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Left4Read

02 mars 2006

Opération Epoussetage 2006

(l'édition 2005 est )

Avant :



Après :



Ranger son bordel n'est pas tant une épreuve pour le physique que pour l'amour-propre. Avant, on se noie dans un pandémonium de plastique, mais on se dit éhonteusement que justement, c'est parce qu'on en a trop et que c'est donc bien, parce que comme ça on en a une bien grosse. De collection, j'entends. Puis on range, on réalise qu'il y a encore de la place et que finalement, elle est pas si grosse que ça. Et on nourrit quelques pulsions de suicide avant de se dire qu'au fond, on s'en fout un peu.

J'ai pas encore fini de mettre de l'ordre, mais je crois que mes visiteurs seront tout tristes de voir ça. Auparavant, des gens que je n'avais pas vu depuis des siècles passaient dans ma grotte lors d'une dernière visite de leurs amis avant de se tirer une balle dans la tête. Puis ils revoyaient les mêmes posters Dragon Ball Z, les mêmes consoles toujours branchées, le même raton, et se prenaient une décharge de souvenirs de leur première entrée dans cette salle, dans un temps où la vie était sûrement plus rose pour eux. Ils repartaient alors avec un sourire allant d'une oreille à l'autre, et sans le savoir, je venais de sauver une vie. Mais maintenant, ils vont réaliser que tout finit par changer, et leur prochaine visite sera vraiment la dernière.

Il faut toujours se trouver une bonne raison pour se décider à ranger (cf. vidéo 1 sur cette page). Il y en a qui font ça parce qu'ils doivent partager les lieux avec une autre personne, parce que leur maman le leur demande, ou parce qu'ils n'ont pas de Katamari à disposition. Au fait, si vous vous demandez pourquoi je n'ai toujours pas parlé de ce jeu, n'oubliez pas que la ligne éditoriale de ce site implique de n'aborder un sujet que lorsque le reste du Net a fini d'en parler. D'où article à venir sur Dokutsu Monogatari. Bref, pourquoi j'ai rangé ? Réponse : par peur d'une invasion d'insectes mutants.

Je suis sérieux.

Non pas que cette règle soit particulièrement respectée, mais le quartier général de raton-laveur.net respecte quelques bases de sécurité médicale afin d'éviter toute invasion xénomorphe. Il y a quelques temps, des membres de l'Epitanime qui étaient de passage dans le coin ont jugé bon de passer par là. Pas de problème, surtout qu'ils avaient un téraoctet de japanime et de hentai à me faire partager. En les aidant à vider leur voiture, ils me montrèrent un tapis Dance Dance Revolution fait maison, en bois et epoxy. En le retournant pour me faire admirer l'ouvrage, il s'avéra que la connectique était entourée de toiles d'araignée. Ce n'est pas bien grave, dites-vous ? Minute, papillon ! Quelle race d'araignée peut possiblement juger qu'un environnement soumis à des vibrations causées par des coyotes avec quelques kilos en trop et culminant à une fréquence de 300 bpm sur Paranoia en Heavy Mode est un bon endroit pour tisser sa toile ? C'est évident : des araignées mutantes. Une espèce qui résiste à tout. Et une espèce qui était en train de se propager en France avec l'aide d'otakus insouciants. Le tapis artisanal est resté dans le coffre et l'effraction biologique évitée de peu. Vous pensez que j'exagère ? Sauf qu'il y a déjà eu un cas de contamination.
Là, il y avait un paragraphe que j'ai effacé et qui racontait cette page noire de l'historique du QG. Même si vous pensez avoir un karma particulièrement sombre, vous ne méritez franchement pas de lire quelque chose d'aussi atroce.

Je ne vous montre pas ces clichés pour frimer avec ma modeste collection, sachant bien que je ne joue probablement pas dans la même ligue que certains de mes lecteurs. Après tout, vous voyez bien que ce n'est qu'une partie de mes possessions (il n'y a pas la Saturn, l'Amiga, la Xbox, le Thomson, etc). C'est juste pour vous dire que ce système de charnières modulables, c'est le top : pour un peu moins de 150 €, on couvre tout un mur avec des étagères solides et déplaçables à volonté et un espace derrière les planches pour faire passer les câbles. Ca s'installe en moins d'une matinée, c'est propre et bien moins cher que tout ce qu'Ikea peut proposer pour la même taille.

