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Jesus Christ is in Heaven Now

18 avril 2004

Singles VS Sexy Beach 2

Le Canard PC de cette semaine offre deux pages et sa couverture au jeu cochon de chez Ubi Soft, pour un résultat franchement foireux (5/10 dans la gueule). En résumé, c'est aussi chiant que les Sims et aussi érotique qu'un film du dimanche soir sur M6: ça ne baise que si l'appartement est fourni en mobilier hors de prix et qu'on garde une haleine fraîche. Et après, on dit que les meilleures choses dans la vie sont gratuites! Allez savoir si influencer les faits et gestes d'un couple pendant des heures peut être considéré comme un jeu vidéo; j'ai ma réponse depuis longtemps. Pour en revenir à Singles, il faut juste garder en tête que le marketing racoleur vendra quelques copies mais que c'est loin de tenir ses promesses.
Aux antipodes de Sexy Beach 2 en fait, où n'importe quelle fille est emballée en 15 minutes chrono... Mais dont le gameplay se résume à faire tourner la caméra autour d'un modèle 3D en secouant honteusement la souris de temps en temps. Les deux jeux ont la même finalité, sont ennuyeux chacun à leur manière et n'ont pas de vrai défi; l'un se concentre sur le cheminement vers un objectif et l'autre sur le but proprement dit. Y-a-t'il quelque chose de comparable dans d'autres jeux vidéo? Peut-être l'éternel débat entre RPG occidentaux (création du personnage, vivre l'histoire à sa manière) et orientaux (personnages imposés, vivre une histoire), et encore... Ou d'une façon plus générale, une des grandes questions sur notre média favori et ses méthodes de narration: le joueur doit-il être acteur d'une pièce de théâtre, ou devrait-il avoir son mot à dire, que ce soit sur le déroulement ou la fin de l'histoire? Quel est le véritable sens de l' “interactivité” pour un jeu?

17 avril 2004

Conspirations

Rien à faire: le film live action de Boogiepop Phantom (ça a ses fans et aucune chance de débarquer ici, alors hop) m'est aussi incompréhensible que la série. C'est le genre d'oeuvre qui a été pondue avec une logique totalement différente et défiant complètement celle de pas mal de spectateurs, à la manière des univers oniriques à la Myst ou Zork. Ou les films alternatifs des années 60, ou les images où il faut loucher pour y voir quelque chose. Si votre cerveau ne trouve aucun moyen de décrypter ça, aucune chance, ça ne viendra sûrement pas avant fort longtemps; pas de quoi en perdre le sommeil non plus, on est d'accord là-dessus. Dans le même genre, d'aucuns ont réfléchi sur l'affaire Goldorak... Un autre exemple de ces logiques défiant l'entendement communément acquis: pourquoi au début de leurs séquences de transformation, les Sailor-senshis mettent du vernis à ongles? Quelques secondes après, des gants apparaissent!

Toujours au fait de ces diverses manipulations orchestrées par des manitous qui manient tout, j'ai enfin pu mettre la main sur le film Wasabi. Oui, le truc par le réalisateur de Taxi et avec Jean Reno dedans. Pas maté le long-métrage en soi, mais uniquement le générique de fin et une scène aux alentours des 50 minutes. Ceux qui l'ont vu savent de quoi je parle, puisque tout le monde y fait référence en voyant mes tapis Dance Dance Revolution: Jean Reno et Michel Muller s'essayant à la borne d'arcade.
Après vérification, voici sans aucun doute le plus long topo que vous aurez l'occasion de lire sur une séquence probablement aussi oubliable que le film lui-même (je vous rappelle que je ne l'ai pas vu!). La scène s'ouvre sur une BMG de remplissage pour musicien fatigué, genre “beat downtempo sur synthé Fisher-Price”. La caméra fait quelques plans sur la salle d'arcade (on voit House of the Dead, avec les bruitages remplacés par des sons de pistolets laser!) alors que Reno, Muller et Ryoko Hirosue débarquent, cette dernière en sautillant dans l'escalier avec ses platform boots. Reno: “C'est normal qu'il y ait autant de jeux dans une boîte de nuit?” Présentation des figurants qui font connaissance des français: de parfaits stéréotypes des japoniais, qui font des poignées de main toutes bizarres. En fond visuel, deux bornes de Dance Dance Revolution 5th Mix. Les jeunes invitent Reno à monter dessus, qui refuse: “Ah non, j'ai un peu mal au genou...” Maintenant je comprends d'où vient cette excuse ressortie si souvent par ceux qui ne veulent pas essayer. Finalement, il se lance, et le morceau choisi est “Dive” quand même de niveau 4, on peut choisir mieux pour un débutant! Suivant les plans de caméra, les flèches ne correspondent pas toujours à la chanson et la musique est mise au premier plan sonore. Du coup, ça fait tilt dans ma tête: Dive est le morceau des BeForU, un girls-band créé de toutes pièces par Konami uniquement pour la promo de DDR, et qui était composé de quatre thons chantant horriblement mal, soit dit en passant. Nan, sérieusement: un quatuor de casseroles, et pourtant, entre J-Pop, J-Rock et J-House, j'en ai bouffé de la J-shit! En tout cas, si Konami tenait vraiment à faire la pub de son jeu, il ne s'y serait pas mieux pris.
L'acteur français suit les flèches, appuie sur les flèches... Et un gros “FAILED” apparaît sur l'écran: Reno a perdu. Ryoko Hirosue (qui avait appris tous ses dialogues français en phonétique pour les ressortir par coeur) lui dit que “c'était très bien pour un débutant”, phrase standard n°32 qu'on ressort à toute personne qui vient d'essayer. Il descend de la borne, et les jeunes exhortent à présent Michel Muller d'essayer... Quand il se décide, c'est encore Dive qu'on entend. Mhhhhh. Notons également qu'il s'en sort mieux que son collègue. Quand on vérifie le générique de fin, consternation: aucune référence à Konami ou à BeForU, même dans les chansons utilisées ou les marques aperçues dans le film! Sont pourtant cités de gros noms nippons comme DoCoMo ou Japan Airlines... Bah; bornons-nous à croire à une énième théorie conspirationniste, ça sera plus simple que de chercher la version japonaise du film pour regarder son générique.

