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Vous. Me. Haïrez.

Jeux vidéo

15 juillet 2008

Nostalgwii.

par Amo. qui postule ici pour le prix du titre le plus pourri de l'histoire de l'editotaku.



Pour ne pas rompre une tradition ancestrale, vous trouverez comme illustration de cet article du Tony Taka, parce que c'est toujours chouette. Et que ça me fait plaisir, si si.



On peut dire ce qu'on veut sur la Wii. Certains n'hésitent pas à tirer à boulets rouges, la taxant de tous les maux possibles et inimaginables (et ce sont souvent les mêmes qui, cinq ans auparavant, tiraient tout aussi virilement sur la PlayStation 2), et on peut dire la même chose sur Nintendo, sur qui on peut tout aussi dire ce qu'on veut, de l'éloge à la violence écrite la plus virulente. Mais là n'est pas le but de cet article, qui traitera plutôt de la manière dont Nintendo joue avec la nostalgie... ou en tire partie.







Zelda Twilight Princess. J'ai donc enfin joué à cet épisode de Zelda durant tout le mois de Juin. Toutes les réactions que j'ai glanées ici et là sur le net étaient presque unanimes: ce n'est exactement pas le meilleur Zelda. Et si effectivement, je l'ai bien moins apprécié que Majora's Mask et Ocarina of Time, je le trouve un chouia au dessus de Wind Waker qui, si il fut plaisant, ne m'a pas laissé de vibrants souvenirs (je ne me souviens guère du scénario et des temples par exemple.) Mais là ou Zelda TP est fort, c'est que quasiment tout le jeu ne m'apparaît comme une tentative plus où moins réussie de "refaire" un Ocarina of Time, peut-être pour contenter les fans. Car le fandom Zelda est relativement étrange, à la sortie de Majora's Mask, ils critiquèrent l'ambiance, loin d'Ocarina of Time (O RLY ?) comme seul gros défaut, alors que Majora's Mask en a d'autres, comme un gros copier/coller au niveau de l'inventaire. Et à la sortie de Wind Waker, ce sont les premiers à dire que ce Link en cell-shading ne vaut pas le vrai Link bien viril. Bien. Ils veulent un vrai Link dans un vrai monde ? Miyamoto a entendu le message et a donc fait Twilight Princess.



Dans le monde de Twilight Princess, particulièrement dans le monde crépusculaire, tout est marron (Et comme on le sait Real is Brown), Link est maintenant un adulte tout bien tout viril qui a passé son enfance à ranger des chèvres et à draguer la gourdasse fille du chef, il n'a plus de petites fées (je l'ai fait sur Gamecube, la seule et vraie version parce que Link est gaucher) et on retrouve plus de trucs aussi crétins que des arbres qui parlent et qui cachent des infrastructures énormes dans leur corps. Tout au pire on retrouve des passages dimensionnels, une simili-Navi cynique qui se cache dans ton ombre et un chateau coupé du monde par un losange sans que ça ne choque personne. C'est un monde presque trop... peu accueillant. Même les Zoras ont un air plus humanoïde. C'est moche.





Ce qui choque dans Twilight Princess aussi, ce sont les musiques - on retrouve BEAUCOUP BEAUCOUP BEAUCOUP de thèmes empruntés à Ocarina of Time. Niveau item on retrouve le lance-pierres (qui ne sert à rien mais qu'on garde quand même après avoir pécho l'arc), la plupart des chansons que l'on doit hurler quand on devient loup sont des thèmes qu'on interprétait à l'époque à l'ocarina, enfin must du must, on explore enfin le mystérieux temple du temps, clin d'oeil final aux fans. Enfin la quête des skutulas est remplacée par une quête des spectres - oui, les mêmes spectres qu'on chassait dans la plaine d'Hyrule dans OoT sauf qu'ils sont plus 7 mais 60. Et la récompense est la même - une grosse merdasse de rubis argenté. Enfin, on passe deux fois notre temps à chasser ce maudit Skull Kid dans une forêt aussi labyrinthique qu'a l'époque. Ce que je trouve finalement dommage n'est pas d'avoir exploité le délire hommage jusqu'au bout et d'avoir squizzé les délicieuses Gerudo et les mignons Kokiri. Mais heureusement on ne retrouve pas ce foutu hibou. On l'a échappé belle.