28 février 2006

Passeport expiré

Le cybersquatting est une pratique aussi vieille que le Net. Et c'est pas prêt de s'arrêter un jour : j'espère que le jour où j'écrirai ces billets d'humeur en étant assez riche pour avoir un clone de Rei Ayanami sous le bureau, il y aura également un bossu qui utilisera ratonlaveur.net (sans le tiret) pour propager un faux éditotaku qui sera plein d'articles sur des jeux vidéo et des animes hentai afin de pourrir la renommée du vrai site... Excusez-moi, je viens de regarder les autres noms de domaine en raton(-)laveur.com/net/org, et il n'y a rien dessus. Et il n'y a pas de Rei Ayanami sous le bureau, merci de me le rappeler.

Une histoire de cybersquat dans les jeux vidéo, c'est Rainbow Six 3. Pour résumer, un des niveaux (celui chez un concessionnaire de voitures) a une adresse Web sur un mur qu'Ubi Soft n'a pas achetée, et qui contient à présent des publicités cochonnes. Et là, nous venons d'avoir droit à un cybersquat de haut vol : le passeport Shenmue.
Je vous parle d'un temps que les moins de cinq ans ne peuvent pas connaître : Shenmue, le jeu vidéo sur Dreamcast qui vous cloue sur place par sa beauté, son histoire et son univers hallucinant de réalisme, est vendu avec un disque supplémentaire, le fameux "Passport". Musiques, présentation des personnages et du jeu, c'est un vrai DVD bonus avant l'heure. Il contenait également une partie "en ligne", où il était entre autres possible de lire les biographies de TOUS les gens rencontrés (y compris le passant le plus anonyme), comparer son meilleur score sur Hang On ou Space Harrier (jouables dans Shenmue dans leur version arcade) à un classement international ou d'acheter des goodies lisibles sur un Visual Memory Dreamcast et échangeables contre des canettes de soda gagnées dans le jeu ! Comme d'habitude, Sega avait fait les choses en grand. Avec Shenmue 2, ces petits cadeaux étaient disponibles dans une partition spéciale sur les disques du jeu, lisible par un ordinateur. La zone online du Passport fut désactivée quelque part en 2002.
Je doute qu'il y ait besoin de relater ici la suite de cette série : Sega qui laisse tomber les consoles peu après avoir sorti Shenmue 2 - qui arriva miraculeusement en Europe grâce à Big Ben Interactive et dont l'exclusivité nord-américaine fut achetée par Microsoft pour sa Xbox - et les épisodes à venir, Shenmue Online et Shenmue 3, qui sont plongés dans un blackout total de l'éditeur. Humiliation finale : Sega n'a même pas renouvelé son abonnement pour Shenmue.com.

Et la semaine dernière, une petite graine se mit à éclore : le passeport Shenmue en ligne était de retour, avec un message de bienvenue daté en 2006. La bonne nouvelle : c'était le travail d'un fan assez acharné, puisqu'il a reconstitué une grosse partie du contenu original, décortiqué le fonctionnement du disque afin de recréer le site passport.shenmue.com sur lequel le passeport se connectait ou ajouter ses messages dans la zone d'information... Evidemment, il avait racheté shenmue.com pour en arriver là. La mauvaise nouvelle : même s'il ne semble pas méchant, le comportement de ce monsieur n'est pas très clair. Arrivant comme une fleur sur le forum de Shenmue Dojo pour annoncer sa "découverte" de la renaissance du passeport, il aura fallu une enquête assez poussée du webmaster pour dévoiler le pot aux roses.
Cachait-il son travail par modestie ou par malice ? Difficile à dire. Mais plutôt que d'apprécier la résurrection de ce petit morceau de paradis, les réactions face au caractère officieux et clandestin du geste virèrent rapidement au vinaigre. Après tout, l'étape suivante de cette supercherie n'était-elle pas de commencer à propager de fausses informations, disent les Shenmue fanboys déjà traumatisés par de nombreuses désillusions ? Sega, contacté via mail par l'auteur de tout ce boxon pour leur restituer le nom de domaine, a bien évidemment répondu qu'il n'était pas dans leur intention de larguer ce site et qu'ils étaient bien contents de le récupérer. Ben voyons. Le sujet dans le forum original est parti en sucette et shenmue.com est retombé dans sa léthargie... Voilà un joli exploit technique du retrogaming - et une utilisation bénéfique du cybersquatting - qui tombe à l'eau uniquement parce que ses motivations étaient méconnues. Moralité : un fanboy, c'est vraiment con.

