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Desu ?

Jeux vidéo

07 septembre 2005

"Racontez une aventure qui vous est arrivée"

"Quoi ? Qu'est-ce que cette vieille peau vient de sortir comme sujet de rédaction foireux ? Purée, vivement que la matrice qui vient de se faire inséminer et qui me servait de vrai prof de français se ramène vite fait."

Classe de quatrième. La prof remplaçante était une poujadiste de dernière zone qui décrivait son logement comme "une petite maison avec un ruisseau coulant pas loin" - je n'avais aucun mal à l'imaginer avec une peau d'ours sur le dos et M. Néanderthal en guise de mari. Un matin où sa baby-sitter était dépressive, elle ramena son môme en classe. En petit comité, le garçon nous dévoila deux grands secrets : primo, "les jeux vidéo rendent fou", et secundo, "ma mère est folle". Lien de cause à effet ? J'en ai trouvé un, d'ailleurs: mes notes se sont mises à baisser à partir du jour où elle m'a fusillé du regard dans la cour de récréation parce que je lisais un magazine de jeux vidéo... Cette poufiasse m'énervait tellement que je crois que c'est à cette époque que j'ai réalisé l'existence de monsieur Mur. L' "autre" prof de français, elle, était donc en congé de maternité ; récemment, elle a sorti un roman où elle raconte la vie d'une femme qui devient folle amoureuse d'un mec qui l'entraîne dans toutes sortes de déviations sexuelles, du masochisme à l'exhibitionnisme en passant par l'urologie. Le livre se termine avec un post-scriptum de l'auteure : "c'est un peu mon histoire".
En attendant le retour de cette prof que j'ignorais nymphomanico-détraquée (purée, mais c'est la période des expressions alambiquées ou quoi ?), je devais donc subir une attardée alors que je venais de finir Tomb Raider et que la puberté faisait de moi une hormone géante dotée de mains pour jouer et d'un pénis pour penser. La semaine d'avant, je revenais de Paris où j'avais visité la "Tête dans les Nuages", la salle d'arcade géante tout fraîchement inaugurée. Avec la cabine montée sur vérins où l'on entrait à 8 et où l'on était accueilli par le capitaine Michael Jackson, et le R360. Nom de Dieu, le R360 : AfterBurner comme vous n'y aviez jamais joué. Sur mon premier run, j'avais établi le record de la journée avec 42 shot down et sans me planter comme une merde sur le porte-avions à la fin. Tel le cerveau des Shadoks qui n'a que 4 cases, le mien avait 3 cases dédiées à ce souvenir tout frais. La dernière contenait le sujet de la dissertation refilée par l'erreur de la nature qui me servait de prof de français remplaçante, parce qu'il faut bien rester un peu professionnel.

Oui, j'ai écrit ma partie d'AfterBurner, et la rédaction se terminait en me montrant descendant du cockpit pour revenir dans la salle d'arcade. J'avais même mis une note dans une marge pour expliquer rapidement les initiales "H.U.D." Les autres avaient bouclé leur texte en se réveillant, vieux cliché de "tout cela n'était qu'un rêve", et moi, ben, ce n'était qu'un jeu vidéo. SURPRISE ! AVENTURE ! ACTION ! Et pas une faute d'orthographe ou de grammaire, pauvre mégère ménopausée ! Ce n'est peut-être pas la perfection scénaristique, mais cette rédaction aura sans aucun doute des conséquences inébranlables sur le sacro-saint Bullletin Trimestriel !



Bien.

Lectorat adoré, tu réalises bien que je suis dans une situation moyennement agréable en te montrant ce document évidemment 100 % authentique et personnel qui doit malgré tout te laisser perplexe et rigolard. Mais, mesdames mesdemoiselles messieurs les membres du jury, je suis en train de réaliser qu'il s'agit peut-être du plafond absolu de l'otakisme. Toutes les collections débiles, les conventions lointaines, les efforts inutiles, sont probablement bien futiles si personne ne réalise combien vous êtes à fond dans votre passion. Ce bulletin de notes est un document officiel, national et administratif qui certifie que je suis sérieusement atteint. Soit, personne d'autre que cette dégénérée congénitale de remplaçante n'aurait jamais osé l'écrire noir sur blanc, mais force est d'avouer que l'acte est là. Existe-t'il preuve plus universelle que cela ? A part être convoqué dans le bunker présidentiel hébergé sous l'Elysée alors que toutes les alarmes sont au rouge puis accueilli par un général bardé de médailles qui s'avère être votre père caché et qui vous dit "Seb, le monde a besoin de toi ! Pilote ce robot géant et va combattre ce monstre !", je ne crois pas. Le jour où j'ai obtenu ce document, j'ai peut-être simultanément touché le plafond de l'otakisme (via le bulletin) et le fond de la connerie humaine (via la prof remplaçante). Tu parles d'une aventure...

