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Desu ?

15 juillet 2008

Nostalgwii.

par Amo. qui postule ici pour le prix du titre le plus pourri de l'histoire de l'editotaku.



Pour ne pas rompre une tradition ancestrale, vous trouverez comme illustration de cet article du Tony Taka, parce que c'est toujours chouette. Et que ça me fait plaisir, si si.



On peut dire ce qu'on veut sur la Wii. Certains n'hésitent pas à tirer à boulets rouges, la taxant de tous les maux possibles et inimaginables (et ce sont souvent les mêmes qui, cinq ans auparavant, tiraient tout aussi virilement sur la PlayStation 2), et on peut dire la même chose sur Nintendo, sur qui on peut tout aussi dire ce qu'on veut, de l'éloge à la violence écrite la plus virulente. Mais là n'est pas le but de cet article, qui traitera plutôt de la manière dont Nintendo joue avec la nostalgie... ou en tire partie.







Zelda Twilight Princess. J'ai donc enfin joué à cet épisode de Zelda durant tout le mois de Juin. Toutes les réactions que j'ai glanées ici et là sur le net étaient presque unanimes: ce n'est exactement pas le meilleur Zelda. Et si effectivement, je l'ai bien moins apprécié que Majora's Mask et Ocarina of Time, je le trouve un chouia au dessus de Wind Waker qui, si il fut plaisant, ne m'a pas laissé de vibrants souvenirs (je ne me souviens guère du scénario et des temples par exemple.) Mais là ou Zelda TP est fort, c'est que quasiment tout le jeu ne m'apparaît comme une tentative plus où moins réussie de "refaire" un Ocarina of Time, peut-être pour contenter les fans. Car le fandom Zelda est relativement étrange, à la sortie de Majora's Mask, ils critiquèrent l'ambiance, loin d'Ocarina of Time (O RLY ?) comme seul gros défaut, alors que Majora's Mask en a d'autres, comme un gros copier/coller au niveau de l'inventaire. Et à la sortie de Wind Waker, ce sont les premiers à dire que ce Link en cell-shading ne vaut pas le vrai Link bien viril. Bien. Ils veulent un vrai Link dans un vrai monde ? Miyamoto a entendu le message et a donc fait Twilight Princess.



Dans le monde de Twilight Princess, particulièrement dans le monde crépusculaire, tout est marron (Et comme on le sait Real is Brown), Link est maintenant un adulte tout bien tout viril qui a passé son enfance à ranger des chèvres et à draguer la gourdasse fille du chef, il n'a plus de petites fées (je l'ai fait sur Gamecube, la seule et vraie version parce que Link est gaucher) et on retrouve plus de trucs aussi crétins que des arbres qui parlent et qui cachent des infrastructures énormes dans leur corps. Tout au pire on retrouve des passages dimensionnels, une simili-Navi cynique qui se cache dans ton ombre et un chateau coupé du monde par un losange sans que ça ne choque personne. C'est un monde presque trop... peu accueillant. Même les Zoras ont un air plus humanoïde. C'est moche.





Ce qui choque dans Twilight Princess aussi, ce sont les musiques - on retrouve BEAUCOUP BEAUCOUP BEAUCOUP de thèmes empruntés à Ocarina of Time. Niveau item on retrouve le lance-pierres (qui ne sert à rien mais qu'on garde quand même après avoir pécho l'arc), la plupart des chansons que l'on doit hurler quand on devient loup sont des thèmes qu'on interprétait à l'époque à l'ocarina, enfin must du must, on explore enfin le mystérieux temple du temps, clin d'oeil final aux fans. Enfin la quête des skutulas est remplacée par une quête des spectres - oui, les mêmes spectres qu'on chassait dans la plaine d'Hyrule dans OoT sauf qu'ils sont plus 7 mais 60. Et la récompense est la même - une grosse merdasse de rubis argenté. Enfin, on passe deux fois notre temps à chasser ce maudit Skull Kid dans une forêt aussi labyrinthique qu'a l'époque. Ce que je trouve finalement dommage n'est pas d'avoir exploité le délire hommage jusqu'au bout et d'avoir squizzé les délicieuses Gerudo et les mignons Kokiri. Mais heureusement on ne retrouve pas ce foutu hibou. On l'a échappé belle.