26 février 2006

En ce moment sur IRC

raton-laveur: midori est encore là ?
Makura: anti Sony ou pas, la PSX est une machine incontournable pour les RPG jap, point barre
raton-laveur: non parce que là je vais vous dire pourquoi les rpg ps c'est bon j'en ai ras la casquette
raton-laveur: à force qu'on me le dise, j'ai tenté XenoGears
raton-laveur: je vois le gars au début
raton-laveur: qui peint son tableau
raton-laveur: qui se promène dans son village
Midori: Raton >oui, même si je parle peu...
raton-laveur: avec ses oiseaux qui chantent et tout
Mdt: j'ai tjrs preferé le RPG occidental (Fallout, Daggerfall, Morrowind)
raton-laveur: je me dis en voyant ça :
raton-laveur: "CE VILLAGE VA BRULER DANS MOINS DE DIX MINUTES"
Makura: ^^
Rataime: raton, tais toi, tu tiens ton article ^^
Mdt: le village brule toujours
raton-laveur: Et en effet, 5 minutes plus tard ça BRULAIT
thanasis: bien deviné ^^
raton-laveur: donc merde
raton-laveur: j'ai coupé la console
Makura: en même temps, les intros, c'est pas le plus important dans un jeu qui va durer longtemps
raton-laveur: et hop, apu xeno
Rataime: t'as mal deviné le temps que ca allait mettre
Garric: Raton> nostradamus
raton-laveur: non maius c'est le scénar de TOUS LES RPG JAPONAIS MERDE !
Knox_Harrington: non
Garric: objection!
Knox_Harrington: xeno c'est LE scenar
raton-laveur: rataime > nan 10 minutes en prenant son temps
raton-laveur: knox > le scénar qui brule




Note : suite à cet article, Erwan Cario a profité d'une interview du producteur de Final Fantasy XII pour lui poser la question : "Pourquoi, au début de la plupart des RPG japonais, le village du héros est brûlé ?" Sa réponse : "Pourquoi pas ?"

24 février 2006

Faisons une brioche !



A la réflexion, non, ne faisons pas de brioche.

J'ai mentalement classé ça au niveau de difficulté "Ikaruga". Franchement, c'est pas de la tarte : il faut travailler la pâte jusqu'à ce que vos doigts de gamer soient en purée, sans quoi le tout retombe comme une crêpe (ben oui, j'ai pas fait la recette du soufflé). La cuisson a différentes étapes pour lever la pâte, et le résultat final est loin de la brioche du boulanger parce qu'il y a aussi des règles bien précises pour ajouter du sucre sur le dessus sans qu'il brûle. Consolation : c'est toujours génial avec du Nutella. Marie Antoinette peut aller au diable : s'il n'y a plus de pain, ne faites pas de brioche !



Dimanche soir, dès 21 heures, c'est la session IRC sur #editotaku@irc.worldnet.net. Ou vous pouvez aussi passer par le menu à gauche. Ou si vous êtes chez Free et que leurs DNS ont toujours des ratés, l'IP de worldnet est 213.186.51.8 - mais à votre place, je configurerais manuellement ma connection pour utiliser le DNS d'un autre fournisseur d'accès. Bref, le thème de cette session : "Ristar est-il un héros prématurément enterré par Sega parce qu'ils ont craint qu'il ne fasse de l'ombre à Sonic ?" Ca promet.

