
Re: Difamassion 2 notre cite oueb
Général
Plus assez de temps pour <a href="http://ratonlaveur.free.fr/editotaku/index.php?itemid=676">faire les dessins</a>
Par Raton-Laveur le 27 août 2004, 14:37
Case 1:
Le raton-laveur est allongé sur un divan, regarde le plafond - vue de profil. Un autre raton-laveur fumant une pipe, les yeux tournés vers le ciel, est assis à sa droite dans un fauteuil massif - vue de trois-quarts avant-gauche.
Raton-Divan, phylactère 1: J'écris un article sur un jeu vidéo hentai et on me félicite.
Divan, phylactère 2: Je fais une leçon de japonais à partir de mangas pour adultes et ça plaît.
Divan, phyl 3: Je parle d'un article sur un DVD hentai dans un grand quotidien et les lecteurs parlent de communisme.
Divan, phyl 4: Quelque chose cloche, docteur.
Case 2:
Le raton-divan lève les bras. Le raton-psy joue avec un GBA; si dessin trop imprécis, ajouter une flèche vers l'engin et la titrer "Final Fantasy Tactics Advance" (surtout que je viens de commencer à y jouer).
(dialogue, entremêler les bulles) Raton-Psy: C'est-à-dire?
Raton-Divan: Il manque quelque chose. Comme... Quand vous allez aux toilettes, et que tout ce que vous voyez dans la cuvette, c'est du pipi, un morceau de caca et rien d'autre.
Psy: Donc, que quelqu'un a oublié de tirer la chasse?
Divan: Non, oublié de se torcher.
Case 3:
Raton-divan à nouveau couché pour laisser assez de place au dialogue. Psy les mains croisées devant lui.
Psy: Mais de quoi vous plaignez-vous? Vous écrivez sur les sujets que vous aimez, et parfois d'un angle adulte. Ce n'est pas mieux que tous ceux qui parlent des mêmes thèmes mais d'une façon immature, condescendante?
Divan: ... (Bulle précédente trop longue, réduire cette réplique: le "..." suffit)
Case 4 (taille XL):
Raton-Divan assis au milieu du lit. Psy immobile.
Divan: Alors je suis pas un pervers?
Psy, phyl 1: Pas assez pour être diagnostiqué en tant que tel. L'écriture influencée par la libido est un effet secondaire de votre condition d'otaku.
Psy, inter-texte hors phylactère en bas à droite du phyl 1: J'ai lu ça dans une revue médicale le mois dernier.
Divan: Merci doc'. Je vous dois combien?
Psy: Je ne suis pas docteur. Je suis seulement une représentation mentale créée par ton esprit névrosé.
Divan: Ah... Mais alors c'est quoi ce diplôme encadré sur le mur?
Psy: C'est un poster Dragon Ball Z.
Le raton-laveur est allongé sur un divan, regarde le plafond - vue de profil. Un autre raton-laveur fumant une pipe, les yeux tournés vers le ciel, est assis à sa droite dans un fauteuil massif - vue de trois-quarts avant-gauche.
Raton-Divan, phylactère 1: J'écris un article sur un jeu vidéo hentai et on me félicite.
Divan, phylactère 2: Je fais une leçon de japonais à partir de mangas pour adultes et ça plaît.
Divan, phyl 3: Je parle d'un article sur un DVD hentai dans un grand quotidien et les lecteurs parlent de communisme.
Divan, phyl 4: Quelque chose cloche, docteur.
Case 2:
Le raton-divan lève les bras. Le raton-psy joue avec un GBA; si dessin trop imprécis, ajouter une flèche vers l'engin et la titrer "Final Fantasy Tactics Advance" (surtout que je viens de commencer à y jouer).
(dialogue, entremêler les bulles) Raton-Psy: C'est-à-dire?
Raton-Divan: Il manque quelque chose. Comme... Quand vous allez aux toilettes, et que tout ce que vous voyez dans la cuvette, c'est du pipi, un morceau de caca et rien d'autre.
Psy: Donc, que quelqu'un a oublié de tirer la chasse?
Divan: Non, oublié de se torcher.
Case 3:
Raton-divan à nouveau couché pour laisser assez de place au dialogue. Psy les mains croisées devant lui.
