28 novembre 2004
<a href="http://www.senpai.fr/ficheserie.php?id=57">Dark Crimson</a>
Tome 2: 32 pages sur 219.
Tome 3: 75 pages sur 239.
Autrement dit, le nombre de pages où il n'y a PAS de fan service. Ca inclut les culottes, les nichons ou les fesses (et la tête, alouette). Satoshi Urushihara a eu une baisse de régime! Oui, j'ai compté tout ça - en saignant du nez partout, mais bon; au moins, c'est une meilleure occupation que de lire des interviews d'actrices porno japonaises assassinées par les yakuzas...
Au fait: si vous avez des correspondants au Japon et qu'ils ne donnent plus signe de vie depuis hier, c'est normal: Dragon Quest VIII est sorti.
Enfin, si l'histoire du suicide au silicone débattu dans les commentaires de cet article vous a bien fait marrer, l'émission "Arrêt sur Images" qui en parle est disponible ici (RealPlayer, je sais; pensez RealAlternative). On n'avait pas autant ri sur France 5 depuis le numéro d' "Arrêt sur Images" sur la violence des médias avec Blandine Kriegel...
Par Raton-Laveur le 28 novembre 2004, 22:11 - Général 3 commentaires
26 novembre 2004
The Incredibles
Les auteurs connaissent leurs classiques: on voit bien qu'ils ont lu des comics par annuaires entiers. La sortie du film tombe à pic avec le succès de City of Heroes, MMORPG dont les créateurs ont aussi quelques armoires remplies par Marvel ou DC; impossible de ne pas penser aux architectures de Paragon City et à l'ambiance délicieusement fifties, l'âge d'or des super-héros. Les ennemis ressemblent parfois à de grosses boules noires sorties de la Guerre des Mondes, les personnages déconnent sur les poncifs du genre ("...ce sale type me tient à sa merci, et tu sais ce qu'il fait au lieu de me tuer? Il me sort un monologue!") et les méchants ont élu domicile sur une île déserte où leur QG est caché sous un volcan - en activité, bien sûr. Le film ne cache pas ses inspirations, et les grands enfants ont plaisir à deviner Star Wars dans les poursuites, quel super-héros original a inspiré quel pouvoir, ou les voix d'Amanda Lear et PPDA dans le doublage français!
Pour son dernier film chez Disney, Pixar s'offre donc un ton plus adulte que dans ses oeuvres passées; et même si les moeurs ont évolué dans les oeuvres de Mickey Mouse, je crois que c'est la première fois qu'on voit une scène de torture ou un doute sur la fidélité conjugale dans une de leurs productions. La famille Indestructible est plus proche de M. et Mme Shrek que de la Bande à Dingo, ça c'est sûr. L'histoire ne casse pas des briques, mais distribue allègrement tout ce qu'on verrait dans un film à grand spectacle en live action.
Du point de vue technique, on garde le ton Pixarien de "peu de textures et du polish partout". Le design général a changé depuis les deux Toy Story; après tout, on avait pas vu d'humains dans leurs films depuis TS2, il n'y avait que des animaux dans 1001 Pattes et Le Monde de Nemo! C'est donc tout à l'honneur des images de synthèse que les persos sont des caricatures poussées à l'extrême (et pour certains d'entre eux comme Violette, faut se forcer à apprécier le look): on les classe en "nabots", "femmes" et "armoires normandes masculines". Une équipe dédiée aux effets sur les cheveux et les vêtements apparaît dans le générique de fin, et même si l'eau aurait mérité un peu plus d'attention, les flammes sont vraiment réussies. Ca reste vraiment dans les habitudes du studio: la technique doit servir à l'histoire et pas l'inverse (n'est-ce pas, Final Fantasy ze mouvie?). Ca n'explosera pas les standards de l'industrie, ça ne raflera pas toutes les théières d'or au festival d'Imagina; ça a juste un style graphique qui dépoussière un peu le culte des super-héros. L'animation est superbe et à part les chutes (un peu sèches peut-être), tous les mouvements semblent très naturels; ça bouge bien et rien ne manque, même quand ça bouge beaucoup à l'écran.
En bref, je le répète: carton plein pour la famille Indestructible. Plein la vue, un peu cynique et très drôle, des références à ne savoir qu'en faire et pourtant doué d'une petite personnalité bien à lui, c'est vraiment un excellent divertissement. A voir!
Par Raton-Laveur le 26 novembre 2004, 23:32 - Général 10 commentaires
24 novembre 2004
Bonne semaine que celle-ci
-Vendredi, c'est le pack King of Fighters 2000+2001 qui débarque sur ps2 et Xbox. 30€ pour la première sortie officielle d'un KOF chez nous depuis les diffusions quasi-clandestines des épisodes NGPC, donc à forcément se procurer.
