24 avril 2004
Raison n°3875 de pucer sa console
Entre nous, nombreux sont les jeux en vente libre de par chez nous qui autorisent à séparer la tête du corps; surtout qu'en France, on avait l'habitude.
Par Raton-Laveur le 24 avril 2004, 01:45 - Jeux vidéo aucun commentaire
23 avril 2004
47!
Comment patienter sagement? Ben par exemple, participer à la Beta ouverte de Lineage 2, ou Saga of Ryzom... NON! PAS RYZOM! Déjà, parce que c'est de chez Mamadoo Interactive, donc le poulain qui remplacera Dark Age of Camelot, devenu le pokémon-land des MMORPG. D'habitude dans un RPG, les premières bestioles qu'on dérouille pour se faire quelques points d'expérience sont des rats, ou des lapins, ou que sais-je... Dans Ryzom, ils ont pris des raton-laveurs. Bande de cons. Outre les considérations écologiques que cela met en doute (croyez-le ou non, le jeu est présenté comme ayant la main verte), c'est presque métaphysique d'être un humain qui est raton-laveur qui a un avatar humain qui tabasse des raton-laveurs. Avoir des jeux vidéo où votre avatar est directement un Tanuki permet de sauter les étapes et évite de se poser des questions qui font mal à la tête sur la séparation virtuel/réel.
Par Raton-Laveur le 23 avril 2004, 23:44 - Jeux vidéo 7 commentaires
22 avril 2004
Si vous n'avez pas GameOne, il sera dispo en téléchargement samedi sur leur site. Mais ça sera moins sexy qu'à la télé.
Notez que je suis pas un grand fan des F5, mais bon, faut bien rentabiliser le satellite... Et G1 avait diffusé les bitoman il y a quelques années, qui eux passaient largement plus pour de vrais amateurs (avec toujours Alex Pilot à la réalisation). Il suffit de voir les effets spéciaux et les moyens engagés sur les épisodes 3 et 4 de F5 pour se convaincre que c'est plus du semi-professionnel qu'une bande de potes qui s'amusent avec une DV...
EDIT: Voilà, c'est vu, plus qu'à attendre deux années pour le cinquième et dernier. C'était clairement du travail de pro, mais également bonnard!
Par Raton-Laveur le 22 avril 2004, 20:18 - Japanime aucun commentaire
21 avril 2004
Tenjou Tenge
Basé sur le manga d'Itô Ogure (davantage connu sous le pseudonyme-jeu-de-mots “Oh! Great”), qui a bossé sur Himiko Den - une saga en jeu vidéo PSX, manga et anime en 13 épisodes au générique sublime - et beaucoup de hentai. La version papier de Tenjou Tenge, qu'on pourrait traduire par “Ciel et Terre”, est dispo chez nous aux éditions Generation Comics (cher!) sous le nom “Enfer et Paradis”... Mouais, et en plus c'est édité dans le sens de lecture occidental.
Quelques mots sur l'histoire avant d'aborder l'anime proprement dit: TenTen entre dans la catégorie délaissée de la baston à l'école - d'autant plus après le scandale Ikkitousen. Deux yankees tentent de prendre les rênes du pouvoir dans une école de trop, celle qui est pleine de brutes en arts martiaux... Ils se retrouvent au milieu d'une guerre entre le club de Jyuuken (une technique qu'on voit dans plein d'animes, dont Naruto) et l'autorité scolaire du coin, un groupe d'élèves sadiques chargés de faire régner l'ordre. Tenjou Tenge m'avait également fait craquer pour combiner pas mal de choses propres aux animes mais qu'on voit rarement ensemble: les étudiants ont des katanas? Et ils peuvent lancer des boules de feu? Les filles ne sont pas trop niaises et prennent des douches? Il y a une vraie progression dans l'histoire? Et ils ont même des scènes de berserk ou des pouvoirs surnaturels?! Où est-ce qu'on signe? Evidemment, on voit jamais un prof et ils ne vont jamais en cours, mais c'est le genre de constat tellement commun qu'on pourrait en faire une loi des animes.
