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Dis maman, pourquoi le monsieur il a pas de selle sur son vélo ?

17 juillet 2006

Everybody's Pangya

(woa m'sieu m'sieu le site internet il m'a mangé mon article >_< )

Everybody's Golf est une grosse repompe de Pangya, ou l'inverse. Vu que le premier Minna No Golf date de 1997, faut croire que c'est le coréen Ntreev qui a copié sur son voisin. Everybody's Golf a un indicateur d'inclinaison du terrain, Pangya a un système de putt plus précis. A part ça, c'est bonnet blanc et chapeau de laine immaculé : même design manga, même gameplay, même système de tir et de coups spéciaux... Scandaleux.

16 juillet 2006

Tales of Schrödinger

- Purée, Tales of Eternia est tellement cool.
- Hein ? Qui c'est qui vient de dire ça ?
- Moi, pourquoi ?
- Nan, dis ton nom.
- Euh, raton-laveur ?
- Répète le tout.
- *soupir* Je m'appelle raton-laveur, et je trouve que Tales of Eternia est cool. Content ?
- Hin hin.
- Nan, sérieusement. En tout cas, ça se rapproche de ce que j'attends de la psp.
- Ah, parce que tu en attendais quelque chose ? Ou tu parles du fait que ce jeu affiche l'état de la batterie en permanence dans le coin supérieur droit de l'écran ?
- A part le fait de me faire pénétrer par sony, oui, j'en attendais quelque chose. Mais pour la pénétration, ils y sont arrivés : à peine achetée il y a deux mois avec le pack MemoryStick 1 Go, hop, ils la vendent avec une carte de 2 Go. Mais sans tube de vaseline, cette fois. En fait, c'est tout con : je n'ai pas joué à la psne à part pour Silent Hill, Metal Gear Solid et Dance Dance Revolution. Et pareil pour la ps2... Donc je suis bien passé à côté de pas mal de bons titres, non ? Et elle s'appelle "playstation portable", non ? Donc on est en droit d'y trouver un florilège du catalogue playstation, tu vois ?
- Mhhhh. Et donc, Tales of Eternia, c'est tout à fait ça. Un bon remake d'un titre précédemment sur une console de salon sony. Mais euh, le village du héros, au début du jeu, il brûle, non ?
- Nan, mais presque. Dans les RPG classiques, il y a deux possibilités : soit le village du héros brûle, soit...
- soit ?
- J'attends que tu le dises. C'est indissociable, comme les deux côtés d'une pièce. Soit l'un, soit l'autre. Alors ?
- Langue au chat.
- soit... le héros se fait exiler.
- Mais dans Tales of Symphonia, le village brûle et le héros se fait exiler !
- Ah. En soi, Tales of Symphonia est une expérience de physique quantique appliquée aux RPG : deux situations inconciliables se déroulant simultanément. Tales of Symphonia est un chat de Schrödinger vidéoludique, rien que ça.
- Que tu as laissé tomber après cinq heures de jeu. T'en es où dans Eternia ?
- 2h30 de jeu.
- Donc plus que 2h30 avant que tu le lâches.
- Hé !

La conversation est interrompue par un client qui s'intéresse au Powerbook G3 dans la vitrine. Est-ce qu'il peut faire tourner Mac OSX ? Meh, quand même pas trop là, ça ramera grave sa reum mon bon monsieur. "C'est pas grave, c'est juste pour faire une photo, on fera une intégration d'image avec un écran OSX. Et je peux aussi vous acheter une guitare sèche, la moins chère s'il vous plaît ?" Quel inventaire à la Jacques Prévert version techno... Vous êtes photographe ? Nan, accessoiriste pour publicitaires. On va faire quelques clichés mais à la fin, tout ça finira à l'eau. Donc la guitare sèche, elle sera mouillée. Et euh, le G3 aussi vous allez le noyer ? Ben oui.

Mentalement, je me suis senti comme caressant un chaton, apprenant qu'il allait se faire piquer. Un chaton qui ne fait tourner aucun jeu vidéo correct, et non, Marathon ne compte pas.