Mais jusqu'au bout, Zelda TP reste le cul entre deux chaises, essayant de faire de la nouveauté avec un univers pas trop dégeulasse ainsi que des objets aussi ridicules qu'un aérouage ou un boulet (qui ne servent qu'a deux choses: évoluer dans le donjon où on le trouve et battre le boss du donjon où on le trouve - à part le grappin et l'arc qui, eux, servent toujours tout le temps) mais en essayant de multiplier les divers clins d'oeils à OoT, soit par volonté de se mettre le fan dans la poche, soit par feignasserie. Et puis bon, ce Zelda possède le pire donjon de l'histoire des Zelda 3D. Pire que le temple de l'eau. Célestia. Le level-designer de ce niveau devrait être pendu par les bijoux. Mais vraiment.

Enfin, attention: c'est un très bon jeu quand même. Là je viens d'énoncer tous les défauts. Mais niveau qualités, il y'en a beaucoup. A commencer par le reste des donjons car, Célestia à part, ils sont tous très bons. Et explorer Hyrule prend encore plus de temps, la citadelle est vivante, les quêtes diverses sont intéressantes et Midona est un personnage excessivement charismatique. Enfin, le combat final est vraiment épique. Même si j'avoue que le tout manque de Lune et de régles des trois jours.





Megaman 9. Ca fait deux semaines que Capcom l'a annoncé, et même si on sait depuis peu qu'il sortira sur PS3 et Xbox au même prix que sur WiiWare, la société semble l'annoncer prioritairement sur WiiWare, focalisant la communication dessus. Si on ne peut que tressauter d'impatience à l'idée de se refaire un Megaman old school avec des nouveaux niveaux old school, des nouvelles musiques old school, et espérons le une difficulté bien old school pour un prix pas trop abusé, reste que l'idée a tout de suite atteint au coeur ceux que ça devait cibler: les fans de Megaman sont tous ravis, tandis que les autres se questionnent sur l'intérêt de la chose, tandis que d'autres critiquent ça avec virulence (j'ai lu des mots durs comme "foutage de gueule" par exemple, sic) sans trop argumenter non plus, mis à part que comme c'est de la 2D NES, ça devrait être limite gratos. Bah oui, pour 83% des ces gens, ceux-ci ont la NES comme icône sur leur bureau et leurs jeux NES sont des dossiers téléchargés de manière plus où moins légale.



Bon, puis Mario Kart Wii aussi. Est-ce que les circuits rétros sont des hommages pour faire plaisir aux fans de la première heure ou des moyens de faire 16 circuits supplémentaires sans trop se fouler ? (bon ok je suis de mauvaise langue parce qu'il faut refaire une version à peu près pas dégueulasse de vieux circuits moches... enfin pas moches mais d'époque. Je me comprends.)







Enfin, évidemment, Super Smash Bros Brawl. Ce jeu est un musée, un porno pour nostalgiques et fans de Nintendo, presque autant que Melee car on a encore plus de trophées, on a des tonnes de vignettes hommages de jeux divers et variés (même Popeye sur Game & Watch), on a une OST démente réorchestrant -ou pas- des centaines de thèmes Nintendo, on a même Sonic et Snake. Sans compter un niveau qui remodélise tout le premier niveau de Mario Bros (en le refaisant de manière marron... Mais pourquoi donc °0° ?), un autre niveau hommage à l'époque de la 2D, le personnage de ROB et de Pit pour ceux qui s'en souvenaient encore... Plus que jamais avec ce jeu, Nintendo nous offre de la nostalgie, de la collectionnite, de l'amour du passé. Et on retrouve aussi des versions démos de jeu comme Donkey Kong, F-Zero, Zelda... ça ne sert à rien, mis à part offrir au nostalgique ce qu'il veut. Et c'est déjà pas mal.