Psy: Mais de quoi vous plaignez-vous? Vous écrivez sur les sujets que vous aimez, et parfois d'un angle adulte. Ce n'est pas mieux que tous ceux qui parlent des mêmes thèmes mais d'une façon immature, condescendante?
Divan: ... (Bulle précédente trop longue, réduire cette réplique: le "..." suffit)
Case 4 (taille XL):
Raton-Divan assis au milieu du lit. Psy immobile.
Divan: Alors je suis pas un pervers?
Psy, phyl 1: Pas assez pour être diagnostiqué en tant que tel. L'écriture influencée par la libido est un effet secondaire de votre condition d'otaku.
Psy, inter-texte hors phylactère en bas à droite du phyl 1: J'ai lu ça dans une revue médicale le mois dernier.
Divan: Merci doc'. Je vous dois combien?
Psy: Je ne suis pas docteur. Je suis seulement une représentation mentale créée par ton esprit névrosé.
Divan: Ah... Mais alors c'est quoi ce diplôme encadré sur le mur?
Psy: C'est un poster Dragon Ball Z.
19 août 2004
"Un film plébiscité par les casses automobiles"
Par Raton-Laveur le 19 août 2004, 23:52
Alors comme ça, Matrix Reloaded est un film alsacien? Tout s'explique...
17 août 2004
Tous les deux jours, sinon rien
Par Raton-Laveur le 17 août 2004, 22:58
Qu'on ne s'y trompe pas: si les articles semblent plus courts depuis quelques temps, c'est surtout parce que le texte couvre toute la largeur de votre écran - alors qu'avant, c'était une taille horizontale bien délimitée. Hé oui, messieurs 21 pouces et résolution en 1920x1440, ne vous étonnez plus de voir mes textes réduits à la taille d'un simple Post-It. Non pas qu'on m'ait envoyé des mails éponymes, pensez-vous - je suis simplement prévoyant.
D'un autre côté, la promesse vieille de deux ans de vous écrire tous les deux jours n'a été brisée que deux fois (trois en fait, mais ça casserait la phrase), à chaque fois en cas de force majeure - genre plantage total de Free ou rendez-vous raté d'à peine 1h42. Cela implique d'avoir un nouveau jeu vidéo ou anime régulièrement, et d'y progresser assez vite pour vous en parler de façon un peu plus pro que la moyenne. Et ça, ça veut dire "ne pas faire comme les autres sites qui ne sont que des journaux intimes pas intimes du tout". Avec des "je" à toutes les phrases, histoire de bien parler que de soi, et pas un seul lien hypertexte, histoire de bien garder le lecteur chez soi. Le Net au service de son nombril. Quoi, vous n'imaginez pas ce que ça donnerait en ces lieux si on faisait comme ça?
Vite Robin, à la connerie-mobile!
Aujourd'hui, j'ai rassemblé toutes les pièces détachées de PC qui traînaient partout et il y avait de quoi construire deux ordis: une carte graphique laissée pour compte après une mise à jour par-là, un disque dur trop petit par-ci, ça monte vite. Après un tour chez le cash converter du coin pour avoir un vieux capot, j'ai un nouvel ordi! Vachement content, ça m'en fait 7 maintenant, sans compter les non compatibles PC genre Amiga, Thomson TO8D ou Atari 800XL. Seulement je peux pas le brancher, ma mère elle me limite qu'à un PC et à 30 minutes par jour, parce qu'elle dit que sinon je vais devenir tout fou et aller dans la rue avec un fusil à pompe et tuer une grand-mère. Faut que je fasse un test ADN pour vérifier que c'est bien ma mère.
La chose la plus importante de la journée, c'est que j'ai fabriqué ce PC en me nourrissant de Prince Double Choco. Et ben c'est une grosse arnaque: avec une moitié choco au lait et une moitié choco normal, ça fait 495 kilocalories pour 100g comparé aux 330 kilocalories d'un Prince classique. A raison de 20 kilocalories pour une chanson niveau 4 en Basic dans Dance Dance Revolution, imaginez le carnage. Et les gâteaux "Pick-Up" de chez Balsen (je vérifie pas l'ortho, j'ai la flemme), c'est qu'une repompe des Prince, tout comme les BN Choco qui sont tout nuls. C'est pas pareil! Enfin bref, si j'ai ces Prince Double Choco et pas mes Prince normaux, c'est parce que ma mère s'est plantée en allant à Auchan: voilà ce qui arrive quand elle me laisse au rayon Mangas au lieu que j'aille l'aider; elle dit que je peux pas la suivre parce que le responsable du rayon Boucherie me regarde avec un drôle d'air. M'en fous, là où elle me laisse, je lis plein de mangas et je les achète jamais.
