de qualité, on les rémunère avec son porte-monnaie.

Ca vous semble logique ? Venez que je vous fasse un bisou, je vous aime. Vous avez l'impression que je radote, à force de répéter que le seul langage dans ce monde capitaliste est celui de l'argent ? C'est vrai, mais il semblerait que les cons (vous savez, l'opposé des fans dont je parlais plus haut) ne l'aient toujours pas compris. Ben tiens, justement ; vous n'êtes pas d'accord avec ce que je viens de raconter ? Ca tombe bien, je viens de vous trouver des copains. Enfin, c'est Rukawa qui les a trouvés, hein, moi je fréquente pas ces gens-là.

L'histoire est vieille comme le monde : des morveux qui ont encore des choses à apprendre de la vie publient leurs traductions pourraves de Naruto à partir de scans tout aussi pourris, fautes de grammaire ajoutées en sus. Le gentil éditeur Kana qui fait du bon travail leur envoie un mail très poli pour leur rappeler qu'ils ont les droits, que la série est trouvable officiellement dans toutes les bonnes crèmeries, et que leur bricolage est inutile, nuit à leur travail, en plus d'être illégal. Là où ça devient comique, c'est que leur réaction a été de leur répondre avec un long courrier ouin-ouin écrit en petit-nègre et bourré de fautes, d'envoyer des mails de protestation (j'ai d'ailleurs profité de l'occasion pour envoyer un mail de félicitations)... et de boycotter les mangas Kana. Ah oui, ils continuent à héberger scans traduits, épisodes de l'anime (également trouvable en DVD chez nous et diffusé sur GameOne) et MP3 des CD audio. Résumons :
- ils aiment Naruto, mais
- ils volent le manga, l'anime et les CD de Naruto, et
- ils veulent pousser à la faillite la compagnie qui importe officiellement Naruto.

Tu parles d'une chirurgie du cerveau. Et ça ose s'autoproclamer fan ? Ca ne m'étonne pas qu'on surnomme "narutards" cette f(r)ange d'otaques à deux balles. Leur deuxième mail adressé à Kana est fleuri en menaces et insultes. Aux dernières nouvelles, ils cherchent à délocaliser leur site web (hébergé chez Free) vers la Suisse, pays de la neutralité, du chocolat, de la montre, du couteau, du fromage, de Midori et du Naruto non licencié. Euh, pourtant Kana vend ses mangas en Suisse, non ? N'allez pas le leur répéter, ils sont trop occupés à écrire leur rédaction de français (qui doit probablement avoir pour sujet "racontez une aventure qui vous est arrivée").



Mais le point d'orgue de cette abyssale connerie reste quand même leur lettre envoyée à Kana - j'ai lu des trucs mieux écrits dans mes potages de pâtes-alphabets :

Nous avons bien reçu votre mail et par la même occasion votre requête de voire disparaitre de notre site les scantrad de Naruto.Nous comprenons votre position, mais malgré cela que ce soit pour nous ou pour le lecteur manga lambda, cette position choque.

Le "lecteur lambda" que je suis te pisse à la raie. Apparemment, on a le choix entre être "nous" (mais je préfèrerais me les bouffer en salade plutôt que d'être assimilé à ces taches), et être "lecteur lambda". En même temps, c'est vrai que je ne lis plus Naruto depuis, pfouuuu...

Bien que légalement vous soyez dans votre droit complet et que vis à vis de la Shueisha et de Monsieur Kishimoto nous paraissons comme fautifs, je ne pense pas, et corrigez moi si je me trompe, que l'achat d'une license pour la reproduction en France fasse de votre maison d'édition le représentant juridique légal de ladite maison Shueisha. Il serait donc logique selon cet état de cause, que l'entreprise Shueisha ou son représentant juridique légal nous contacte directement pour nous faire parvenir leur mécontentement.

Corrigeons-les puisqu'ils se trompent : "monsieur" ne prend pas de M majuscule, "corrigez-moi" prend un tiret, "licence" s'écrit en français avec deux C - mais à force de pomper leurs traductions sur celles des américains, ils doivent bien finir par s'embrouiller. Et comme tout achat de licence, Kana se tient garant du respect des droits d'auteur sur les territoires qu'ils couvrent. Cette situation avait précisément été pointée par Pirates Mag' n°17, quand Game Fan n°5 avait publié un fanart de Naruto en couverture mais en précisant les droits japonais en bas de page... alors que la propriété intellectuelle française appartient à Kana/Dargaud. Raté, essaie encore.
Mieux encore : ils sont persuadés que Kana n'a pas les droits sur les scans japonais, et qu'ils ne seraient donc astreints qu'à une demande d'arrêt de la part de la Shueisha, maison d'édition au Japon. Sauf que là encore, c'est bidon : Kana pourrait publier en France le manga japonais tel quel si l'idée lui passait par la tête, et même sans cela, le simple fait de publier les scans de chaque page constitue une copie non autorisée, puisque dépassant largement le cadre de l'usage individuel ou l'extrait pour citation. Et les lois sur le copyright, elles, sont internationales... C'est pour ça que les fansubs et scantrads sont illégaux mais restent tolérés par certains éditeurs dans le cadre d'oeuvres non licenciées. Même joueur, joue encore.