Et on a Wario Shake It qui approche. Jeu purement en 2D, reprenant le thème des Wario Land, le sublimant pour en faire une version console qui s'annonce d'ors et déjà superbe. Plus tot, on a eu vers 2002 la réedition pour Game Boy Advance de grands classiques Nintendo genre Metroid ou Mario Bros. Pour 15€ ce qui faisait cher pour des jeux dépourvus de nouveauté. Dans Super Paper Mario, on peut rejouer au premier niveau de Super Mario Bros avec Bowser. On nous sort un Mario Vs Sonic pour rappeller la rivalité qui opposait ses deux personnages il y'a encore cinq ans. Dans Starfox Command, on rend hommage à la jacquette SNES. Apogee revient. Dans GTA IV on nous rappelle que ce jeu de puzzle, on le connaît déjà. Square Enix remet tous ses RPG de l'époque où il savait en faire sur DS. On va sortir une manette classique Wii ressemblant à la manette SNES. On ressort "Family Trainer". On reparle enfin de Duke Nukem Forever.








Ce ne sont pas des choses nouvelles pour autant, mais jamais autant de jeux ne se sont proposés pour vous faire revivre vos meilleurs moments de joueurs, jamais autant de choses n'exploitent la mémoire du joueur se -là attention métaphore leloucharde- jouant le Refrain de vos envies. Le jeu next gen ne vous plaît pas ? Prenez une Wii et revivez vos passions de gamer. La nostalgie commence à devenir un argument commercial de poids pour la Wii et Nintendo l'a bien compris. En plus d'offrir une Console Virtuelle qui vous permet même de vous offrir des jeux jamais sortis en Europe ("Toi aussi, tu peux enfin jouer à Sin & Punishment"), chacun de ces jeux se permettent, en plus d'innover dans leur coin (avec les motos, Mario Kart a plus innové en un épisode que les quatres autres épisodes réunis depuis la SNES), de ne pas oublier les vieux de la vieille en leur faisant moults clins d'oeils amusés en tapotant des coudes. Après, on aime où on aime pas, mais reste que... j'aime ça. Même si j'avoue que mon enfance a été beaucoup plus Sega que Nintendo. Enfin, reste que jouer Sonic dans SSBB je pensais pas que ça me ferait... autant plaisir. Mais vraiment. Donc tant pis, exploitez ma mémoire (maigre certes) autant que vous le voulez, j'aime ça. Maintenant sortez un Sonic type 16bit sur WiiWare. Et violez mon portefeuille. Mais cela n'est pas limité qu'a la Wii, Sony et Microsoft proposent aussi le coté Console Virtuelle sur leurs consoles, mais étonnamment, ce n'est pas le centre de leurs boutiques et c'est loin de se retrouver ailleurs. C'est pour cela que j'ai un peu mis de coté ces compagnies dans cet article. Je serais pardonné je pense.



J'avoue qu'au départ je voulais juste parler de Zelda TP, mais en cours de rédaction je suis parti sur tout le coté corde nostalgique qu'on utilise en ce moment. Et tant qu'a passer un message: si vous arrivez à choper un tome de Magical Jan Ken Pon, feuilletez le et achetez le si vous aimez. Cette bande dessinée est vraiment excellente - mais sera placée partout en rayons mangas.

14 juillet 2008

Alone in the dark (wii)

Par Codak

Messieurs, aujourd'hui nous allons tous ensemble cracher sur un jeu.

Je me suis bien fait avoir... 99 CHF pour cette pure daube... Comme beaucoup, j'attendais peut-être un peu trop de ce jeu. Oh, pas énormément quand même, mais certaines choses m'intéressaient bien. Malheureusement je ne suis jamais tombé d'aussi haut ! Il n'y a tout simplement RIEN à sauver dans ce jeu (mis à part les musiques, mais cela semble être une commande, donc pas réalisé en interne chez atari). Ce jeu ne mérite même pas un test !

