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08 juillet 2005

Pixelart



(Steel Battalion - Line of Contact)

06 juillet 2005

Transparent 6

J'ai un aveu à vous faire : je ne suis pas un otaku. Si si, même si ça me fait mal aux seins, j'avoue que je vous ai menti depuis tout ce temps. Je faisais croire que je passais mon temps à lire des mangas, mater des DVD et jouer à des jeux vidéo en bouffant du Nutella et en écrivant pour un site que personne ne lit, mais c'est pas vrai. Tenez par exemple, en réalité, j'ai profité de la soirée pour aller faire du jogging, même si je me suis vautré dans un chemin tout plat comme une grosse buse en écoutant du Minmi (*) dans mon lecteur de MP3 - c'est d'ailleurs bizarre, les informations que le cerveau vous envoie alors que le sol se rapproche ("protège tes doigts, t'as un article à écrire ce soir" - résultat, je me suis écorché la paume droite).

Pourquoi ce mensonge ? A cause de Keul, vous savez, le gentil garçon qui tape du PHP. Ceux qui lisent le site depuis un bout de temps ont pu lire son article sur le manga Transparent (Satorare), écrit à l'occasion de la semaine "quartier libre" où les lecteurs publient leurs textes dans cette colonne. Ce que vous ne savez pas, c'est qu'il est devenu raide dingue de cette série si particulière et figure de proue de ces mangas "moches-mais-le-scénario-fait-tout". Dingo-fanatico-évangéliste. Si j'ai le malheur de me connecter sur ICQ, c'est un popup de Keul dans les 5 secondes qui suivent et un "t'as lu Transparent ?". Si lors d'une discussion anodine, je lui dis que j'ai fait un tour de mes crèmeries à mangas, la riposte "t'as acheté Transparent ?" est inévitable. La solution était évidente : ne rien faire, ou laisser flotter l'idée que je ne faisais rien. D'où réponses à base de "nan je suis pas sorti" et "je peux pas je regarde du hentai là" ou encore "ah oui mais y'a Sakura Taisen 5 qui est sorti aujourd'hui et j'ai trouvé une boutique qui va avoir un exemplaire de l'édition limitée à 1200 exemplaires mais ils vont la vendre à 250 € et on sait pas ce qu'il y a dedans mais les fans parmi les clients commencent déjà à se jauger dangereusement pour savoir qui la prendra et va y avoir un mort c'est sûr" (authentique). Je suis un otaku occupé, pas le temps de m'occuper de mangas douteux !

Et finalement à l'Epitanime, le même Keul m'a orienté vers le dépôt vente où les 5 premiers volumes de ce foutu manga étaient disponibles. 15 minutes plus tard, un orga et ami est venu me voir pour vérifier si j'avais vraiment réservé ces livres "avec des dessins moches dessus et pas de filles nues dedans". Il y a quelques jours, j'ai pris le volume 6 fraîchement paru et le vendeur m'a fait à peu près la même remarque lors du passage à la caisse.

Ainsi donc, Transparent est putain de moche. Même après l'arrivée de quelques assistants, c'est toujours atroce et ça semble même empirer dans ce volume 6 (le personnage de Lin Katagiri qui était toujours très jolie me semble assez moche dans ce tome). Côté histoire, vous êtes déjà au courant : on suit quelques cas rarissimes de "transparence", une maladie (fictive bien sûr ! ) où le patient, au QI prodigieux, émet à son insu toutes ses pensées dans un rayon de plusieurs dizaines de mètres autour de lui. Au Japon, le gouvernement fait jouer la mascarade aux civils et s'assure que ces trésors de la nation soient utiles et ignorants de leur condition. Il y a un enfant, un médecin (soumis au secret médical ! ), une adolescente à qui ses parents ont conseillé de toujours dire ce qu'elle pense pour limiter la casse... Les tranches de vie de ces transparents se succèdent au fil de volumes.

Hélas, certains personnages disparaissent rapidement de la série ou quelques chapitres sont complètement inutiles. Dans les pages laissées à l'auteur en fin des volumes reliés, on apprend que l'histoire aurait dû se limiter au premier chapitre, à l'origine un one-shot - sauf qu'évidemment, la dictature des lecteurs a demandé une suite... ou que le dessin est mauvais parce que Makoto Sato écrit son scénario jusqu'à la dernière minute, quand il n'hésite pas à avouer qu'il lui arrive d'être en panne d'inspiration (si j'ai autant hésité à commencer cette série, c'est bien parce que je craignais qu'elle ne tienne pas la durée avec un scénario de base aussi complexe et risqué). Le résultat est donc à la hauteur : la qualité graphique est constante (elle reste bien mauvaise) et l'histoire est parfois inégale. Mais l'idée est si originale, et son traitement si adulte (il y a de grands moments dans le traitement des transparents dont la cruelle réalité est paradoxalement si humaine - comprenne qui pourra) qu'on finit par être envoûté. Ca s'adresse vraiment aux patients, qui sauront passer outre le dessin passable et les sautes de qualité narrative... Sûrement que ça finira mal pour la plupart des personnages, à moins que le manga ne se prenne un coup de hache sur la nuque parce que les lecteurs en auront marre, mais il y aura quelques morceaux de bravoure avant le crash - il y en a déjà dans les volumes parus chez nous.