22 février 2006

Phantom Crash

S'il y a quelque chose que j'adore dans les scénarios de jeux vidéo, c'est quand les personnages parlent entre eux sans la moindre considération pour le joueur. Quand, dès qu'on a choisi "New Game", on tombe sur deux péquenots qui vous expliquent rapidement quelques options inutiles dans les menus pour remplir le minimum syndical, avant de papoter inutilement pendant des heures sous le prétexte d'un quelconque "développement de personnage". Ca se produit souvent dans les suites ou dans les jeux d'aventure, et c'est caractéristique d'une flemme du scénariste, trop con pour vous offrir une introduction à son univers. "Regardez ce monde que j'ai créé ! Il y a plein de personnages, d'histoire et de lieux, et j'ai passé tellement de temps à rédiger sa bible que vous pouvez vous brosser avant que j'écrive une présentation à tout ce bordel !" J'ai déjà évoqué dans cette colonne la solution la plus symptomatique de cette masturbation intellectuelle avortée, à savoir l'amnésie du personnage principal. Phantom Crash souffre de ce syndrome. Et pour ne rien arranger, les personnages qui parlent de leurs rides ou de leur enfance où ils rêvaient de posséder un stand de nouilles ramen disposent des plus moches bustes en 3D précalculée qu'il m'ait été donné d'admirer dans un jeu vidéo, hentai ou pas. On dirait qu'ils ont été réalisés par des infographistes paraplégiques coréens qui ont tenté de donner un look pâte à modeler sans jamais avoir vu de pâte à modeler et en utilisant uniquement des ellipsoïdes. Aucun racisme envers les coréens, puisque le staff du jeu (sous-traité ?) est majoritairement originaire de ce pays... C'est quand même doublement assassin pour l'univers de ce soft, parce qu'il est quand même bien foutu.
Phantom Crash est un jeu de Mechs, ou comme j'aime le dire, des "robots de 30 mètres qui se mettent sur la gueule". D'ailleurs, est-ce que c'est le mois des Mechs et personne ne m'a rien dit, ou suis-je simplement victime d'un concours de circonstances ? Shikaze, notre informateur sur #editotaku pour tout ce qui concerne les robots, est particulièrement en forme ces temps-ci ; une pulsion roots me pousse à mater avec un grand plaisir les DVD Full Metal Panic! sortis chez Déclic Images ; j'ai retrouvé mon gros Buzz Lightyear qui parle et qui brille dans le noir ; et maintenant, Phantom Crash, achat impulsif dans le magasin de Raikoh au prix d'un manga...

Dans ce jeu, on se met sur la gueule pour de l'argent, mais on ne se bat pas à mort. Tokyo n'est qu'un tas de ruines, et on se tape à Shibuya, Shinjuku ou le port. On construit son robot en tenant compte du poids ou on en achète un déjà tout fait, on le modifie, et on va se battre pour les beaux yeux du public. Si on casse un autre pilote, on gagne une prime. Si on casse son robot, on paie les réparations. Du coup, il faut savoir rejoindre les portes d'entrée/sortie quand ça commence à sentir le roussi, et cette prise de risque est une stratégie à part entière du gameplay : "allez, 50 % d'armure et quelques munitions, mais il me reste mon arme de combat rapproché, non faut rester sage, je me casse, ah zut, un nouveau vient de débarquer par la porte que je veux utiliser pour m'échapper..." Au fait, ce que je viens de vous expliquer sur le principe du jeu, il a fallu que je le découvre moi-même, ou en lisant la notice (sacrilège !), puisque personne dans le jeu ne prend la peine de vous le dire - ils sont trop occupés à vous parler de leur collection de CD. Tu parles d'une initiation pourrie !
Un autre élément assez original et mis en avant dans le titre, c'est l'utilisation intensive du camouflage optique. Quel que soit le système qui équipe votre robot, l'autonomie est d'environ 12 secondes pour 2 secondes de recharge ; en prenant l'exemple d'un modèle normal, vous pouvez disparaître des verrouillages de missiles et réduire votre apparence à un joli effet "Predator" (qui apparaît progressivement comme des ondulations d'eau, chiadé comme tout) par cycles de 24 secondes et 4 secondes de recharge, indéfiniment. Pour ne rien gâcher, l'IA des adversaires a une réaction tout à fait convaincante, devinant votre présence ou se laissant piéger selon des situations cohérentes. En fait, l'IA est très soignée : les adversaires se jettent sur les ravitaillements de munitions comme la faim sur le pauvre monde, connaissent les cartes et se battent comme des lions.
J'en profite pour extrapoler sur une arme qui me tient à coeur... Le truc qui coupe que vous pouvez monter sur votre Mech. Selon votre modèle, ça varie : la photo sur le site off' montre une vis pour faire des gros trous dans la carcasse, mais il y a aussi des couteaux pour les robots légers ou, dans mon cas, une bonne tronçonneuse des familles. Dès que vous en avez les moyens, offrez-vous un de ces joujoux contondants ! Primo, vous n'aurez plus l'air d'un poulet si vous tombez à court de munitions. Secundo, vous pouvez être amené à perdre une arme lors d'une escarmouche particulièrement violente, auquel cas vous aurez encore l'air d'un poulet si vous lâchez ainsi votre cracheuse fétiche. Tertio, le masque de collision de ces engins est 'achement bien foutu : si vous le portez sur le bras gauche, inutile de foncer frontalement sur un adversaire, vous devez porter le coup avec votre bras, en décalant votre robot pour que l'arme soit sur la cible ! Il faut le placer, le rush ne suffit pas. Ca donne un look assez "combat de samouraï" à la scène, où chacun se jette sur l'autre, frappe au flanc, et où le vaincu s'étale dans le dos de l'autre. Parce que quarto, les armes de proximité sont destructrices : vous pouvez enchaîner les one-shot-kills sur les adversaires en bas du classement, et on vient à bout des armoires à glace en deux ou trois coups. C'est justement le quinto : combiné à un camouflage bien utilisé, vous êtes un putain de ninja de 30 mètres de haut. Flouf, tu me vois plus, je me jette sur toi, et CHLAK, backstab que t'as rien vu venir dans tes fesses. Précision : le "CHLAK", c'est moi qui le grince assez fort devant l'écran, les dents serrées par le rush d'adrénaline. Mais le jeu le fait aussi, hein. Sauf que le son n'est pas aussi jouissif.