-Yay, j'ai dégotté Boktai pour pas cher et avec tout dans le carton. Le gameplay "infiltration" si cher à Kojima est bien plus important que le capteur solaire, et on retrouve les konamismes parfois énervants (comme la notation bien sévère à la fin des niveaux qui castre la liberté du joueur en pénalisant la moindre erreur). Le senseur - très efficace, du quasi-temps réel et qui ne bouffe pas la durée de vie du GBA - ne réagit qu'à la lumière du soleil, inutile de sortir les halogènes... Mais la question d'Olivier Séguret (Libération) demeure: il se passe quoi si on joue sous une lampe à bronzage?
-DVD zone 2 JPN de Casshern dispo, sous-titres anglais inclus. Aux dernières nouvelles, tous les groupes de fansub non-anglophones viennent de mettre en pause leurs projets pour s'en occuper...
-Nouveau Shonen Collection dispo. Je hais Psychic Academy, je hais Negi Ma, je supporte mal Boys Be; encore heureux qu'Oh! Great nous offre Air Gear (Jet Set Radio powa) et que Shonan Jinai Gumi soit là pour rester. En parlant des éditions Pika, l'Agenda Franco-Japonais (jusqu'ici au format "août 2004 à juillet 2005") fait son retour en version "janvier 2005 à décembre 2005".
-GameFAN 6 (la fameuse nouvelle formule tant attendue) dans les kiosques mardi prochain, avec une surprise qui va en faire jaser. Le site du mag' passe le temps en faisant participer les lecteurs (qui font part d'opinions pleines de bon sens), par exemple en les invitant à trouver une accroche pour la couverture. Le patron de GameFAN a soit un sacré sens de l'humour, soit la mémoire courte: il propose "L'info console sans click droit ni copié-collé" (sic). En tout cas, rien qu'à voir le contenu et les jeux testés, c'est à acheter: on a jamais assez d'avis pour savoir quoi demander à papa nowel.
Par Raton-Laveur le 24 novembre 2004, 21:53 - Général 17 commentaires
22 novembre 2004
Début de saison TV au Japon, épisode 8: Uta~Kata
Scénario en trois coups de cuillère à pot: gentille fillette de 14 ans toute innocente rencontre fille excitée de 14 ans sortie d'un miroir, avec moult pouvoirs magiques et sous-entendus lesbiens de circonstance en cette bien étrange saison d'animes. S'il y a un truc que je n'ai jamais pigé chez Gotoh, c'est bien sa politique envers le fan service. Autant Gate Keepers soutient la pudique et stricte règle des culottes invisibles (juste un néant noir ou des jupes qui collent à la peau, quel que soit l'angle; mais une fois sur son site, Keiji ne se gêne pas), autant Kiddy Grade offre matière à se rincer l'oeil. Dans Uta-Kata, c'est la grosse artillerie qui est de sortie. Le moindre angle, la moindre image de la séquence de transformation (ne cliquez pas ici si vous êtes au boulot!), tout est bon pour le cochon.
Je l'ai déjà écrit par le passé: si R-L.net était amené à ajouter des notes dans ses critiques, le fan service serait un critère à lui seul. A savoir: les festivals de culottes et de seins bondissants aux sons rigolos obtiendraient la note maximale (Dead or Alive, au hasard), alors qu'un exemple de chasteté (Monster) se prendrait un zéro pointé - plus une échelle qu'une note à proprement parler. Le lecteur serait tout simplement amené à comparer son appréciation propre de cette pratique pour savoir s'il préfère voir une note élevée ou faible, cette dernière se calquant probablement sur son niveau de perversité.
Somme toute, le fan service est une ode au voyeurisme - remember Daphne In The Brilliant Blue! On vit sa vie, on regarde peinard un DVD et paf, plan général sur un triangle de tissu. Sur une échelle de 10, si vous êtes au-dessus du niveau 5, c'est à ce moment que vous attrapez la télécommande pour revenir en arrière et faire un arrêt sur image - voire un ralenti, le niveau 10 ayant déjà sorti les mouchoirs. On donne aux fans ce qu'ils veulement et basta, on a une histoire à raconter qui traîne sur le feu; quand on tombe dans les délires du studio Fantasia (Agent Aika ou Najica Blitz Tactics), le scénario est subordonné et on tombe alors dans la catégorie "Ecchi" (Amazing Nurse Nanako). Tout ça pour dire qu'Uta~Kata n'est jamais clair sur ses intentions. C'est regardable par des jeunes filles qui seront hermétiques aux - nombreux - angles de caméra douteux (surtout qu'elles ne savent pas utiliser la touche "Pause" sur la télécommande), mais également par des gens à la morale douteuse, le fan service de la série devenant suffisamment important pour en expliquer le visionnage. Deux publics antagonistes qu'on réunit rarement, chacun un peu mal à l'aise devant la chose. Les filles, parce que ça finit par se voir, toutes ces caméras à ras la moquette (laquelle, à vous de décider), et les (a)mateurs, parce que ça reste du mahou shoujo, que 14 ans, c'est un peu jeune (Rei Ayanami étant un cas à part pour son OrigGine Mutante et sa plastique qui l'est tout autant, ne m'envoyez pas en taule pour ça monsieur le juge), et que le fan service est trop visible pour être honnête.