Mais pour que vous ne tombiez pas dans le même piège que moi, voilà un florilège de scènes/idées/gameplay loupés de ce jeu. A la manière d'un « récapitulatif des plus et des moins » de fin de test, mais forcément sans les plus.

Les moins :

Les sons. Commençons par les sons. Ceux-ci sont tout simplement affreux (le bruit de la voiture O_O ) si ils ont au moins la chance d'être présent. En effet, il n'est pas rare de se retrouver (entre autres bugs sonores) dans un tremblement de terre absolument silencieux. Expérience pour le moins étrange...

Les épisodes. Oui, j'aurais peut être dû commencer par ce point. On touche ici à la plus aberrante idée de toute l'histoire du jeu vidéo : un jeu en épisode ! En gros, le jeu est séparé en dix épisodes que l'on peut jouer sans conditions dans l'ordre que l'on veut. Donc si l'envie vous prend, vous pouvez commencer l'aventure depuis la fin directement... WTF ? Quel est l'intérêt ? Mais le pire dans tout cela c'est que si je veux terminer ce « jeu », je vais être obligé d'utiliser cette fonction car je suis coincé dans le « chapitre » 7 : Tout au long du jeu vous aurez plein d'informations contextuelles sur quoi faire et où (ouvrir une porte, sauter sur une corniche, etc...) SAUF dans cette PUTAI* de séquence de l'hélicoptère où un mur invisible vous empêche de monter jusqu'en haut d'une falaise ! Oui, on parle de linéarité et j'y viens.

La linéarité. La linéarité de ce jeu est effarante. Il n'y a tout simplement rien à chercher, rien à faire de plus que ce que le « scénario » dicte. Si vous ne faites pas EXACTEMENT au moment PRECIS l'action DEFINIE, impossible de continuer. Un exemple ? La scène du parking : vous avez un extincteur, il y a du feu. Extincteur + feu = feu éteint. SAUF en haut du parking. Une rangée ridicule de flammes reste impossible à éteindre et infranchissable. La seule manière de passer ce feu de camp est de conduire une voiture (argl... ce son !) au travers.

Le gameplay. Mauvais mauvais mauvais ! Même s'il y avait quelques bonnes idées, rien ne marche ! J'ai presque fini le jeu et je n'ai encore jamais réussit à ouvrir mon inventaire ! Ceci est une indication de plus sur la profondeur du titre.

Les armes. A quoi me sert un flingue alors qu'une chaise est largement plus efficace sur les ennemis ? De toute manière à quoi me sert de tuer les ennemis puisque qu'il y a :

L'A.I. désastreuse. Si vous ne voulez pas buter du mort pas de problème : la plupart du temps ils ne vous détecteront même pas ! Et s'ils le font, il y aura une chance sur deux pour qu'ils se coincent dans un mur ou dans un pilier... Flippant !

Les décors. Brrrr... Rien à dire, tout est bof, beurk ou mouais. Plus que les décors, c'est en fait toute la modélisation qui est franchement mauvaise...

Durée de vie. Une poignée d'heure. Vous n'y reviendrez pas...

Le feu. Un élément fortement mis en avant… Certainement meilleure sur 360 et ps3. Mais s'il est utilisé de la même manière que sur Wii, attention les dégâts... En gros, jusqu'au chapitre 7, je n'ai utilisé le feu que deux fois : Une fois pour brûler un tas de ... « trucs » humainement franchissable et une fois pour sortire d'un bâtiment : alors que la porte de sortie est bloquée (incident qui ne semblait pas poser de problème dix minute plus tôt puisqu'il suffisait de défoncer ce genre de porte), le héros ne trouve rien de mieux que de foutre le feu partout autour de lui pour sortir. Logique ! D'autant que le NPC qui l'a suivi dans le bâtiment y reste bloqué. Mais il ne crie ni ne bouge pas, donc cela ne doit pas lui faire mal.