Mais jusqu'au bout, Zelda TP reste le cul entre deux chaises, essayant de faire de la nouveauté avec un univers pas trop dégeulasse ainsi que des objets aussi ridicules qu'un aérouage ou un boulet (qui ne servent qu'a deux choses: évoluer dans le donjon où on le trouve et battre le boss du donjon où on le trouve - à part le grappin et l'arc qui, eux, servent toujours tout le temps) mais en essayant de multiplier les divers clins d'oeils à OoT, soit par volonté de se mettre le fan dans la poche, soit par feignasserie. Et puis bon, ce Zelda possède le pire donjon de l'histoire des Zelda 3D. Pire que le temple de l'eau. Célestia. Le level-designer de ce niveau devrait être pendu par les bijoux. Mais vraiment.

Enfin, attention: c'est un très bon jeu quand même. Là je viens d'énoncer tous les défauts. Mais niveau qualités, il y'en a beaucoup. A commencer par le reste des donjons car, Célestia à part, ils sont tous très bons. Et explorer Hyrule prend encore plus de temps, la citadelle est vivante, les quêtes diverses sont intéressantes et Midona est un personnage excessivement charismatique. Enfin, le combat final est vraiment épique. Même si j'avoue que le tout manque de Lune et de régles des trois jours.





Megaman 9. Ca fait deux semaines que Capcom l'a annoncé, et même si on sait depuis peu qu'il sortira sur PS3 et Xbox au même prix que sur WiiWare, la société semble l'annoncer prioritairement sur WiiWare, focalisant la communication dessus. Si on ne peut que tressauter d'impatience à l'idée de se refaire un Megaman old school avec des nouveaux niveaux old school, des nouvelles musiques old school, et espérons le une difficulté bien old school pour un prix pas trop abusé, reste que l'idée a tout de suite atteint au coeur ceux que ça devait cibler: les fans de Megaman sont tous ravis, tandis que les autres se questionnent sur l'intérêt de la chose, tandis que d'autres critiquent ça avec virulence (j'ai lu des mots durs comme "foutage de gueule" par exemple, sic) sans trop argumenter non plus, mis à part que comme c'est de la 2D NES, ça devrait être limite gratos. Bah oui, pour 83% des ces gens, ceux-ci ont la NES comme icône sur leur bureau et leurs jeux NES sont des dossiers téléchargés de manière plus où moins légale.



Bon, puis Mario Kart Wii aussi. Est-ce que les circuits rétros sont des hommages pour faire plaisir aux fans de la première heure ou des moyens de faire 16 circuits supplémentaires sans trop se fouler ? (bon ok je suis de mauvaise langue parce qu'il faut refaire une version à peu près pas dégueulasse de vieux circuits moches... enfin pas moches mais d'époque. Je me comprends.)







Enfin, évidemment, Super Smash Bros Brawl. Ce jeu est un musée, un porno pour nostalgiques et fans de Nintendo, presque autant que Melee car on a encore plus de trophées, on a des tonnes de vignettes hommages de jeux divers et variés (même Popeye sur Game & Watch), on a une OST démente réorchestrant -ou pas- des centaines de thèmes Nintendo, on a même Sonic et Snake. Sans compter un niveau qui remodélise tout le premier niveau de Mario Bros (en le refaisant de manière marron... Mais pourquoi donc °0° ?), un autre niveau hommage à l'époque de la 2D, le personnage de ROB et de Pit pour ceux qui s'en souvenaient encore... Plus que jamais avec ce jeu, Nintendo nous offre de la nostalgie, de la collectionnite, de l'amour du passé. Et on retrouve aussi des versions démos de jeu comme Donkey Kong, F-Zero, Zelda... ça ne sert à rien, mis à part offrir au nostalgique ce qu'il veut. Et c'est déjà pas mal.