Quoi qu'il en soit, le problème de fond n'est pas là. Je me rappel une époque ou votre maison d'édition en était à ses balbutiements et cela malgré certaines bonnes licences, vous étiez très loin de votre état actuel. [...] si Naruto est une référence en France aujourd'hui, ce n'est surement pas grâce à vous. Tous les plans marketing et autres campagne de publicité ne viendront pas à bout du fait que la communauté scantrad et fansub française est sans conteste l'instigateur des références d'aujourd'hui et de demain.

Yeah ! Mon chan IRC de fansubs a constamment 300 users connectés, et ce ne sont pas vos énormes silhouettes en carton "Naruto" dans les Auchan et les Carrefour qui pourront concurrencer notre force de frappe médiatique ! Les éditions Dargaud ne pèsent rien face à nous ! Si vous n'aviez pas diffusé Naruto sur GameOne, on aurait fait une opération-suicide dans leurs studios pour diffuser un de nos divx ! Sasuke54763 et Alex_du_13 avaient déjà élaboré un plan pour entrer dans leurs bureaux en se faisant passer pour des éboueurs auprès de la standardiste, mais ils n'osaient pas le mettre en pratique parce que c'est une fille et qu'ils n'ont pas adressé la parole à une femme depuis qu'ils ont joué à camion-pouêt-pouêt avec leur grande soeur. Bon, c'était il y a sept ans déjà, mais ils pensent qu'ils y arriveront un jour. D'ailleurs, leur stratagème était justement de jouer à camion-pouêt-pouêt avec la standardiste.

J'irai même plus loin et cela sans peur de me tromper dans mes propos. La communauté scantrad et fansub à fait du marché de la japanimation et des manga en France ce qu'il est à l'heure actuelle.

Ouais. Avant les fansubs et les scantrads (qui n'ont commencé à apparaître en français qu'aux alentours de 2001), personne ne connaissait la japanime. Hein ? Le Club Dorothée ? La Cinq ? AK Vidéo ? Glénat ? Tonkam ? Player One et Manga Player ? J'étais pas né, c'est quoi tout ça ?
Si la communauté des fansubs et des scantrads a fait quelque chose de bien en France, ce n'est sûrement pas en faveur de l'orthographe et de la grammaire.

Profiter du travail déjà accompli par des fans et ensuite, sous couvert de la législation leur demander tout bonnement de ne plus réagir comme des fans tiens vraiment de l'abération plus qu'autre chose.

C'est vrai, un fan n'achèterait jamais le moindre manga. Pomper des divx et des MP3, ça c'est du vrai fan. Coupez leur connexion à Internet et ils oublient comment respirer.

Comprenez bien qu'en vue du prix relativement élevé des mangas et l'age moyen de vos lecteurs sur cette série, il est normal de vouloir voir avant d'acheter.

C'est vrai, GameOne a beau être trouvable sur CanalSat, TPS, Freebox et bouquets ADSL, c'est pas facile de la regarder. Non, sérieusement : vous avez vu Level One et les chimpanzés de laboratoire qui l'animent ? Vous avez vu le star system prétentieux de la Game Zone ? C'est vraiment pas facile de regarder cette chaîne.
Prix élevé des mangas ? C'est bizarre, j'ai l'impression d'avoir déjà entendu cet argument en faveur du piratage informatique : "j'ai déjà payé une fortune pour avoir un pécé de gamer, pas question que je paie des jeux, j'ai pas assez d'argent !" Alors pourquoi t'être acheté un ordi en premier lieu, imbécile ? "Voir avant d'acheter" ? C'est vrai que les mangathèques françaises devraient faire comme chez Junku et tout mettre sous cellophane, histoire qu'on ne puisse plus feuilleter le moindre livre. "Prix élevé des mangas" ? Pour Tonkam ou Generation Comics et leurs tomes à 10 €, passe encore, mais les Kana à moins de 6 € ? Ils se foutent de qui ?

Votre Maison d'édition et sa plateforme de distribution sont des plus respectables et le terme "indépendant" peu encore être apposé dans votre cas.