Les NPC. Aïe ! Ici on touche un point vraiment bâclé (encore plus que tout le reste). Outre le fait que ceux ci sont inintéressants et aussi charismatique qu'une brique, ils ont également le privilège d'être tout aussi mal modélisé que le reste... Mais bon, si ce n'était que cela ! Apparemment les développeurs n'ont pas trouvé nécessaire de leurs donner plus de deux/trois animations différentes. Et comme il s'agit de second rôle pour la plupart, cela donne des situations à pleurer (un perso assis de la manière la plus neutre qui hurle « au mon dieu ! Ils vont nous tuer ! »). Le paroxysme du ridicule vous frappera à la scène de la « salle 943 », sorte de laboratoire secret absolument improbable, où un personnage vous conseillera (j'ai pas trouvé de meilleur terme) de quitter la salle en vitesse et ceci avec une voix un peu étrange. On s'exécute puis on est surpris que ledit NPC ne nous suive plus... Puis après une brève réflexion on se dit que peut être elle était en train de se transformer en zombie, sans réelles raisons ceci dit, et que cela expliquait sa voix différente. Mais bon, comme les développeur n'ont pas voulu bouger leurs culs, rien n'était clair, rien n'était montré.

*****


En conclusion nous avons ici un jeu bâclé de bout en bout... il fallait faire une version Wii en vitesse et l'on sent que personne dans l'équipe n'y croyait vraiment. Il n'y a aucune passion dans ce jeu. On a un truc plat dans les mains, sans aucune saveur.
Alone in the Dark porte bien son nom car si vous l'achetez un jour, vous vous sentirez bien seul...

Quartier Libre ouvert !

Hop là. Pour fêter les six ans du site, et un peu en retard à cause de JE, voilà le retour du Quartier Libre. Ca veut dire que jusqu'à dimanche prochain, vous pouvez écrire vos propres articles, juste là, ici. Dans cette colonne, quoi.

Vous allez dans la zone admin à gauche, vous mettez lectorat en nom d'utilisateur et samantha en mot de passe, vous ajoutez un billet avec du html pour les liens (ou alors vous utilisez les boutons au-dessus du texte, on est pas sectaire) et pis voilà. Si vous avez des images, hébergez-les quelque part sur le Net, ici c'est pas les Soeurs du Bon Secours. Et comme y'aura pas mal de monde qui va utiliser ce compte, je vous conseille d'écrire votre texte sur votre ordi avant de le copier/coller dans l'éditotaku.

L'an dernier, la semaine du Quartier Libre a donné ça. Et non, y'a pas de censure. Ca se passe aussi chaque année à Noël.

Donc voilà, et amusez-vous bien !

13 juillet 2008

StarFox Command


Merci David Taborda.


StarFox sur SNES et StarFox 64 sur N64 (respectivement StarWing et Lylat Wars en Europe) sont de bons jeux. La preuve : tous ceux qui y ont joué sont devenus fans de la licence. J'ai la flemme de vous parler du Star Fox 2 annulé sur SNES et des épisodes comme StarFox Assault ou StarFox Adventures. Là, on parle de StarFox Command, sorti de son blister plus d'un an après son achat parce que la DS crève la dalle. Allez hop, Nouvelle Partie et en avant.



Ahhhh, la bonne vieille jaquette SNES retouchée sans être trop vulgaire. On caresse le vieux fan dans le sens du poil et ça coûte rien.



Tiens, nouveau méchant qui remplace Andross ? Tsss. De gros poissons pas bien charismatiques qui font penser à la race de Jar Jar dans Star Wars.



Hééé merde. Le coup de l'équipe séparée avec nos héros qui sont devenus fermiers. Comme dans Wing Commander IV et 24 et tous ces trucs de "c'était pas ma guerre colonel, maintenant j'ai des chiens de traîneau et j'en ai rien à foutre de Shadow Moses".



Quels sourcils ! Ah, les "problèmes" du "cours de sa vie". Le saviez-vous ? Ce genre de phrase suffit pour déclencher une tonne de fanfics slash...



... surtout quand on ajoute ça juste après.