La chose la plus dure de toute la journée, c'est toujours Ninja Gaiden.
La chose la plus perverse de la journée, ce sont les épreuves de gymnastique féminine par équipe aux JO. Pervers de toute la planète, rejoignez-nous!
Merde, il pleut.
Humeur: humide. Le baromètre indique 80% de taux d'humidité dans l'air... Attendez, quand on a 100% d'humidité, on est pas dans de l'eau? C'est possible de faire plus de 100%?
En train d'écouter: le générique de fin de "Mickey Mouse & Donald Duck In World Of Illusion" (MegaDrive, morceau n°24 dans le Sound Test). Si je ne passais pas mon temps à parler de moi, peut-être que j'aurais pu vous parler de cette trilogie mythique de jeux de plate-formes sur la 16-bits de Sega (Castle Of Illusion, QuackShot et World Of Illusion), mais vous devez sûrement préférer que je vous raconte ma vie. Merde, ma mère arrive, vite, faut que je clique sur envoyer, vite vite vit-
D'un autre côté, la promesse vieille de deux ans de vous écrire tous les deux jours n'a été brisée que deux fois (trois en fait, mais ça casserait la phrase), à chaque fois en cas de force majeure - genre plantage total de Free ou rendez-vous raté d'à peine 1h42. Cela implique d'avoir un nouveau jeu vidéo ou anime régulièrement, et d'y progresser assez vite pour vous en parler de façon un peu plus pro que la moyenne. Et ça, ça veut dire "ne pas faire comme les autres sites qui ne sont que des journaux intimes pas intimes du tout". Avec des "je" à toutes les phrases, histoire de bien parler que de soi, et pas un seul lien hypertexte, histoire de bien garder le lecteur chez soi. Le Net au service de son nombril. Quoi, vous n'imaginez pas ce que ça donnerait en ces lieux si on faisait comme ça?
Vite Robin, à la connerie-mobile!
Aujourd'hui, j'ai rassemblé toutes les pièces détachées de PC qui traînaient partout et il y avait de quoi construire deux ordis: une carte graphique laissée pour compte après une mise à jour par-là, un disque dur trop petit par-ci, ça monte vite. Après un tour chez le cash converter du coin pour avoir un vieux capot, j'ai un nouvel ordi! Vachement content, ça m'en fait 7 maintenant, sans compter les non compatibles PC genre Amiga, Thomson TO8D ou Atari 800XL. Seulement je peux pas le brancher, ma mère elle me limite qu'à un PC et à 30 minutes par jour, parce qu'elle dit que sinon je vais devenir tout fou et aller dans la rue avec un fusil à pompe et tuer une grand-mère. Faut que je fasse un test ADN pour vérifier que c'est bien ma mère.
La chose la plus importante de la journée, c'est que j'ai fabriqué ce PC en me nourrissant de Prince Double Choco. Et ben c'est une grosse arnaque: avec une moitié choco au lait et une moitié choco normal, ça fait 495 kilocalories pour 100g comparé aux 330 kilocalories d'un Prince classique. A raison de 20 kilocalories pour une chanson niveau 4 en Basic dans Dance Dance Revolution, imaginez le carnage. Et les gâteaux "Pick-Up" de chez Balsen (je vérifie pas l'ortho, j'ai la flemme), c'est qu'une repompe des Prince, tout comme les BN Choco qui sont tout nuls. C'est pas pareil! Enfin bref, si j'ai ces Prince Double Choco et pas mes Prince normaux, c'est parce que ma mère s'est plantée en allant à Auchan: voilà ce qui arrive quand elle me laisse au rayon Mangas au lieu que j'aille l'aider; elle dit que je peux pas la suivre parce que le responsable du rayon Boucherie me regarde avec un drôle d'air. M'en fous, là où elle me laisse, je lis plein de mangas et je les achète jamais.
