28 juin 2005
Comment bien cuire du riz
Avant toute chose : bien choisir son riz. Parce que sérieusement, Uncle Bens, ben c'est nul. C'est à cause d'Uncle Bens que je n'aimais pas le riz. Et pas seulement à cause de l'étrange habillage marketing, faisant considérer à l'acheteur moyen que l'authenticité d'un bon riz est représentable par un oncle si propre qu'on doute de son existence réelle (un peu comme Groquick) affiché sur toutes les boîtes et dans des publicités où il sort d'une maison en Louisiane, paumée au milieu de champs de riz et qu'on oublierait presque les merveilleuses aventures du peuple noir dans les Etats Unis d'Amérique. Pas seulement, donc. C'est aussi parce que ce riz n'a strictement aucun goût. Imaginez un des dieux de l'Eau tels qu'ils sont représentés dans les jeux vidéo, qu'il s'agisse de la Légende de Thor sur Mega Drive ou d'un Final Fantasy, une de ces représentations corporelles de l' H²O. Maintenant, imaginez qu'il se fasse tuer, que des vermisseaux se mettent à bouffer son corps, et que ces créatures soient capturées, asséchées sur des plateaux en plein soleil avant d'être vendues sous forme de paquets de riz. Ben voilà, c'est le goût du riz Uncle Bens.
Alors, je vais sûrement passer pour un altermondialiste hippie aux cheveux longs et aux idées courtes, mais n'oubliez pas que ce site fait l'apologie des jeux vidéo et des dessins animés japonais, deux passe-temps ultra-libéraux. Mon riz préféré est le riz Thaï du commerce équitable : il sent incroyablement bon rien que durant la cuisson, il est pâteux sans être gluant, et il paraît qu'on fait une bonne action en l'achetant.
Prenez une sauteuse. Non, pas cette demoiselle aux moeurs légères que vous croisez parfois devant la machine à café, mais une poëlle avec des rebords assez hauts. Faites-la chauffer avec le feu bien fort avec de l'huile, attendez qu'elle soit chaude, et versez le riz (à raison d'un paquet entier pour 4 personnes affamées). Là, il y a le débat : faut-il rincer le riz avant cuisson ou pas ? Shine me répond que non, et comme cette méthode est plus que basée sur ses conseils, je ne discute pas. Donc, mettez le riz à cuire un peu et retournez-le bien pour que les grains luisent à cause de l'huile. Après quelques minutes, il va devenir translucide, ouais, comme je vous le dis, translucide. En fait, c'est que le terme, parce qu'en vrai il devient blanc. Cool. Ou alors il va commencer à griller, ça dépend.
Là, vous versez l'eau. Pour doser, c'est facile : le double de ce que vous avez versé en riz. Prenez de l'eau minérale si vous êtes un nanti ou si vous avez un adoucisseur (l'eau de l'adoucisseur c'est nul), de l'eau du robinet dans les autres cas, enfin bref, la même eau que celle que vous utilisez habituellement pour faire du café. Si tout va bien, l'eau devrait se mettre à bouillir immédiatement, le riz étant complètement noyé dans la flotte. Pas de panique, c'est normal : croyez-le ou non, les petits grains musclés vont boire toute l'eau et devenir bien gros. Salez (avec du gros sel si vous êtes un cuistot de la vieille époque), passez à feu doux, couvrez. Allez jouer à SpikeOut Battle Street et retournez le riz à la fin de chaque monde (Dieu que ce jeu est difficile), ou espacez vos vérifications de 10 minutes si vous ne l'avez pas (merci à la section console d'Epitanime ! ). Il faut juste s'assurer que tout le riz cuise de façon homogène et que toute l'eau soit absorbée. Ca prend du temps : comptez bien une demie-heure à trois quarts d'heure selon la quantité. Quand le fond de la poële est sec, laissez encore quelques minutes en retournant une dernière fois - pour le fun - puis passez à table.
Ou sinon, vous pouvez mettre le riz et l'eau dans un autocuiseur, régler la minuterie et aller voir ailleurs si vous y êtes... Mais les autocuiseurs sont-ils vraiment communs dans les cuisines occidentales ?