PEPPY AVEC DES MOUSTACHES ! Attendez, le viol de vos souvenirs n'est pas terminé.



Oh mon Dieu.



Oh putain non, pas Krystal, pitié. Et toujours ces sourcils. Mais ce crayonné pseudo-Crayola, on dirait le coloriage d'une photocopie faite par maman qui a utilisé la photocopieuse du boulot sur la jaquette de StarFox Adventures pour que les mioches arrêtent de manger ces foutus feutres.



Okay, là, nous sommes vraiment entrés dans le domaine du dessin de fanfiction. La gamine qui bouffait ses Crayolas a maintenant quarante ans, dix chats, une fausse couche et trop de cosplays en papier crêpon dans son placard. C'est là que je ne pige pas un truc : je pensais que quand Nintendo confiait une de ses licences à un développeur tiers, cette dernière était accompagnée d'un cahier des charges épais comme le Coran. Alors, pourquoi ce foutoir, cette dénégation massive de nos héros, qui font penser que nous assistons à un mauvais fantasme de nerd ?



ಠ_ಠ ?!

Mais merde quoi. StarFox méritait mieux que ça.



Pendant ce temps :
Ce soir, c'est le Quartier Libre d'été ! Pendant une semaine, vous pourrez poster ici même vos propres textes ! Je résume : ici et sur le canal IRC (#editotaku@irc.worldnet.net, dès 21 heures), on poste un login pour accéder à la zone Admin, sur votre gauche. Ensuite, vous accèderez à la jolie interface que j'utilise pour poster tous ces textes. Pensez à signer votre texte au début (sous le titre !) et si vous avez des images à ajouter, utilisez pix.nofrag.com ou un autre système d'hébergement. Comme pas mal de gens passeront en même temps, je vous conseille d'éditer votre texte dans votre logiciel habituel (code html évidemment accepté pour les liens et la mise en page), et de vous connecter uniquement lors de la publication.
N'oubliez pas d'indiquer la catégorie de votre article (jeux vidéo, japanime ou autre) et de mettre un lien vers votre site web si vous en avez un ! Il sera publié sans filtrage et apparaîtra sur les aggrégateurs habituels. Bref, que du bonheur. Pour avoir une idée du niveau, vous pouvez trouver les anciens Quartiers Libres dans les archives dans les mois de décembre (pour Noël) et Juin (anniversaire de l'édito). A ce soir !

09 juillet 2008

Japan Expo 2008 - Compte-rendu



Il y a toujours des trucs dont je veux vous parler sans jamais oser le faire. Là par exemple, je fais référence au soft power économique du Japon, sujet si vaste que je ne pourrai jamais écrire un article dessus. Je le sais, parce que j'ai déjà essayé, et qu'à chaque fois, je réalise que le format ne correspond pas et qu'il faudrait que j'écrive un livre sur ça.



L'idée de base étant : le Japon, pays démilitarisé et dénué d'un moyen de pression "dissuasif" dans sa diplomatie, trouve d'autres moyens pour convaincre le reste du monde dans sa diplomatie internationale. Un de ces moyens, c'est cette culture visuelle moderne dont nous parlons sans cesse dans cette colonne, les jeux vidéo et les animes/mangasses. Il s'agit d'économies purement nipponnes, dont chaque dollar, euro ou autre devise monétaire tombent directement dans le panier du pays. Toutes les boutiques spécialisées et rayonnages de Fnacs sont autant de tirelires japonaises. Nolife est une chaine entièrement dédiée à ce pays, et je m'étonne que le ministre nippon des affaires étrangères n'ait pas encore investi dans cette voix du peuple. Je ne développe pas davantage parce que je vous l'ai dit, si on commence à parler de ça, on en fait un bouquin - essayez aussi de vous abstenir dans les commentaires.