La chose la plus dure de toute la journée, c'est toujours Ninja Gaiden.
La chose la plus perverse de la journée, ce sont les épreuves de gymnastique féminine par équipe aux JO. Pervers de toute la planète, rejoignez-nous!
Merde, il pleut.
Humeur: humide. Le baromètre indique 80% de taux d'humidité dans l'air... Attendez, quand on a 100% d'humidité, on est pas dans de l'eau? C'est possible de faire plus de 100%?
En train d'écouter: le générique de fin de "Mickey Mouse & Donald Duck In World Of Illusion" (MegaDrive, morceau n°24 dans le Sound Test). Si je ne passais pas mon temps à parler de moi, peut-être que j'aurais pu vous parler de cette trilogie mythique de jeux de plate-formes sur la 16-bits de Sega (Castle Of Illusion, QuackShot et World Of Illusion), mais vous devez sûrement préférer que je vous raconte ma vie. Merde, ma mère arrive, vite, faut que je clique sur envoyer, vite vite vit-
11 août 2004
Quand c'est rouge, on freine!
Par Raton-Laveur le 11 août 2004, 23:45
Dès la première séance pour le jour d'ouverture, j'étais au ciné pour aller voir Hellboy. Allez-y sans crainte, c'est du tout bon.
Sûrement que bon ombre d'entre vous ne connaissent pas le comic book éponyme, d'où une utile et plaisante séance de rattrapage avec quelques épisodes gratos répandus sur le Net. C'est beaucoup plus jeune que du Spider-Man ou du X Men (une dizaine d'années d'existence) mais c'est aussi plus sombre, "moins commercial" diront certains. La preuve avec un résumé à l'emporte-pièce: c'est un démon (au design qui a inspiré le Grand Cornu dans Dungeon Keeper) qui est invoqué par des nazis mais récupéré par le FBI, qui en fait un agent pour combattre les forces du Mal. Si on fait la check-list de ce qui doit être dans une oeuvre pour qu'elle soit cool - fut-elle vidéoludique, cinématographique ou autre -, nous avons donc: nazis, FBI, démons (avec bonus pour Cthulhu qui se tape l'incruste), une fille qui balance des flammes. Il ne manque que des ninjas pour atteindre le jackpot; on se contentera d'un type qui se balade en spandex noir et qui joue du couteau.
HB n'est sûrement pas la première BD qui viendrait à l'esprit pour être adaptée au cinéma. Les éditions Dark Horse doivent sûrement profiter de la brèche ouverte par Marvel qui envoie tous ses super-héros avec un résultat tout relatif (en haut: X Men, en bas: DareDevil). Souvenez-vous que le PDG actuel de Marvel était l'ancien directeur de la communication, qui il y a une dizaine d'années, avait décidé de sauver la maison en licenciant à tout va: ça a commencé avec les jeux vidéo Capcom (X Men VS Street Fighter!) et plus un été ne passe sans qu'on ait un de leurs persos qui met un slip par-dessus son pantalon dans une salle obscure (sous-entendu involontaire).
Cette version cinéma d'Hellboy est un peu le LXG que nous n'avons pas eu. Merde, je parle encore d'un comic-book méconnu. La Ligue des Gentlemen Extraordinaires est un délire de science-fiction steampunk où des héros de la littérature anglaise(Dorian Gray, Dr Jekyll, l'homme invisible...) unissent leurs forces, pondu par celui qui a fait le très épais et documenté From Hell, qui lui aussi n'a pas eu trop de chance sur le grand écran. La Ligue... avait donc une ambiance un peu plus intellectuelle et sombre que le super-héros à collants; Hellboy a un look qui fait penser que les années 40 ne se sont jamais arrêtées.