Et on a Wario Shake It qui approche. Jeu purement en 2D, reprenant le thème des Wario Land, le sublimant pour en faire une version console qui s'annonce d'ors et déjà superbe. Plus tot, on a eu vers 2002 la réedition pour Game Boy Advance de grands classiques Nintendo genre Metroid ou Mario Bros. Pour 15€ ce qui faisait cher pour des jeux dépourvus de nouveauté. Dans Super Paper Mario, on peut rejouer au premier niveau de Super Mario Bros avec Bowser. On nous sort un Mario Vs Sonic pour rappeller la rivalité qui opposait ses deux personnages il y'a encore cinq ans. Dans Starfox Command, on rend hommage à la jacquette SNES. Apogee revient. Dans GTA IV on nous rappelle que ce jeu de puzzle, on le connaît déjà. Square Enix remet tous ses RPG de l'époque où il savait en faire sur DS. On va sortir une manette classique Wii ressemblant à la manette SNES. On ressort "Family Trainer". On reparle enfin de Duke Nukem Forever.








Ce ne sont pas des choses nouvelles pour autant, mais jamais autant de jeux ne se sont proposés pour vous faire revivre vos meilleurs moments de joueurs, jamais autant de choses n'exploitent la mémoire du joueur se -là attention métaphore leloucharde- jouant le Refrain de vos envies. Le jeu next gen ne vous plaît pas ? Prenez une Wii et revivez vos passions de gamer. La nostalgie commence à devenir un argument commercial de poids pour la Wii et Nintendo l'a bien compris. En plus d'offrir une Console Virtuelle qui vous permet même de vous offrir des jeux jamais sortis en Europe ("Toi aussi, tu peux enfin jouer à Sin & Punishment"), chacun de ces jeux se permettent, en plus d'innover dans leur coin (avec les motos, Mario Kart a plus innové en un épisode que les quatres autres épisodes réunis depuis la SNES), de ne pas oublier les vieux de la vieille en leur faisant moults clins d'oeils amusés en tapotant des coudes. Après, on aime où on aime pas, mais reste que... j'aime ça. Même si j'avoue que mon enfance a été beaucoup plus Sega que Nintendo. Enfin, reste que jouer Sonic dans SSBB je pensais pas que ça me ferait... autant plaisir. Mais vraiment. Donc tant pis, exploitez ma mémoire (maigre certes) autant que vous le voulez, j'aime ça. Maintenant sortez un Sonic type 16bit sur WiiWare. Et violez mon portefeuille. Mais cela n'est pas limité qu'a la Wii, Sony et Microsoft proposent aussi le coté Console Virtuelle sur leurs consoles, mais étonnamment, ce n'est pas le centre de leurs boutiques et c'est loin de se retrouver ailleurs. C'est pour cela que j'ai un peu mis de coté ces compagnies dans cet article. Je serais pardonné je pense.



J'avoue qu'au départ je voulais juste parler de Zelda TP, mais en cours de rédaction je suis parti sur tout le coté corde nostalgique qu'on utilise en ce moment. Et tant qu'a passer un message: si vous arrivez à choper un tome de Magical Jan Ken Pon, feuilletez le et achetez le si vous aimez. Cette bande dessinée est vraiment excellente - mais sera placée partout en rayons mangas.

14 juillet 2008

Alone in the dark (wii)

Par Codak

Messieurs, aujourd'hui nous allons tous ensemble cracher sur un jeu.

Je me suis bien fait avoir... 99 CHF pour cette pure daube... Comme beaucoup, j'attendais peut-être un peu trop de ce jeu. Oh, pas énormément quand même, mais certaines choses m'intéressaient bien. Malheureusement je ne suis jamais tombé d'aussi haut ! Il n'y a tout simplement RIEN à sauver dans ce jeu (mis à part les musiques, mais cela semble être une commande, donc pas réalisé en interne chez atari). Ce jeu ne mérite même pas un test !

Mais pour que vous ne tombiez pas dans le même piège que moi, voilà un florilège de scènes/idées/gameplay loupés de ce jeu. A la manière d'un « récapitulatif des plus et des moins » de fin de test, mais forcément sans les plus.