J'ai parlé à des potes mariés à des japonais(es), dont les conjoint(e)s étaient parfaitement catastrophés de cette convention soi-disant axée sur la culture Japonaise, et qui n'était en fait qu'un repaire d'otaques. Les rarissimes éléments sur le pays étaient assurés par des organismes commerciaux, comme des cours de langue par des écoles qui faisaient leur promo ou des présentations de villes nipponnes dont l'office de tourisme occupait un stand. Les organisateurs n'ont fait que vendre - très cher - du mètre carré, et tant pis pour les activités que personne n'a voulu payer pour s'en occuper. Partout des magasins, nulle part de la culture. Ah si, un espace de conférence coincé quelque part entre la salle de concert et les vendeurs de fringues gothiques. Quelle hypocrisie.



Autre hypocrisie, la soi-disant lutte contre les contrefaçons. Toutes les boutiques de la honte étaient présentes, en face des stands d'éditeurs français qui avaient une vue directe sur les posters délavés et les peluches mal cousues. Abysse Corp et Cosmic Group, principaux importateurs des figurines Good Smile, Kotobukiya et compagnie, ne tarissaient pas sur leur lutte contre les faux. Pour eux, tous les revendeurs qui prétendent que leurs produits sont nippons mentent et n'ignorent pas la provenance réelle de leur came ; pas de péché par ignorance, que des escrocs. Les organisateurs mettent des affiches prétendant qu'ils boycottent la contrefaçon, tout en recevant chaque année les mêmes arnaqueurs - pourvu qu'ils paient leur stand. L'argent n'a pas d'odeur.

Le message de fin de Japan Expo 2008 sur le site officiel vous invite déjà à acheter les tickets pour la convention d'hiver.

Remarque, heureusement que l'argent n'a pas d'odeur, parce que même après cinq douches, je serais encore empuanté après cette convention. Les éditions Pika, qui ne vendaient pas d'avant-premières ou d'exclusivités, mais dont la file d'attente pour le tiroir-caisse faisait deux fois le tour du stand. La boutique Ankama, avec une queue que j'estimais entre 70 et 100 mètres de long. Les revendeurs de contrefaçons (encore eux) aux prix qui feraient passer Junku pour des bienfaiteurs. Les fringues pour gothic-lolitas que j'ai cru que les prix des paires de chaussettes ils étaient écrits en francs français d'avant l'euro. Et l'organisation Japan Expo, avec des stands gros comme une cage à hamster qui étaient loués pour un montant à quatre chiffres - avec le premier qui change si on demande une prise d'électricité.



Mais tout cela, je le savais déjà. C'est pour ça que je ne vais pas à Japan Expo. Cette année, je m'y suis retrouvé après avoir écrit qu'on m'a forcé à venir. Lisez le résumé d'Axel Terizaki, qui ne cache même pas qu'il m'a fait chanter. Par contre, il oublie de préciser qu'il a fourni l'hôtel, l'entrée et l'accès VIP pour entrer sans faire un gramme de file d'attente. Grâce à lui, j'ai pu dire à Marcus que je le suis depuis Tilt Microloisirs, j'ai pu dire merci à Tanuki-sempai d'Ankama pour avoir sauvé Nolife, merci à Cyril Lambin pour Nadia, rentrer en RER avec Cédric Littardi, m'incliner devant le producteur de Green Green, dire à Tetsuya Tsutsui tout le bien que je pensais de son oeuvre (pendant que Mega69 me faisait gruger la file d'attente de la dédicace), parler avec Omar Boulon (accompagné de Gringo et Emile Zoulou) de notre petit différend, photographier Katsuni (*) et j'en passe. Au final, une seule personne a refusé de me serrer la main - Pierre-Alexandre de Nolife, à cause de ça.

Le producteur de Green Green était sur le stand de Mangagamer.com, un site qui va vendre des jeux hentai en téléchargement pour l'Europe, traduits en anglais. On en reparlera.



Mais c'est sans parler de tous les lecteurs de l'éditotaku ; merci énormément parce que sans vous, je serais probablement tombé dans un hachoir à viande au détour d'un stand de fanzines yaoi. Les anonymes ("j'ai jamais mis de commentaire et je suis jamais passé sur IRC mais je te lis depuis x années"), les vicelards ("t'avais pas dit que tu venais pas ? Qu'est-ce que tu fous ici ?", on me l'a dit plein de fois), les sympas ("tiens, faut absolument que tu voies ce truc et y'a quelqu'un que tu dois rencontrer, je vais te présenter")...