Du coup, parlons-en un peu, de cette version animée. Evacuons tout de suite la grosse déception: malgré la production de chez Mad House, ce n'est aussi beau que du X Clamp ou du CardCaptor Sakura... Car c'est sous-traité aux coréens! Les américains ont l'habitude de faire ça, les japonais s'y mettent: notez que c'est le cas de Naruto depuis sa troisième saison, et que le principal élément qui "trahit", c'est les visages. Là c'est pareil: c'est plus que correct dans l'ensemble, mais les traits un peu gras pour les bouches et le nez, les yeux parfois trop plats, la disposition de la ligne de front, font parfois tilter. Faut vraiment être maniaque pour voir ça, je vous l'accorde. A part les faces, tout bouge vraiment bien et c'est le principal.
En fait, là où j'attendais cet anime au virage, c'était sur la censure; Get Backers avait été complètement édulcoré et perdait tout le punch du manga. Oh! Great a cet indicible talent de dessiner des héroïnes qui portent un habit d'écolière sur une page, un kimono à la suivante, et du cuir à la troisième (et parfois plus rien à la quatrième, mais c'est autre chose). Les scènes de baston sont relativement sauvages, l'ambiance n'est pas toujours très légère, le fan service y est parfois pervers: un bon seinen trop susceptible de se faire saccager pour ratisser un public plus large à la télé.
Et là, joie: c'est très fidèle, et les coupes se limitent au minimum syndical pour passer sur le petit écran! Les filles portent des soutifs quand leurs vêtements se déchirent, le déroulement de l'histoire est plus chronologique pour être plus facile à suivre, et surtout... Les bagarres sont encore plus violentes, et ça en devient jouissif. Tout du moins, c'est ce que l'on a pu constater sur pièce avec ces trois épisodes, relatant le premier volume du manga: le combat Souichirou/Takayanagi, déjà sanglant dans la version papier, passe carrément au stade de boucherie.
En voilà une version animée qu'elle est bien! Qui plus est, les génériques ayant beau sentir le travail visuel bâclé, j'en suis devenu accro...
Par Raton-Laveur le 21 avril 2004, 22:08 - Japanime 14 commentaires
19 avril 2004
Oubliez pas
La légende du Serpent Blanc, le film carrément à l'origine de la carrière de Miyazaki, est en salles depuis mercredi dernier. Un film à l'origine de tant de choses et d'énergies déployées, quoi. En parlant de cela, cette motivation, ces efforts, ces réalisations et toute l'aventure humaine que représente l'animation nipponne... J'ai senti pendant un petit moment la place que j'y occupais.
C'était il y a à peine deux semaines, devant Kiki's Delivery Service sur grand écran (et pas dans un petit cinoche de banlieue!), que j'avais déjà vu il y a quelques années sur une VHS américaine fansubbée à l'ancienne (sous-titrages faits à l'Amiga). Et là, 15 années après sa création, Kiki était en train de voler sur son balai dans une salle de cinéma français. Parce que Disney avait les droits. Parce qu'ils diffuseront tout le catalogue Ghibli. Parce qu'ils ont jugé que c'était rentable. Parce que c'est mondialement reconnu, même dans notre vieille Europe. Parce que ça marche. Parce que nous tous avons pu le prouver. Avec nos achats, nos lobbyings, nos conventions, nos communautés, tout ça. Durant les dix premières minutes de Kiki, j'ai vu défiler ma petite vie d'otaku: toutes ces années à prêter des VHS à tout va, à évangéliser auprès de ceux qui en avaient une image stéréotypée, à empiler les DVD, à organiser des projections publiques, à traverser la France pour aller en convention... Un activisme de plein de gens, encore loin de s'essouffler, en tout cas. Ma minuscule part à un effort qui permet d'avoir un film en stéréo vieux de 15 ans (et maintenant, le Serpent Blanc qui date de 1958) dans un multiplexe. On y est tous pour quelque chose, chacun pour sa part. Je réalisais la mienne et en admirais le résultat, 16 mètres sur 9. Pendant ces dix minutes, je n'ai pas arrêté de pleurer de joie.
Par Raton-Laveur le 19 avril 2004, 19:55 - Japanime 4 commentaires
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