Les moins :

Les sons. Commençons par les sons. Ceux-ci sont tout simplement affreux (le bruit de la voiture O_O ) si ils ont au moins la chance d'être présent. En effet, il n'est pas rare de se retrouver (entre autres bugs sonores) dans un tremblement de terre absolument silencieux. Expérience pour le moins étrange...

Les épisodes. Oui, j'aurais peut être dû commencer par ce point. On touche ici à la plus aberrante idée de toute l'histoire du jeu vidéo : un jeu en épisode ! En gros, le jeu est séparé en dix épisodes que l'on peut jouer sans conditions dans l'ordre que l'on veut. Donc si l'envie vous prend, vous pouvez commencer l'aventure depuis la fin directement... WTF ? Quel est l'intérêt ? Mais le pire dans tout cela c'est que si je veux terminer ce « jeu », je vais être obligé d'utiliser cette fonction car je suis coincé dans le « chapitre » 7 : Tout au long du jeu vous aurez plein d'informations contextuelles sur quoi faire et où (ouvrir une porte, sauter sur une corniche, etc...) SAUF dans cette PUTAI* de séquence de l'hélicoptère où un mur invisible vous empêche de monter jusqu'en haut d'une falaise ! Oui, on parle de linéarité et j'y viens.

La linéarité. La linéarité de ce jeu est effarante. Il n'y a tout simplement rien à chercher, rien à faire de plus que ce que le « scénario » dicte. Si vous ne faites pas EXACTEMENT au moment PRECIS l'action DEFINIE, impossible de continuer. Un exemple ? La scène du parking : vous avez un extincteur, il y a du feu. Extincteur + feu = feu éteint. SAUF en haut du parking. Une rangée ridicule de flammes reste impossible à éteindre et infranchissable. La seule manière de passer ce feu de camp est de conduire une voiture (argl... ce son !) au travers.

Le gameplay. Mauvais mauvais mauvais ! Même s'il y avait quelques bonnes idées, rien ne marche ! J'ai presque fini le jeu et je n'ai encore jamais réussit à ouvrir mon inventaire ! Ceci est une indication de plus sur la profondeur du titre.

Les armes. A quoi me sert un flingue alors qu'une chaise est largement plus efficace sur les ennemis ? De toute manière à quoi me sert de tuer les ennemis puisque qu'il y a :

L'A.I. désastreuse. Si vous ne voulez pas buter du mort pas de problème : la plupart du temps ils ne vous détecteront même pas ! Et s'ils le font, il y aura une chance sur deux pour qu'ils se coincent dans un mur ou dans un pilier... Flippant !

Les décors. Brrrr... Rien à dire, tout est bof, beurk ou mouais. Plus que les décors, c'est en fait toute la modélisation qui est franchement mauvaise...

Durée de vie. Une poignée d'heure. Vous n'y reviendrez pas...

Le feu. Un élément fortement mis en avant… Certainement meilleure sur 360 et ps3. Mais s'il est utilisé de la même manière que sur Wii, attention les dégâts... En gros, jusqu'au chapitre 7, je n'ai utilisé le feu que deux fois : Une fois pour brûler un tas de ... « trucs » humainement franchissable et une fois pour sortire d'un bâtiment : alors que la porte de sortie est bloquée (incident qui ne semblait pas poser de problème dix minute plus tôt puisqu'il suffisait de défoncer ce genre de porte), le héros ne trouve rien de mieux que de foutre le feu partout autour de lui pour sortir. Logique ! D'autant que le NPC qui l'a suivi dans le bâtiment y reste bloqué. Mais il ne crie ni ne bouge pas, donc cela ne doit pas lui faire mal.