Euh, ils savent que c'est Dargaud qui est derrière Kana ? Apparemment non. Je suis pas du genre à souhaiter les procès, mais le jour où ces abrutis se retrouveront face à leur équipe juridique sera si beau que j'en oublierai de me masturber. Comme je sais que ce jour n'arrivera pas, je ne prends pas trop de risque, mais c'est l'intention qui compte.

Kana leur a répondu poliment par un copier/coller, ce qui est quand même la norme - ils ont mieux à foutre que de s'engager dans une flamewar avec des kevins. Meilleur passage de leur deuxième réponse à Kana :

Nous ne vous écouterons pas et nous continuerons comme avant, sauf que désormais nous allons apprendre à nos visiteurs à vous haïr, et qu'ils n'achèteront plus vos tomes, car apparement, vous pensez que vous seul avez le pouvoir, et que nous, nous achèterons vos mangas... Or, vous vous trompez

Peut-être que c'est parce que je n'ai pas le cerveau d'un pancake, mais je n'arrive toujours pas à comprendre quel intérêt ils ont à menacer l'éditeur d'une oeuvre qu'ils "aiment". Qu'ils aiment tellement, en fait, qu'ils ne veulent surtout pas la financer ou la supporter. Et ils revendiquent le droit de la voler. Le monde dans lequel ces gens vivent doit être vraiment beau. Il paraît qu'il n'y a jamais de pluie au-dessus de Connard City.





Bonus track : le chapitre 304 de Naruto traduit par mes soins.

09 avril 2006

Soul Link

Geneon (qui s'appelait Pioneer Laser Disc Company au siècle dernier, j'aimais bien ce nom) est une maison de production qui semble s'être spécialisée dans un style d'animes bien particulier : ceux qui sont basés sur des jeux vidéo hentai, et plus généralement dans les harem animes et autres genres similaires où le niveau ne vole pas bien haut. Mais faire des adaptations animées de jeux vidéo, c'est logique quand on se met à la place du producteur : les personnages sont déjà là, le character design est déjà fait, l'histoire déjà écrite, et il y a une petite réputation qui assure déjà un minimum d'audimat. Geneon visant le marché international, les origines cochonnes de la chose ne quitteront pas le Japon et l'anime pourra être vendu à des masses occidentales ignorantes.

Soul Link est de ceux-là, et vous parie ma chemise que les critiques sur le Net présentant Soul Link comme le nouveau space opera à la mode vont pousser comme des bourgeons dans les prochains mois.Et à l'instar de Girls Bravo (mangez des bananes) et le milliard d'autres titres sortis de chez Geneon, c'est basé sur un jeu pour adultes. A leur instar, la production est minimaliste : l'animation est réduite au strict minimum, les CG ont dix ans de retard, la 2D est bourrinée sur la quasi-totalité des plans. A leur instar, ils ont un super générique, car tout anime médiocre a droit à de bons morceaux de J-Pop alors que tout bon anime se tape généralement une chanteuse pourrave. Je n'arrive toujours pas à m'habituer à entendre du I've avec Kotoko à la fin d'animes hentai bien baveux. Oui, je viens de mettre un lien vers des screenshots de VG Neo, et vous savez quoi ? J'adore Variable Geo. Des serveuses de restaurants qui se battent à coups de boules de feu dans un tournoi où les perdantes se font sexuellement humilier ? Yuka Takeuchi, l'héroïne qui arrive à être encore plus tankée que Mai Shiranui ? Où est-ce qu'on signe ? Variable Geo, concept de jeu vidéo sérieusement secoué, est un pur produit des années 90. Jeu vidéo qui a évidemment eu droit à des adaptations animées, une habitude dont je parle au début de cet article que je ne sais plus comment finir. Tant que l'article d'hier dégage du haut de la page, all is right with the world.
Bah, on s'en fout ; à part pour ses génériques, oubliez Soul Link. C'est mou, mal réalisé, ça se prend pour Stellvia (qui lui-même se prenait pour Nadesico mais ne s'en est finalement pas trop mal sorti), et contrairement au jeu, ça ne pourra pas se vendre avec du fan service là où il faut. A ignorer.



Ce soir dès 21 heures, session IRC sur #editotaku@irc.worldnet.net (vous pouvez aussi nous rendre visite avec la case dans le menu à gauche). Je crois qu'on y parlera de poissons.
Ah, et pendant que j'y suis : la vente des tickets pour Epitanime a commencé via Ticketnet.fr et les billeteries habituelles. Ne les achetez pas par le Net et allez les chercher vous-mêmes, vous économiserez plus de 5 €.

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