Par Raton-Laveur le 28 juin 2005, 22:55 - Général 20 commentaires
26 juin 2005
Battle Internet Royale Chat
Si vous lisez ce message en retard et que vous n'avez pas pu venir, allez télécharger Stargunner qui vient de passer en freeware (n'oubliez pas DOSBox) ou essayez de retrouver votre maison sur Google Maps qui couvre maintenant une bonne partie de l'Europe. Si vous lisez ce message en temps et en heure, continuez à lire et jetez un dé à 20 faces. Si vous avez pris le couteau avec vous au début de cette aventure, plantez-le vous dans le bide.
Ce soir, notre cher robot (répondant toujours au triste titre de PHPbot - suggestions acceptées dans le salon) va expérimenter une nouvelle fonctionnalité. N'oubliez pas que son unique but est d'être aussi con que possible, et Keul vient carrément de lui implémenter un jeu dont il a eu l'idée. C'est le premier essai, alors ça promet.
Basiquement, c'est du Battle Royale sur IRC. Quand la partie commence, tout le monde peut parler. En utilisant la commande "!boom pseudo", vous réduisez "pseudo" au silence, qui est donc mis hors-jeu. Petit détail : vous ne pouvez utiliser cette commande qu'une seule fois. Evidemment, la dernière personne gagne ! Durant le jeu, on peut continuer à parler normalement afin de négocier les booms ou établir de fourbes stratégies en messages privés. Afin que les "éliminés" ne meurent pas d'ennui, la partie est limitée à un délai très court - on pense commencer les essais avec une durée de 5 minutes. Et bien sûr, s'il reste plus d'une seule personne à la fin du temps, tout le monde perd... A ce soir !
Par Raton-Laveur le 26 juin 2005, 18:44 - Général 5 commentaires
25 juin 2005
Kung Fu Hustle / Crazy Kung Fu
Joie : l'humour scato-morveux est toujours là, ce qui laisse penser que la version internationale du film n'a pas été modifiée (le dernier plan est d'ailleurs un enfant avec deux cavernes débordantes de richesses en guise de narines - on n'aurait pu rêver mieux comme fin). L'histoire ? Inracontable, parce qu'elle est complètement décousue : on passe d'une guerre entre des gangsters et un quartier rebelle à un duo à la Laurel & Hardy à des maîtres d'arts martiaux retraités à une guerre entre le bien et le mal, et tout ça sans aucun lien - ou si peu. Pour peu qu'on regarde ça sous forme de divertissement vide-cerveau pour épileptiques ayant oublié leur dose de Ritaline, c'est potable (ceci est également vrai pour Star Wars Episode 3). Cependant, si vous vous attendez à du cinéma hong-kongais avec ses acteurs élastiques, ses personnages géocentriques et sa pseudo-morale pour faire plaisir au gouvernement local, repassez dans la salle lors des rediffusions des productions Shaw Brothers.
Autre truc énervant : la surenchère d'effets spéciaux. Okay, le film se veut too much, mais ça dessert le cinéma HK, dont les talents naturels des acteurs ne sont plus à démontrer. vous vous souvenez de The One avec Jet Li ? Ce film US était tellement truqué qu'on ne savait plus si c'était Jet Li ou les ordinateurs qu'il fallait remercier pour le spectacle. Comme Jim Carrey, dont le visage aux zygomatiques dopées n'avait vraiment pas besoin d'un Mask digital pour qu'il soit spoookey. Ici, c'est pareil : les effets spéciaux cachent les performances des acteurs... et tout le spectacle se dégonfle.
On a vraiment affaire à un film qui ne tient pas ses promesses et se prend pour le boeuf américain - ou qui tente de vanter le plumage de ce dernier, on ne sait pas. Par exemple, on commence avec quelques plans d'un quartier taillé sur mesure pour accueillir les batailles les plus délirantes du cinéma, pour un film théâtral, à l'unité de lieu inébranlable puisqu'il n'y a même pas besoin d'aller voir ailleurs : des escaliers, des cordes à linge partout, une grande place au milieu, que demander de plus ? La meilleure scène de baston y a évidemment lieu, un combat entre deux musiciens-croquemorts d'un côté, un tailleur et un boulanger de l'autre. Avec le gag sur le lancer de couteaux qui est à hurler de rire, on tient l'apogée du film. Las ! Stephen Chow perd son temps en nous faisant sortir de ce décor de rêve pour nous traîner dans une prison, dans le quartier général des Triades (un lieu qui fait grincer les dents tant il pue le mauvais studio kitchissime), ou dans des rues absolument anonymes. A l'exception des deux proprios, il ne sait que faire de ses personnages et se contente de les laisser se bourrer le pif en saupoudrant le tout de quelques références à Shining, Dark Water ou Spider-Man pour amuser la gallerie. Un gros gâchis qui se termine sur un combat bâclé et DragonBallZédesque, galipette cinématographique que l'on savait déjà stupide depuis Matrix Revolutions... Seuls les américains arrivent à faire des films formatés pour l'international, et c'est exactement ce que Chow a tenté de faire : résultat sans surprise, c'est un échec.