Les NPC. Aïe ! Ici on touche un point vraiment bâclé (encore plus que tout le reste). Outre le fait que ceux ci sont inintéressants et aussi charismatique qu'une brique, ils ont également le privilège d'être tout aussi mal modélisé que le reste... Mais bon, si ce n'était que cela ! Apparemment les développeurs n'ont pas trouvé nécessaire de leurs donner plus de deux/trois animations différentes. Et comme il s'agit de second rôle pour la plupart, cela donne des situations à pleurer (un perso assis de la manière la plus neutre qui hurle « au mon dieu ! Ils vont nous tuer ! »). Le paroxysme du ridicule vous frappera à la scène de la « salle 943 », sorte de laboratoire secret absolument improbable, où un personnage vous conseillera (j'ai pas trouvé de meilleur terme) de quitter la salle en vitesse et ceci avec une voix un peu étrange. On s'exécute puis on est surpris que ledit NPC ne nous suive plus... Puis après une brève réflexion on se dit que peut être elle était en train de se transformer en zombie, sans réelles raisons ceci dit, et que cela expliquait sa voix différente. Mais bon, comme les développeur n'ont pas voulu bouger leurs culs, rien n'était clair, rien n'était montré.

*****


En conclusion nous avons ici un jeu bâclé de bout en bout... il fallait faire une version Wii en vitesse et l'on sent que personne dans l'équipe n'y croyait vraiment. Il n'y a aucune passion dans ce jeu. On a un truc plat dans les mains, sans aucune saveur.
Alone in the Dark porte bien son nom car si vous l'achetez un jour, vous vous sentirez bien seul...

13 juillet 2008

StarFox Command


Merci David Taborda.


StarFox sur SNES et StarFox 64 sur N64 (respectivement StarWing et Lylat Wars en Europe) sont de bons jeux. La preuve : tous ceux qui y ont joué sont devenus fans de la licence. J'ai la flemme de vous parler du Star Fox 2 annulé sur SNES et des épisodes comme StarFox Assault ou StarFox Adventures. Là, on parle de StarFox Command, sorti de son blister plus d'un an après son achat parce que la DS crève la dalle. Allez hop, Nouvelle Partie et en avant.



Ahhhh, la bonne vieille jaquette SNES retouchée sans être trop vulgaire. On caresse le vieux fan dans le sens du poil et ça coûte rien.



Tiens, nouveau méchant qui remplace Andross ? Tsss. De gros poissons pas bien charismatiques qui font penser à la race de Jar Jar dans Star Wars.



Hééé merde. Le coup de l'équipe séparée avec nos héros qui sont devenus fermiers. Comme dans Wing Commander IV et 24 et tous ces trucs de "c'était pas ma guerre colonel, maintenant j'ai des chiens de traîneau et j'en ai rien à foutre de Shadow Moses".



Quels sourcils ! Ah, les "problèmes" du "cours de sa vie". Le saviez-vous ? Ce genre de phrase suffit pour déclencher une tonne de fanfics slash...



... surtout quand on ajoute ça juste après.



PEPPY AVEC DES MOUSTACHES ! Attendez, le viol de vos souvenirs n'est pas terminé.



Oh mon Dieu.



Oh putain non, pas Krystal, pitié. Et toujours ces sourcils. Mais ce crayonné pseudo-Crayola, on dirait le coloriage d'une photocopie faite par maman qui a utilisé la photocopieuse du boulot sur la jaquette de StarFox Adventures pour que les mioches arrêtent de manger ces foutus feutres.



Okay, là, nous sommes vraiment entrés dans le domaine du dessin de fanfiction. La gamine qui bouffait ses Crayolas a maintenant quarante ans, dix chats, une fausse couche et trop de cosplays en papier crêpon dans son placard. C'est là que je ne pige pas un truc : je pensais que quand Nintendo confiait une de ses licences à un développeur tiers, cette dernière était accompagnée d'un cahier des charges épais comme le Coran. Alors, pourquoi ce foutoir, cette dénégation massive de nos héros, qui font penser que nous assistons à un mauvais fantasme de nerd ?



ಠ_ಠ ?!

Mais merde quoi. StarFox méritait mieux que ça.