Que se passe-t-il quand un pervers en invite un autre à regarder sa voisine à travers un trou dans la cloison? Réponse: l'invité se (ré)jouit. Réponse subsidiaire: je joue à Silent Hill 4. Que se passe-t-il quand le trou est assez grand pour y passer la tête, qu'il est trop gros pour être honnête? Réponse: l'invité hésite avant d'en profiter, et il se demande si son compagnon de vice n'est pas un agent de la brigade des moeurs. Pareil pour Uta~Kata: ça en devient presque malsain tellement on se sent maladroit, mal à l'aise devant l'écran. Dur d'apprécier le côté poétique de l'histoire à sa juste valeur, si juste valeur il y a; on parle de divinités de la nature, étant invoquées une à une au fur et à mesure des épisodes (avec transformation et costume de l'héroïne différents à chaque fois)... Le scénario se développe tellement lentement qu'on se demande si c'est par respect du Carpe Diem ou parce qu'il ne sert que de couverture aux nombreux sous-vêtements discutés plus haut. En bref, à éviter si vous êtes d'accord avec ma critique d'Aishiteruze Baby, à regarder dans le cas contraire ou si vous êtes juste camé au fan service.
Par Raton-Laveur le 22 novembre 2004, 23:55 - Japanime 12 commentaires
21 novembre 2004
GSM'pas
J'avais un vaste choix de versions complètes, Blacksad étant un blasé de dernière zone quand il s'agit d'user ses fonds de pantalon sur les chaises de l'Education Nationale. Rayman 3, Rainbow Six 3, FHM Sexy Poker (oui, moi aussi), Might and Magic, Stuntman, Nightmare Creatures, Vans Skate and Slam... Deuxième constatation: même si les éditeurs semblent variés, la quasi-totalité des productions sont signées Gameloft, studio apparemment leader sur le marché. Ils ont raflé les licences Ubi Soft et quelques autres, développent en masse et n'ont pas l'air d'avoir de concurrence sévère.
Allez hop: on commence avec Stuntman. Pour ceux qui ne connaissent pas le jeu original sur PSdaube, ça sort de chez Reflections (Destruction Derby!): au lieu de faire des courses, on fait des cascades en suivant un tracé bien particulier du genre: renverser tonneaux, sauter sur toit, poursuivre voiture... Sur portable, c'est en vue de dessus, ça fait 16 couleurs et ça rame. Pensez à du GameBoy en couleur ou de la GameGear avec l'énergie d'un GameBoy.
XIII: shoot en 2D de profil niveau Amiga 500 à ses débuts (pensez Blues Brothers). Temps de chargement rédhibitoires, couleurs bof, son crade. Pour s'en tenir à la licence d'Ubi Soft, on voit panpan sur l'écran quand on tire et boum quand il y a une explosion. Yay.
Rainbow Six 3: shoot tactique 2D en vue de dessus. Lui colle bien plus au jeu d'origine, avec une forte inspiration Cannon Fodder (l'absurde en moins) pour le système en pointer-cliquer. Pour une ouverture de porte, on a le menu en roue (ouvrir, ouvrir avec flashbang, avec grenade...) qui est la marque de fabrique du titre, et on dirige plusieurs équipiers - même si ça reste basique. Le tout est vraiment fidèle à la console de salon, avec les mêmes missions et de nombreux mécanismes qui se retrouvent.
Splinter Cell - Pandora Tomorrow: Un des plus chiadés de l'ensemble, et un écrase-batteries de première classe. 2D en vue de côté, décors changeants, architecture des niveaux aussi illogique, tordue et sadique qu'à l'époque des 16-bits. On peut juste regretter que le jeu respecte sa référence au point d'en garder le plus gros défaut: on va du point A au point B, et on se fout bien du reste. Quand un objectif vous demande d'espionner un cartel de la drogue, vous ne faites que traverser le niveau en tuant, évitant ou assommant tout ce qui bouge sans jamais avoir à réfléchir un peu ou écouter à quelque porte que ce soit. Faut pas trop en demander non plus!