Pendant que j'y pense, la musique dans Phantom Crash est quand même curieuse. Avec son panel de personnages assez jeunes qui participent à des combats de Mechs pour le fun, la célébrité ou l'argent dans des quartiers de Tokyo autrefois branchés, le jeu cible bien le japonais urbain. Remarque, ça tombe bien, vu que le titre est sorti en 2002, autrement dit avec la première charette de titres qui a accompagné le fiasco monumental de la Xbox au Japon. Bref, la musique n'a aucun fil directeur : à l'instar du magasin de pièces détachées ou du petit coin du tuning, il y a un vendeur de CD où l'on écoute et achète les morceaux qui composeront la playlist (complètement éditable) pendant les combats. Non, pas de morceaux enregistrés sur le disque dur. Chez le disquaire, il y a de nombreux artistes réels et indies, avec une présentation ou l'adresse de leur site. Il y a donc toute la bonne intention du monde, mais comme je l'ai écrit plus haut, pas de fil directeur. De la J-Pop, de l'industrial techno, du jazz, du rock japonais inspiré par les groupes californiens... Et même en faisant abstraction de ses préjugés, froisser de la tôle à la Gatling sur fond de musique acoustique (je dois être sérieusement atteint ; j'ai reconnu le ton de ce groupe, Kuricorder Quartet, là, parce qu'ils ont déjà participé à la bande-son de l'anime Azumanga Daioh... Ne dites rien docteur, je sais déjà que c'est grave) est cliniquement malsain. Non, ce n'est pas par voeu de diversité que les développeurs ont fait ça, auquel cas n'importe quel jeu pourrait tourner avec n'importe quelle musique sans peur du ridicule.

Cependant, Phantom Crash étant un titre Genki, il a forcément "des trucs qui manquent". Pourquoi seulement trois arènes ? Pourquoi aucune voix dans les communications radio lors des combats ? Pourquoi ça rame quand les quatre combattants de la partie sont trop proches ? Pourquoi il n'y a pas de mode Free Play pour s'amuser à tête reposée, sans crainte de payer les factures ? Pourquoi le calendrier des combats s'étale sur 60 jours et reprend au jour 1 quand il est terminé ? Pourquoi les clampins sur la carte peuvent revenir après quelques minutes avec un Mech tout neuf, amenant notre propre score à plusieurs dizaines de shot down en jouant bien - alors que la destruction de notre robot termine la journée sans appel et sans offrir la possibilité de retourner dans le match après avoir réparé ?
En fait, Phantom Crash - mais pourquoi est-ce que je commence tous les paragraphes en le nommant ? - est un petit jeu. Attention, pas dans le sens du dénigrement, mais dans le sens du petit prix, petit monde, petites ambitions. Des jeux comme ça, il y en a à la pelle sur les consoles de sony, et certains éditeurs se limitent même exclusivement à ce genre de titres. On tombe parfois sur des bouses (la Garbage Factory du magazine GameFan sait où trouver son contenu), la plupart du temps sur des trucs tout à fait honnêtes qui occupent leur homme, et quand les astres sont propices, on tombe sur une perle. Non, PC n'entre pas dans cette dernière catégorie, ou si peu. Mais des petits jeux, il n'y en a vraiment pas beaucoup sur la console de Microsoft. En tout cas, il est l'exact antipode de l'autre jeu Xbox avec des robots de 30 mètres qui se mettent sur la gueule, celui qui se veut luxueux, cher, réaliste, et dont le pédalier traîne actuellement sous le bureau. Entre les deux, il y a MechAssault. Sauf que lui, je n'arrive plus à me souvenir de la dernière fois où il est entré dans ma console.

(ce jeu est compatible avec la Xbox 360)

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