05 septembre 2005

Smoookey !



(Ragnarok Online. Merci à Yamato pour cette image et pour avoir décidé de quitter ce jeu - écoeuré par, je cite, "le massacre d'éditorialistes" perpétré dans ce MMORPG.)

03 septembre 2005

Worms 4 Mayhem

Les deux jeux qui tournent actuellement sur mon PC sont Worms 4 Mayhem et Guild Wars. L'un plus que l'autre, honnêtement. Que GW aille se faire foutre pour le moment, je vous en ai déjà trop parlé.

W4 est très divertissant en solo. S'il y a quelque chose que Codemasters n'a pas compris, c'est qu'il s'agit d'un jeu que l'on peut très bien lancer pour s'amuser 15 minutes sans ressortir avec les mains tremblantes et un surplus d'adrénaline dans le sang (je pense à UT2004). C'est toujours de l'action tactique, où l'on déplace ses vers comme dans un jeu de plate-formes pendant un laps de temps limité mais où chaque mouvement compte, et on adore ça. Codemasters ne l'a pas compris, parce que c'est l'éditeur et qu'il tient à ce qu'on garde le putain de DVD dans le lecteur pendant qu'on joue. Le DVD, plus un numéro de série, plus une vérification lourdingue au démarrage ; pour un jeu à 23 € sur Amazon, c'est un véritable coffre-fort.
W4 est l'aboutissement de la formule "Worms en 3D" : W3D était un coup d'essai, pour voir ce que ça donnerait. Worms Fort était la même chose, mais avec le réseau - après l'orgie sur le Net que furent les précédents épisodes, l'absence de multijoueur par Internet sur W3D était un signe suffisamment ostensible du caractère prototypal (*) de W3D. C'était pareil pour UT2003 et UT2004 : UT2003 était une tentative de reproduire la formule magique d'Unreal Tournament tout en ajoutant autre chose que de beaux graphismes, et UT2004 fut le résultat de cette expérimentation ; il n'aurait su être sans le ratage tout relatif de 2003. Pareil pour Worms 4.

W4 est très contrariant en multijoueur, et là encore, Codemasters ne l'a pas compris. J'avais la politesse de croire que les éditeurs faisaient en sorte que les titres sortis de leurs usines à disques ne demandent pas une connaissance poussée en informatique ; depuis la disparition du DOS, on est en droit d'attendre cela. Or, Worms 4 ne fonctionne pas sur le Net à moins d'ouvrir et de rediriger une flopée de ports vers votre ordinateur. L'utilisateur lambda a déjà pété une durite, l'hobbyiste doté d'une Freebox (dont l'interface n'autorise qu'un nombre limité de redirections) râle fortement, et celui qui a un routeur digne de ce nom soupire profondément. Une fois arrivé dans le salon général pour le multijoueur, on constate sans grande surprise qu'il n'y a que très peu de joueurs. Team17 hébergée en Albion, please get this : any online game that requires port redirection is fucking unacceptable. A l'inverse, Guild Wars m'a rappelé que plus un jeu est facile à accéder, plus le QI moyen des joueurs a tendance à baisser ; comme il n'y a pas foule, on est entre connaisseurs - ou entre potes.