... et il y avait les autres. Les organisateurs de BulleJapon qui faisaient le cosplay en choisissant la musique au hasard, ornant un groupe Final Fantasy du générique Naruto. Les gamins qui achètent des contrefaçons parce que c'est moins cher. Et les free hugs, Seigneur Dieu Tout Puissant, les free hugs. Agressions permanentes, braillant à tout va et errant en va-nu-pieds, qui ne sont finalement acceptés que par leurs pairs. J'en ai vu qui étaient là rien que pour ça, comme s'il était nécessaire de voyager en RER, payer douze euros, attendre dehors rien que pour arborer sa pancarte. Intelligence, personnalité et identité sont portées disparues.



Exelen m'avait dit qu'en revenant du Japon, son plus gros choc culturel était de voir les cosplayeurs déjà déguisés dans le métro. Beaucoup apportent encore leurs costumes dans une valise, mais c'est un usage qui semble se perdre. Le samedi soir, on les voyait en plein quartier des Pyramides, toujours empaquetés dans leur spandex. Ignorants qu'une convention est un espace clos de non-droit social, où un groupe de personnes partageant un intérêt commun se réunit pour faire ce que bon lui semble, hors des obligations de la société, et qu'il est déplacé de vouloir prolonger cela à l'extérieur. Que les japonais, ceux dont je citais plus haut l'écoeurement face à la parodie de culture nipponne vendue comme "convention sur le Japon", ne peuvent que s'effarer devant ces oreilles de chats roses dans leurs échoppes. Entre deux bols de nouilles, une comparaison en négatif photographique : vous ouvrez un vrai restau français à Osaka, avec du coq au vin et du fromage qui pue, et vous voyez débarquer des japonais cosplayés en ch'tis, avec bérêt et bicyclette, ou pourquoi pas, en Jacqouille la Fripouille. Votre réaction est celle des pauvres nippons de la rue Sainte-Anne. Mais ça, les free hugs et les cosplayeurs qui ont oublié l'usage du vestiaire, ils s'en foutent. Pour eux, Japan Expo, c'est le week-end qu'ils attendent toute l'année, celui où ils pourront ne pas se laver pendant quatre jours, manger au Courtepaille en kimono, attendre le bus pieds nus, porter une jupe par-dessus leur bite dans les rues de Villepinte. JpopTrash n'est pas un site parodique, j'ai pu le vérifier de mes propres yeux.



Rukawa et Tetho me le disaient : tu dois venir à Japan Expo, ne serait-ce que pour justifier ta mauvaise foi sur cette convention. Ils arpentaient les conférences de presse, posant à Yoshiyuki Sadamoto des questions sur Route 20 ou Daicon IV, juste avant webotaku qui lui demandait quel était son manga préféré. Degré zéro du fan, scantradeurs de Naruto à tous les étages, Game One représenté par un seul caméraman (même pas accompagné d'un journaleux) qui n'a fait que des cadrages génériques.



Tiens, en parlant de ça, j'ai pas fini la vidéo, mais je vous mets quand même cet article en ligne. Surveillez l'éditotaku, je vous préviendrai quand je l'ajouterai à cet article (mise à jour : c'est fait). En attendant, allez vous créer un compte sur mangagamer pour télécharger la démo de "My sex slave is a classmate" (juste à coté de "Da Capo" et "Suck my dick or die!") et réfléchissez à ce que vous allez écrire pour le Quartier Libre d'été qui commence ce dimanche.



Album photos

Reportage vidéo



Résumés de la team Blogchan/Sama :
- Animint, en deux parties,
- Amo,
- Corti,
- Axel (album photos de haruhi.fr) ,
- Arez,
- Rosalys,
- Kamui,
- nyoronyolo.

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