04 juillet 2005

Now playing

- Flicky (Mega Drive) : Trouvé le jeu dans la cartouche multi-jeu (connue pour héberger le fantastique Gunstar Heroes) fournie avec la MD en fin de vie, et c'est excellent. Un jeu d'action à tableau fixe (mais il n'y a pas de murs sur les côtés, donc on peut tourner en rond dans le niveau de gauche à droite et l'écran nous suit !) où l'on doit ramener des 'tits z'oiseaux à la sortie en évitant les chats sur le chemin. On peu éliminer ces derniers en leur envoyant des objets à la figure, mais comme l'attaque est gérée avec le saut (il n'y a qu'un seul bouton), on ne fait pas le compulsif. En fait, c'est un jeu à score : on refuse rapidement de rejoindre la sortie sans avoir tous les oiseaux derrière nous pour tous les sauver d'un coup et faire péter le score, et la rapidité est également récompensée. A l'écran, c'est digne d'une Master System mais le concept est là... On comprend pourquoi il est hébergé sur ces manettes-émulateurs qu'on trouve dans les magasins.

- Kingdom Under Fire - The Crusaders (Xbox) : Achat motivé à 50 % par sa récente baisse de prix (désormais 20 € en occasion) et à 50 % par l'article de Nordine sur Pouche. Basé sur un jeu de stratégie PC, le résultat fait penser à la série Kessen (Dynasty Warriors) sur ps2. On dirige des troupes (sans avoir à les "repeupler" ou à construire des bâtiments) de chevaliers/archers/etc vers les bataillons orcs/elfes/etc et le choc des civilisations fait passer la vue à du bon beat'em'all des familles. L'ambiance graphique est très immersive grâce à une caméra qui ne lâche jamais les armées, les combats ont un système assez intéressant, et pour ne rien gâcher, le doublage français est pas trop mauvais. Le titre étant d'origine coréenne, la vision des "croisés" est typiquement asiatique : de grandes étendues de verdure, des fantassins dont les armures et les vêtements sont calqués sur des figurines de jeu de plateau, sans parler des créatures fantastiques peuplant le monde - dépaysement assuré, surtout avec les riffs de rock qui composent la bande-son. Principal défaut : le système d'évolution des troupes et de gestion des compétences, planqué dans deux ou trois écrans aussi clairs que le cul d'un éléphant (et merci au manuel écrit en gros et qui explique rien).

- Halo 2 (Xbox) : Ben oui, les premières cartes payantes viennent de passer en téléchargement gratuit, donc ne crachons pas dans la soupe. Sauf que les véhicules sont absolument inutiles sur Turf et que l'omniprésence de caisses permet de jouer la montre en y cachant le porteur du crâne/drapeau/bombe. Lourd.

- Metal Slug 3 (Xbox) : J'ai enfin pu trouver le disque, donc joie. Ca reste le plus difficile de tous les Metal Slug et j'arrive pas à battre le boss de la mission 4 et celui de la mission 3 me bouffe tous mes crédits et merde.

- Splinter Cell - Pandora Tomorrow (Xbox) : Dans un élan de masochisme - faut que je consulte un psy, ça devient trop régulier - j'ai voulu donner une nouvelle chance à ce jeu oublié quelque part entre Legacy of Kain Defiance et son déplorable prédecesseur. Résultat : si un jour je me trouve dans un entretien d'embauche pour Ubi Soft, je sais que tout capotera au moment où ils me demanderont quelles sont mes faiblesses et que je me lancerai dans la sablonneuse sodomie d'une de leurs plus grosses licences en expliquant objectivement pourquoi Splinter Cell est une série de jeux merdiques. Peut-être qu'à un moment dans la conversation, mon surmoi tentera de redresser la situation en tentant d'effacer leurs souvenirs de mon exposé avec une lobotomie improvisée à l'aide du Bic quatre couleurs abandonné sur la table, mais les chances de réussite (pas de survie, hein, de réussite) me semblent maigres à l'heure actuelle - je devrais continuer à m'entraîner sur le chat. L'animal, pas le canal de discussion.
Pourquoi est-ce que la manoeuvre SWAT (où l'on passe devant une porte ouverte en faisant une pirouette) existe dans le seul but d'être utilisée ? Pourquoi est-ce que des alarmes se déclenchent toutes seules à des endroits bien définis si j'ai assommé ou tué tous les gardes avant de planquer leurs corps ? Pourquoi est-ce que les gardes font mouche même lorsqu'on est caché loin d'eux et dans le noir ? Pourquoi est-ce qu'ils n'ont aucun mal à nous retrouver si l'alarme est à son niveau maximum ? Pourquoi est-ce que les niveaux ne sont qu'un long couloir allant du point A au point B ? Pourquoi effrayer de simples civils sans le moindre vigile à proximité suffit à déclencher les sirènes ? Pourquoi y a t-il autant d'évènements scriptés, soi-disant "cinématiques" disséminés dans les niveaux et cassant l'ambiance par leur manque de souplesse ? Le roi de la dirigistocratie garde sa couronne, et ce que j'ai pu tripoter de Chaos Theory ne fait que le confirmer.