Pendant ce temps :
Ce soir, c'est le Quartier Libre d'été ! Pendant une semaine, vous pourrez poster ici même vos propres textes ! Je résume : ici et sur le canal IRC (#editotaku@irc.worldnet.net, dès 21 heures), on poste un login pour accéder à la zone Admin, sur votre gauche. Ensuite, vous accèderez à la jolie interface que j'utilise pour poster tous ces textes. Pensez à signer votre texte au début (sous le titre !) et si vous avez des images à ajouter, utilisez pix.nofrag.com ou un autre système d'hébergement. Comme pas mal de gens passeront en même temps, je vous conseille d'éditer votre texte dans votre logiciel habituel (code html évidemment accepté pour les liens et la mise en page), et de vous connecter uniquement lors de la publication.
N'oubliez pas d'indiquer la catégorie de votre article (jeux vidéo, japanime ou autre) et de mettre un lien vers votre site web si vous en avez un ! Il sera publié sans filtrage et apparaîtra sur les aggrégateurs habituels. Bref, que du bonheur. Pour avoir une idée du niveau, vous pouvez trouver les anciens Quartiers Libres dans les archives dans les mois de décembre (pour Noël) et Juin (anniversaire de l'édito). A ce soir !

15 juin 2008

Kane & Lynch - Dead Men

Quand je ne suis pas en train de sniffer... des paquets en provenance d'une carte réseau pour trouver dans quel bureau se cache la vicieuse qui trompe son mari sur MSN Messenger, je justifie mon gâchis d'oxygène sur Terre en disant aux étrangers qui me parlent que je suis éditorialiste. En fait, je dis "journaliste", parce que personne ne voit à quoi ressemble un éditorialiste au boulot. Même pas moi. Ces deux mots ne sont-ils pas synonymes ? J'en sais rien. Bref. L'hiver dernier, les confrères journaleux ont eu l'occasion de se grouper comme un seul homme, forcément puceau et acnéique, devant une cause commune. A savoir, l'éjection du rédac' chef de Gamespot.com, supposément après une critique massacrant Kane & Lynch Dead Men, jeu sponsorisé sur le site au moment des faits. Etrangement, toutes les critiques qui ont suivi se sont alignées sur la note de Gamespot, probablement par solidarité. Ces gens-là connaissent leur boulot.


Canard PC : Quand trois pages ne suffisent pas, écrivons des conneries.


Vous le savez déjà à la lecture des Tiers-Beta : j'aime les jeux de série B. Et X aussi, mais c'est une autre histoire. Bref, quand Steam a mis en vente un gros paquet de jeux Eidos, composé à 70% de merde pure, je ne pouvais pas dire non ! Youpi, Project Snowblind, si sympa sur Xbox, et si incompatible avec les écrans larges ! Oh, Conflict Denied Ops, où un test de la démo en coop avec Poshu nous a conduit à une séance de lacération mutuelle pour tout oublier ! Battlestations Midway, qui configure mon pad Xbox 360 en oubliant la touche pour tirer ! Deus Ex Invisible War, dont la présence dans ma logithèque Xbox suffit à invalider la qualité de toute mon étagère ! Ohhh, Kane & Lynch, le nouveau jeu si controversé de IO Interactive, les gentils gens qui ont fait les si agréables Hitman ! Je dois y jouer !

A peine six heures plus tard, voilà le jeu bouclé avec toutes les fins. Et une révélation : Kane and Lynch méritait ses notes lapidaires. Quelle déception de la part d'IO Interactive. Hmmm, non, barrez ça. Disons plutôt : quelle évidence de la part d'Eidos. Le jeu est un ratage, mais je suis intimement persuadé que c'est la faute à l'éditeur, qui est habitué à sortir des jeux non terminés mais qui ont la vertu de ne pas planter. Tomb Raider Legend qui n'a pas de fin, Conflict Denied Ops, n'en parlons pas, Age of Conan, Mdt nous parle régulièrement de la couche hallucinante de bugs...


Canard PC : Parce qu'un jeu qui plante toutes les 10 minutes (mais testé en trois pages) a toujours du potentiel.


Je me souviens d'une citation exemplaire de la part d'un ponte d'Eidos au sujet de Daikatana, qui supervisa la fin du développement pour que le jeu sorte un jour : "Il y a de la merde et du retard, et nous ne voulons pas avoir les deux". Le résultat fut abordé sur l'éditotaku en 2003, et vous feriez mieux de ne pas lire cela. Je pense sincèrement que c'est le leitmotiv d'Eidos pour tous ses produits : plutôt que de le sortir en retard, autant le sortir dès qu'il ne plante plus. On a un produit vendable, à défaut d'être peaufiné ou même bon.