Par souci du travail bien fait, Raikoh va chercher les accessoires du PowerBook. De retour, il continue à me vanner sur ma psp - c'est qu'il a travaillé pour sony, le bougre. Et j'étais en train de lui prendre un Virtua Tennis World Tour... "Alors, tu donnes à manger à ta psp ces temps-ci ?" En fait, c'est exactement ça. D'un côté, quand j'achète pour la DS, c'est le jeu qui me dit "joue avec moi". Quand c'est pour la psp, c'est la console qui crie "nourris-moi". Dans un cas, c'est pour jouer à un jeu ; dans l'autre, c'est pour jouer à une console. Vous saisissez la nuance ? C'est la première fois que ça me fait cet effet depuis les périphériques pour la Mega Drive, où j'achète leurs jeux pour "donner à manger" au Mega CD et à la 32X. Enfin, nuance ou pas, achat pour un jeu ou pour une console, dans les deux cas, j'y joue.



Demain + 21 heures + #editotaku@irc.worldnet.net = session hebdomadaire. Sûrement ultra relax vu que ça y est, les vacances sont là pour plein de monde. Et pour les habitués, ça y est, on a les résultats de l'échographie.

13 juillet 2006

Emulation cutanée

Y'a des jours où les départements marketing abusent un peu trop de l'espionnage industriel ou de la coke, et ça finit toujours par se voir. sony sort une publicité controversée, DreamWorks et Pixar sortent presque simultanément un film sur des insectes, ou Microsoft et VMWare passent leurs deux softs d'émulation PC à une licence gratuite le même jour. Aujourd'hui, quoi.

A ma gauche, MS avec Virtual PC 2004 et Virtual Server 2005, respectivement émulateurs de client et serveur. Je résume pour les novices : soit on colle VPC2004 sur un serveur pour simuler un client (ou sur un client pour en émuler un autre), soit on met VS2005 sur un serveur (XP SP2 ou Windows Server 2003) pour en émuler d'autres. En pratique, on se retrouve donc avec un pécé tout virtuel, tout complet et tout gratuit. A ma droite, VMWare Server, plus rapide que VirtualPC pour émuler les systèmes d'exploitation non-Microsoft (la flopée de Linux et OS Unix, quoi), également dispo en version Linux - utile pour les pingouins qui en ont marre de Wine et qui veulent refaire une partie de Theme Hospital.

Vous le savez déjà : l'émulation, c'est rigolo, surtout pour jouer. Jusqu'ici, on avait DOSbox pour faire tourner nos vieilleries vidéoludiques du DOS, mais sa configuration n'est pas à la portée de tous et bien qu'étant franchement kickass, il n'émule pas tout à une bonne vitesse - à l'heure actuelle, il faut bien compter sur un processeur 3 GHz pour émuler un gros 486. Maintenant, on se retrouve avec deux "alternatives" pour rejouer à Little Big Adventure, Duke Nukem 3D ou System Shock. En fait, je suis en train de découvrir System Shock, qui me fait pisser de trouille. Précision : seul Virtual Server 2005 ne gère pas le son.
Mais surtout, on peut ressortir les vieux jeux Windows 9x ! Pas tous, hélas : les cartes vidéo émulées sont du genre S3 Virge 2 Mo, sans accélération 3D. C'est donc surtout utile pour les jeux 2D capricieux, genre Command & Conquer Alerte Rouge (love) ou la flopée de jeux hentai qu'on peut trouver sur le Net qui ont parfois du mal avec Windows 2000 et XP - ne me dites pas que vous n'avez jamais touché à Immoral Study. Et des jeux sans accélération 3D qui refusent de fonctionner pour un oui ou pour un non, il y en a une flopée : Dungeon Keeper, Zork Nemesis, Toonstruck, Phantasmagoria...
Okay, je ne les ai pas tous testés sous Windows 2000/XP, mais c'est surtout pour vous faire réaliser combien l'émulation, c'est rigolo (bis repetita). Vous voulez jouer à Bad Mojo sans craindre de foutre en l'air QuickTime 6 après avoir réinstallé QuickTime 2.1, indispensable pour faire tourner le simulateur de cafards ? No problemo. Les drivers Indeo préhistoriques qui font vivre D ? Aucun risque de conflit, tout se passe sur une machine virtuelle. Blade Runner tourne trop vite ? Là, il sera à la bonne fréquence de processeur. Wing Commander III tourne à 0,5 image/seconde avec DOSbox ? Essayons avec un autre émulateur. Envie de ressortir le premier Leisure Suit Larry ou F117 en CGA sous DOS 3 sans ressortir le 286 ? Oki doki. Galactic Civilizations qui tournait sous OS/2 Warp ? En avant ! Et encore, pourquoi ne pas se servir du côté serveur pour aider un jeu plus récent, par exemple avec un serveur Battlefield 2 sous Ubuntu clés en main ?
Et en dehors des jeux vidéo, y'a aussi de quoi faire. Coincé au boulot/fac sous Linux et vous êtes nostalgique de Windows, ou vice-versa ? Marre de partager votre pécé avec la famille qui a un peu trop tendance à l'arrêter ou à l'infecter avec toutes sortes de saletés issues de leur boite mail ? Hop, une machine virtuelle pour chacun, et quand ça foire, on a juste à copier une image disque mise de côté sur un DVD-R. Vous pouvez faire ça avec votre propre session, d'ailleurs : mettez un système d'exploitation hôte et n'utilisez votre machine qu'à travers un émulateur qui fera tourner un environnement que vous remplacerez ou effacerez au moindre hoquet ; même si votre carte mère venait à cramer, vous serez vite de retour puisqu'il n'y aura aucune réinstallation ou driver à reconfigurer sur la machine émulée. En plus, on peut ainsi promener tout son système sur une (grosse) clé USB. Vous ne savez pas quoi faire de cet ordi assemblé dans un coin qui ronronne avec une utilisation de processeur à 1 % ? Faites-lui tourner une flopée de serveurs, sur différents OS s'il le faut. Envie d'essayer Linux ou Vista sans repartitionner son disque dur ?
Ce genre de mouvement bien violent ("gratuiser" des produits qui coûtaient plusieurs centaines d'euros) montre bien que la virtualisation va prendre de l'ampleur. Au lieu d'avoir une salle de serveurs avec une armoire climatisée, on achète un seul mammouth qui fait tourner tous les systèmes nécessaires, déplaçables en un rien de temps sur une autre plateforme physique au-cas-z'où ; au lieu d'acheter les mises à jour de logiciels rendus incompatibles par un changement de système d'exploitation, on garde son soft et ses documents dans une machine virtuelle - précisément ce qu'on fait avec nos jeux vidéo...