Hier soir, après quelques parties privée avec un copain, nous nous sommes décidés à ouvrir la session pour inviter des inconnus. Un allemand nous rejoint, on met une carte simplissime pour favoriser le carnage, et en avant. Après un long établissement de connection, la partie commence et c'est notre nouveau copain germanique qui bouge en premier, son ver étant bien serré entre deux autres de chaque équipe. Rien. Les 60 secondes s'égrènent et je râle seul dans mon coin contre ce moteur réseau qui est déplorable, ragnagna même pour un jeu au tour par tour, les communications sont cryptées ou c'est Codemasters qui tient des statistiques secrètes ?, gnégnégné sa connection a dû planter et ses vers sont inutilisés, on va devoir se coltiner ça pendant toute la partie, gnignigni pour un jeu avec un prix aussi bas, le budget pour le support technique et les patches doit être équivalent au prix d'un Carambar, ce genre de bug sera jamais corrigé et--
3 secondes avant la fin de son tour, l'allemand sort un bâton de dynamite, le plante entre les deux autres vers et court se protéger. Explosion à l'écran et crise de fou-rire devant l'écran. Tour suivant : mon pote bouge, et sort sa corde-ninja. Il s'agit d'un grappin qui sert à se balancer comme un idiot dans les niveaux ou à attraper des objets. Il s'agit d'un des rares objets dont l'utilisation ne termine pas le tour de jeu, aussi est-il possible de faire pas mal de choses en moins d'une minute. Et ce mec est doué avec ce truc-là. Il chope une mine, et la tire jusqu'à ce qu'elle soit à portée d'un de mes vers ; elle se déclenche, boum. Il recommence avec un tonneau d'explosifs, tire dessus avec une autre arme, re-boum, fin du tour. Je me venge en lui collant une roquette dans la mâchoire, soit - 50 points pour un tir parfait sur une santé totale de 100 ; je tiens ça de mon adoration pour le premier épisode de la saga, j'adore cette arme et je peux faire des parties entières sans rien utiliser d'autre. Tenir compte du sens du vent, doser son tir, munitions illimitées, boum boum à l'arrivée , c'est ça que j'aime. L'allemand imite : corde ninja, il attrape un baril, le traîne juste à côté d'un de mes vers. Il recommence avec un autre, puis encore un autre. Ouille. Bazooka sur l'ensemble : badaboum et -247 points. Wow. Autant à l'époque des Worms en 2D, il était aisé de dégommer 6 vers avec un bon enchaînement, autant maintenant il faut vraiment bien s'y prendre pour déclencher l'Apocalypse.

Le terrain est dégagé et les dégâts volent. Un truc original, c'est que lorsque c'est aux autres de jouer, vous ne pouvez pas trop déplacer la caméra sur le terrain pour planifier votre prochaine attaque (ou vous avez juste droit à une vue aérienne) ; à la place, vous voyez la partie selon l'angle choisi par le joueur. Vous ne connaissez pas ses munitions ou le contenu des caisses qu'il ramasse, mais s'il tourne la caméra pour observer le monde, s'il passe en vue à la première personne, s'il prend une arme, vous y avez droit. Or, dans un jeu en 3D, savoir comment l'autre joueur voit le monde, c'est savoir comment il pense. C'était pareil quand Counter-Strike 1.6 a permis aux spectateurs d'accéder à la vue à la première personne ; si un gars regardait les murs en permanence, tout le monde devinait qu'il utilisait un wallhack pour voir en passe-muraille. Alors que notre invité avait bien commencé, il sera finalement le premier éliminé, ses deux derniers vers partant avec deux coups de fusil à pompe (la seule arme utilisable 2 fois pendant un tour de jeu). Il ne reste qu'un ver dans chaque équipe, et ils sont à moins de 50 points de vie.
Et ce n'est pas à moi de jouer. Damn.
Encore une fois, cet enfoiré va gagner avec un seul ver encore debout. Il se déplace tranquillement jusque devant le mien, il prend son temps. Il n'utilise même pas le bazooka ou la grenade, non ma bonne dame, il prend son fusil de sniper alors qu'il est à un mètre. Et paf, une balle en pleine tête. Dégât maximum, 40 points. Alors que j'en avais 42. Il était devant ma porte, prêt à faire irruption pour monter sur mon bureau et me gifler les deux joues avec son pénis, et il a tout foiré en voulant frimer. Il se met à lâcher un "WTF" dans la fenêtre de discussion, persuadé que l'arme pouvait faire jusqu'à 75 points. A travers l'Internet, je crois que je l'ai entendu hurler. Monumentale erreur de sa part ou intervention divine en faveur de la mienne ? Je ne saura jamais, je lui ai déjà collé une roquette dans les fesses.