Le résultat est donc jouissif. Ca prend son temps - la France et le Japon ont droit à un Director's Cut avec plus de scènes sur les persos -, les bastons sont lisibles, et l'univers est aussi noir et classieux que dans la BD. C'est même drôle: Hellboy vit dans un monde où il est une légende urbaine, qui génère des comics sur ses aventures. Sans parler de l'idée de génie de n'en faire une créature de synthèse que lorsque c'est véritablement nécessaire: le reste du temps, il est incarné par un vrai acteur - vous devez me comprendre si vous aussi vous avez mal vu la digitalisation complète de Yoda dans Episode 2. Autre joie: le succès inattendu du film fait bouger les choses, entre un deuxième épisode et un anime en provenance de, roulement de tambours, Gonzo Digimation, yeah! Bonheur corrolaire: n'ayant pas été prévu pour avoir une suite, Hellboy est un film qui se suffit à lui-même et n'est donc pas une de ces trilogies annoncées où l'on paie virtuellement trois fois pour suivre la même histoire (qui a dit Matrix?). Du coup, c'est compact, on s'ennuie pas et on ne ressort pas avec une migraine dûe à une overdose d'effets spéciaux. Excellent!
Sûrement que bon ombre d'entre vous ne connaissent pas le comic book éponyme, d'où une utile et plaisante séance de rattrapage avec quelques épisodes gratos répandus sur le Net. C'est beaucoup plus jeune que du Spider-Man ou du X Men (une dizaine d'années d'existence) mais c'est aussi plus sombre, "moins commercial" diront certains. La preuve avec un résumé à l'emporte-pièce: c'est un démon (au design qui a inspiré le Grand Cornu dans Dungeon Keeper) qui est invoqué par des nazis mais récupéré par le FBI, qui en fait un agent pour combattre les forces du Mal. Si on fait la check-list de ce qui doit être dans une oeuvre pour qu'elle soit cool - fut-elle vidéoludique, cinématographique ou autre -, nous avons donc: nazis, FBI, démons (avec bonus pour Cthulhu qui se tape l'incruste), une fille qui balance des flammes. Il ne manque que des ninjas pour atteindre le jackpot; on se contentera d'un type qui se balade en spandex noir et qui joue du couteau.
HB n'est sûrement pas la première BD qui viendrait à l'esprit pour être adaptée au cinéma. Les éditions Dark Horse doivent sûrement profiter de la brèche ouverte par Marvel qui envoie tous ses super-héros avec un résultat tout relatif (en haut: X Men, en bas: DareDevil). Souvenez-vous que le PDG actuel de Marvel était l'ancien directeur de la communication, qui il y a une dizaine d'années, avait décidé de sauver la maison en licenciant à tout va: ça a commencé avec les jeux vidéo Capcom (X Men VS Street Fighter!) et plus un été ne passe sans qu'on ait un de leurs persos qui met un slip par-dessus son pantalon dans une salle obscure (sous-entendu involontaire).
Cette version cinéma d'Hellboy est un peu le LXG que nous n'avons pas eu. Merde, je parle encore d'un comic-book méconnu. La Ligue des Gentlemen Extraordinaires est un délire de science-fiction steampunk où des héros de la littérature anglaise(Dorian Gray, Dr Jekyll, l'homme invisible...) unissent leurs forces, pondu par celui qui a fait le très épais et documenté From Hell, qui lui aussi n'a pas eu trop de chance sur le grand écran. La Ligue... avait donc une ambiance un peu plus intellectuelle et sombre que le super-héros à collants; Hellboy a un look qui fait penser que les années 40 ne se sont jamais arrêtées.
Le résultat est donc jouissif. Ca prend son temps - la France et le Japon ont droit à un Director's Cut avec plus de scènes sur les persos -, les bastons sont lisibles, et l'univers est aussi noir et classieux que dans la BD. C'est même drôle: Hellboy vit dans un monde où il est une légende urbaine, qui génère des comics sur ses aventures. Sans parler de l'idée de génie de n'en faire une créature de synthèse que lorsque c'est véritablement nécessaire: le reste du temps, il est incarné par un vrai acteur - vous devez me comprendre si vous aussi vous avez mal vu la digitalisation complète de Yoda dans Episode 2. Autre joie: le succès inattendu du film fait bouger les choses, entre un deuxième épisode et un anime en provenance de, roulement de tambours, Gonzo Digimation, yeah! Bonheur corrolaire: n'ayant pas été prévu pour avoir une suite, Hellboy est un film qui se suffit à lui-même et n'est donc pas une de ces trilogies annoncées où l'on paie virtuellement trois fois pour suivre la même histoire (qui a dit Matrix?). Du coup, c'est compact, on s'ennuie pas et on ne ressort pas avec une migraine dûe à une overdose d'effets spéciaux. Excellent!
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