02 juillet 2005

Conspiracy Theory

Avant de quitter Nintendo pour Microsoft, le studio Rare a rangé ses affaires : Dinosaur Planet est devenu Starfox Adventures, quelques-uns de leurs jeux sortent toujours sur GBA, et ils ont répondu aux questions de leurs fans sur les mystères de leurs titres... Sauf qu’une énigme reste taboue – et à voir le silence observé depuis plus de sept ans, on est en droit de croire qu’elle ne sera jamais élucidée par Rare. Laissez-moi vous raconter l’histoire de la Clé de Glace dans Banjo Kazooie (1997).

Au Pic Glacé, vous rencontrez Wozza le morse dans sa cave. On peut aussi voir la Clé de Glace, mais elle se trouve derrière une fenêtre et il est impossible de l’obtenir! Puis, lors de la fin avec les 100 pièces de puzzle en poche, Mumbo vous montre trois scènes du jeu avec des objets que vous avez "ratés": deux oeufs et la fameuse clé. Il vous dit aussi qu’ils seront utiles pour le prochain épisode de la série, Banjo Tooie. Seulement voilà: à l’heure actuelle, aucun joueur n’a découvert comment obtenir cette clé. Tout du moins, comment l’obtenir normalement.
Frustrés au plus haut degré, les bidouilleurs utilisèrent les cartouches "Action Replay" et autres "GameShark", accessoires non-officiels permettant d’obtenir vies illimitées et autres surprises. Avec un code pour faire des sauts de géant, Banjo parvient enfin à la clé... et dit qu’il devrait "la garder pour plus tard"! Un autre groupe d’acharnés, le "Rare Witch Project", découvrit qu’on pouvait également obtenir les oeufs et la clé en entrant des codes dans le Château de Sable.

Victoire? Que nenni. Une fois la clé en poche, un nouveau choix nommé "Stop ‘N’ Swop" (arrêter et échanger) apparaît dans les options du jeu. Une fois sélectionné, on y voit les oeufs et la clé, et il est impossible de le quitter à moins d’éteindre la N64. Bluffés, les joueurs attendirent le prochain épisode en se demandant comment ces objets seraient transférés: une cartouche intermédiaire de type "Sonic and Knuckles", un jeu sur la future extension 64DD, une copie de fichier sur carte mémoire...?
Banjo Tooie débarque en 2000. Le jeu reçoit un très bon accueil, et la Clé de Glace de "Kazooie" sert à... rien du tout! Il y a un objet similaire dans "Tooie", mais pas besoin d’avoir le premier jeu. Trois oeufs sur six sont présents, mais là encore, aucun besoin du "Stop ‘N’ Swop". Que s’est-il passé? A quoi servait ce menu?

La réponse, il faut la chercher du côté de la N64... La console contenait une puce qui pouvait garder des informations en mémoire entre 10 à 30 secondes après extinction. Théorie: Rare voulait qu’on stoppe, qu’on swappe vite fait les cartouches, et voilà, clé et oeufs envoyés vers Banjo Tooie! Hélas, Nintendo mit à jour le matériel dans les N64 avec les coques semi-transparentes et "Pikachu": la nouvelle puce ne tenait plus que 2 ou 3 petites secondes après l’arrêt... Les plans de Rare tombèrent à l’eau! Peut-être même qu’ils apprirent la nouvelle à la fin du développement de BK et qu’ils "murèrent" la clé en catastrophe, d’où son impossible obtention. Ou alors, Nintendo aurait moyennement apprécié ce bricolage puisque les informations stockées auraient pu faire "planter" d’autres jeux. Quelle qu’elle soit, la vérité semble bien trop gênante pour que Rare daigne la dévoiler...



A part ça, session IRC hebdomadaire demain soir dès 21 heures : c'est sur #editotaku@irc.worldnet.net ou en tapant un pseudo dans la case à gauche. En attendant, vous pouvez toujours aller regarder des photos de Yoko Matsugane.