Par Raton-Laveur le 25 juin 2005, 22:54 - Général 4 commentaires
23 juin 2005
Joyeux anniversaire à l'éditotaku
Avant l'édito, r-l.net n'était qu'un tas de html mal rangé. Maintenant, c'est toujours un tas de html mal rangé, mais avec une extension .php et avec l'éditotaku pour ne pas donner l'impression que je suis resté coincé dans les années 90. Peut-être que d'ici l'an prochain, il y aura un vrai design, qui sait. Il s'est passé quoi en 12 mois ? Entre autres, j'ai fini par écrire dans un magazine de jeux vidéo hors de la rubrique courrier - c'est d'ailleurs grâce à GameFan que j'ai rencontré les gens bizarres de chez K!, il y a eu le passage sur Pouche, quelques petits mails reçus par des personnes que j'estime énormément et qui sont passées sur le site... Mais bon, tout ça n'a après tout qu'une seule finalité, qui est de vous faire passer un bon moment en lisant quelques articles que j'ai plaisir à écrire parce que je ne peux pas la fermer. Au milieu de la diarrhée orthographico-idéologico-digitale que représente une bonne tranche de l'Internet français, ça fait plaisir de savoir que vous existez. Merci encore à vous de fréquenter ce site, merci à vous pour vos idées et discussions, et je ne sais plus quoi vous dire à part merci. Merci !
Par Raton-Laveur le 23 juin 2005, 23:42 - Général 26 commentaires
21 juin 2005
Futile ?

Aujourd'hui, dans le rayon DVD d'une boutique de jeux vidéo/animes, une petite fille d'à peine 10 ans s'est retrouvée nez à nez avec un film hentai. Une erreur des vendeurs ou un client distrait, sans doute. Tous des incapables. Et le film, pas du menu fretin, le genre à avoir une fille qui se fait violer par des tentacules sur la jaquette, et c'est justement ce qu'il y avait sur cette dernière. Pas de nom, ne faisons pas de publicité pour ces produits douteux. La petite ne disait rien, elle observait la pochette en silence, ne la quittait pas des yeux.

Et moi, comme un con, je ne savais pas quoi faire. J'ai commencé à paniquer intérieurement en m'agitant extérieurement. En faisant le tour de l'étagère, j'ai vu ses yeux : bleus, sous des cheveux blonds, au-dessus d'une robe blanche, et atrocement concentrés. Même le texte en français sur la pochette était obscène, et elle devait déjà l'avoir mémorisé. L'image était explicite et un peu trop trompeuse sur les secrets de la reproduction. Réagis, pauvre con, au lieu d'assister à cette tragédie. Tu es le seul à voir ce qui se passe, son papa est planqué quelques rayons plus loin. Que faire ? Appeler un vendeur ? Il sera là trop tard. La police, la brigade des moeurs ? La dernière fois que tu as fait ça, c'est toi qu'ils ont emmené. Calme-toi et fais quelque chose.

Silencieusement et par-dessus sa petite tête, j'attrape l'objet du crime et le remets à sa place, dans l'étagère tout en haut. Le temps que j'agisse, je crois qu'elle était déjà en train de regarder autre chose. L'incident était clos... mais avais-je été trop lent ?

Ca, c'est la question qui me hante encore, sûrement pas pour le plaisir. Et si à cause de ma lenteur, à cause de mon manque de perspicacité... je venais de créer une actrice de film porno ?
Par Raton-Laveur le 21 juin 2005, 22:00 - Japanime 11 commentaires
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