Compte tenu du potentiel d'IO Interactive, K&L méritait un an de développement en plus. On voit énormément d'idées commencées, mais aucune ne se termine - pas même le scénario. Pour le gameplay, c'est simple : il n'est tout simplement pas fun. Exemple représentatif : à un moment, on est pris d'assaut par plusieurs tanks et un hélicoptère, avec une flopée de lance-roquettes devant nous. On commence à se dire que ça va chier, et même pas. Chaque décès, chaque élimination est hygiénique : au lieu de voir une explosion, on a l'impression que le pilote du tank vient d'éternuer. On peut s'évader d'une prison avec des dizaines de prisonniers courant dans tous les sens, mais sans la moindre impression de grand bordel. Comme des références cinématographiques avec le spectacle en moins. Au début du jeu, Kane organise un hold-up dans une banque pour voler le contenu de son propre coffre dans la chambre forte, absurdité relevée par son partenaire. Mais la banque tout entière est une absurdité architecturale, où l'on accède directement au coffre en passant par le parking. J'en arrivais à trouver comme avantage au jeu que pour une fois, on a des gunfights sans ennemis sortant à l'infini d'une porte !

De même, le scénario lie Kane, un efficace malfrat, à Lynch, un déséquilibré psychopathe. Sur le papier, ça semble génial, comme un buddy movie qui tourne mal. D'ailleurs, je n'arrive pas à trouver de film avec un scénario similaire, mais j'ai la flemme de chercher. Au début, ça donne droit à d'excellentes scènes : Lynch qui descend un otage alors qu'il "visait ses jambes", Lynch qui envoie chier Kane parce qu'il pique une crise de paranoïa, Lynch qui est à court de médicaments... Sauf que très rapidement, Lynch finit par se comporter comme une intelligence parfaitement artificielle. Certes, il ne reste pas coincé dans un mur et répond au doigt et à l'oeil. C'est peut-être là le problème, remarque : tout est oublié, parce que ça devait être fait mais que papa Eidos il voulait que le jeu il sorte à Noël. Tant pis si tout le principe tourne autour d'un duo (pas si) dynamique et que le coop online est absent par manque de temps de développement. Tant pis si toutes les fins durent - en cumulé - moins d'une minute, ce qui est dur à avaler quand l'histoire se veut dramatique et recherchée. Tant pis si le système de couverture derrière les éléments du décor se déclenche sans intervention du joueur et pas toujours avec une grande précision ("mais chuis derrière une caisse, planque-toi au lieu de te faire canarder !"). Tant pis.

Tant pis.

Quel gâchis.



Pendant qu'on parle de Steam : nombre de gens dans [editotaku] ont toujours des licences de Half-Life² en trop après avoir acquis l'Orange Box. Si vous n'avez pas l'intention d'acheter cette dernière mais que vous voulez avoir gratos votre propre HL², passez pendant la session IRC et on vous refilera ça. Comme chaque dimanche dès 21 heures, c'est sur #editotaku@irc.worldnet.net. Apportez vos mouchoirs parce qu'au même moment, Nolife diffusera l'intégrale de Gunbuster.

26 mai 2008

Engrenages

Alors là, grosse surprise.

Il y a deux ans, Canal Plus s'était attaqué frontalement à tf1, ses séries policières franchouillardes à la Navarro/Cordier/Julie Lescaut en conçevant Engrenages, soit 8 fois 52 minutes de vrai polar qui met pas à l'aise. En ce moment, la deuxième saison est en cours de diffusion, avec toujours le même principe : une intrigue principale avec des méchants recherchés par quelques personnages avec leur part d'ombre, tout ça. L'avocate arriviste (jouée par Audrey Fleurot, la deuxième plus belle rousse du PAF après Julie-Marie Parmentier), la fliquette dépassée, le procureur naïf - pensez à Boomtown. Le tout aéré par de petites affaires du quotidien, avec les femmes battues, les mythos et le reste.