30 juin 2005

Stairway To Heaven

J'ai en ce moment sur le bureau un beau livre trouvé par mon paternel chez un bouquiniste : ça s'appelle tout bêtement "Japon", texte et (superbes) photos par un certain Nicolas Bouvier, aux éditions Rencontre, et la première édition en ma possession date de 1967. Ne vous fatiguez donc pas à le chercher, il doit avoir disparu de la circulation depuis un bon bout de temps. Comme des milliers de gens le font aujourd'hui sur le Net, il raconte le Japon, et comme si peu de gens en font l'effort, il raconte l'insaisissable ambiance qui y flotte. Ca ratisse large, passant de ses expériences personnelles à l'Histoire ou à l'économie et la bouffe. Le passage sur la tentative d'évangélisation du pays par le Vatican (grosso modo, les japonais furent choqués par l'intolérance d'une religion qui reniait toutes les autres, abhorrait la sodomie et envoyait leurs ancêtres chez Lucifer parce qu'ils n'avaient pas été baptisés - alors ils éradiquèrent les chrétiens) est incroyablement proche de l'article correspondant dans l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, que Werber publiera 30 ans plus tard.
Au début du livre, Mr Bouvier explique également les "Kami", ces divinités multiples, parfois obscènes mais toujours terriblement humaines par leurs caractères de cochon et leurs conneries qui sont le terreau des croyances populaires de l'archipel. Dans les quelques histoires racontées, on retrouve d'ailleurs des noms que l'on aperçoit dans d'autres oeuvres faisant appel à la mythologique japonaise, et l'auteur rappelle non sans ironie que des histoires de couple à la femme bouffée par les vers au retour des Enfers ne sont pas plus tordues que la naissance d'un dieu dans une étable avec trois pèlerins et deux animaux... Mais ça n'empêche pas les occidentaux de tout poil et de toutes les époques de trouver tout ce folklore bien incompréhensible au mieux, bien ridicule au pire. Notez que ça marche dans les deux sens : quand le Japon imagine le christianisme, ça donne Chrno Crusade. Ce n'est la faute à personne, au fond : on touche au noyau dur d'une culture des plus difficiles à appréhender - et si c'était si facile de comprendre son prochain, il n'y aurait pas de guerres et on parlerait tous en javanais.

Mon copain Blacksad, décidément abonné aux mangas bizarres, m'a donc montré le premier volume de Stairway To Heaven par Makoto Kobayashi (nom ou pseudonyme ô combien générique, donc je n'ai pas fait l'effort de chercher sa bibliographie), paru chez Pika dans la collection Senpai ; 4 épais volumes en tout. Rien que le scénario plonge le lecteur non-bridé dans un silence perplexe : une femme médecin qui a consacré sa vie à l'humanitaire et sauvé des milliers de vies se retrouve devant le Saint Pierre japonais, qui lui refuse le septimème ciel et décide de l'envoyer dans "l'Enfer du Plaisir" (ou le stupéfiant nom original : "Chichon Manchi" ! )parce qu'elle est (était) toujours vierge à 92 ans. La voilà condamnée à errer dans sur une île peuplée de puceaux mal intentionnés pour trouver l'amour et enfin accéder au paradis.
A l'arrivée, c'est du Jurassic Park en version crade : les animaux vont du serpent couvert de langues au canard avec un bec en forme de phallus en passant par le classique arbre tentaculaire. Car oui, les animaux ont un amour pur, contrairement aux hommes qui ne sont pas des saints ; résultat, on voit à peu près toutes les 10 pages une femme en train de batifoler avec un ours ou un tigre. Certains vendeurs de mangathèques présentent ça comme de l'humour érotico-dégueulasse comme en faisaient Gotlib ou Reiser il y a quelques dizaines d'années... Autres temps, autres moeurs, ou était-ce simplement parce qu'ils étaient doués, eux ? L'auteur précise que Stairway to Heaven n'est que la "mise à jour" graphique d'un de ses mangas précédents (à point dénommé Chichon Manchi)... Sauf que je n'aimerais pas voir la version originale tant celle-ci est dénuée d'intérêt ; le trait est générique, rond et propre, du style passe-partout digne des années 80. Quel que soit le sentiment à faire passer, toutes les expressions faciales sont identiques : surprise, joie, peur, tristesse, tous les visages ressemblent au mien devant un miroir quand je m'épile les poils du nez dans un élan de masochisme auto-infligé. Ce n'est ni érotique, ni drôle, ni même intéressant, mais on peut le réserver au public adolescent émoustillé devant des images cochonnes... Quoique ; nous vivons dans un monde où l'on peut taper son propre nom de famille dans Google et se retrouver avec des photos d'une femme suçant un chien (*), alors je pense que même cet argument joue en la défaveur de Stairway to Heaven. A dégager.

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