Vans Skate and Slam: du Tony Hawk en vue de profil. Gros sprites, trois boutons à exploser pour sortir un trick un peu fin, et le jeu est pourtant bien mou. A réserver aux pros du SMS qui cherchent de quoi atteindre le point de non-retour sur leur syndrome du canal carpien.
Nightmare Creatures: AHAHAHAHA! Hum, pardon, je pensais au jeu d'origine. Vous savez, un des seuls titres du studio Kalisto, l'enfant de Nicolas Gaume - l'homme qui a un chapitre rien que pour lui dans "Le Marché aux Voleurs" (Amazon). C'est à lire si vous voulez vous payer une bonne tranche de rigolade sur celui qui a faussé ses résultats en sortant des deals chimériques avec SquareSoft, a capitalisé sur le succès du seul Dark Earth et j'en passe. Les deux épisodes de Nightmare Creatures furent de vastes boufonneries qui fermèrent le ban de ce pharaonique fiasco. Le jeu sur téléphone portable est un beat'em'all à arme blanche et à sorts magiques, avec scrolling et déplacement sur plusieurs plans. Le son est toujours quasi-inexistant - je pense encore à certains jeux Amiga qui laissaient le choix entre son et musique, mais pas les deux en même temps - et le décor en arrière-plan change tous les deux niveaux. Le gameplay est on ne peut plus classique, avec recyclage de sprites quand on augmente la difficulté ("gargouille rouge" a les mêmes attaques que "gargouille bleue" mais demande plus de coups pour être tuée). Notons les noms français et chinois à l'intro, laissant supposer que Gameloft sous-traite là où il faut. Animations et graphismes de qualité, mais ça reste du Metal Slug médiéval-fantastique sous Prozac. En tout cas, c'est mieux que le jeu d'origine.
Might And Magic: le plus récent de tous, et celui qui a le plus de différences selon la puissance de votre portable. Aventure en 3D isométrique (yeah!), avec des noms qu'on retrouve dans les génériques d'autres jeux cités plus haut qui laissent supposer qu'on a affaire à une autre production sino-française. On saute sur des talus pour escalader une montagne, on se met sous une barre de métal brillant pour utiliser son grappin, on ouvre des portes en posant des caisses sur des interrupteurs, on casse des arbres qui barrent le chemin... Landstalker iz in da house! Mais l'habillage de l'ensemble me semblait suffisamment original pour me faire supputer à un jeu original développé pour le marché chinois puis violemment rebaptisé à l'obtention de la licence M&M... Bruitages tape-tape aie-aie, image belle pour les yeux, durée de vie pouf écran noir ces engins n'ont pas de sauvegarde automatique dans ta gueule pauvre naze.
On sent les limitations étranges du support: couleurs riches, pas de multijoueur (!), son pauvre, processeur qui suce une batterie comme de la Chupa Chups. Franchement étonnant pour des appareils censés faire du bruit de qualité avant tout! Les écrans tapent facilement dans les teintes variées (il faut bien justifier une image correcte quand on prend des photos) mais ça n'en flingue que plus la durée de vie de l'ensemble! Ca fait réfléchir sur l'autonomie de nos gadgets: un GBA ne dure pas plus longtemps si vous jouez à Kuru Kuru Kuru Kuru Kururin (Kuru Kuru Kuru!) plutôt qu'à Advance Wars 2; mais on sait déjà que la batterie de la PSP sera très sensible à l'usage qu'on voudra bien en faire. Les téléphones portables sont de la même trempe, et c'est à croire qu'aucun constructeur ne pense à se servir des standards Java ou du parc existant pour s'opposer sérieusement à Nintendo. Oups, pardon, j'avais oublié le N-Gage. Nokia a préféré faire son propre format de cartouches, faisant ainsi une nouvelle console ignorant les avantages de la téléphonie portable pour le résultat faramineux qu'on connaît... Un autre défaut, c'est que la plate-forme n'a aucune âme - qui lui soit propre, s'entend. Pas de mascotte, pas d'habillage commun, pas de standard dans la conception des touches pour jouer... Gameloft pourrait profiter de son monopole pour lancer des collections ou des catégories clairement étiquetées pour chaque type de joueurs: occasionnels, adultes fans de puzzles, hardcore, etc. La vache, si une boîte m'engage pour faire de la veille technologique, elle touche le jackpot. En attendant (la Nintendo DS), je reste à ma NGPC et mon GBA... Oooh, la jolie GP32, viens voir papa...
Par Raton-Laveur le 21 novembre 2004, 23:40 - Jeux vidéo 4 commentaires
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