(*) J'ai écrit "prototypal". Faites quelque chose, ça devient urgent.

01 septembre 2005

Soulagement

Cet après-midi, je vais aller à Micromonio.
Je vais parler avec les vendeurs. "Toutes vos PSP sont parties ce matin ? Quand est-ce que vous en recevrez de nouvelles ?", leur demanderai-je.
"Pas avant un mois, au moins", me répondront-ils.
Et je pousserai un soupir de satisfaction et de soulagement. "La paix et la sérénité, pendant un mois", me dirai-je. Puis je leur achèterai WarioWare Twisted, parce que j'attendais la version française - quand un jeu est si touche-à-tout qu'absolument n'importe qui peut y jouer, on a la politesse de le présenter aux gens dans une version localisée.

Et je traînerai un peu dans le magasin, pour le plaisir.


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Harcèlement ? Où ça ?


(une mauvaise nouvelle s'est glissée dans cette liste. Saurez-vous la retrouver ?)

31 août 2005

Halo 2 Map Pack

Ca y est, vous pouvez télécharger gratuitement le paquet de cartes déjà abordé ici. Il y en a pour tous les goûts, du riquiqui pour claustros aux grands espaces enneigés ou urbains pour les fans de CTF (Capture The Flag - il paraît qu'il y a des novices qui lisent ce site, on ne sait jamais).
Si vous n'avez pas le XboxLive, Microsoft vend toujours le disque contenant tout ça pour une vingtaine d'euros : un cadeau sûr pour vos copains dépourvus de haut débit mais organisateurs de LANs (je dis ça par expérience). Cependant, si vous êtes intéressés par ce DVD parce que vous êtes un gros collectionneur de base ou Xbox-fanboy intéressé par le "contenu exclusif", passez votre chemin.

La notice est intéressante, contenant une carte détaillée avec emplacement des armes et quelques anecdotes des auteurs. Anecdotes glanées dans un documentaire trouvable sur le disque où les map makers donnent quelques astuces sympathiques (par exemple, les poutres au premier étage côté rue sur Turf peuvent être basculées pour faire office de passerelle). On retrouve aussi le test audio déjà présent sur l'édition Collector de Halo 2, la première bande-annonce du jeu (celle où le Master Chief se jette dans l'espace), une intéressante démo vidéo du premier Halo datant de 2000 (on y voit qu'à l'exception de la vue à la troisième personne qui disparaîtra, le concept était complet et très ambitieux), et... le fameux court-métrage "Une Journée à la Plage". Celui-là, il a dû attirer pas mal de ventes à lui tout seul, compte tenu de la fin plus que douteuse du jeu et de la famine informationnelle (*) des fans. Et c'est une vraie boufonnerie.
Racontons l'histoire, puisqu'on dirait que personne sur le Net n'a jugé utile de le faire. Vous vous souvenez du début de la deuxième mission ? Le Chief est dans un transporteur de classe Pélican, au-dessus de la ville de New Mombasa en Afrique. Il se fait descendre par le Scarab et la mission commence après le crash. A ce moment-là, il y avait un autre Pélican qui se plantera plus loin et dont on retrouve l'équipage à l'Hôtel Zanzibar, plus loin dans le niveau. Cette vidéo raconte leurs péripéties en attendant l'arrivée du Chief. A savoir : un d'entre eux est mort dans le crash, puis une patrouille Covenant les piège, un d'entre eux est pris en otage par un Elite, ce dernier se fait descendre par le bon vieux combo "Pistolet Plasma chargé à fond + rafale de fusil d'assaut", Cortana les contacte pour leur dire qu'on arrive, fin. Quatre minutes de votre vie gâchées à regarder un court-métrage où il ne se passe rien. Techniquement, c'est fait avec le moteur du jeu et un peu de pré-rendu, d'où un résultat légèrement plus sexy que les cinématiques du jeu (et sans le lag pour que la Xbox nous colle son bump mapping partout), donc là aussi, rien de bien magique. Faites comme tout le monde, prenez les cartes sur le Live, abonnez-vous à ce service si ce n'est déjà fait, et ignorez ce disque.



(*) "Famine informationnelle". C'est pas demain que je ressortirai un néologisme aussi pète-sec.

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