Pendant ce temps : NipponActu à la Japan Expo, tout frais mis en ligne. Où l'on apprend que M. Littardi, patron de Kaze, semble ignorer qu'une bonne partie de son catalogue est disponible en vidéo à la demande sur ordinateurs via CanalPlay (alors qu'il dit que c'est pas possible à faire actuellement à cause des fansubs), que le HK est plus ou moins visible sur le site de la convention selon les observateurs, et que Goldy filtre tellement sa voix en studio qu'on ne la reconnaît presque plus quand il fait ses interviews au micro brut de décoffrage.

11 juillet 2006

Programme d'entraînement cérébral du Dr Kawashima : Quel âge a votre boite crânienne ?

09 juillet 2006

The Silent Hill Experience

Ce n'est un secret pour personne, j'apprécie énormément la saga de Konami. Premier épisode génial, second épisode qu'on-aime-ou-qu'on-déteste (je déteste), troisième épisode fabuleux, quatrième épisode incroyablement quelconque, adaptation en film graphiquement irréprochable mais partant scénaristiquement en sucette au fur et à mesure que la bobine se déroule.
Ce qu'il y a d'important dans cette description de Silent Hill, c'est "la saga de Konami". Quand on est un développeur orienté hardcore, on sait qu'on ne peut pas rouler son public dans la farine. Alors, quand on met en vente un petit UMD promotionnel sur Silent Hill, on l'étiquette avec le prix le plus bas possible - 10 €. Ou si on tient à vraiment rouler les hardcore gamers dans la farine, il faut le faire avec force et détermination, ce qui demande quand même de gros efforts : sortir un Winning Eleven tous les six mois, ou à la manière de Capcom, sortir une quarantaine de révisions de Street Fighter II.

The Silent Hill Experience est à classer dans votre collection à la catégorie "gadgets inutiles", typique d'un machin réservé aux fans qui foire complètement sa trajectoire pour finir en frisbee même pas aérodynamique. Au menu : une playlist de vingt morceaux tirés des bandes-sons des quatre jeux et une pseudo-interview d'Akira Yamaoka (où chacune de ses réponses tiendrait sur un grain de riz), une interview très longue du fort bavard et passionné Christophe Gans, les bandes-annonces des quatre jeux (autrement dit, les scènes d'intro un peu retouchées), la vidéo Usagi qu'on trouvait sur le DVD japonais "The Art of Silent Hill", et deux bédés digitales. Le tout organisé dans un menu en vidéo précalculée où l'on arpente deux pauvres corridors de l'école primaire de Silent Hill (genre D ou The 11th Hour) qui aurait parfaitement pu tenir sur un menu DVD classique. Ca ne tire aucun avantage du format UMD : les effets spéciaux des bédés ont été précalculés et nous avons simplement droit à une vidéo défilante en guise de comic-book, les phylcatères ne sont traduits que par un sous-titre batard en bas de l'écran, et les effets de zoom ont parfois tendance à "aliaser" les textes. Techniquement, c'est la grosse honte et ça montre que personne n'envisage d'exploiter le standard UMD.