Voilà pour le résumé à l'attention de ceux qui ne matent pas, soit l'intégralité du lectorat (vous). Si j'en parle, c'est parce que l'épisode 5, diffusé tout à l'heure, s'ouvre sur un ado, oreillettes d'iPod bouchonnées et armé d'un fusil qui fait un carton dans les rues parisiennes. Il ne tue personne, il ne fait que tirer sur des vitres. Sauf que voilà : le tout est filmé avec la caméra montée sur le fusil, nous donnant le point de vue de la ligne de mire. Ou plus précisément, comme dans un FPS, canon bien au milieu comme dans DooM. Quand les flics le maîtrisent, ils lui virent les oreillettes et la musique techno en fond sonore s'interrompt immédiatement, style "éveil brutal hors du fantasme".

Et là, on se met à soupirer lourdement, anticipant ce que la télé nous fait comprendre depuis des décennies : le jeune rendu violent par les jeux vidéo. Pendant le reste de l'épisode, le bonhomme dira un grand total de trois mots, pendant que les poulets enquêteront : élève moyen, sans histoires. Perquisition dans le domicile familial : à la porte de sa chambre, un tableau blanc. La maman explique que le fiston y écrit ce dont il a besoin afin qu'elle ne rentre pas - le procureur ironise en disant que c'est pas un fils, c'est un locataire. Hikkikomori, quoi. La chambre : quelques grosses armes blanches, genre lance et masse d'armes. Rôliste. Ordinateur protégé par mot de passe. Geek. Après avoir fait sauter la protection, le policier fouille "les conversations MSN", et constate qu'il est abonné "à plein de sites où ils parlent que de s'entretuer" - mon oreille se dresse quand il cite nommément Steam. A ce stade, je suis enfoncé au plus profond du canapé, anticipant la conclusion stéréotypée et inévitable.

Les flics trouvent des cartouches pour le fusil à pompe, mais il en manque quelques-unes. Ils trouvent un log de discussion, et retrouvent (en trois secondes chrono) le nom et l'adresse du parigot qui se cache derrière le pseudonyme. Perquisition bis, et ils tombent sur le machabée d'une jeune femme, farcie aux pruneaux qui manquaient dans la chambre du nolife cité plus haut. Comme ça pue, un flic ouvre la fenêtre, puis ils ramènent le jeune homme pour lui faire cracher le morceau, que lui et mademoiselle s'étaient rencontrés par le net, mais que la rencontre IRL s'était mal passée et qu'elle avait voulu tout arrêter, monsieur revenant aussi sec avec son gun avant d'aller faire du shoot dans la rue pour noyer son chagrin. Sauf que les flics n'ont pas le temps qu'il passe aux aveux, occupé qu'il est à profiter d'un moment d'inattention pour se jeter par la fenêtre ouverte quelques lignes plus haut. Affaire classée, la fliquette épiloguant sur le "gâchis" de ces deux jeunes vies.

Et c'est là que je réalise la grosse surprise de l'ouverture de ce texte.

C'est comme quand on passe sa vie à voir les mêmes films avec les mêmes séquences de hacking pourri, avant de tomber sur un exploit SSH et sniffing de ports dans Matrix Reloaded. Pour une fois, pour une seule fois, le droit à un traitement juste. Le garçon est un geek rôliste/FPS/nolife, mais il ne dévie pas (ne devient pas fou) à cause de cela. Ce n'est pas une cause ou une raison, mais une caractéristique, un signe distinctif. C'était un jeune geek, pas l'inverse ; un geek mort parce qu'il était jeune, pas l'inverse. L'histoire aurait été identique avec un porteur de survèt' à capuche ou une victime de la mode. Alors, pourquoi ont-ils choisi un geek ? Précisément parce que ça n'aurait rien changé, et parce qu'il s'agit de jeunes comme les autres, avec les mêmes espoirs et les mêmes tristesses. Ce n'est pas un stéréotype, et on y croit. Alors pour le coup, on est tellement étonné de ce traitement qu'on a du mal à y croire.

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