15 avril 2004

R.o.D. The TV

Whee, on se décide enfin à écrire un article sur la fin de cette série... Tout arrive.
26 épisodes scénaristiquement bien équilibrés, sans bouche-trou et avec un beau final. Certes, la qualité de la production s'est quand même essoufflée sur le dernier quart: c'était particulièrement visible sur l'animation, contrastant avec les seiyuus qui ne se sont jamais relachées. Avoir une image un peu fade et un vocal superbe, tout le contraire de ce que les doublages français nous ont fait subir, ça surprend... Enfin. A part ça, le côté technique était plus que correct: couleurs nettes (à part les backgrounds un peu baveux), musique jazzy toujours aussi sublime (Taku Iwasaki!), openings et endings retouchés.
Côté scénario, le grand univers RoD continue à se fournir tout en s'embriquant avec ce qui existe déjà: six romans, quatre mangas (plus deux de Read or Dream), une OAV en trois épisodes, un CD de dramas... Et on pourrait s'arrêter là. Tout fan que je suis, autant j'en redemandais après l'OAV, autant on peut penser que tout a été dit après cette série TV. Chaque personnage a eu sa dose d'antenne (à part Maggie peut-être? Mais cela colle à son personnage fort taciturne et discret), et j'ai eu ma dose de saignements de Nenene.

Episode préféré? Le 9 (“Le Crépuscule des Ténèbres”), où les soeurs Paper croisent le chemin de Drake Anderson dans un onsen. On y trouve tout ce qu'il faut (y compris de la nudité) et c'est le moment où l'on commence à comprendre que les rôles de chacun ne sont pas aussi clairs qu'on le croit - le tout bouclant sur une ambiance bien sombre qui tranche avec le début plus léger de la série.
Mention spéciale pour un passage de l'épisode 24, où Yomiko Readman tente de réconforter Anita: le genre de rôle confié à n'importe qui d'autre que la pire biblio-maniaque du monde, et elle s'en sort pourtant très bien; toujours est-il que je ne m'y attendais pas du tout.

A la façon du feeling RoD croisant les vieux James Bond aux pouvoirs surnaturels, la trame emprunte des canons de Japanime tout en réfléchissant sur des thèmes peu communs pour ce média. On trouve donc de classiques manipulations génétiques ou légers conflits familiaux (et même quelques tentacules!) face à des réflexions sur le savoir ou la paix. Qu'est-ce qui est mieux, des peuples éternellement en guerre car ayant des cultures différentes, ou un monde en paix n'ayant qu'une seule connaissance universelle? Il est même question dans un épisode d'un langage commun, faisant penser à la novlangue de 1984. C'est une marque de fabrique (en voie de disparition?) de l'animation japonaise d'avoir des opposants aux héros qui ne confinent pas au manichéisme stupide, mais qui ont des raisons précises et valables pour casser des dents: RoD TV en est une illustration. Le camp en face des soeurs Paper démontrera jusqu'au dernier épisode un fanatisme bien plus compréhensible que malsain; ça fait réfléchir et c'est tant mieux.
Et puis tiens, parlons-en, de ce final, et tant pis si je dois jouer de plus belle sur la corde raide pour en dire le plus possible sur un anime tout en en dévoilant le moins possible. La série TV a opposé sa progression lente de 26 épisodes aux trois épisodes de l'OAV pleins comme des oeufs; les formats sont différents, ainsi sont les buts, et les deux dernières fournées le prouvent - pareil pour les 2 à 4, on a connu des débuts plus énergiques pour garder son public... Alors que tout le monde s'attend à 2x25 minutes d'explosions dantesques (à l'image des 12 et 13 de milieu de saison) et même si leur quota réglementaire est rempli, une bonne partie du dernier opus est dédiée à ce qui sera la clé de leur réussite: les livres. Jusqu'au générique, les auteurs tenaient à rappeler que c'était le sujet premier de RoD et que les explosions n'étaient que secondaires. Tant mieux; on a trop l'habitude de subir l'inverse.

13 avril 2004

Nell a chopé un gros cul!


(Advance Wars)


(Advance Wars 2 - Black Hole Rising)

11 avril 2004

Super pratique pour composer un numéro

Premières images de la N-Gage 2. Quand on sait combien Microsoft, sony ou Nintendo gardent le mystère le plus complet sur le look de leurs prochains bébés (quelqu'un a vu la Nintendo DS/Nitro?), c'est marrant de voir combien Nokia est désespéré d'un peu d'attention au point de multiplier les fuites volontaires. On ne sait pas encore s'il s'agit d'une nouvelle génération ou d'une mise à jour de la première console (à la GBA SP).
Notez également les différences entre les testeurs de chaque compagnie: Microsoft avait pris un gorille pour essayer le premier pad Xbox. Nokia avait choisi Edward aux mains d'argent pour approuver le N-Gage aux si petits boutons. Il semblerait qu'à présent, ils demandent leur avis à des Mogs: pour que les touches soient si proches du bord, il faut vraiment avoir des doigts très courts.

LOL de la semaine: une pétition pour que Nokia fasse des efforts sur le projet N-Gag... 700 signatures au moment où j'écris ces lignes, et c'est pas prêt d'atteindre le millier.

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