En fait, non : la vraie grosse honte de SHE, ce sont ces deux bédés dont je parle tant. Parce que bon, c'est quand même le principal argument de vente de ce produit : tout le monde a déjà les bandes-sons des jeux dans leur Winamp (ou iTunes, je suis pas sectaire), personne ne s'intéresse à des interviews de promo, et les cinématiques d'intro des jeux, on les connaît déjà. La jaquette de l'UMD vidéo ne montre que des extraits de ces bédés.
Ce sont donc des comics dans un style graphique identique aux cinématiques de Max Payne, tout en photos lourdement photoshoppées mélangées à des dessins bâclés par un cocaïnomane. Et les dessins de camés, ça a fait son petit effet il y a dix ans quand ça ornait les pochettes de CD de groupes rock, mais ça fait vraiment pitié depuis que Jamie Hewlett a mis de l'ordre dans tout ça. Mention spéciale pour la première des deux bédés, "The Hunger", dont le style graphique change complètement et sans explication vers les trois quarts de l'histoire, avec une transition si inexistante qu'on ne peut que plaider un soudain trou du budget. Et le pire, c'est que ça pue la pseudo-prétention artistique à deux balles - sauf que quand on met un méchant personnage avec de longs cheveux blancs sur un fond de flammes pour caresser l'entrejambe de la génération playstation qui achètera INEVITABLEMENT ce disque, le foutage de gueule se voit un peu.
Et les histoires ? C'est là que ça fait très mal, justement. Maintenant, tous les producteurs ont compris l'intérêt du mulltimédia : on fait un film Matrix qui fait référence à des évènements qui sont montrés dans l'Animatrix et qui montre des persos qu'on manipule dans Enter The Matrix et paf, le film et le jeu vidéo ont beau être à mégachier, ils font des chiffres de vente faramineux. Pareil pour dotHack qui est toujours aussi foireux aussi bien en jeu qu'en anime qu'en manga, mais ça vend. Il faut tenir ses scénaristes en laisse, ne jurer que par le "canon", respecter les détails de l'univers, créer un ensemble cohérent...
Et là, c'est pas du tout ça. Vous voyez ces CD audio qu'on trouve parfois, "music inspired by the motion picture", où des groupes essaient de faire un morceau qui leur serait venu après avoir zoné dans des volutes de cannabis devant un film ? C'est pas un film, mais là, je pense au groupe Incubus qui a fait une "odyssée musicale" en l'honneur du jeu vidéo Halo. Ils ont dû débarquer chez Bungie avec leur CD, enfumés comme des renards, aussi contents que des fans qui envoient leurs fanarts. J'imagine les gars de chez Bungie un peu gênés d'avoir un groupe aussi foireux leur offrir un truc aussi prétentieux qu'une "Odyssée" en "quatre mouvements", mais avec la ferme intention d'enfermer ça dans un placard, jusqu'au moment où un gars du marketing de chez Microsoft a réalisé que ça touchait parfaitement la cible marketing des 18-25 ans américains et qu'il fallait ABSOLUMENT mettre ça sur le CD audio du jeu. Mieux, la dernière piste de la bande-son de Halo 2 est carrément un morceau d'Hoobastank aux paroles bien publicitaires pour le Xbox Live. HOOBASTANK. Ces bandes dessinées sont un outrage similaire à l'univers de Silent Hill : des bouses manifestement "inspirées" de trèèès loin par les jeux, avec des scénarios aussi basiques que "journaliste découvre que la petite ville cache des secrets" et "psychiatre s'occupant d'une patiente choquée après une excursion à Silent Hill ne trouve rien de mieux que d'y retourner avec elle". Ca se torche les fesses avec le canon des jeux, ça n'ajoute aucune information, et il faut bien compter une heure pour "lire" une de ces bédés. Et une heure de glissements de cases avec deux animations à l'heure et des musiques tirées des jeux qui tournent presque en boucle, c'est lourdingue. Surtout quand c'est moche, irrespectueux de la série sur laquelle c'est censé être basé et aussi mal écrit qu'une fanfiction. Le reste de l'UMD étant inutile, même à dix euros, le verdict est sans appel : nullissime.

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